12/26/13

5 idées force à retenir du livre “la communication digitale expliquée à mon boss”

Petite interview réalisée par Frédéric Canevet lors du dernier Web 2 Connect sur le sujet de notre nouvel ouvrage La communication digitale expliquée à mon bossJ’y ai résumé 5 idées force qui seront bientôt retranscrites par Frédéric sur son propre blog :

04/11/13

La création digitale à l’heure des réseaux sociaux (vidéo)

tv-large_thumb.gifMise en ligne par Peter Gabor, directeur de l’école e-artsup, et organisateur de la conférence “création digitale à l’heure des médias sociaux”, la vidéo de l’événement est désormais disponible. Elle y comprend mon intervention sur le poids de l’économie digitale, en début de conférence. La conférence était animée par Olivier Saint-Léger, expert en médias sociaux, et s’est tenue le 4 avril 2013 au Cinéma Mac Mahon. Elle a fait suite aux deux précédents Think Tank public que p.g. et e-artsup ont tenu en 2008 et 2010. Intervenants: Anne Bessaguet, Antoine Bueno, Nicolas Cerisola, Michaël Chaize, Geoffrey Dorne, Jean-Louis Fréchin, Matyas Gabor, Peter Gabor, Yann Gourvennec, Olivier Saint-Léger. Finalement, on y parle moins de médias sociaux que de création (et de créativité, vous y entendrez les nuances de définition, expliquées par les meilleurs spécialistes),  mais les débats ont été animés et pasionnants. La conclusion d’Antoine Buéno, à contre-courant, est spirituelle et provocante.

Pour ceux qui auraient raté ma présentation, voici à nouveau le support (et le lien vers l’article sur l’importance de l’économie numérique)

03/12/13

Harlem Shake, nouvelle forme de communion universelle ?

La sélection du jour …

C’est l’article du Monde d’hier, que le quotidien a généreusement mis en accès libre aujourd’hui sur son site. Le sujet en est l’inévitable – hélas ? – Harlem Shake, non pas la danse des années 1980, mais le phénomène de société (meme) de cette année dont une des premières sources revendiquées est celle de ce groupe de japonais (photo ci-dessous).

harlem-shake

Les exégèses sont nombreuses et les historiques – probablement farfelus – aussi (ici et ). Ce qui est certain, c’est que le feu de paille de cette nouvelle folie de l’Internet est indéniable, comme en témoigne cet extrait de Google Trends partagé par knowyourmeme.com

harlem-shake-buzz

Mais en dehors du fait que nous devions réécrire entièrement notre chapitre sur les buzz et ces phénomènes de partages frénétiques sur Internet pour le compte de notre prochain livre, je me pose la question de la raison sociologique de ce genre de phénomènes. Car si on nous explique le “comment ?” et le “quand ?” et le “où ?”, le “pourquoi?” fait cruellement défaut.

  1. pourquoi un “meme” surpasse-t-il tous les autres ? alors que rien ne le distingue d’un autre (après tout, ce n’est pas plus drôle que ça !)
  2. pourquoi les “memes” se multiplient-ils ?
  3. qu’est-ce qui pousse la planète à se passionner pour des clones de phénomènes a priori vides de sens.

Quelques explications sauvages qui me viennent à l’esprit et que je livre à votre sagacité :

  • la créativité : les memes sont un moyen de création aisé qui permettent à tous d’exercer leur créativité sans avoir à inventer un sujet (on prend un sujet et on élabore à l’infini : si on ne sait pas créer, on se contente de partager, cela est valorisant. Or, on le sait depuis longtemps, la création sur les espaces collaboratifs est limitée à quelques privilégiés qui sont moins de 1% de la population totale.
  • la communion : ces danses me font penser à des danses rituelles et initiatiques, à la manière du Vaudou, avec les mêmes symboles sexuels, et permettent à un groupe de se lâcher à la limite de l’interdit social, tout en étant toujours dans les clous (il y a finalement peu d’excès, on voit même des parodies de parodies qui restent très en deça de la pornographie qui, de toute façon, est censurée par les réseaux sociaux comme l’a montré pour la photo le magazine réponses photos de ce mois-ci).
  • la sédition : la chanson commence par une voix en Espagnol qui dit “con los terroristas” ; peut-être s’agit-il aussi d’un phénomène de rejet de la société de la peur générée par le 11 septembre 2001, peur qui nous suit depuis plus de 11 ans maintenant.
  • la politique : rejoint le point précédent, il est intéressant que des jeunes égyptiens et tunisiens utilisent la chanson et la danse contre les mouvances salafistes, qui peuvent être – par certains et sans que je prenne parti – considérées comme “terrorisantes”. Dans ce cas “con las terroristas” peut-il sans doute se comprendre comme étant une réaction des terroristes des terroristes ?

Le Harlem shake (lui-même un meme d’une danse plus ancienne), est sans doute difficile à analyser, mais voilà certainement un véritable phénomène de société, qui n’est pas neutre. Peut-être que nous pouvons également avancer que dans un monde difficile à comprendre et qui perd son sens, ce genre de partages non signifiants vient souligner ce malaise et est peut-être un appel à la raison et au sens.

… l’article du Monde qui a déclenché ces réflexions

Une épidémie de Harlem Shake secoue la planète (Le Monde du 11/03/2013)

C’est le nouveau phénomène Web planétaire. Le Harlem Shake, cette bombe choré-musicale – assemblage de danse, de musiques urbaines, de tradition carnavalesque –, a véritablement explosé en un mois sur la Toile, suscitant quelque 50 000 versions postées un peu partout dans le monde sur YouTube et générant plus de 30 millions de vues.

