10/14/13

Web deux connect : tout le Web français se connecte le 6 et 7 novembre

handshake-largeC’est un événement que j’aime particulièrement, un rendez-vous annuel dont j’ai même été le sponsor à un moment, un endroit où le Web français vient pour échanger, partager, démontrer et où on apprend toujours énormément, soit des personnes qui s’y trouvent soit des nombreuses présentations. Surtout, ce n’est pas un événement “prise de tête” où les entrepreneurs milliardaires se tapent dans le dos en se rengorgeant de leur réussite, juste un endroit de partage, ouvert et sympathique. J’ai pris mes 2 jours pour ne rien rater de l’événement des 6-7 novembre 2013 et cette année je serai “connecteur” … Mon compte LinkedIn va encore grossir … Amis du Web : à bientôt au Web2connect !

voici la présentation de l’événement par ses organisateurs :

Webdeux.Connect 2013, les 6 et 7 novembre

Deux jours de conférences, d’ateliers
et de networking autour des nouvelles tendances du Web !

WEB2CONNECT-44

Webdeux.Connect (ou W2C) est l’événement Web francophone de l’année qui réunira 1000 participants, plus de 20 experts intervenants, plus de 16 connecteurs*, plus de 15 exposants, 80 startups candidates au W2C Awards les 6 et 7 novembre prochains à l’Usine en face du Stade du France (métro ligne 13).

Créé en 2007, Webdeux.Connect est devenu LE rendez-vous des passionnés du numérique francophone : entrepreneurs, experts, investisseurs, journalistes, consultants, blogueurs, …

Reconnu pour la qualité des contenus abordés lors de ses tables rondes, de ses workshops et de ses conférences, W2C est aussi un espace de networking unique. Cette année encore, le Village de l’Innovation présentera les dernières tendances du Web dans un lieu d’exposition privilégié.

W2C13 mettra à l’honneur le Quantified Self, l’impression 3D, les nouvelles pratiques sur les réseaux sociaux, ou encore le tourisme 2.0, entre autres.

Lors de cette édition, W2C accueillera également de nombreuses personnalités de l’entrepreuneuriat français tel que Gilles Babinet (Capitain Dash), Romain Niccoli (Critéo), Magali Boisseau (Bedycasa), et également américain avec la venue d’Aaron Khalow (Online Marketing Institute).

Enfin, suite au succès remporté en 2012, les W2C Awards récompenseront cette année encore les startups les plus innovantes au travers de 7 prix prestigieux. 80 startups participent aux Awards dont la cérémonie de remise des prix aura lieu le jeudi 7 novembre pour clôturer W2C13. Pour en savoir plus sur les WCA : http://connect.webdeux.info/w2c-cloud-awards-wca/

Pour en savoir plus sur cette édition :

Revivez l’édition précédente en vidéo et en chiffres.

*Les connecteurs ont un rôle-clé lors de l’événement. Ils aident les participants à rencontrer les bonnes personnes selon leur besoin.

03/14/13

retour (utile) sur la définition des médias sociaux

eye-large.gifLa sélection du jour, c’est l’article de Thomas Jammet de l’agence 71Signe qui revient sur la définition des médias sociaux et cite bon nombres d’ouvrages sur le sujet dont le nôtre : Les médias sociaux expliqués à mon boss. La tentative est loin d’être idiote. Un nom (encore plus un nom composé) est porteur de sens. En changeant le vocable “Web 2.0″ en “Social Media”, la “communauté” (il est difficile de savoir qui a défini ce nom pour la première fois, mais voici un des textes fondateurs, peut-être le premier, qui donne d’ailleurs une drôle de définition en exergue…), a de facto reconnu un certain nombre d’évolutions des médias sociaux :

