SAP met du social dans le système d’information

C’est à l’invitation de MM. Jean Leroux , DSI d’Aelia et Président du Club des utilisateurs français de SAP et Norbert Spitéri que je me suis rendu 7 rue Cimarosa à Paris pour un séminaire dédié à la socialisation des systèmes d’information. Son Président décrit l’association des utilisateurs français de SAPen ces termes :

«  L’USF en quelques chiffres : plus de 2000 personnes à la convention du CNIT en 2009. C’est une association très active auprès des utilisateurs américains et allemands. Cela donne des résultats dans les dialogues avec l’éditeur. 3 projets : 1. Une convetion en Octobre à Nantes 2. Des projets de livres blancs 5BI, formation, …) 3. Innovation (le club a 20 ans !) avec les réseaux sociaux en adoptant le produit SNA. Environ 1500 jours hommes d’échanges entre experts rue du Ranelagh où sont les bureaux de l’association. Le thème de cette année est l’adaptation au changement face à un monde qui change de plus en plus vite. La difficulté est d’avoir une stratégie à long terme dans cet environnement. Et notamment, comment appréhender ces réseaux sociaux dans l’entreprise et les y intégrer. La rentabilité de ces outils reste parfois floue. Plusieurs interventions : Bernard Laur viendra planter le décor des réseaux sociaux (techno/humain), Hervé Couturier (SAP : comment SAP appréhende le futur des réseaux sociaux), table ronde où des praticiens (dont moi-même) partageront leurs expériences ».

pourquoi cette présentation est symbolique de la révolution des médias sociaux de 2010 ?

En soi cette invitation était symbolique, en dehors des débats voire même des contenus (voir ci-après la retranscription en séance des présentations de Bernard Laur et de Hervé Couturier. En effet, si les éditeurs majeurs du paysage des TIC comme SAP s’intéressent aux médias sociaux, c’est bien un signe supplémentaire – non encore répertorié dans ma prédiction de 2010 sur Bnet mais c’était un oubli car on connaissait déjà le travail de DS dans cette direction –  que le décollage des médias sociaux est effectivement prévu pour cette année, avec son passage au plan des sujets incontournables.  Il n’est donc pas (plus ?) incompatible de parler ERP, ou Business Intelligence en l’occurence (BI) et médias sociaux. Le phénomène de la douche froide si bien décrit par Richard Collin dans son étude réalisée pour Microsoft il y a 3 ans sur la collaboration au travail n’est donc pas une fatalité. Les digital natives chers à Bernard Laur s’en réjouiront mais les autres aussi, les millions d’adultes qui utilisent les blogs et les médias sociaux de façon intensive et qui sont frustrés de ne pouvoir le faire au travail.

Il est à noter qu’avec Hervé Kabla, nous avons créé Media Aces pour favoriser l’évangélisation autour de cette révolution des médias sociaux.

instaurer la coopétition pour le bénéfice des éditeurs … et surtout des utilisateurs

Les alliances se multiplient donc. Nous avons cité BlueKiwi et Dassault Systèmes ci-dessus, nous aurions pu aussi mentionner le même BlueKiwi et Microsoft Sharepoint (rappelons-le, ce dernier a environ 70% de part de marché en entreprise selon 01 informatique – 01 informatique n° 1993 du 7 mai 2009), voici SAP et des acteurs des wikis comme Xwiki (eux-mêmes déjà impliqués avec d’autres éditeurs comme Nearbee qui connaît un beau succès en France avec de belles signatures client dans la Banque et le Marketing) – [transparence : je suis proche de la plupart de ces acteurs, de près ou de loin]. Tous ces systèmes se complètent, s’assemblent, parfois se concurrencent, mais le marché est vaste et il y a – encore – de la place pour beaucoup de monde car tous ces acteurs sont encore en phase d’évangélisation.

