l’oeuf et la poule du changement sociétal / technologique – #innonapo

100_0007Qui de de la société ou la technologie influence l’autre ?

C’est la question qui s’est posée à nous aux “assises des médias sociaux” qui se sont tenues au Napoléon, avenue de Friedland à Paris (Twitter #innonapo pour ceux qui avaient du réseau pour twitter). La réponse est très claire pour le sociologue Stéphane Hugon (à gauche) : C’est la société qui se transforme sous un triple coup de boutoir :

1. évolution du rapport au temps

2. révolution du rapport à l’autorité

3. inversion du rapport à la confiance (et remise en cause des “élites”)

C’est effectivement en phase avec des points déjà identifiés il y a bien longtemps par Maffesoli ou Cova et Badot dans les années 90 (et bien d’autres encore qui ont étudié le phénomène postmoderne).

Cependant, les conclusions ne sont pas aussi aisées car si “les journalistes ne sont plus crus”, la réalité du terrain est que les sites les plus visités sont des sites d’information de journalistes (traditionnels ou nouveaux), que les politiques sont les premiers à sauter sur le phénomène participatif quand ils ne sont pas – comme Obama ou Ségolène Royal quand elle était encore à la mode – cités en meilleur exemple.

Finalement, peut-être bien que c’est un peu l’inverse aussi …

assises des médias sociaux au Napoléon

Michael Tartar et Stéphane Hugon (Eranos), sociologue et entrepreneur

  • état des lieux sociétal et prespectives pour l’entreprise
  • parmi les statistiques sur les médias sociaux, il y en a une qui a interpelé Michael : la courbe d’adoption des médias sociaux qui continue à prendre de l’ampleur
  • indicateur de Morgan Stanley (Avril 2009) qui montrait que les médias sociaux étaient déjà plus utilisés que l’e-mail pour converser.
  • mais au delà des statistiques, quels sont les fondamentaux sociétaux ?
  • La théorisation du lien entre lien social et rentabilisation économique, a été réalisée par Tara Hunt
  • Quel a été le regard des sociologues ?
  • ce phénomène d’appropriation est arrivé de manière très forte
  • dans un phénomène surgissant, on a tendance a croire que la techno a façonné les usages
  • or, c’est parce que notre société se transforme que les choses changent selon Stéphane Hugon
  • C’est un nouveau rapport au temps, à la consommation, au travail … c’est pour cela qu’au début de ce phénomène on avait l’impression que c’étaient les jeunes qui poussaient ces nouveaux réseaux, du moins au début, mais maintenant c’est toute une société qui se transforme.
  • 3 indices :
  • le rapport au temps : a été brutalement changé. On a dû faire le mythe du deuil du futur (on ne parle plus de carrière en recrutement RH par exemple). Il n’y avait plus de stratégies, que des tactiques. Le no future des Punks est devenu le lieu commun. On vit dans ce que Maffesoli a appelé le moment éternel. Nous sommes dans un temps de la réactivité immédiate.
  • la transformation de l’autorité  : on était dans une logique “verticale”, tirée de la société patriarcale, alors qu’on passe aujourd’hui à une société qui donne la parole à ceux qui se sont toujours tu : les jeunes, et aussi ceux qui pendant longtemps n’ont pas été considérés comme des experts : c’est le passage au fratriarcat. Ceci ne se fait pas facilement
  • le rapport à la confiance : pendant longtemps, ce rapport a été contractualisé. La confiance aujourd’hui c’est autre chose – il y a eu des “trahisons” de ce modèle – et on est passés au “communautaire”
  • 2 conséquences :
  • le rapport à l’expertise fait perdre leur pouvoir aux “experts”
  • crise de l’autorité (pour les journalistes, les hommes politiques,…)
  • il y a une préférence pour “ceux qui sont comme moi” qui ont la même expérience que moi, avec qui je peux partager mon expérience
  • disparition de ligne de commandement : émergence des réseaux spontanés (UK, pays arabes, logiques de guérilla, comme dans le terrorisme)
  • Que va-t-il se passer demain ?
  • 1er indice : la proxémie, néologisme des années 50, le retour d’un espace qui prend du sens et qui est un contact immédiat. Les médias sociaux permettent cela
  • 2ème indice : “le lieu fait le lien” (Maffesoli)
  • 3ème indice : les médias sociaux sont à utiliser comme des outils de création de territoire.
l’oeuf et la poule du changement sociétal / technologique – #innonapo was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Poll to Go : appplication originale pour réaliser des sondages courts

3 minutes pour une start-up …

le 19 août, j’ai rencontré Éric Tenin, ancien rédacteur en chef de PC expert, management, et plus récemment de « Courrier Cadres » (dans les trois dernières années), qui a profité de la cession du magazine de l’APEC à une société extérieure, pour fonder sa propre start-up que nous allons présenter ici.

Si Éric Tenin a réalisé toute sa carrière dans la Presse, il n’en est que mieux placé pour confirmer les problèmes de celle-ci ; et il n’hésite pas à utiliser le terme de « moribonde » pour la qualifier. Ces problèmes auxquels la Presse fait face aujourd’hui, Éric les compare à une véritable transformation industrielle, « c’est comme les mines de charbon, comme la radio contre la TV, Internet est venu changer complètement la donne ! ». Selon lui, Internet a supprimé beaucoup d’intermédiaires, comme dans l’industrie des voyages par exemple, et partout où il y avait des courtiers, et la même chose arrive aujourd’hui à la Presse selon lui.

Etre journaliste reste un métier, mais cela peut s’apprendre !

Toutefois, « être journaliste reste un métier » selon Éric, mais la différence que cela peut aussi s’apprendre en dehors des écoles selon lui. Il y a aussi un problème de temps, les blogs sont gratuits, et le résultat n’est pas si mal que ça selon Éric. Selon lui, le véritable problème de la Presse c’est un manque de valeur ajoutée : « pourquoi acheter un journal alors qu’on a la même chose gratuitement sur Internet ? ». Reste la vérification de l’information, si tant est que le client soit capable de faire la différence … Il y a donc – selon notre invité – dépréciation du média.

Une reconversion

Ceci nécessitait une reconversion, Éric se posa donc la question : « dans la Presse ou ailleurs ? » Il a donc créé une première entreprise en septembre dernier autour du contenu, qui a permis de dégager quelques revenus qu’il a immédiatement réinvestis dans une société appelée INSPIRAPPS, société de droit canadien, dont il est cofondateur, et qui fournit des applications mobiles.

Une première application sortie en juillet 2011 : Poll to Go

Il a donc sorti sa première application qui s’appelle Poll to Go et qui permet de faire des sondages courts sur Internet. Il suffit d’aller sur www.polltogo.com et de créer un sondage, ce qui génère un url court et un QR code, ce qui permet de lancer un sondage rapidement soit dans le cadre d’un événement, soit pour évaluer un cours, soit dans le cadre d’un sondage rapide sur le terrain.

D’abord les USA car la France est « fermée pendant les vacances »

Sa cible première a été les États-Unis, car « la France est fermée pendant les vacances », et son modèle d’affaires est un modèle Freemium, où les petits sondages de moins de 20 votes sont gratuits, alors qu’il faut acheter des crédits au-delà de cette limite. Les tarifs restent raisonnables, avec environ $60 pour 12.000 votes soit environ €50.

La concurrence

Il n’existe pas de système véritablement similaire, selon Éric, mais cela viendra forcément nous dit-il. Tous les acteurs qui font des enquêtes y viendront tôt ou tard, mais la seule façon de réussir sur un marché est de s’imposer nous dit-il et d’utiliser le réseau : c’est pour cela que pour Poll to Go a été conçu comme une application virale.

Laissons Éric me présenter sa start-up en trois minutes dans cette interview vidéo :

Poll to Go : appplication originale pour réaliser des sondages courts was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

3 nouvelles tendances dans le B2B

Je viens de lire un article passionnant publié en mai par McKinsey qui décrit 3 nouvelles tendances dans les ventes B2B (Three trends in business-to-business sales). D’après les auteurs, Christopher Davie, Tom Stephenson et Maria Valdivieso de Uster, la crise économique que nous venons de vivre a accéléré la transformation déjà initiée des relations commerciales entre les sociétés. Il s´agit de modifications catalysées par le durcissement de l’environnement des affaires.

Lire la suite …

3 nouvelles tendances dans le B2B was last modified: septembre 20th, 2014 by fredericquaranta

sécurisation des paiements en ligne : salon e-commerce 2010 1/4

Après un an d’absence, me voici à nouveau à e-commerce 2010 pour ce 3ème jour de la manifestation, au parc des expositions de la porte de Versailles à Paris (et après un trek de plusieurs km qui nous a emmené au delà du périphérique). Cette matinée est dédiée aux paiements en ligne, un sujet que nous traitons souvent et sur lequel je fais régulièrement des mises à jour.  Salle un peu vide aujourd’hui hélas, grève oblige …

Voici le compte-rendu de cette 3ème matinée (j’ai hélas raté les 2 premiers volets sur les paiements en ligne), qui comprend :

  1. une présentation de la société moneybookers, fournisseurs d’une solution sécurisée de paiements en ligne ;
  2. une présentation de Cardsoff, solution de social commerce et e-payment ;
  3. un état de la fraude sur Internet avec Verisign ;
  4. une présentation sur la stratégie de distribution avec paybox et l’excellent Frédéric Loos, qui anime le groupe dédié aux paiements en ligne sur Viadeo.

dans ce post, la 1ère présentation de Moneybookers, un excellent panorama des différents moyens de paiement pays par pays, et donc une mise à jour de mon mba ebusiness ESG sur ce point avec les derniers chiffres qui montrent de ce fait une totale stabilité du paysage. Chaque pays a ses solutions, ses particularités et ses préférences nationales et la nécessité de s’adapter à chaque cas particulier est donc impérieuse, comme par le passé, si l’on désire se développer à l’international.

Et comme d’habitude, c’est une société britannique qui réalise l’intégration européenne ! un comble, même si la possession d’une monnaie à part permet de comprendre la sensibilisation à la différence.

Moneybookers:  solutions de paiement locales par Maria Clara Perez (en charge des partenariats, Fr/UK/Sp) moneybookers.com

Comment gérer les paiements sécurisés à l’international ?

  • le marché français est un des 5 plus importants en Europe, mais si vous voulez vous développer en ligne, il faut se tourner vers l’international
  • quels sont les facteurs clé?
    • être conscient des spécificités locales des moyens de paiement
    • avoir une approche locale en matière de risques
    • => chercher des alliés qui aient l’expertise int’l
  • 1. Moneybookers
    • entreprise UK fondée en 2001, contrôlée par la FSA (UK)
    • supporte plus de 100 moyens de paiements dans 200 payas
    • plus de 60.000 marchands utilisent cette solution
  • 2. état des lieux, France par rapport à l’Europe
    • ~8M€ sur 170M€ en Europe, +30%, bonne progression
    • FEVAD: la France est parmi les plus mûres mais il y a encore du potentiel chez ses voisins. La France est dans la moyenne, mais il serait dommage de ne pas aller à l’international vu cette maturité
    • 78% des internautes français, donc parmi les plus importants en Europe
    • La France est proche de la moyenne Européenne
  • 3. Comment se préparer à l’International?
    • connaître les spécificités locales
      • US/UK : surtout des cartes de crédit (Visa, Mastercard etc.)
      • mais les marchés n’utilisent pas les mêmes options de paiement
      • France : + de 50% par CB, mais en Allemagne, ça ne suffit pas (ce qui prédomine c’est le débit direct)
      • Idem en Espagne (4B, Euro 6000), Ideal en Scandinavie etc.
    • avoir l’expertise, donc comment aller à l’int’l en trouvant un partenaire qui ait cette expertise ?
  • 4. Comment se prémunir du risque ?
    • en France, il y a peu de complexité dans les vérifications (toutes les IP sont françaises etc.)
    • KYC: know your customer : savoir où il se trouve, quelles sont les options de paiement qu’il utilise etc.
    • connaître la traçabilité des paiements : 200 vérifications pour chaque paiement chez Moneybookers: ex: si un site Allemand reçoit un paiement d’un client français. on vérifiera que sa CB n’est pas une CB candienne par exemple. si c’est le cas, on vérifie les infos avant de valider la transation
    • protection contre les chargebacks
    • conformité à PCI-DSS et autres standards internationaux : les marchands qui reçoivent des paiements par Visa et Mastercard doivent être certifiés PCI-DSS. Ceux qui ne le sont pas auront des problèmes juridiques. Passer par un prestataire comme Moneybookers permet de se dispenser de cette formalité
    • (circuit de validation Moneybookers)
    • Q&R :
      • Q: FIANET : on ne peut pas refuser un paiement en fonction uniquement d’un scoring en France, c’est un refus de vente et c’est illégal
      • R: Si le scoring est négatif mais que toutes les vérifications sont OK, le paiement sera accepté
      • Q: vérifications offline ?
      • R: oui mais les principales sont faites en ligne
      • Q: enregistrement obligatoire ?
      • R: il y a 2 genres de paiement offerts par Moneybookers: 1. le paiement direct sans enregistrement 2. le porte-monnaie électronique avec enregistrement
      • Q: 3D Secure
      • R: Moneybookers est très supporter de 3D Secure, malgré les critiques contre 3D Secure et le temps de transformation. Si le client s’est déjà enregistré directement via sa banque on va lui demander. Sinon, on ne lui impose pas. C’est une initiative de la Banque.

à suivre dans la 2ème partie …

sécurisation des paiements en ligne : salon e-commerce 2010 1/4 was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

l’ADN de l’entreprise innovante : seuls les plus aptes survivront-ils ?

Avouons-le franchement, ma note de biologie au bac ne me permet pas de parler en toute connaissance de cause de la génétique ni de la façon dont elle a révolutionné les sciences – et j’en conviens – les sciences sociales et le management particulier. Je vais néanmoins passer outre ce problème pour présenter le livre d’Isabelle Denervaud et Olivier Chatin intitulé l’ADN de l’entreprise innovante qui est paru récemment aux éditions Pearson, sous le patronage de Bearing Point
dont les deux auteurs sont respectivement Directeur associé et Président.

En effet, sans pouvoir juger de la pertinence de la métaphore sur un plan scientifique (double hélice insiste Philippe Lemoine dans son introduction, simple hélice dans la version finale du livre, etc. je ne suis pas sûr que ce soit la question la plus importante). Ce sont des questions cruciales que se sont posées les auteurs, et dont les discussions théoriques sur la métaphore scientifique pourraient hélas éluder l’importance :

  • A : faut-il avoir un code génétique particulier pour innover ? C’est-à-dire, certaines entreprises, plus que d’autres, sont-elles bloquées dans leur capacité d’aller en avant ?
  • B : à supposer que cela soit vrai, l’entreprise en question peut-elle s’adapter à son environnement extérieur et nouer les bonnes alliances ? (c’est à dire, pour employer le parallèle suggéré par les auteurs, modifier son ADN via ses des interactions et adopter de nouveaux comportements. Voir le schéma 1 de la page 17 ci-contre) ;
  • C : à supposer toujours que A & B se vérifient, les entreprises les plus agiles seront-elles les seules à survivre ? Et donc assisterait-on à une Darwinisation du monde économique où seuls les plus aptes pourraient survivre (« survival of the fittest »).

Et qu’est-ce qui nous amène à nous poser ces questions ? Les auteurs réspondent : l’entreprise hyper-connectée (figure §4 à gauche). Le consommateur – devenu consommacteur selon une formule désormais bien connue – est venu bouleverser les bases de la recherche-développement à grand papa, forçant les entreprises à s’adapter en permanence, et à se transformer en profondeur pour embrasser les nouveaux outils de communication (voir à ce sujet, le programme de la future conférence Media-Aces du 16 mars).

Il est vrai que ces temps-ci les des exemples de secteurs bouleversés par la désintermédiation et les évolutions rapides des comportements abondent. Ce n’était pas le cas il y a encore quelques années : Industrie photographique, industrie du disque, éditions et presses, transport et tourisme (cherchez une agence de voyages traditionnelle et  comptez celles qui ferment et les rachats d’enseigne) etc.  même si je suis d’accord avec Thierry Maillet pour reconnaître les limites de la désintermédiation et la résurgence de l’intermédiation.

Denervaud et Chatin marquent un point. Et même un deuxième, car il est vrai qu’il y a des entreprises où tout est possible, certaines un peu moins et d’autres encore où l’initiative est la créativité sont muselées, et où rien n’est possible en termes d’innovation. La résistance au changement n’est pas le fait que d’un seul facteur, souvent l’âge décrit comme un facteur aggravant, mais bien de plusieurs facteurs concomitants. Qu’est-ce qui définit donc une société innovante, dont les gènes sont naturellement bien orientés et préparent les changements de demain ? Voici les ingrédients qui selon les auteurs, pourraient vous aider à séparer le bon grain de l’ivraie :

  • Premièrement : les acteurs et les profils. Car il y a plusieurs profils possibles (voir le tableau fort bien fait de la page 37 et que je traduirai certainement pour mon prochain cours de Dauphine – version 2007 ici) : explorateurs, modificateurs, anticipateurs et expérimentateurs ;
  • Deuxièmement : idéation et créativité. Pour éviter de tourner en rond et réinventer la roue et aussi pour faire bouillonner l’entreprise tout en encadrant sa créativité dans un processus ;
  • Troisièmement : l’émotion (marketing, design, sciences humaines) qui peut rendre l’innovation désirable et permet de mettre les sens du client l’action. Cela comporte quatre actions : différenciation, coordination, transformation et évaluation ;
  • Quatrièmement : collaboration et exécution car il ne suffit pas d’inventer, il faut savoir livrer l’innovation.

C’est bien vu et démontre assez clairement la complexité dans l’innovation. On comprend mieux pourquoi toutes les entreprises ne sont pas dotées de cet ADN là ! Et ce n’est pas tout, car ensuite l’entreprise doit-elle encore se plonger dans son environnement, nouer des relations complexes et fructueuses et survivre à un environnement en mouvement. Ouf ! On comprend pourquoi il y en a beaucoup qui préfèrent la finance.

Voilà donc une contribution intéressante à la littérature, déjà riche, de l’innovation, sujet qui semble avoir survécu à la crise au-delà de nos espérances, et bien mieux que précédemment (crises des années 80,92-95 et 2001). Et dans un sens, cela se comprend aussi ; l’innovation c’est l’enthousiasme, c’est la créativité, c’est la vie en quelque sorte, il n’y a donc pas grand-chose d’étonnant à ce que l’analogie darwinienne ait été choisie par nos deux auteurs consultants.

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