  1. Web 2.0 faisait référence au Web, pas les médias sociaux . C’est que la prédominance du Web mobile (aujourd’hui, environ 20% des visites en moyennes sur les sites que j’ai gérés) se fait pressante ;
  2. En incluant le vocable SOCIAL, le Web collaboratif devient le point focal du partage. Le Web 2.0 était plus le reflet d’expériences de startups, et comportait aussi des éléments technologiques (rss, client léger,…) qui tendent à être pris pour argent comptant ;
  3. En insistant sur le “média”, le terme veut dire 2 choses : a) la reconnaissance du Web collaboratif comme nouveau média, comme cela s’est vérifié maintes fois, notamment via Twitter qui devient, on peut d’ailleurs critiquer certaines dérives, un mode d’information même pour les professionnels de l’information. “L’information circule sur Twitter” entend-on, ce qui fait réfléchir… b) le média, c’est aussi un medium de publicité. Le changement de vocable est aussi le signe de la monétisation des médias sociaux, sujet devenu central dans le développement de certaines plateformes, comme Facebook, sommées par leurs actionnaires de monétiser vite et beaucoup (au détriment de l’ouverture de leurs API et du respect, parfois, de leurs utilisateurs).

Voici l’article de 71signe, qui a aussi produit un livre blanc sur lequel nous reviendrons bientôt.

71Signe Experience » Médias sociaux : une esquisse de définition

La curiosité et l’enthousiasme que suscitent les médias sociaux sont à la hauteur de la difficulté de leur appréhension et de leur définition. Peut-on éclaircir en une phrase ce que recouvre ce concept fuyant ? Petit tour d’horizon (non exhaustif) de quelques propositions courantes, disponibles sur le web.

Faire le tri

Trois éléments transversaux caractérisent tous les médias sociaux : le support technologique nécessaire à l’existence et à l’évolution de ces nouveaux outils d’information et de communication, l’interaction sociale qu’ils favorisent ou facilitent par rapport à d’autres médias, et la création de contenu par les utilisateurs (user-generated content, abrégé UGC), qui les singularise et contribue à leur intérêt en même temps qu’elle brouille les rôles culturels traditionnels du producteur, du diffuseur et du consommateur.

Si ces trois caractéristiques centrales font l’objet d’un consensus parmi les théoriciens et praticiens du web, elles ne permettent pas encore l’établissement d’une définition unanime de ce que sont concrètement les médias dits « sociaux ». Ces dispositifs offrent certes un accès plus direct, par rapport à des formes plus « classiques » de médias, à l’expression et à la modification du contenu qu’ils véhiculent. Mais leur diversité, tant en termes de supports que d’usages effectifs, les rend difficiles à subsumer sous une étiquette unifiante.

[...]

via 71Signe Experience » Médias sociaux : une esquisse de définition.

01/9/13

Le Web de demain est déjà là aujourd’hui

computer-largeSuite des interviews du Web2Connect, mais cette fois-ci c’est moi qui m’y colle, dans un exercice pas facile qui est celui des sables mouvants de la prédiction. Certes, quand je dis que des changements sont prévisibles, je ne fais que me faire l’écho de notes émises ici et là, hier par exemple et encore aujourd’hui, qui corroborent mon propos. Les outils vont donc évoluer, mûrir, fusionner … jusqu’à ce que la fonction sociale soit entièrement intégrée aux flux d’entreprise (RSE) et Web (socialisation des sites). Il ne faut cependant pas surestimer la rapidité des changements, et surtout ne pas croire que les changements observés aujourd’hui sont le fruit d’une révolution instantanée. Bon nombre de ces changements sont en effet le fruit d’une longue maturation. Comme le remarque Adage, et comme je l’ai moi-même indiqué à de nombreuses reprises lors de mes conférences, Facebook aura 9 ans l’an prochain et n’est plus du tout une start-up. Que dire alors de LinkedIn qui soufflera quant à lui sa dixième bougie … Mais le point qui est le plus marquant à mon avis est celui lié à la “mobilité”ou plus exactement, l’usage du Web en “situation de mobilité” (c’est à dire statiquement mais via un appareil mobile) qui va reconfigurer totalement la façon dont nous concevons le Web, le contenu et les partages. De jolis défis en perspective.