Si vous cherchiez des exemples intéressants et vivants de coopétition, vous êtes servis ! Et si d’aucuns ont levé certains doutes sur certaines alliances, il faut faire remarquer que l’alliance de la carpe et du lapin (le logiciel ouvert et le logiciel fermé) en ce domaine est inévitable. Le choix n’existe ni pour l’un (le logiciel ouvert qui a besoin de la base installée, de la marque et du poids commercial des gros pour réussir) ni pour l’autre (l’acteur établi à qui il manque l’expérience de la collaboration ouverte et qui a besoin d’un acteur agile et aguerri pour élever son offre et devenir attractif).

de la négentropie et du ‘flicage’

En fin de compte, le bénéfice est double. Certes, il faudra résister – notamment dans l’usage interne – aux tentations de ramener de la hiérarchie partout pour faire taire l’entropie 2.0 (en reprenant les termes de ce débat de Techtoc.tv). Il y a là un double risque : celui d’amener une lourdeur insupportable dans le logiciel dit social qui n’aurait ainsi plus de « social » que le nom. Et d’autre part le risque de rater les déploiements en faussant la collaboration perçue par la base plus comme un « flicage » que comme une vraie tentative de favoriser la coopération (ici, dans le meilleur des cas, les employés feront semblant de coopérer, au pire ils se détourneront du projet).

contre une vision erronée de la révolution dans l’entreprise par une pseudo anarchie 2.0 rêvée par des digital natives

Attention ! je ne veux pas dire que la « hiérarchie » n’existe plus, ni que j’en appelle à une « révolution » au travail (j’ai déjà battu ceci en brèche il y a longtemps dans mon article des réseaux et des hommes) mais que le projet de collaboration est bien conçu à la fois comme un projet proche et partant de la base (Ken Kaplan d’Intel dirait « grassroots ») soutenu, encouragé et favorisé par la hiérarchie qui se légitimera ainsi dans son désir de valoriser les employés dans un esprit gagnant-gagnant (ce n’est pas du blabla. Il faut y croire vraiment pour réussir). Je ne crois pas à la démocratie anarchique en entreprise, et les  digital natives devront l’apprendre rapidement et se mettre au diapason ou alors ils l’apprendront à leurs dépens ; c’est d’ailleurs ce que je tente d’expliquer à mon fils (je vois qu’il a déjà fait d’énormes progrès). Ceci n’est pas nouveau. Qui n’a pas eu un choc en arrivant en entreprise et en quittant l’école ?

Aelia met en oeuvre un vrai projet de collaboration avec Xwiki, dans le respect de l’utilisateur

D’ailleurs, Monsieur Leroux nous a donné un excellent exemple de mise en oeuvre réussie et intelligente de la collaboration avec soutien de la hiérarchie. Le déclencheur en était même le management – sur sa proposition – mais il a eu l’intelligence de sous-traiter le projet à une maîtrise d’ouvrage crédible auprès des utilisateurs et de s’effacer en tant que prestataire de service interne. Voilà un bon exemple – qui mérite d’être suivi – de collaboration réussie. Sans la base, rien à espérer, mais sans le soutien appuyé du management, rien n’est possible dans la durée. C’est la carpe et le lapin, la cohabitation n’est pas toujours facile, mais quand ça marche, tout le monde est content.

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SAP met du social dans le système d’information was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Les Meilleurs Conseils Marketing de 2009 – Le Livre !

eboook 2009

Suite à la fin du concours des Meilleurs Conseils Marketing 2009 nous mettons à votre disposition l’eBook avec les 26 articles qui ont été sélectionnés cette année.

Tout au long des 117 pages  de cet eBook gratuit vous retrouverez les meilleurs conseils pour trouver des prospects, fidéliser vos clients et développer votre activité.

Voici le sommaire de l’édition 2009 :