Cette mode a même pris une tournure politique, servant de prise de parole pour des mouvements en rébellion contre le pouvoir. Comme en Chine – sur la question du Tibet –, ou bien encore en Tunisie et en Egypte où les jeunes révolutionnaires du “printemps arabe” s’empoignent sur leur droit ou non à faire leur Harlem Shake.

via Une épidémie de Harlem Shake secoue la planète

01/2/12

Olivier Cimelière : Non, le journalisme n’est pas mort !

couv_journaliste_besoin_de_vousC’est un véritable cri du cœur, mais aussi un appel aux armes que lance Olivier Cimelière. Olivier a une expérience intéressante car il a vu le monde du journalisme des deux côtés de la barrière, une première fois comme journaliste même, et ensuite comme directeur de la communication et responsable des relations Presse dans de grandes entreprises et ex membre de Media Aces. Il revient dans un ouvrage sur lequel il a travaillé pendant deux années intitulé « journalistes, nous avons besoin de vous !» sur une profession en mutation, souvent décriée et dont d’aucuns annoncent la disparition. J’ai reçu Olivier dans mon bureau il y a quelques semaines pour évoquer ce sujet controversé. Voici ce qu’il faut retenir de cette interview (voir la vidéo ci-dessous) :

  1. le journalisme, malgré les prédictions catastrophistes n’est pas mort !
  2. il est en crise (journalisme écrit et TV) et en mutation et ses modèles économiques sont en refonte ;
  3. la révolution numérique : contrairement à la vulgate, les journalistes ont vu le Web comme une opportunité avant la bulle (97-2000) ;
  4. l’arrivée des blogs à ébranlé les rédactions, mais les blogueurs ne sont pas des journalistes (même s’ils sont souvent soumis aux mêmes règles éthiques) ;
  5. les blogueurs se sont construits contre les journalistes et les deux mondes se sont opposés, mais nous sommes en train de sortir de ce combat ;
  6. la Presse était en crise bien avant l’arrivée d’Internet, car la publicité a été le modèle économique unique de la profession ;
  7. la profession fait partie des plus décriées (rejet des élites) ;
  8. l’iPad a généré un concert de louanges de la part des journalistes qui l’ont considéré comme « la bouée de sauvetage de la Presse » mais les choses ne sont pas aussi simples ;
  9. il faut revenir à la source, le mode de distribution ne suffit pas, et se reposer la question du vecteur différenciant en termes de contenus ;
  10. la tendance est de ne plus avoir qu’une rédaction (newsroom) et de différencier le canal en fonction du contenu ;
  11. les nouvelles générations sont aussi des lecteurs friands d’informations, mais surtout sur écran. Par contre, ils ont développé moins leur esprit critique que leurs aînés ;
  12. les journalistes peuvent encore se remettre au centre des débats
[voir le blog d'Olivier Cimelière : http://www.leblogducommunicant2-0.com/]
Olivier Cimelière dans un plaidoyer pour un journalisme réinventé !
10/22/11

10 conseils pour booster son business avec la vidéo #w2c11

100_0052Au Web 2 Connect aujourd’hui, David Jay, Orthophoniste de formation, nous a expliqué comment augmenter son chiffre d’affaires en utilisant la vidéo. Passionné de vidéo, ayant utilisé ce médium pour faire de la formation et frustré de voir les instituts de formation mal l’utiliser il a donc décidé de fonder son entreprise sur ce domaine : Orthoformation (son site web : larevolution.com). En à peine 4 mois il a déjà dégagé plus de 300.000 € de chiffre d’affaires. On verra dans la transcription de cette passionnante intervention que dans mes vidéos, je n’ai pas souvent suivi ces explications !

pas de fioritures …

Il nous a montré le 1er format, le format “présentateur” : pas de fioritures, 10 minutes, pas de fond, pas d’éléments perturbateurs et un email sur 2.500 clients et 2.500 prospects qui n’ont rien acheté. Avec cette vidéo, il a généré avec cette vidéo 90.000€ en DVD d’orthophonie.

Puis David nous a présenté ses 3 raisons pour utiliser la vidéo pour booster son business :

1. le trafic

La vidéo va permettre d’améliorer le trafic nous a dit D Gay car Google donne une préférence aux vidéos. Dans la longue traîne (c’est à dire une succession de beaucoup de mots clefs), donc dans les requêtes longues, le poids donné à la vidéo est beaucoup plus fort. C’est une augmentation indirecte, car le lien va vers Youtube. Il faut donc apprendre à construire sa page Youtube : il faut un appel à l’action et un lien vers la page Web de son site.

100_00512. augmenter l’audience

La différence entre trafic et audience, c’est que le trafic, ce sont juste les gens qui sont arrivés par hasard sur le site et qui ne s’en souviennent plus. L’audience, ce sont les visiteurs qui reviennent, et pour cela, il faut essayer de capturer leurs coordonnées. C’est la base du marketing et de l’efficacité commerciale sur Internet a-t-il ajouté. Il faut absolument créer un moyen de capturer les adresses e-mail sur votre site. Dans la plupart des cas, ce qui marche le mieux c’est d’envoyer un pop-up au bout de 15 à 45 secondes (ni  plus ni moins) pour lui proposer quelque chose à télécharger, gratuitement, mais en lui demandant son adresse mail (marketing de la permission). La vidéo a ajouté David Jay permet un TOP (time on page) supérieur de 25% car le temps que la personne met à statuer sur l’intérêt du document est plus long et que la vidéo humanise le site. En outre, Google va permettre d’améliorer votre ranking en fonction du temps passé sur vos pages.

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