12/18/12

Médias Sociaux : Instagram et Twitter, ces nouveaux Mass Media

$-largeLes médias sociaux entre “pipolisation” et monétisation à outrance : ceux qui doutent encore de la fin d’un règne et de la mort définitive du « Web 2.0 », une expression que nous devrions désormais bannir de notre vocabulaire tant elle est éloignée de la réalité, en seront pour leurs frais aujourd’hui.

D’une part, commençons par la nouvelle la plus dure, « Instagram déclare qu’il pourra désormais revendre les photos que vous avez stockées sur son service ». On peut, comme la Tribune de Genève, y voir simplement un échange de données avec Facebook, mais c’est en fait beaucoup plus grave que cela.

Cela veut dire d’une part, que les photos que vous avez prises gratuitement, pourront être revendues au profit de la plate-forme qui les héberge, alors que les termes de cette transaction n’étaient pas connus ni clairs dès le départ. Imaginez par exemple, que Dropbox se mettent à vendre vos fichiers de données, à commencer par votre tableur de comptes familiaux !

fin du cordon de sécurité qui entourait les médias sociaux – photo antimuseum

Cela veut dire également que vous avez été bernés : vous croyiez benoîtement toutes ces années alimenter un service ludique de partage alors qu’en fait, vous étiez un des éléments anonymes faisant partie de la constitution d’une base de données marchande. Ce n’était sans doute pas l’intention originelle, mais l’IPO de mai 2012 s’est vite chargée de changer la donne.

Cela veut dire enfin qu’à terme, vous pourriez être amenés à payer pour avoir utilisé votre propre photo prise par quelqu’un d’autre sur Instagram, où la photo de votre entreprise ou de votre hôtel etc.

Tout ceci, comme le fait remarquer Reginald Braithwaite (cité par Cnet), nous donne l’impression que « vous n’êtes pas les clients d’instagram, vous êtes juste un troupeau qu’on mène à l’abattoir et qu’on vend au plus offrant. »

Le droit des images sur Internet n’est pas innocent. Enfreignez les droits, même sur une minuscule vignette d’une photo qui appartient à Getty Images par exemple, et vous encourrez  – logiquement – une amende, qui pour un particulier, peut se monter à 6000 €. Mon expérience personnelle montre que si les démarches entreprises pour collecter les droits enfreints sont parfois inadaptées au droit français, celles-ci sont néanmoins très strictes et vous risquez de passer un sale quart d’heure au cas où vous ne respectez pas les règles. Sauf que pour Getty Images, vous étiez prévenu dès le départ ; le caractère onéreux et contraignant du service ne faisant pas de doute et s’établissant à juste titre (juste rémunération de photographes professionnels). Idem pour Fotolia qui rémunère les amateurs et les professionnels en toute transparence.

Que faire désormais pour stocker ses photos ?

Même si cela m’attriste un peu, car j’aimais beaucoup Instagram et son côté ludique, pour des raisons morales et le principe, je vais certainement fermer mon compte et continuer à stocker mes photos personnelles sur Flickr ou Picasa, dont la politique de droit est beaucoup plus favorable utilisateurs,… Encore aujourd’hui.

Le jour où cela change, je migrerai toutes ces choses sur les espaces personnels… Comme c’était le cas il y a 10 ans, nous sommes bien à la fin de l’ère du partage et du fameux Web 2.0 ! La messe est dite.

mise à jour 18/12/2012 à 13:48 : Instagram a publié un démenti sur son blog indiquant que sa politique n’avait pas changé ; mais Timo Elliott remarque dans un tweet que cela est un exemple “classique de mauvais marketing : vrai techniquement, mais propre à induire en erreur”.

… et Twitter devient un Mass Media

Pour ceux qui veulent encore une preuve de changement, je reçois aujourd’hui une récapitulation de l’année Twitter 2012. Je vous laisse cliquer sur le lien pour découvrir vous-même les tweets les plus importants de l’année. Ma conclusion, c’est que pour lire ou savoir ce que pense Obama après sa réélection ou Justin Bieber, ou Madonna ou Lady Gaga ou n’importe qui de ce genre, je n’ai pas besoin de Twitter.

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Le défunt « Web 2.0 » nous avait ouvert une fenêtre sur l’avenir, un avenir où quiconque, même avec un auditoire de 3 personnes, pouvait créer son propre médium, son « média social ». Mais à partir du moment où ce même médium devient l’expression du plus grand nombre, qu’il se nivelle par le bas, et qu’on y retrouve exactement la même chose que sur les autres médias, la publicité par l’interruption elle aussi revient en masse et la boucle est bouclée, nous avons créé un nouveau Mass Media… sauf qu’il est peut-être moins efficace que la télévision qui reste un véhicule privilégié est indéniable de la publicité ou avantages renvoient aux travaux de Byron Sharp sur ce sujet).

Nous avions anticipé du changement depuis longtemps avec Hervé Kabla, coauteur avec moi en 2011 de « les médias sociaux expliqués à mon boss », et la prochaine version du livre sur laquelle nous travaillons actuellement ne traitera pas des médias sociaux proprement dits, mais de la communication digitale en général, dans laquelle nous inclurons les médias sociaux qui désormais ont bien perdu leur spécificité et deviennent un outil parmi d’autres.

12/13/12

Knowledge Plaza : la curation dans l’Intranet – #curationb2b

network-largeC’est Antoine Paerdens, co-fondateur et CEO de Knowledge Plaza qui a conclu le cycle de présentations d’hier au Dupont Café sur la curation de contenus. Au départ, c’est un outil de partage de lien, sur le modèle delicious qui a été un précurseur du partage de liens en ligne. Cet outil, qui a beaucoup évolué depuis sa création selon son fondateur, sa particularité est qu’il est orienté vers la veille et le partage de l’information dans l’entreprise.

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L’esprit de la frontière …

Dans l’entreprise, il y a une frontière : “c’est celle de l’Intranet et cette frontière est importante” :

  • Sur Internet, tout est disponible et accessible à tous, mais en interne on a une problématique de protection de l’information, et notamment il y a le filtre du “proxy” ;
  • Il n’y a “pas non plus de ‘youtube’ dans l’entreprise” et donc il y a aussi dans ce produit, la possibilité de rajouter du contenu car “ce dont on se rend compte c’est que comme cette fonction n’existe pas en interne les utilisateurs les mettent sur Youtube pour les partager, mais ce contenu n’a pas de vocation à être externalisé !

Fonctionnalités clé de Knowledge-Plaza

  • Les mots-clefs : c’est un travail manuel de taxonomie
  • Ranger les contenus dans des thématiques : on peut ajouter un contenu à plusieurs thématiques sans les dupliquer et créer des “réseaux d’intérêt” ;
  • la possibilité de créer des contenus (exemple ci-dessus avec la possibilité de stocker des vidéos directement dans l’outil) ;
  • Créer un réseau social : pourquoi ? pour mettre les acteurs de l’entreprise sur ce réseau.

Quelle valeur pour l’entreprise : 2 exemples

La valeur de Knowledge Plaza selon Antoine Perdaens est de permettre de capturer l’information afin de la rendre utilisable dans l’entreprise.

  • Le PMU utilise l’outil pour faire de la veille, et permettre de capturer les différentes informations et de les organiser avec les mots-clefs. Au lieu d’envoyer un document monolithique, on va permettre d’organiser un rapport dynamique que les utilisateurs pourront utiliser à bon escient. “Avant nous avions une ‘baleine’, aujourd’hui nous avons plein de bancs de poisson” a témoigné Monique Duizabo du PMU
  • Chez Lafarge, on utilise l’outil pour créer un réseau de nombreux collaborateurs dans le monde et partager les informations sous forme d’un référentiel ;
  • La société a été créée en 2009 et a pour clients entre autres, EDF, ADP, Orange (transparence : dont je suis Directeur Internet & Médias Sociaux),  International Polar Foundation et beaucoup d’autres entreprises.