Avant propos… 3
Comment créer un site Web ? 4
Comment conquérir des nouveaux marchés en traduisant son site Web ? 11
Pourquoi et comment différencier le bon et le mauvais visiteur de son site Web ? 16
Comment augmenter le taux de transformation de votre eCommerce ? 19
Pourquoi l’emailing a-t-il un futur et comment bénéficier de sa puissance ? 25
L’art de faire une bonne Newsletter Promotionnelle… 28
Comment fidéliser vos prospects et clients par email ? 34
Les 7 raisons qui font craindre la création d’une communauté… 36
4 outils Marketing pour les petits budgets… 43
Comment attirer des prospects ciblés sur le Web ? Pensez à Youtube, Facebook et Twitter ! 49
Organiser un concours viral : Cas pratique avec Regioneo et Albert le cochon… 57
L’ebook viral, un virus à propager ! 61
Transgressez les règles pour séduire les jeunes… Exemple d’une vidéo de buzz réussie 63
Avez-vous pensé au Wiki dans votre stratégie eMarketing ? 69
Le Marketing de Réseau, comment ça marche ? 73
Le SEO 2.0, la carte gagnante du SEO en 2009 ! 78
Comment trouver un bon slogan ? 84
Comment utiliser le storytelling en publicité ? 87
Les 10 étapes primordiales pour réussir vos campagnes de communication SMS 91
Identifier les prescripteurs pour lancer un nouveau produit 94
Comment réagir lorsqu’un de vos concurrents copie votre produit ? 97
Comment récupérer un client perdu ? 99
Comment impressionner son audience lors d’une présentation ? 103
Pensez vous à féliciter vos équipes ? 110
Tweets publicitaires : comment respecter la loi‏ ? 115
En savoir plus… 117
Le site ConseilsMarketing.fr 117
L’auteur de cet ebook 117
Suivez ConseilsMarketing.fr sur Twitter ! 117

Pour télécharger gratuitement cet eBook il suffit de remplir le formulaire sur http://www.conseilsmarketing.fr/emailing/telechargez-lebook-les-meilleurs-conseils-marketing-de-2009

Les Meilleurs Conseils Marketing de 2009 – Le Livre ! was last modified: septembre 20th, 2014 by conseilsmarketing

Agoravox : à vot’ bon coeur m’sieurs-dames

image http://antimuseum.online.fr
image http://antimuseum.online.fr

On nous l’annonce depuis des années déjà. La presse va mal, la presse est mourante. Nous sommes donc prêts à tout, les fermetures vont arriver. Le Monde souffre (Eric Fottorino en témoignait lors de cette journée des universités d’été du Medef) mais ce n’est pas Le Monde qui ferme. Le NYT licencie mais il ne disparaît pas. le Washington ?? ferme ses portes, mais il ne s’agit pas d’un quotidien majeur. Libération renaît de ses cendres, le roseau plie, ils ne se rompt pas.
C’est alors que le week-end dernier on nous annonce la fermeture du quotidien en ligne espagnol Soitu.es (l’info m’est venue du Monde d’ailleurs, un comble !). Bâti sur le modèle Ohmynews coréen, ce journal n’a pas réussi à atteindre l’équilibre, malgré des visites honorables. Une hirondelle ne fait pas le printemps cependant. Rue 89 rassure immédiatement ses lecteurs nous dit Le Monde. Ouf ! rien à craindre…

Un instant ; la série continue. Il y a quelques jours, je recevais un courrier électronique d’Hervé Revelli, le patron d’Agoravox – et rappelons-le – un des pionniers de l’Internet à la fin des années 90, acolyte de l’excellent Joël de Rosnay, dont nous admirons les écrits depuis les années 70 (Le Macroscope, 1976). Dans ce courrier, Carlo nous apprend que le site participatif et citoyen, malgré un grand nombre de visiteurs et une distinction européenne, est en grande difficulté. J’inclus ici le courrier électronique du fondateur d’Agoravox cas où d’aucuns voudraient participer à son refinancement.

Si la presse traditionnelle souffre et que la presse Internet, soi-disant l’origine de la disparition de la première, disparaît aussi, doit-on mettre cela sur le dos du hasard, ou plutôt sur le fait d’une transformation profonde des habitudes de lecture, ou même de non lecture, des fameux citoyens en question. Tous écrivains donc, mais peut-être plus lecteurs du tout ?

Ne nous y trompons pas, ce qui arrive n’est pas seulement une crise de la lecture, mais bien une crise de modèle économique, que je prédis d’ailleurs depuis 3 ans – avec force répétition de l’adage qui veut que les erreurs de la nouvelle économie ne devraient pas être reproduites – car le modèle uniquement publicitaire est un modèle fragile. Et il le restera. Ce modèle, basé uniquement sur la visibilité, est hautement sensible aux variations économiques et aux pressions des annonceurs qui font marcher les prix à la baisse en arguant des difficultés économiques mentionnées ci-dessus, et aussi  de la fragmentation des audiences. Il faut donc trouver d’autres modèles économiques : partenariats, sponsoring, événmentiel, souscription partielle, contenus à valeur ajoutée, produits dérivés, relais avec d’autres médias, affiliation. L’imagination fixera la limite.

(retour en arrière avec la véritable nouvelle économie, un article que j’écrivais en mai 2001, avant l’éclatement de la bulle)

—– MESSAGE D’AGORA VOX —-
From: AgoraVox le média citoyen <redacteurs@agoravox.fr>
To: nospamform@visionarymarketing.com
Sent: Mon, 2 November, 2009 17:53:04
Subject: Pourquoi il faut aider la Fondation AgoraVox
Bonjour,

Comme vous le savez la presse est en pleine crise. Le constat n’est pas nouveau, mais la situation s’aggrave et touche désormais Internet. Le marché de la publicité s’effondre. Où en est le média AgoraVox ? Pourquoi avons-nous besoin de votre aide ?

AgoraVox est le seul média d’information généraliste sur Internet qui soit 100 % participatif, 100 % citoyen.

AgoraVox est devenu, au fil du temps, le lieu de rendez-vous de tous les citoyens avides de débats, d’échanges et de polémiques, passionnés d’information et souvent insatisfaits de ce qu’en ont fait les médias traditionnels. AgoraVox permet de vous informer autrement. AgoraVox permet de vous exprimer et de vous faire écouter. Votre parole peut avoir un impact car AgoraVox est souvent lu par des hommes politiques, des journalistes, des professionnels ou autres décideurs qui parfois font même partie de nos rédacteurs ou commentateurs.

AgoraVox est aujourd’hui en danger. Le modèle publicitaire ne permet plus d’assurer la survie du média, bien que l’audience du site soit toujours au rendez-vous avec plus d’un million de visiteurs par mois. Nous pensons que l’information ne doit pas dépendre de sociétés d’investissement ou d’industries, qu’elle ne doit pas dépendre non plus de l’Etat.

Comme nous sommes convaincus qu’AgoraVox doit poursuivre son aventure et même se développer, nous devons imaginer des solutions de solidarité et de coopération pour en préserver l’indépendance.

AgoraVox est devenu une Fondation en 2008 dans ce but. Le Ministre de la Justice belge a récemment signé l’arrêté qui reconnaît le caractère d’utilité publique de la Fondation AgoraVox.

Dans ce souci d’indépendance, AgoraVox initie un réseau de solidarité basé sur le don.

Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. Les dons servent à améliorer la qualité du site, à financer les serveurs, les ressources humaines, techniques et juridiques, ainsi qu’à financer des enquêtes participatives pour que le site se renforce et se développe.

En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d’expression et d’information.

Pour en savoir plus sur ce système de dons

Merci d’avance.

A bientôt

Carlo Revelli
Fondation AgoraVox

Agoravox : à vot’ bon coeur m’sieurs-dames was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

La fidélisation par l’email…

Nous avons le plaisir d’accueillir Aude Demoulin de la Société DoList.net, un des spécialistes français de l’emailing. Dans cet article Aude nous explique comment fidéliser ses prospects et clients par email via l’e-mail Marketing et la gestion du Cycle de Vie du Client.

C’est bien connu actuellement, les objectifs de n’importe quel marketeur consistent à transformer les prospects et fidéliser les clients en surfant sur la « vague » de la Gestion de la Relation Client.

Le schéma ci dessous démontre bien le cycle qui doit s’accomplir (dans une durée plus ou moins longue) pour conquérir un prospect : se faire connaitre, se faire apprécier, obtenir la confiance, favoriser l’essai (ou la prise en main), provoquer l’achat, favoriser l’achat répétitif ou complémentaire et favoriser le bouche à oreille.

cycle de vie d’un client


Pourtant peu d’entre eux ont pris conscience d’une mission déterminante dans l’acte d’achat : fidéliser les prospects.

Voici une nouvelle façon de concevoir la gestion de vos relations avec vos contacts en vous basant sur le cycle de vie clients et prospects : pensez avant tout fidélisation et non acquisition !

Les étapes clés du cycle de vie sont faciles à intégrer dans vos campagnes d’e-mail marketing qui est aujourd’hui devenu l’outil d’accompagnement d’une relation clients et prospects durable. Identifier ces moments phares du cycle de vie nécessite de se concentrer davantage sur le contact lui-même que sur les campagnes. Trop peu d’annonceurs communiquent de manière différenciée à leurs nouveaux contacts et à leurs clients.
Notre conseil : Démarquez-vous en intégrant dans votre stratégie CRM des messages automatisés à destination de vos prospects !
Fondés sur le cycle de vie, le moment d’envoi, la pertinente du contenu et la cible assureront l’impact de vos messages.

Voici quelques exemples:

• Accueil des prospects : Un bon programme d’accueil consiste à intégrer progressivement les prospects dans votre stratégie d’e-mailing. Il va instaurer les bases de la relation. Concevez des messages simples et clairs pour présenter votre offre d’appel, positionner votre marque et rassurer vos acheteurs potentiels. Cela optimisera la transformation et réduira les désabonnements.
• Développement prospects : La newsletter (envoi d’information récurrentes) s’avère être pour votre entreprise un moyen très efficace de nouer une véritable relation. Elle consiste à se rapprocher de vos prospects, les informer, s’occuper d’eux, afin de commencer à leurs donner la meilleure image possible de votre marque.
• Programme de bienvenue nouveaux clients : Plus qu’un simple email de bienvenue, ces campagnes d’approche des nouveaux clients vous offre la possibilité de préciser vos produits et services, d’offrir des promotions, et même de qualifier les centres d’intérêts de vos nouveaux clients. Le but est d’initier une relation de confiance et de les inciter à passer une deuxième commande.
• Renouvellement de contrat, d’abonnement : Prendre le temps de relancer un client lorsque son contrat ou abonnement (qui vous lie à lui) arrive à son terme crée une réelle différence. Par cette relance, vous développerez l’image positive et fri la fréquence de consommation.
• Remerciements Fidélité : Ces e-mails vont renforcer l’engagement, approfondir la relation clients et gratifier via un discours relationnel et des offres spécifiques qui récompenseront les clients réguliers (remise après X commande par exemple).
• Abandon de commande : Trop rares encore sont les entreprises qui prévoient une relance après qu’un client n’ait pas validé le contenu de son panier ou un devis. La relance peut contenir une offre commerciale ou simplement rappeler les articles abandonnés dans le panier.
• Prévention d’inactivité : Envoyez un message lors du constat d’un comportement récent en baisse d’activité pour déclencher à nouveau une vente et garder une relation client équilibrée et favorable à la fidélisation.
• Clients Inactifs : Il convient de créer une série d’e-mails destinée à identifier les motifs d’insatisfaction, à réaffirmer la marque et à convaincre une dernière fois vos anciens clients de rester avant qu’ils ne filent chez la concurrence. Ils seront ensuite difficilement récupérable alors communiquez avec eux avant qu’il ne soit trop tard !

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La fidélisation par l’email… was last modified: septembre 20th, 2014 by conseilsmarketing

Bob Pearson (SMBC) et le Web 2.0 « les médias sociaux sont pour toutes les entreprises »

Bob Pearson - SMBC
Bob Pearson - SMBC

note importante : cet article est la version intégrale d’un article originellement publié sur Silicon.fr

Bob Pearson vient d’être nommé Président du Social Media Business Council, le nouveau nom du Blog Council, après avoir été, le fait est connu, vice-président des communautés des conversations de DELL. Bob a eu la gentillesse d’accepter de répondre à mes questions pour le compte de nos lecteurs de Silicon. Dans cette interview, je me focaliserai plus particulièrement sur l’expérience passée de Bob Pearson, comment celle-ci lui sera utile dans son nouveau rôle, et ses projets d’expansion du Social Media Business Council.

Silicon : le succès de vos initiatives Web 2.0 lancées pour le compte d’une entreprise leader du secteur de la high-tech mondiale est indéniable, ceci veut-il dire que les médias sociaux sont faits uniquement pour les informaticiens ?

BP : non, les médias sociaux ont pour but d’engager directement des conversations avec les clients. Ceci revêt une telle importance stratégique, que les entreprises prennent désormais le temps de construire une relation à long terme avec leurs clients au travers de ces médias sociaux. Dans nos domaines, bien des idées ont pris forme grâce à des informaticiens, pour lesquels j’ai bien sûr beaucoup de respect, mais le monde d’aujourd’hui est un monde de plus d’1,6 milliards de personnes connectées et où tous les jours, plus de 500.000 nouvelles personnes se connectent pour la première fois. Les médias sociaux prennent une place prépondérante pour nos clients aujourd’hui et dans un futur proche, cela sera aussi le cas pour les entreprises.

Silicon : à votre avis, et sur la base de votre expérience, quels sont les trois bénéfices principaux que vous, votre ancien employeur, et vos clients ont pu retirer de ces projets dans les médias sociaux ?

BP : les bénéfices pour les entreprises sont nombreux, les plus importants étant certainement l’apport de nouvelles idées, le lien entre la marque et vos clients et la révélation de la valeur de vos employés. Les médias sociaux ouvrent une remarquable fenêtre sur le monde extérieur et permettent de mieux comprendre les clients et ce qu’ils veulent. Par exemple, pourquoi faire un focus group avec 10 personnes en un seul endroit alors que vous pourriez bâtir une communauté, comme Dell ou Starbucks et recevoir des milliers d’idées et enfin écouter vos clients discuter pendant des mois ? Pour les entreprises, il est également important de faire participer ses clients à une co-création de la marque et de sa réputation en ligne. Si vous regardez vos statistiques avec attention et si vous savez où vous produits sont évalués, vous vous apercevrez rapidement pour une grande marque, il est courant que 5000 conversations lui soient liées. Posez-vous donc la question de savoir à combien de ces conversations vous avez participé réellement , et même de  combien de ces conversations vous connaissiez l’existence ? Si la réponse est zéro, cela veut dire que vous avez laissé votre marque à l’abandon. Cela mérite réflexion n’est-ce pas ?

J’ai pu également voir combien les médias sociaux à l’intérieur de l’entreprise permettent également aux employés de partager leurs idées et, pour être franc avec vous, de vous faire savoir aussi s’ils sont d’accord avec la direction que prend l’entreprise, au travers de leurs commentaires ou, dans certains cas, leur silence.

Silicon : quels sont selon vous les trois principaux facteurs clés de succès quant à la mise en place de nouveaux projets dans les médias sociaux ?

BP : j’ai entendu des gens dire « dans l’abréviation ROI(*), il faut que le R soit en minuscule et le I en majuscule ». J’aime bien cette formule. Les médias sociaux ne coûtent pas énormément d’argent, du moins pour essayer. Ce dont vous avez besoin c’est simplement de courage et de la volonté d’aller prendre part directement aux discussions avec vos clients. J’aime bien demander aux gens « à combien de vos clients parlez-vous réellement chaque jour ? » Pour trop de gens dans trop d’entreprises, la réponse est zéro.

Voilà à mon avis les trois facteurs clé de succès : Premièrement, savoir où les conversations à propos de votre marque prennent place. Deuxièmement, avoir une idée précise de la façon dont vous aller mener votre projet pour vos initiatives en ligne, et notamment en termes de règles de la transparence en Web 2.0. Troisièmement : prendre conscience du fait que les clients ont envie de vous entendre personnellement, et qu’ils n’ont pas envie d’entendre parler « l’entreprise », et donc qu’il faut personnaliser son approche. La nouvelle formule gagnante est « marque + personnalité ».

(* ROI  =  retour sur investissement, c’est à dire ce qu’un projet rapporte par rapport à ce qu’il a coûté)

Silicon : Votre club du blog Council est-il un succès et de quelle sorte de club s’agit-t-il ?

BP : les médias sociaux sont une nouvelle discipline pour les entreprises qui a un impact sur tous les employés de tous les départements de l’entreprise. En conséquence, il est important pour les leaders des médias sociaux (NDLR: originellement appelés Web 2.0) de se retrouver dans un club privé afin de pouvoir partager leurs meilleures pratiques et apprendre les uns des autres en temps réel. Il n’y a pas mieux que l’apprentissage entre homologues car il permet à des professionnels d’horizons différents d’échanger directement, même d’un secteur à l’autre. Le résultat, c’est le Blog Council, qui maintenant comprend 60 des marques les plus importantes dans le monde, dont OrangeMcDonald’sStarbucksIntelMicrosoft et Coca-Cola.

Silicon : est-ce que toutes les entreprises peuvent rejoindre le blog Council, ou est-ce qu’elles doivent remplir certains critères ?

BP : le Blog Council a été conçu pour les grandes entreprises, en général de plus de 5000 employés. La règle pour les nouveaux membres est la recherche de l’amélioration volontariste de leur présence dans les médias sociaux. Nous recherchons des membres qui veulent apprendre en posant à leurs homologues des questions, en partageant des idées et en laissant leurs égos au vestiaire.

Silicon : quels sont vos projets pour le développement du Blog Council ? Acceptez-vous de partager une information avec nos lecteurs de Silicon ? Un scoop peut-être ?

BP : Et bien pour être franc, il est clair que notre nom avait besoin d’un lifting : En fait, nous venons de le changer et maintenant notre club s’appelle le Social Media Business Council et vous pouvez nous retrouver sur Internet à l’adresse : http://www.socialmedia.org.

Silicon : certains « blogueurs qui bloquent sur les blogueurs » pour reprendre les mots d’Andy Sernovitz ont parfois des mots assez durs vis-à-vis du Blog Council, qu’aimeriez-vous leur dire ?

BP : toutes les idées sont les bienvenues. Notre objectif principal est de bâtir une nouvelle discipline autour des médias sociaux et de participer à la réussite de nos membres. Nous sommes entièrement dédiés aux conversations et nous espérons donc que tous puissent partager leurs suggestions d’amélioration (pour le bénéfice de notre association et de nos membres).

Silicon : certains analystes comme Josh Bernoff de Forrester mais aussi Seth Godin (dans son ouvrage Meatball Sundae) ont voulu démontrer que les médias sociaux n’étaient pas pour toutes les grandes entreprises. Votre opinion là-dessus ?

BP : j’ai beaucoup de respect pour le travail à la fois de Josh et de Seth. Cependant je suis en total désaccord avec ce commentaire. Les médias sociaux sont pour toutes les entreprises qui veulent améliorer leur façon d’interagir avec leurs employés et leurs clients. En interne, une entreprise à travers les médias sociaux a une chance unique de révéler le capital intellectuel de ses employés. Et ils utilisent leurs idées pour améliorer plus vite leurs produits. En fait, nous n’en sommes qu’aux balbutiements en termes de co-création avec les clients sur Internet. Imaginons en B2B par exemple, que nous puissions ouvrir de nouvelles voies de communication entre les différentes grandes entreprises pour qu’elles échangent plus efficacement par exemple.

J’ai travaillé dans trois grandes entreprises faisant partie du club restreint des Fortune 500, et j’en ai vu beaucoup d’autres. C’est ce qui me fait dire que les opportunités sont nombreuses pour toutes les entreprises de toutes les tailles.

Silicon : est-ce que le Blog Council n’est centré que sur les blogs d’entreprise ou est-ce qu’il couvre un spectre plus large ?

BP : Le Blog Council traite l’ensemble du sujet des médias sociaux et de la façon dont ils sont utilisés pour améliorer les communications avec les employés et les clients. Les médias sociaux représentent le moyen le plus direct et, dans bien des cas, le plus puissant de créer des conversations, d’apprendre, partager et construire une nouvelle forme de relation. Les entreprises leaders dans le monde se lancent dans les médias sociaux et apprennent à les utiliser efficacement. Toutes les entreprises ne comprennent pas l’importance des médias sociaux aujourd’hui, cela est normal dans un processus de transformation et n’est pas inhabituel. Cela changera avec le temps.

Merci Bob de ces réponses directes à nos questions, les lecturs de Silicon intéressés par le sujet et par le Social Media Business Council pourront se connecter sur http://socialmedia.org.

note importante : au titre de la transparence évoquée par Bob Pearson, il doit être précisé ici que l’auteur est également membre du Social Media Business Council dans lequel il représente Orange. la photographie de Bob Pearson est disponible sur Flickr à l’adresse http://www.flickr.com/photos/hyku/ ;  cette image est mise à disposition par son auteur dans le cadre de la licence Creative Common dite ‘Attribution-Share Alike 2.0‘.

Bob Pearson (SMBC) et le Web 2.0 « les médias sociaux sont pour toutes les entreprises » was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec