Vous prendrez bien un petit kawa, 1er épisode : le thème et le plan du livre #petitkawa

tv-largeL’idée a germé en un week-end en discutant avec Madame Gourvennec, toujours de bon conseil, qui nous entendant parler avec Hervé de notre futur ouvrage « la communication digitale expliquée à mon boss » a suggéré que nous en fassions une web série, toutes les semaines (ouvrables), avec Hervé autour d’un café. Notre éditeur s’appelant Kawa, vous avez tout compris … Voici donc la première partie et le premier épisode de cette série – probablement une des Web-séries de l’année 2013 Winking smile – avec le sujet et l’introduction de ce nouveau livre en préparation.

Tout d’abord le thème : la question s’est posée rapidement de savoir si nous devions écrire une suite à les médias sociaux expliqués à mon boss ? L’intérêt pour les médias sociaux étant désormais généralisé à la plupart des entreprises, nous n’avons pas hésiter à en changer le périmètre et à l’élargir largement dans cette nouvelle édition à l’ensemble de la communication digitale. Les enjeux qui sont ceux des responsables digitaux dans les entreprises vont bien au-delà des seuls médias sociaux, même si ceux-ci prennent une part de plus en plus importante dans l’ensemble du dispositif.

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Ensuite, un livre de sensibilisation à des outils dont nous sommes désormais tous utilisateurs à titre professionnel et personnel n’a plus véritablement de sens aujourd’hui. Nous préférons ajouter un chapitre à la fin de l’ouvrage pour ceux qui auraient « raté le coche » et qui se demanderaient encore comment et pourquoi, voire même si c’est tout à fait pertinent, de sauter encore dans le train en marche.

vous prendrez-bien un petit kawa !–épisode n° 1–thème et plan du livre

Enfin, ce qui nous a frappé, au vu de notre expérience du terrain, c’est que bien que le digital prenne une importance croissante, et que la transformation digitale des entreprises soit quelque chose de courant, il serait faux de croire que ce travail de transformation est terminé, loin de là. Beaucoup font du digital par mode, sans en comprendre vraiment les enjeux, les luttes organisationnelles faisant souvent oublier la logique. Humain et même trop humain me direz-vous, c’est justement pour cela qu’un livre adressé à nos boss est pertinent aujourd’hui. Nous reviendrons dans un autre épisode sur les détails et les angles d’approche de ce que nous faisons et développerons dans ce livre.

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Quant à l’articulation du livre, pour l’instant, et alors que l’encre n’est pas encore sèche, après une introduction de quelques notes de préface par des personnes reconnues du monde de l’entreprise et du digital (tout cela n’est pas encore complètement arrêté à ce jour) on observera 5 sections dans ce livre et une conclusion. On partira de l’importance du digital, son historique, ses caractéristiques et son évolution et nous reviendrons sur ce phénomène avec force chiffres et informations destinée à convaincre votre boss. La 2ème section sera dédiée au contenu et au marketing de contenu (alias « Brand content » en Franglais) car celui-ci est devenu un élément fondamental du marketing aujourd’hui, et mérite à lui seul un énorme chapitre.

Les protagonistes du livre pratiquant eux-mêmes le marketing de contenu depuis de nombreuses années, certains pour plus de 15 ans, de nombreux conseils seront échangés dans cette partie. La section numéro 3 sera dédiée au développement de sa communication digitale et rentrera plus dans les aspects mécaniques et tactiques. La section numéro 4 sera dédiée à la structure de la communication digitale, la gouvernance, les mécanismes de fonctionnements organisationnels divers et variés. La dernière partie sera comme nous l’avons évoqué tout à l’heure, dédiée à ceux qui ont « raté le coche ».

Le livre sera bien entendu, comme le précédent, agrémenté de nombreux témoignages d’experts, de membres de media-aces et aussi, c’est une nouveauté, d’experts internationaux.

Nous reviendrons dans un prochain « petit Kawa » sur ce point de l’internationalisation du livre.

Vous prendrez bien un petit kawa, 1er épisode : le thème et le plan du livre #petitkawa was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

« vendre sur Facebook, c’est complètement nul ! » (tribune libre)

exclamation-largeLes pieds dans le plat ! Nous accueillons pour la deuxième fois la tribune libre de Denis Fages dont on peut dire tout de go qu’il ne mâche pas ses mots ; et j’aime bien la façon dont il amène le débat sur des sujets qui sont au cœur des questions des e-commerçants. Je viens à l’instant d’achever la lecture d’une étude réalisée par le SNCD et dont on peut voir un extrait public ici. Dans cette étude, fort bien présentée, réalisée sur un échantillon de 10,934 répondants majeurs représentatifs des “socionautes”, j’y ai appris que “15% des internautes seraient devenus clients d’une marque grâce à un réseau social” et encore que si les achats à travers les réseaux sociaux ne représentent que “3% des socionautes actifs, 27% se déclareraient prêts à s’adonner au s-commerce”. Reste à voir quelle a été la méthodologie de cette étude, mais dans cette attente, peut-on rester totalement sceptique ou peut-on déclarer comme Denis Fages qu’il faut revenir aux fondamentaux ? Il est vrai que les e-commerçants présents au e-commerce 1to1 de Monaco en Mars 2012 étaient entièrement d’accord avec Denis : une boutique sur Facebook, ça ne marche pas. Je penche aussi pour une vision où le commerce social est forcément une expérience intense, liée au véritable commerce, comme je l’ai démontré dans ma présentation au Digital Media Forum. Voilà, le débat est posé, à vos souris ! …

par Denis Fages

Comme tous les « petits » e-commerçants qui travaillent dur pour grossir… je n’avais pas de temps à perdre. Je devais me concentrer sur l’essentiel : Mettre en place tous les ingrédients clés pour parvenir à un bon taux de transformation tout en travaillant constamment ma génération de trafic et en prenant soin de mes clients…

Je n’ai jamais compris l’engouement pour Facebook et la soit disant nécessité de s’y intéresser lorsque l’on fait du e-commerce. Le fait que tant de marketeurs, apparemment brillants et censés, puissent croire à de telles chimères me sidère encore aujourd’hui.

Revenons aux fondamentaux
Google (en référencement naturel ou en AdWords) apporte une véritable révolution marketing. Il permet de toucher un prospect en phase de recherche, le prospect idéal. Mieux, il permet de le toucher au moment ou celui-ci est complètement disposé à accepter de rentrer en contact. Il désire être informé.

[Facebook ou Google ? Quel est le meilleur endroit pour faire du commerce ?]

Ceci fait de Google la première brique idéale d’un processus moderne de marketing basé sur la permission.

Facebook, c’est du divertissement.
Lorsqu’on fait de la publicité sur Facebook, on cherche à détourner la personne qui se divertit pour tenter de lui faire acheter un produit auquel elle n’était pas du tout en train de penser.

Dans le cas de Facebook, c’est de l’intrusion. On tente de détourner l’attention du prospect, comme avec de la publicité traditionnelle. Dans le cas de Google, on accompagne l’intention du prospect, on l’aide dans sa quête.

On ne navigue pas dans les mêmes eaux !
D’ailleurs je suis toujours effaré par les stats sur Facebook… Cela prouve bien l’inutilité de toutes ces dépenses…Nombre de fans, de like… On est loin du CA, de la marge et du ROI d’Adwords… C’est peut être très bien pour Facebook, tous ces « j’aime » inter-facebook. Mais cela ne fait pas de business !

J’ai cependant voulu tester et vérifier si on pouvait vendre, directement ou indirectement sur FB. On a fait une page fan, on a mis des boutons j’aime partout sur les site et dans les Newsletters, on a eu des centaines de fans. On a même synchronisé notre boutique complètement sur facebook ! On pouvait se promener dans notre catalogue de 500 produits (de cafés), remplir son panier et acheter… sans quitter Facebook sauf au moment du paiement… Résultat ? : Des ventes qui se comptent sur les doigts d’une main ! Totalement nul.
L’effort n’est absolument pas proportionnel au résultat.

Recruter des prospects sur Facebook, c’est peut-être jouable pour certaines marques dans le divertissement, mais pour la majorité des entreprises, c’est juste du temps perdu.

Quand à l’animation ou la fidélisation sur Facebook ?

Une amie e-commerçante m’expliquait qu’elle ne faisait pas de Newsletter mais qu’à la place elle communiquait à sa « communauté » sur Facebook. C’est du délire ! Moi je ne veux pas de communauté Facebook, je construis mon fichier client. Il vaut de l’or. C’est la valeur de mon entreprise. Je ne veux surtout pas donner ce trésor à Facebook. Encore une fois, à moins d’avoir comme clients des ados qui n’ouvrent plus d’emails car il ne parle qu’avec facebook, construire une base de données propriétaire de prospects et de clients puis communiquer par email reste la bonne stratégie. Une entreprise doit rester au point cause sur son marketing.

Je veux que mes prospects/clients agissent suite à mes communications de la façon prévue ; que je les incite à venir sur mon site et à acheter. Je ne veux pas qu’ils agissent en cliquant sur j’aime ou en écrivant un commentaire (bon ou pas, ce n’est pas le problème) sur mon entreprise à destination de leurs amis. Cela ne génère aucun profit nia court terme ni sur le long terme. !

Quand est-il de l’importance de l’image et des Relations Publiques ?

Bien sur qu’il faut être présent partout, être visible et communiquer, mais il faut être à la source des communications, pas au point effet. Ce n’est pas en transférant son CRM sur Facebook qu’on contrôle son destin.

Je n’ai rien contre les réseaux sociaux. Personnellement, je préfère que les gens s’amusent, communiquent, contribuent ou “likent” plutôt que de s’abrutir à regarder la télé. Il est clair que le temps passé sur facebook est du temps de loisir pris sur du temps « de télé ». Plutôt que de subir les mauvaises nouvelles des journaux télé et la bêtise généralisée des émissions people en n’ayant qu’une zapette pour être « cause », au moins sur Facebook, Youtube on est pas simplement un spectateur. On est « un peu » cause en commentant, en partageant, en échangeant avec des gens. Mais on est loin, très loin d’être en phase active de recherche pour acheter, comme sur Google.

C’est donc les règles de l’intrusion qui s’appliquent.

User d’astuces, de jeux (plus ou moins racoleurs de préférence), de subterfuges pour parvenir à détourner l’attention des gens afin de leur balancer un message, qu’ils regardent en baillant… pour vote retourner à leur vrai jeu : Lire les gags, créations et commérages de leurs milliers d’amis-d’amis.
Oh c’est sûr, Facebook plait aux publicitaires qui peuvent vendre de la « création » aux marques… Et vendre beaucoup de vent autour et de la nécessité absolue de soigner son image de marque et de l’impact colossal de ses milliers de like et de fans …

J’étais dégouté de voir sur fiverr (au demeurant incroyable) les offres « Je vous fais 1 000 fans pour 5$« , « Je vous fais 10 témoignages en vidéo pour 5$« , etc. Et vous voudriez que tout ce brouhaha soit réel ? Et vous pensez que ce « business » puisse être ethique, rentable, sain ?

Un vrai pro du marketing, quelqu’un de rompu aux techniques de marketing direct et au bon sens du marketing de la permission ne tombe pas dans ces pièges.

Les sirènes de Google sont tout autres…

Les résultats de pub adwords sur le réseau Google sont en béton : Des ventes et du CA, sonnants et trébuchants. Les multi-ciblages proposés sur le réseau de Display vont très loin et le réseau publicitaire est énorme. Google n’a pas grand chose a envier à Facebook même ce formidable chiffre … « 1 milliard d’inscrits » ! Google pourra surenchérir facilement avec ses 2 milliards « d’accros » qui l’utilisent tous les jours, pour apprendre, trouver, s’informer, chercher, découvrir… pas juste pour s’amuser.

Le jour ou tout le monde fera ses recherches dans Facebook n’est pas arrivé.

Je veux bien que l’on pense que le vent à tourné à ce moment là. En attendant, ami e-commerçant, ami entrepreneur, ami-marketeur, ne perds pas ton temps avec Facebook, deviens plutôt un top professionnel de Google. A la fois en naturel et en Adwords, il y a vraiment des prospects aàattraper, du chiffre d’affaire à encaisser.

C’est diablement plus important que des fans et des “likes” qui ne durent qu’un instant…. Et si tu veux économiser ton temps et énormément d’argent, je t’invite à apprendre à optimiser à fond tes campagnes AdWords… C‘est prioritaire.

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Denis Fages, ancien e-commerçant, est l’auteur d’un Guide d’optimisation de Google Adwords fort complet, inspiré par le best-seller américain de Perry Marshall. Ce guide est illustré par JWEB, agence spécialiste d’Adwords. Dans ce guide, vous apprendrez en détail comment fonctionne Adwords, les critères de la réussite, on vous donnera des tuyaux pour choisir vos mots-clefs et rédiger des annonces percutantes…

« vendre sur Facebook, c’est complètement nul ! » (tribune libre) was last modified: septembre 20th, 2014 by denisfages

Adwords : comment les marketeurs engraissent Google (tribune libre)

Google est-il devenu un grand méchant loup ?

$-largeEn acceptant d’accueillir la tribune libre de Denis Fages, auteur d’un guide fort bien fait sur les Adwords, plein de questions se sont bousculées dans ma tête. Moi qui suis un fan de la première heure de la start-up de Larry Page et Sergueï Brin, qui refuse d’utiliser un autre navigateur que Chrome, qui suis un utilisateur intensif payant de Picasa et qui utilise aussi Google pour des raisons professionnelles… ai-je le droit de critiquer la firme de Mountain View ? Est-ce bien raisonnable ? C’est qu’aujourd’hui, soit 15 ans après son lancement, le Petit Poucet est devenu un géant, que d’aucuns aimeraient voir décrit comme… un ogre. Je ne suis pas un adepte de la théorie du complot, mais force est de reconnaître que la start-up est devenue l’égale de Microsoft (voir ici une comparaison des deux capitalisations boursières), et attire donc le même genre de critiques. Hors de cette question de savoir si on aime ou déteste Google dans sa configuration de multinationale toute puissante, et mis à part les hoquets de la Bourse que je me garderais bien d’ériger en règle, remarquons toutefois que le nouveau géant a la force de ses faiblesses. Le modèle économique de Google, uniquement basé sur la publicité et son moteur de recherche, est ce qui fait son point fort … et son talon d’Achille (ce qui fait dire à Georges Nahon que Google comme Facebook sera « Yahooé !« . Au-delà de cela, ce qui m’interpelle, c’est le comportement regrettable et critiquable de trop de marketeurs. S’il y a problème, décrit ici par Denis Fages avec beaucoup d’à-propos, c’est sans doute plus le fait des clients du célèbre moteur de recherche/publicité, que celui d’une quelconque volonté de nuire ou d’hégémonie malsaine. Place au point de vue, très incisif et pertinent, de Denis Fages, et si vous le désirez, au débat :

Adwords : comment les marketeurs engraissent Google (tribune libre)

une tribune libre par Denis Fages

Quelques faits à méditer pour commencer :

  • plus de 95% du CA de Google provient d’Adwords, soit plus de 40 milliards de $ (source webrankinfo)
  • 3% seulement des annonceurs sur Adwords récoltent plus de 50% du trafic
  • plus de 50% des comptes Adwords tourneraient tout seuls, sans que quiconque vienne y toucher pour les optimiser pendant plusieurs mois (source www.PerryMarshall.com)
Google Adwords : une spirale infernale ?
Google Adwords : une spirale infernale ?

Ceci est une introduction au gâchis général qui a lieu au profit de Google. D’ordinaire, plus les annonceurs sont gros, moins la direction suit de près les dépenses publicitaires et leur optimisation. Inversement, dans une TPE et particulièrement chez les e-commerçants (c’était mon cas durant 6 ans), optimiser Adwords est une nécessité. Lorsqu’on vérifie le retour sur investissement de chaque euro dépensé, on optimise véritablement ses dépenses. Et si on n’est pas suffisamment professionnel, la seule alternative est de couper la campagne Adwords.

Les agences web ont bénéficié et profité trop longtemps de l’ignorance de leurs clients concernant Adwords et le web marketing en général mais aussi de la facilité à obtenir du trafic à bon prix sur Adwords au départ. Ceci a duré une bonne décennie. Mais les temps doivent changer. Le gaspillage est trop préjudiciable dans des temps de crise comme le notre et il est trop souvent insoupçonné.

La concurrence est devenue plus forte sur Adwords en France. L’ingénieux système d’enchères de Google, heureusement mixé à de la pertinence, a fait monter les prix du clic d’une façon colossale, au profit de Google.

La technicité requise pour gérer Adwords correctement est telle que très peu de comptes sont véritablement optimisés. Il faut savoir qu’il est extrêmement courant, par exemple, d’acheter par facilité un clic en « requête large » alors qu’il aurait pu être acheté bien moins cher en « requête exacte ».

comment se faire avoir facilement : explications

Explications (simplifiées) pour ceux qui ne connaissent pas le sujet : Vous décidez de faire apparaître votre pub sur Google pour toute requête tapée par un internaute qui contient le mot « café » car vous vendez du café… Cela peut sembler de prime abord pas stupide… C’est une requête « large », qui ratisse large et qui va donc s’afficher pour toute requête comprenant le mot café comme « café de flore », « café pédagogique », « café de la gare »… Ce qui est totalement hors sujet. C’est donc en fait très stupide. Ou plutôt, c’est vraiment du gaspillage pour de nombreuses raisons que je ne peux pas détailler dans cette introduction.

ce qu’il fallait faire 

Vous devez donc plutôt prévoir de miser sur des requêtes plus longues, exactes et précises. Elles cibleront un public beaucoup plus enclin à acheter du café comme : « café en grains » « café moulu bio », « café éthiopie pas cher »…

Dans le premier cas, vous risquez de payer le clic pour une requête large 1€ ou plus alors que les clics pour une requête longue et précise « Achat café grain grand cru » sera 2 à 3 fois moins chère, à 0,40€ et amèneront un taux de transformation sur votre site jusqu’à 10 fois meilleur.

C’est sur, cela demande plus de travail, mais surtout une bonne compréhension de comment tout cela fonctionne précisément. Heureusement, il existe des tas d’outils et de techniques pour trouver ces requêtes longues et miser dessus, bien moins cher.

Gérer Adwords impeccablement nécessite de vrais talents :

Se focaliser sur la qualité du trafic obtenu et donc son taux de conversion ; optimiser ses pages d’arrivées et tous les tests que cela implique, rédiger des annonces qui vendent, un vrai challenge quand on ne dispose que de quelques mots (95 caractères) ; gérer des milliers de statistiques et leurs évolutions…

La solution de facilité semble évidemment de passer par une agence « spécialisée » … qui maîtrise tout cela. Vraiment ?

Mais comment sera-t-elle rémunérée ? Sur l’optimisation, sur le retour sur investissement, sur les dépenses ? Aujourd’hui, un annonceur se doit d’avoir en interne une compréhension parfaite d’Adwords pour superviser vraiment l’optimisation et les dizaines de milliers d’euros dépensés dans les campagnes Adwords.

des agences qui ne jouent pas toujours le jeu

Personnellement, j’estime que les agences qui se font payer de façon proportionnelle au budget dépensé sur Adwords, par exemple 15% des dépenses, ne jouent pas le jeu. Elles n’assument pas leur rôle véritable de techniciennes devant optimiser au mieux vos dépenses. Il existe des agences qui travaillent vraiment à la performance. Vous payez alors vraiment le temps passé par des experts dont les intérêts sont alignés avec les votres. La différence est de taille !

Aux USA, le business sur l’optimisation d’Adwords s’est énormément développé, à la fois avec des outils logiciels mais aussi avec des experts.

Sachant que c’est uniquement l’intelligence qui génère la vraie pertinence et la qualité rédactionnelle, il est bien plus profitable de se former pour comprendre et maîtriser le sujet plutôt que de faire appel à des « solutions » automatiques visant à éviter le travail humain.

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Denis Fages est l’auteur d’un Guide d’optimisation de Google Adwords fort complet, inspiré par le best-seller américain de Perry Marshall. Ce guide est illustré par JWEB, agence spécialiste d’Adwords. Dans ce guide, vous apprendrez en détail comment fonctionne Adwords, les critères de la réussite, on vous donnera des tuyaux pour choisir vos mots-clefs et rédiger des annonces percutantes…

Adwords : comment les marketeurs engraissent Google (tribune libre) was last modified: septembre 20th, 2014 by denisfages

Jean Marie Dru (TBWA) « le digital est la nouvelle réalité de la communication » – #hubforum

C’est Jean Marie Dru, président de TBWA worldwide qui a ouvert la version 2012 du Hubforum dont Orange est le sponsor. Il s’est présenté en “vétéran de plus de 40 de la communication” et a avoué “ne pas pouvoir prétendre prédire l’avenir”. Sa présentation ne s’est donc pas tournée vers l’avenir mais le présent de la communication avec deux constats pour le marketing numérique (digital) en 2012.

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[Jean Marie Dru ce matin dans son discours d’introduction du Hubforum 2012]

Premier constat fait par le grand patron de Pub : “Le digital est la nouvelle réalité de la communication” a affirmé Jean Marie Dru, décrivant un monde où l’Internet est entré dans tous les comportements de la vie et de l’économie, en phase avec une présentation que j’ai réalisée récemment et qui est disponible sur l’espace Slideshare d’Orange. Il n’est donc plus possible de “laisser le digital dans son coin”, il est devenu une composante majeure de tout ce que nous faisons.

  • Jean Marie Dru a montré l’exemple Tesco homeplus en Corée du Sud (qui a donné aussi des idées à Carrefour plus récemment) et un autre permettant de commander une Pizza depuis un aimant sur un frigo (voir l’opération VIP fridge magnet Dubai) ;
  • Il a avoué également “ne jamais imaginer qu’il pourrait avoir autant d’ingénieurs dans son réseau d’agences”, montrant ainsi la transformation du monde de la communication ;
  • le métier de l’agence est en train de changer et tous les marchés sont en train de se réinventer en profondeur. Le digital est donc bien au cœur de ces activités, et par voie de conséquence, de celles de ses annonceurs.

Deuxième constat du patron de TBWA, le digital est multi-disciplinaire et n’est pas réductible à une seule agence :

  • le digital n’est pas une discipline, c’est “un élément de régénérescence de toutes les disciplines” ;
  • Chez TBWA le digital est donc dilué dans toutes  les composantes des agences qui font partie du groupe (buzz/RP/relations blogueurs/publicité en ligne/développements web/e-commerce etc.) ;
  • le service client est aussi confronté à une révolution sous l’impulsion du digital et les annonceurs doivent en tenir compte.

En conclusion, selon Jean Marie Dru, il est impensable qu’une marque globale limite le digital à un seul département. Deuxièmement, si la gestion d’une marque doit intégrer un message global, elle doit aussi adapter son message aux spécificités locales. Ainsi, TBWA n’a pas choisi d’avoir un pôle digital dédié mais d’intégrer le digital dans chacune de ses activités. cette révolution du digital se retrouve chez la plupart des annonceurs qui affichent suffisamment de maturité.

Jean Marie Dru (TBWA) « le digital est la nouvelle réalité de la communication » – #hubforum was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

4 exemples concrets d’open data, open innovation et open source – #uemedef12

Ce n’est pas seulement une vision utopique : même l’EDF met ses outils de simulation en open source : bienvenue dans la culture du partage et de l’innovation

innovationL’ouverture des données, des sources, des documentations et de l’innovation, ce n’est pas seulement un concept. “Les risques de vol de propriété intellectuelle existent” a dit Mme Tournassoud de SNCF  Transilien lors de ce débat de l’université du MEDEF. En fait, paradoxalement, c’est le fait de savoir que ce risque existe, qui fait que l’entreprise peut se “déstresser” car “rien n’interdit à personne de vérifier le taux de régularité” des transports. Ce qui motive, c’est le savoir que “le bénéfice dépasse les risques” a ajouté la responsable du transporteur français. Mais cette ouverture et ce désir de transparence et de collaboration n’est pas seulement l’apanage des sociétés publiques ; des sociétés comme Somfy l’ont démontré aujourd’hui au Medef. Une leçon de management fondamentale, à l’inverse des croyances et des mythes de l’innovation.

débat animé par Amaury de Buchet (UlyssCo/ESCP), avec la participation de :

  • Frédérique Finiti-Broisin (Somfy)
  • Philippe Galland (Alfersco – société 100% open source)
  • Stéphane Andrieux (EDF R&D)
  • Françoise Tournassoud (SNCF Transilien)

image[une vision ouverte de l’entreprise]

EDF : les plans des centrales nucléaires en open data ?!

  • la R&D d’EDF c’est environ 2000 personnes et le but de ce service est d’élaborer des outils de simulation (ex: le logiciel de simulation de résistance aux séismes de Fessenheim). EDF a décidé de mettre ces logiciels en open source avec leur documentation, sous la supervision des autorités de sûreté).
  • Le premier but était de créer une communauté pour fiabiliser les logiciels et démontrer les outils, ainsi que de permettre d’aller en direction des universités afin de créer un pool de gens familiers des principes d’EDF
  • 6 grands logiciels sont en open source. Le logiciel “Code_Aster” (www.code-aster.org : 1.6m lignes de codes) est le plus gros et a représenté une cinquantaine de millions d’euros d’investissement.
  • les réticences ont été vite surmontées grâce à la communauté a ajouté monsieur Andrieux car “quand on a une communauté bienveillante, il n’y a pas de problème”.

Transilien ouvre entièrement le kimono

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[Mme Tournassoud de la SNCF Transilien]

  • démarche d’open data et open innovation lancée par la direction de “manière volontariste”.
  • Pourquoi ? et pourquoi si rapide ? (décision 2011, mise en œuvre dès début 2012) : 3 m de déplacements dans les trains et les RER de la SNCF chaque jour et il y a un grand phénomène, c’est la saturation des lignes (augmentation du trafic de 30% depuis 20 ans).
  • La grande priorité de la direction c’est qu’on trouve rapidement des leviers d’amélioration de la qualité de service au quotidien. Cela a semblé être une démarche très forte et les objectifs sont :
  • s’inscrire dans l’écosystème de l’île de France avec une vraie capacité de déployer plus de services dans cet écosystème
  • une vraie transformation de l’entreprise en allant plus vite et en mettant en place un changement culturel : “on n’a pas une exclusivité de l’idée francilienne”
  • développement de 4 pans : 1) aller chercher les idées des clients en félicitant les gagnants qui ont été désignés par leurs pairs et non par l’entreprise (voilà qui est courageux) 2) l’ouverture des données 3) aider les développeurs pour qu’ils puissent faire naître les applications ; création d’un “hackathon” en juin 4) interne : porter aussi l’innovation à l’intérieur du transilien ; lancement d’un “hackday” pour initier les idées de produits en support des clients.
  • ex : un participant a proposé une application qui conseille le client pour optimiser son trajet en fonction de la charge et de l’encombrement
  • “la structure fermée de nos entreprises est dépassée” a avancé Mme Tournassoud, mais il faut être très courageux et avoir “beaucoup d’audace”. “Ce qui a fait basculer la décision, c’est le fait que cette démarche était entièrement orientée client”.

Ceci étant, la démarche ne s’impose pas à tous de la même façon, témoin cet article sur la ratp et ses revirements sur l’ouverture de ses données de trafic et d’horaires.

Somfy  : une ouverture progressive

  • Somfy est un des leaders de l’automatisme domotique ; c’est une société jeune d’à peine 40 ans
  • 1ère démarche : créer un consortium industriel dans le secteur
  • création d’une technologie (e-home control) créée en partenariat avec Velux qui a un métier proche. Le but est d’avoir une technologie radio native et compatible. Cette technologie a été créée et mise à disposition d’autres industriels qui deviennent partenaires des deux créateurs.

  • 2ème démarche : permettre l’échange des données (2007)
  • faire évoluer la technologie vers l’Internet et permettre les automatismes d’évoluer vers les équipements de la maison.
  • l’idée a été de fonder une spin-off avec un dirigeant créateur et actionnaire. Une société a été créée qui a été gardée séparément
  • 3ème étape : pour mi année 2013, Somfy prévoit d’ouvrir son SDK (Software Development Kit) en open source afin de générer plus d’innovation

AlFresco : éditeur de logiciel open source et entreprise open source

  • cette société a été fondée par le fondateur de Documentum John Newton, et est “une société spécialisée dans le référentiel d’entreprise”, données souvent les moins bien gérées dans l’entreprise.
  • La réalité terrain c’est que tous les jours on est loin des concepts qui sont présentés dans les conférences et le besoin est en fait beaucoup plus simple, c’est surtout un enjeu de classement et de récupération des données. “La réalité est souvent beaucoup plus simple”.
  • Mais l’éditeur ne fait pas que réaliser des logiciels open source, c’est aussi une entreprise open source, qui accepter d’écraser ses marges, de mettre tous les plans de développement sur Internet “dès le premier jour”. C’est ce qui est le plus important a dit M. Galland, c’est de créer l’écosystème
  • Depuis la création d’Alfresco, 4m de téléchargements ont été réalisés et le logiciel est présent dans 140 pays.
4 exemples concrets d’open data, open innovation et open source – #uemedef12 was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec