Telecom Ecole de Management lance son eMBA 100% digital et innovation

earth-smallHier soir, 13 juin 2013, j’ai bravé la grève et le froid sibérien afin d’assister à la présentation de l’executive MBA de Mines Telecom Paris (la réunion des 2 grandes écoles sous le nom de ParisTech). Le nom du MBA est “leading innovation in a digital world”. Didier Tranchier, Directeur du Programme MBA, nous a présenté le programme, sa spécificité et sa philosophie, 100% digitale et innovation.

Telecom Paris faisait partie du groupe Telecom (sur ses campus de Brest, Evry, et de Telecoms Ecole de management). Le campus de Telecom Ecole de Management est à Evry, mais depuis la fusion avec Mines (même si sur le Web tout cela paraît encore largement confus) le regroupement au sein de ParisTech l’ensemble constitue un des premiers campus européens fait du regroupement de 13 écoles d’ingénieurs (j’en compte beaucoup peu plus que ça sur le site Web, surtout si on ajoute les écoles associées).

Un nouveau eMBA, 100% innovation et digital

Il y a 6 mois, ils ont lancé leur eMBA, accrédité par Aacsb et AMBA (ce qui leur vaut le rang 41 sur la liste du FT des masters in managament) qui est entièrement centré sur l’innovation technologique. Selon Didier Tanchier, Directeur du Programme MBA, entrepreneur et business angel, il s’agirait selon lui du seul MBA en Europe basé sur l’innovation technologique.

Le système est très différent aux USA où on mélange à la fois science et business nous dit Didier. Ce n’est pas le cas en France où écoles de management et d’ingénieurs se tournent le dos. Et pourtant, pour innover, on le répète assez sur ce blog depuis la nuit des temps, il faut comprendre les 2 aspects. Le eMBA de Telecom Institut de Management reprend donc cet état d’esprit des grandes universités américaines pour aider à comprendre la numérisation et la transformation de l’économie via les technologies et l’Internet.

18 mois pour devenir un leader de l’innovation

Il y a dans ce eMBA des programmes similaires au MIT et Stanford selon Didier Tranchier. Un Executive MBA, c’est une pause offerte dans une carrière pour des personnes entre 5 et 15 ans d’expérience qui continuent à travailler et veulent rebondir. Le cycle dure 18 mois ; la prochaine promotion commence en janvier 2014 et finit en avril 2015. La formation est organisée en sessions de 3 jours qui ont lieu à l’ENST (Paris 13ème, rue Barrault) ou aux Mines de Paris (au Luxembourg, que les amis de Media Aces connaissent bien).  A la fin de chaque période un voyage d’étude est organisé. Le 1er voyage, sera Chennai (anciennement Madras) et Bangalore (2 villes très différentes). Le 2ème emmènera les étudiants en Finlande (à Tampere) et il y aua l’inévitable Silicon Valley. Chennai : c’est la nouvelle capitale de l’informatique en Inde. “On y recrute et on y garde le personnel plus facilement” selon Didier Tranchier. Ce ne sont pas forcément des SSII sous traitantes qui s’y implantent “mais des boîtes qui travaillent l’informatique de bout en bout”.

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Légende : Didier Tranchier lors de la présentation du eMba de Telecom Institut de Management

Apprendre aussi des erreurs des autres  …

Pourquoi la Finlande ? “C’est Nokia qui a fait décoller le téléphone mobile mais aujourd’hui Nokia a été éclipsé par Apple” a expliqué Didier Tranchier. La Finlande est pourtant un pays innovant avec un écosystème extrêmement riche. Un nouveau champion mondial va-t-il se développer en Finlande ? C’est toute la question, à laquelle les étudiants pourront tenter de répondre.

Pourquoi ne trouve-t-on pas Silicon Roundabout ni Tel Aviv dans ce programme ? Israël est la « startup nation » nous dit Didier Tranchier mais “son souci est qu’ils n’ont pas de clients locaux” même si la diaspora est très forte et très solidaire.  “Ils sont très forts sur la partie militaire vu la proximité avec l’armée israélienne”. Mais le “but n’est pas d’aller dans tous les endroits (il y a Berlin aussi, et ce serait même plus fort que Londres)”. Quant à la Silicon Valley, “elle commence à être déséquilibrée car le coût du développement est exorbitant et le modèle est en panne” même si la machine est loin d’être arrêtée, on en conviendra.

Aujourd’hui, Didier voit aussi beaucoup de startups venir d’Afrique et autres endroits où il n’y a pas d’infrastructure. De nouvelles perspectives s’ouvrent. Une affirmation confirmée le soir même par Richard Attias sur LCI, “la croissance de certains pays africains comme la Côte d’Ivoire approche de 10% et fait émerger de nouveaux chammpions, où malheureusement la pauvreté subsiste en parallèle” a-t-il dit en substance.

La France n’a pas à rougir

Master Class de Olivier EzrattyLe choix du mba est de comprendre ce qui se passe dans certains endroits mais pas de tout voir. La France n’a pas à rougir selon lui et elle est même bien positionnée notamment sur la R&D. Les profs viennent de France et de l’international (on y trouve Olivier Ezratty entre autres, qui est un de mes confrères auteur chez Kawa éditions).

Une originalité : enseigner le savoir-être

Une des caractéristiques du programme est d’insister sur le savoir-être et non pas se limiter au savoir-faire. Les aspects socio-culturels sont importants et le programme encadre les étudiants et incube aussitôt des startups. Sur la partie multiculturelle le programme traite aussi des sujets comme le management de s équipes à distance par exemple. La crise est une énorme opportunité selon Didier ;  “on est en train de reconstruire une nouvelle économie avec le digital a-t-il conclu”. Car la technologie créé aussi des marchés sans limites du moins sans limites visibles.

Le coût du programme

Il en coûtera 30k€ pour le programme. 10 étudiants seront recrutés sur la première promotion, et la limite “sera fixée à 20 étudiants dans le futur” a précisé Didier Tranchier. Les étudiants auront des origines diverses, avec des commerciaux, des ingenieurs et même des littéraires, des gens de startups et de grands groupes. Les cours sont livrés en Anglais par des professeurs français et étrangers.

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Telecom Ecole de Management lance son eMBA 100% digital et innovation was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Dialogfeed révolutionne le Web avec les réseaux sociaux – en mode cloud ! (startup du mois)

imageGérard Depardieu, reviens ! Les entrepreneurs belges s’intéressent à la France, c’est bon signe. Et ce n’est pas étonnant non plus. La France est un grand marché européen et  l’accueil fait à l’innovation y est meilleur qu’en Belgique selon Alexandre Vandermeersch qui vient d’installer dialogfeed en France. J’ai interviewé Alexandre fin Mai 2013 à Paris ; hors micro, il nous confiait : “quand je paie un employé belge, cela me coûte jusque 3 fois son salaire, il ne lui reste plus grand-chose dans la poche en fin de mois !” Voilà de quoi nous faire cesser de pleurnicher, et nous pourrions même nous réjouir de payer peu d’impôts … du moins en comparaison de certains pays ou certaines régions.

tv-smallEt la startup d’Alexandre, ce n’est pas n’importe quoi, elle est en effet sur un créneau hautement porteur qui est celui de la socialisation des sites Web. Révolution que mes lecteurs connaissent bien puisque je la prône depuis 3 ans, et l’ai pratiquée en entreprise pendant plus de 2 ans. Cette révolution est cruciale, et mène aussi à la fameuse TV connectée (alias 3ème écran) avec la décision de France 24 de choisir Dialogfeed le 4 juin 2013 pour son émission Le Débat. “Le démarrage s’est bien passé” nous a confié Alexandre et “la chaîne va monter en puissance prochainement avec un hub central pour le streaming et la curation sociale à l’antenne en studio et sur le Web”.

Concept très intéressant, ils sont déjà quelques uns, notamment aux US, à proposer la socialisation de sites Web clé-en-main, sans rien avoir à coder soi-même. Ceci est avantageux, car pour l’avoir vécu moi-même, la mise au point de l’intégration sociale dans les sites Web statiques requiert un savoir-faire technique important, et une capacité d’adaptation permanente. Il n’est donc pas idiot, et surtout il est plus économique et rapide, de recourir à un service en mode SaaS qui va permettre l’intégration sociale dans les pages html … sans rien coder.

Et cela, en prime, est accessible aux e-commerçants et aux blogueurs les plus petits, il n’y a pas de limite basse d’usage et la montée en charge est possible. Zoom sur Dialogfeed avec son Directeur Général :

Qui est Dialogfeed et pourquoi venir en France ?

Dialogfeed est une start-up belge, voire même franco-belge puisqu’elle vient d’installer son bureau à Paris. J’ai fondé dialogfeed il y a un an en l’incubant dans dialog solutions et ces deux sociétés sont en train d’être séparées afin de laisser voler dialogfeed de ses propres ailes.

Alexandre Vandermeersch de Dialogfeed pendant notre interview à Paris

Le marché français est beaucoup plus important que le marché belge, et il est aussi plus innovant, plus ouvert aux médias sociaux et à l’innovation, et au digital en général.

Notre philosophie est principalement de rendre les sites Web plus sociaux avec une intégration beaucoup forte des conversations sur les marques, pertinentes, sur les médias sociaux et les contenus sociaux ; tout cela intégré de manière intelligente sur le site de l’entreprise, qui est l’endroit où ils vont convertir et convaincre leurs clients.

Pourquoi la socialisation de sites Web est-elle importante ?

Nous sommes « programmés » pour interagir avec d’autres humains, et pour prendre des décisions en fonction de ce qu’on appelle les « signaux sociaux ». Vous allez rentrer dans un restaurant si vous voyez qu’il y a du monde, et pas dans celui d’à côté qui est vide. C’est exactement la même mécanique qu’on reproduit sur le site, en reprenant le flux des contenus sociaux et en l’associant avec des visages pour augmenter le taux d’engagement et diminuer le taux de rebond. Ceci permet de mieux convertir et convaincre les clients potentiels, via les critiques positives sur les produits, les catégories de produits, le SAV, les commentaires de Facebook sur la marque etc.

On inclut aujourd’hui Facebook, Twitter, YouTube, Google+, LinkedIn en B2B, les flux RSS pour inclure le contenu des blogs ou de Pinterest qu’on intègre aussi via le biais-là. Chaque semaine ou chaque mois, on intègre de nouveaux médias sociaux.

Les résultats sont très variables ; cela va jusqu’à 30 % de taux de transformation sur les produits qui incluent ces témoignages sociaux, voire même plus quand on inclut des flux sociaux sur les pages d’accueil qui manquaient de visibilité auparavant. On a permis d’aller jusqu’à multiplier les ventes de 5 à 6 fois pour un opérateur d’assistance routière par exemple.

À qui cela s’adresse-t-il ?

Cela s’adresse essentiellement aux sociétés déjà présentes dans les médias sociaux et qui ont un site Web important, qui veulent vraiment vendre en ligne ou au moins convaincre les utilisateurs d’acheter leurs produits en ligne. Aucun prérequis n’est nécessaire puisque cela peut s’intégrer en quelques minutes. Il faut juste un minimum de contenu social, pour pouvoir en tirer avantages.

Pour créer un compte, comment fait-on ?

Il faut contacter dialogfeed afin d’accéder à leur site ou leur envoyer un e-mail à Alexandre’@’dialogfeed.com. La société belge va mettre en place dans peu de temps un compte de test gratuit que tout le monde pourra utiliser.

Le modèle économique

Il est basé sur le nombre de pages vues via les widgets, ce qui permet de travailler avec des sites e-commerce qui font juste quelques milliers d’euros par mois, jusqu’à des sites qui font €100 millions par an ou plus, mais avec un prix adapté. Cela commence à partir de €0 du fait du modèle gratuit mis en place pour les blogueurs. Cela peut aller ensuite jusqu’à quelques milliers d’euros par mois pour les grands comptes.

Cas concret : Touring en Belgique

Touring a intégré son flux social sur sa page d’accueil, et on est en train de réfléchir à d’autres intégrations sur les pages produits et les pages pour convaincre. Le but est, quand on a une présence sociale assez développée, avec des vidéos sur YouTube, des pages Facebook, des tweets, et que le terrain Web est quand même limité, de pouvoir intégrer ce contenu de manière intelligente, tout en mettant en avant le contenu de valeur, de façon à ce que les visiteurs passifs, qui ont coûté cher à recruter, voient les choses les plus intéressantes en premier. Ces utilisateurs seront ensuite beaucoup plus enclins à cliquer sur des bannières produits classiques. Si vous ne mettez que des bannières et des contenus purement commerciaux, le visiteur aura tendance à se désintéresser du site.

Les blogs d’entreprise

Beaucoup de nos clients, comme Telenet, qui est le premier câblo-opérateur belge, ont créé leurs propres contenus et se sont aperçus qu’ils ont beaucoup plus de facilité à générer les communautés des commentaires sur les médias sociaux, sur Twitter, Facebook et YouTube, que sur leur propre blog. Donc nous allons chercher ces commentaires pour les réintégrer sur le site de manière à favoriser la visibilité de la communauté qui interagit, valide le contenu, et de manière à augmenter aussi le partage. Ce cercle vertueux qui se met en place quand on crée une communauté, est le centre de la valeur car il n’y a rien de pire qu’un blog d’entreprise qui parle dans le désert, avec aucun commentaire, et aucune visibilité sociale.

Qui est Alexandre Vandermeersch ?

Alexandre VandermeerschAlexandre Vandermeersch est directeur de dialogfeed et aussi de dialog solutions qui est la société mère, et il travaille dans cette société depuis 2009. Avant cela il a exercé le conseil chez McKinsey & Cie ; il est également titulaire d’un MBA et a une formation d’ingénieur informatique.

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La distribution informatique forcée de se réinventer – baromètre regards croisés 2013 (Aressy)

france-largeJ’ai interviewé Laurent Ollivier, Directeur Général d’Aressy afin qu’il nous présente son baromètre 2013 de la distribution informatique française. Au-delà du caractère un peu anecdotique de l’instrument de mesure de l’évolution du secteur, c’est une nouvelle vision de l’informatique que nous offre Laurent dans cette analyse, sur fond paradoxal de traditionalisme dans une profession pourtant à la base de la transformation digitale du monde économique. Zoom sur un secteur en plein bouleversement, et cela ne fait que commencer…

J’ai donc interviewé Laurent Ollivier, le directeur général d’Aressy, afin qu’il nous explique l’état des lieux et l’évolution de ce secteur de la distribution informatique, probablement peu connu du grand public et de la majorité de nos lecteurs, mais riche d’enseignements, à la fois sur le marché, la situation économique, et l’évolution de la distribution en général.

Un monde varié et un circuit long

Le monde de la distribution informatique est varié et regroupe différents types de matériels (serveurs, clients, réseau, mobilité …) , mais aussi de logiciels et d’opérateurs, au sein d’un circuit long, que l’on peut représenter par le schéma ci-dessous :

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Légende : l’informatique a beau être au centre de la révolution digitale, son circuit de distribution se rapproche de celui du secteur des appareils ménagers d’il y a 30 ans ! Un bon vieux circuit long avec prise de marges en cascades … pas idéal pour survivre à la crise [image Aressy]

Il s’agit d’une chaîne longue, avec prise de bénéfices en cascade, comme on a pu l’observer dans la distribution alimentaire il y a déjà très très longtemps, dans les années 60-70, puis dans la distribution des produits non alimentaires (électroménager par exemple) dans les années 80-90 ; et j’ai été tout surpris de me rendre compte que la distribution informatique en était toujours là. Les circuits longs sont consommateurs de marge, peu adaptés aux environnements en mouvement et à la consommation de masse, ils ont tendance à se regrouper au travers de circuits courts, qui court-circuitent les intermédiaires, soit au travers de centrales d’achat propriétaires (un des grands exemples et le GALEC chez Leclerc) ou les regroupements d’indépendants au travers de centrales d’achat transverse (dans les lettres ménagers, il y a eu d’abord le GITEC puis plus récemment Pro & Compagnie). Rien de tout cela dans l’informatique, qui reste un secteur traditionnel. Et ceci malgré la rupture apportée par Dell dans en 96-97, via la vente directe sur Internet, l’entreprise texane étant victime aujourd’hui d’un revers de fortune.

On y trouve un mélange de revendeurs internationaux comme econocom (aujourd’hui spécialisés dans la mobilité), et des revendeurs locaux bien implantés en région, mais avec un rayonnement moins large. Le principal réseau de revendeurs informatiques en France est le réseau est FRP2I, avec 151 adhérents ou associés, suivi de près par convergence.com et eurabis (source EDI-Mai 2013).

La distribution mise au défi du e-commerce, du cloud et du BYOD**

La distribution informatique reste donc un marché assez traditionnel qui vit de véritables mutations liées à sa valeur ajoutée, et est aussi challengée et par le modèle “cloud”, où les clients vont en ligne pour acheter leurs offres voire, les acheter directement auprès des constructeurs. “Les chiffres de vente de PC sont en baisse”, selon Laurent Ollivier, et les usages sont en train de changer.

Je ferais remarquer également que nous sommes probablement dans une année de transition, où le lancement de Windows 8, probablement pas réussi à la hauteur des espérances légitimes, a créé une position d’attentisme, chez les particuliers comme les entreprises, toujours traditionnellement un peu en retard par rapport au premier. Il existe donc une opportunité pour ce secteur d’évoluer vers le service à valeur ajoutée (conseil, sécurisation, support aux utilisateurs…)

**Bring Your Own Device (l’utilisateur apportant son propre matériel)

Quatre points ressortent du benchmark regard croisé 2013 de la société aressy :

  1. La continuité d’abord : on observe une régularité sur les notes, les constructeurs étant les mieux notés, les grossistes arrivant au milieu, les revendeurs étant en bas de l’échelle. La comparaison avec le secteur de l’électroménager d’il y a 30 ans, ne me paraît pas encore une fois déplacée, l’acteur en bas de la chaîne est celui qui est le plus challengé, parce qu’il est petit, qu’il a besoin de plus de marge que les autres, et que c’est lui qui en trouve le moins, parce qu’il est justement au bout de cette chaîne. Moralité, il tire le diable par la queue, ce qui n’est pas un élément de dynamisation, d’où probablement la mauvaise note ;
  2. La pression sur les “leads” : dans une période de crise, rechercher du client, donc des prospects est une obligation ; ce qui explique que les revendeurs sont en attente « d’opportunités commerciales de la part des marques, soit en actions marketing menées par les marques seules, soit conjointement avec le revendeur ». Ceci étant, comme toujours en matière de lead generation dans le domaine B2B, notamment quand la pression se fait forte, les conflits ressortent, et il y a « ambiguïté sur le mot lead », certain le voyant comme juste un moyen d’obtenir un suspect ou un contact, d’autres voulant aller jusqu’à la vente. Les premiers reprochant aux autres de ne pas ramener assez de contacts, et vice versa pour ceux qui pensent que les revendeurs n’arrivent pas à clore les ventes assez vite ou assez bien. Toute référence à un épisode vécu sur le terrain serait purement fortuite ;
  3. Les challenges : 64 % des marques organisent des challenges, mais les notes sont faibles. « Il s’agit souvent de mécaniques de récompense d’office des revendeurs les mieux placés sur le marché, ce qui ne laisse pas de chance aux petits » explique Laurent Ollivier. Encore le parallèle avec l’électroménager ! Les challenges menaient forcément à la récompense des grossistes, pourtant assez paresseux, car il étaient gros, mais cet effet de taille n’était pas le fait de leur performance. De plus, la pression sur les budgets fait baisser le nombre de lauréats, réduisant l’intérêt des challenges, et enfin, les dotations sont en baisse à cause de la crise et de la législation qui devient de plus en plus contraignante. Il ne faudra donc pas aller chercher du côté de ces challenges pour sortir de la crise, qui est probablement aussi structurelle que conjoncturelle ;
  4. Les programmes partenaires : ce sont à la fois des outils pour aider et des engagements à un résultat de vente, ce qui semble bien compris par tous les acteurs. Rien à signaler sur ce point.

Le contact humain reste la cheville ouvrière de la distribution informatique

C’est un comble ! Au moment où l’ensemble de l’économie est bouleversé par le digital et des modèles de plus en plus sophistiqués qui mélangent on line et offline, le monde de la distribution informatique, terriblement traditionnaliste, en reste au contact humain, réclamé par 97 % des revendeurs comme indispensable. Pourtant, 72 % des fabricants le proposent uniquement ; il va de soi que plus les marges sont faibles, plus ce genre d’accompagnement devient difficile. Encore une fois le parallèle avec le secteur d’électroménager est saisissant. Il y a 30 ans, les fabricants fournissaient et payaient les démonstrateurs en magasin afin de placer les produits en les rémunérant sur les ventes directement. Cette prestation a aujourd’hui complètement disparu.

« Il s’agit d’une approche à l’ancienne » précise Laurent Ollivier, « mais elle reste valable car les constructeurs fournissent des produits à forte valeur ajoutée et des solutions » il y a donc besoin de rassurer le revendeur, encore un parallèle avec l’électroménager, car le maillon faible en bas de la chaîne, sur un circuit long, est toujours celui qui réclame de l’aide. On notera également une petite faiblesse sur les produits de démonstration, réclamés par les revendeurs n’est pas souvent fournis, et là encore je retrouve une similitude avec le secteur de l’électroménager d’il y a 30 ans … sic transit gloria mundi.

Un marché très traditionnel en nécessité de refondation moderne

Laurent Ollivier en arrive à la même conclusion que moi : Le marché « est tellement difficile, il y a tellement peu de marge, qu’il faudrait se trouver un double modèle, en laissant le client acheter directement sur des e-shops, voire directement auprès de la marque [du constructeur] et se créer un modèle parallèle, de véritable valeur ajoutée, facturée au réel, et gagner sa vie là-dessus au lieu de pseudo vivre sur des petites marges liées au négoce ».

Laurent Ollivier vient de résumer la nécessaire transformation du métier de la distribution informatique, et de préciser : « l’avenir, c’est la valeur ajoutée, le conseil, la construction de l’infrastructure, dans l’intelligence qui n’est pas de la revente, mais de l’intégration et du conseil, sur les nouveaux matériels, les nouveaux logiciels et l’intégration et le support aux utilisateurs ».

L’informatique ne pourra pas échapper à la révolution digitale qu’elle a elle-même créée, ce secteur devra se réformer, et la crise en précipitera la transformation.

Lecture complémentaire :

La distribution informatique forcée de se réinventer – baromètre regards croisés 2013 (Aressy) was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

5ème étude Lecko sur le RSE : 20 ans pour convaincre les utilisateurs et ce n’est pas fini !

eye-largeJe me suis rendu le 31 janvier, à l’invitation d’Arnaud Rayrole de Lecko, à la restitution publique de son étude 2013 sur le réseau social d’entreprise. Il s’agit d’une étude annuelle que Lecko publie depuis maintenant 5 ans : un travail titanesque qui correspond à un véritable investissement de la part de la société conseil, avec 100 jours/homme dédiés à sa construction. Plus de 151 planches, bourrées de comparatifs, de matrices, de Verbatim et d’analyses, qui seront autant d’outils précieux au responsable RH ou communication interne qui désire s’équiper, mettre en œuvre ou faire évoluer son système d’information collaboratif.

Comme à mon habitude, je fournis ci-dessous le script quasi intégral de la présentation, qui vous permettra de prendre connaissance de tous les détails. Mais avant tout, je voudrais vous livrer quelques réflexions qui m’ont été inspirées par cette session dont je n’ai perdu aucune miette. Celle-ci s’est déroulée en 2 parties: d’une part une présentation de la part des représentants de Lecko sur l’étude elle-même, puis les interventions de spécialistes des logiciels et réseaux sociaux d’entreprise : d’une part Christophe Routhieau de BlueKiwi puis Xavier Artiguebielle avec Jive et enfin un duo assez facétieux constitué de Ludovic Magne de Yammer et de Na YoungKwon de Microsoft SharePoint.

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[Arnaud Rayrole, patron de Lecko, un des 2 meilleurs cabinets spécialisés en France]

Les réseaux sociaux d’entreprise (RSE) ont 5 ans… sauf que cela n’est pas tout à fait exact

Oui, cela fait 5 ans que nous parlons des réseaux sociaux d’entreprise, mais il serait faux de croire que le travail sur la collaboration d’entreprise a commencé si tard. Dès 1994, des applications comme Lotus Notes (plus tard racheté par IBM), ont permis, au travers d’un terme barbare censé désigner à peu près la même idée à l’époque : le « groupware ». Il s’agissait alors de l’établissement de la collaboration entre les équipes, de création de communautés, de bâtir des référentiels partagés, y compris avec les clients … bref, comme disait Alphonse Karr, « plus ça change … »

Cela pourrait paraître anecdotique, mais ne l’est pas. Si cela fait 20 ans que nous tentons par tous les moyens, technologique, humains organisationnels et autres de faire fonctionner la collaboration d’entreprise et que cela est toujours aussi difficile, cela doit bien vouloir dire quelque chose dont on ne peut pas faire abstraction.

Lecko l’a bien souligné : si une majorité d’entreprises ont tenté l’aventure, il y en a beaucoup trop qui ont juste “mis une croix dans la boîte” a dit Arnaud Rayrole dans son introduction.

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Les solutions techniques, moins importantes que l’aspect humain/organisationnel

C’est un poncif de toutes les approches conseil, un leitmotiv de la maîtrise d’ouvrage en systèmes d’information répété ad nauseam. Sauf que cela n’est pas tout à fait vrai non plus. Certes, l’aspect organisationnel, humain et éducationnel est primordial. C’est un truisme. Ceci étant, démarrer un projet collaboration avec un logiciel bancal, faire un mauvais choix technique, personnaliser un bon logiciel de façon à le rendre inutilisable etc. etc. revient à se tirer une balle dans le pied. L’approche humaine peut toujours être bonne, il n’y a pas de partie émergée de l’iceberg, il y a deux parties égales d’un ying et d’un yang qui sont aussi importantes l’une que l’autre et se nourrissent.

En cela, l’étude de Lecko prend toute sa valeur car elle permet de reconstituer le paysage dans son ensemble, d’une façon peut-être un peu plus neutre que ce que l’on peut voir chez certains analystes américains du secteur, également revendeurs de prestations aux éditeurs de logiciels et aux SSII.

Le bénéfice utilisateur au cœur de la réponse et de l’usage

Ce que j’ai aimé dans la présentation d’Arnaud Rayrole, c’est particulièrement ce point sur l’insistance de l’importance du bénéfice de l’utilisateur (slide 37). C’est là véritablement que se situe le point de bascule de la démarche de collaboration réussie ou non. Trop de démarches de RSE partent de l’entreprise elle-même, en oubliant l’utilisateur ; et ce malgré les incantations.

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[sautez sur vite ce slide, c’est là le nœud du problème !]

Mieux lier les activités métiers

C’est un point sur lequel Lecko a insisté lourdement ; je pense qu’ils ont parfaitement raison. J’avais déjà souligné ce point plusieurs fois sur mon blog. Les systèmes de collaboration internes destinés uniquement à faire du cyber babillage, n’apportent pas grand-chose à l’entreprise voire lui font perdre du temps. Autant laisser jouer les employés sur Facebook à Hellopolys pendant les heures de travail.

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[page 28 : une cartographie des pratiques qui offre un regard utile et intéressant au maître d’ouvrage qui veut cadrer son projet]

Mieux lier les outils entre eux

Encore une remarque pertinente de la part de Lecko dans cette étude, qui indique la nécessité de créer des ponts entre les outils, à l’heure où naturellement, les éditeurs tentent d’intégrer les différentes facettes de la collaboration sur les mêmes plates-formes. C’est notamment le cas du leader incontesté SharePoint (70% de part de marché ou plus) qui vient de racheter Yammer pour son module de discussion. La présentation faite en commun entre Yammer et SharePoint montre une intégration intelligente des 2 composantes collaboratives. Elle souligne aussi une autre tendance soulevée par Lecko : le fait que le SaaS ne fait plus peur aux directions informatiques. Ouf ! il était temps.

Les utilisateurs sont toujours un frein

L’étude a démontré aussi que de nombreux projets étaient soit en cours soit déjà réalisés (70% du CAC40 selon Lecko). Mais elle a aussi mis l’accent sur les difficultés liées à l’adoption par les utilisateurs. Sur le terrain, cette difficulté paraît criante. Tenter de démontrer, comme je le fais tous les jours depuis malheureusement trop d’années, que les outils de collaboration permettent de remplacer avantageusement, dans beaucoup de situations, le mail jusqu’à le faire (presque) disparaître, est toujours une croisade en 2013 et ce n’est pas normal ! La soi-disant génération Y n’y peut mais, et hélas la situation ne s’améliore guère. Cf. le point suivant.

Parmi les présentations des différents éditeurs de logiciels, j’ai noté les choses suivantes :

D’une part, pour la bouteille à moitié pleine, le discours de Christophe Routhieau, qui démontre une bonne intégration de BlueKiwi à l’intérieur d’Atos, aussi bien pour l’installation du logiciel et son utilisation en interne, que vis-à-vis des clients de la SSII, y compris dans le monde. Ceci est une bonne nouvelle. Petite déception pour le côté de la bouteille à moitié vide, en ce sens que Christophe à minimisé le « zéro e-mail » en disant (en substance) qu’il s’agissait plus d’une métaphore que d’une réalité. Or je suis convaincu du contraire, même si le « zéro e-mail » de Thierry Breton est légèrement caricatural, cette caricature met l’accent sur un véritable problème qui mérite d’être résolu avec force et détermination. Je suis toujours un fervent défenseur de cette idée iconoclaste et difficile à mettre en œuvre. Il faudrait ne pas perdre de vue cet objectif.

Avec Jive et Yammer/Microsoft, on peut aussi conclure que 2013 est l’année du débarquement des Américains sur un marché français qui vient juste de doubler mais qui reste encore modeste à 26 millions d’euros d’euros de chiffre d’affaires annuel. Attendons-nous à voir ces chiffres grossir de façon considérable, et probablement à un peu de contraction sur le nombre des acteurs de niche sur ce marché.

Enfin, et du côté du satisfécit, notons la quasi-unanimité des intervenants pour dire que la France est un des marchés les plus avancés en Europe sur ces sujets. Cocorico ! Fonçons et installons nos réseaux sociaux d’entreprise en améliorant la mise en œuvre et l’accompagnement des utilisateurs.

Je vous laisse découvrir la suite de l’étude dans son compte rendu…

Ce qui a évolué ces 5 dernières années

  • un certain nombre de progrès :
  • notamment dans l’ouverture et l’acceptation de l’ouverture de l’information. Ces ouvertures se font en ce moment et ceux qui entrent en retard sur le domaine du 2.0 font cette ouverture à l’accéléré.
  • le Saas n’est plus un point bloquant dans beaucoup d’organisations
  • idem pour le BYOD et beaucoup d’entreprises réfléchissent à laisser les collaborateurs utiliser leur propre matériel
  • de plus en plus d’entreprises traitent ces projets comme de véritables projets de transformation
  • on est aussi passés d’une vision du RSE à des RSE. Il existe des projets de réseaux portés par les métiers et aussi les collaborateurs.
  • on assiste aussi à la socialisation des du SI de l’entreprise … même si encore trop d’entreprises sont “dans le déni, et imposent un RSE unique” a précisé Arnaud Rayrole
  • les outils passent maintenant au second plan derrière l’usage dans l’entreprise
  • enfin, ce ne sont plus des stagiaires ou des “volontaires désignés” mais des personnes dont c’est le vrai métier. Au même titre que pour un gros projet, il faut développer des méthodes et des outils, et professionnaliser la gestion de projets

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5ème étude Lecko sur le RSE : 20 ans pour convaincre les utilisateurs et ce n’est pas fini ! was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

3 recettes et 1 conseil pour vivre de son blog en 2013

Non, les blogs ne sont décidément pas morts !

3 recettes et un conseil pour vivre de son blog en 2013À la suite d’un article à succès écrit à la fin de l’année dernière qui montrait que les blogs n’étaient pas morts mais qu’ils subissaient une forte transformation, voici une autre interview enregistrée toujours lors de la dernière édition du Web2connect 2012, dans laquelle j’ai interviewé Aurélien Amacker. Celui-ci m’a expliqué comment il avait transformé sa passion en métier. Aurélien est même allé un cran plus loin, en joignant l’utile à l’agréable, en monétisant son blog, afin d’assouvir sa passion pour les voyages autour du monde. On verra également que cette interview mène à une autre question brûlante en ce jour de polémique autour de la Net neutralité, quant aux modèles économiques du monde numérique, et notamment des blogs.

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[Aurélien Amacker : 2A Editions]

Aurélien est un blogueur et un globe-trotter. Après 2 ans passés en Australie, comme beaucoup de jeunes aujourd’hui qui cherchent à découvrir le monde nouveau des antipodes, il « ne savai[t] pas quoi faire », mais il avait une bonne idée de ce qu’il ne voulait pas faire : « je ne voulais pas d’un boulot ennuyeux à la Défense ! » quoique, je puisse témoigner, on peut aussi avoir un boulot passionnant la défense comme ce fut le cas chez Capgemini pendant 3 ans. C’est là qu’Aurélien a découvert que certains blogueurs arriver à monétiser, en France, leurs blogs jusqu’à 500 à 1000 € par mois et par plateforme.

imageAurélien avait bien un « petit blog » sur le développement personnel que « personne ne lisait » et il a décidé que cela ne durerait pas. Il avait enfin trouvé ce qu’il voulait faire ce qui lui permettait de passer à l’étape suivante et d’essayer de gagner 1000 € par mois avec son blog « pour partir voyager, car c’est ce que j’aime » précise-t-il.

du blog à l’entreprenariat

Au bout de 6 mois, il a en effet atteint cette barre de 1000 € par mois, « avec des hauts et des bas » a-t-il ajouté. C’est ce qui lui a permis de voyager et aussi de capter l’attention de la blogosphère, ce qui arrive encore aujourd’hui ici même. Des blogueurs sont donc venus lui demander comment il faisait, et c’est ce qui lui a donné l’idée de concevoir une formation marketing afin d’expliquer aux autres comment vivre également de leur blog.

La formation d’Aurélien a deux types de publics : des particuliers qui veulent se faire de l’argent de poche, ce qui est bien utile en ces temps difficiles, mais aussi des entrepreneurs en solo des coaches et des consultants…

3 méthodes pour gagner de l’argent avec son blog

1. Google AdSense : il s’agit de l’affichage de bannières et de liens sponsorisés sur son propre support, à l’inverse de Adwords qui consiste à faire l’inverse (bien que je me sois trompé dans l’interview, mais nul n’est à l’abri d’une erreur !) Cette méthode est selon Aurélien, plus adaptée aux blogs qui font beaucoup de trafic, « mais il existe d’autres méthodes » selon lui. Ceci étant, c’est cette forme de monétisation qui a montré sa fragilité en la fin de semaine dernière ;

2. les articles sponsorisés : il s’agit d’écrire un article de blog pour analyser/tester/critiquer un produit. Cette méthode permet de gagner de 250 à 300 € hors taxes par mois, mais « il ne faut pas en abuser » précise Aurélien dans l’interview. En effet, il faut éviter d’en faire plus de 1 à 2 par mois, au risque de faire diminuer l’intérêt pour son blog et de décourager les lecteurs qui pourraient croire que celui-ci devient un espace publicitaire. Par ailleurs, un billet sponsorisé demande également un certain doigté car il faut « apporter de la valeur ajoutée sincère et unique » précise Aurélien Amacker. « On peut même aller jusqu’à critiquer intelligemment un produit » ajoute-t-il car « les marques sont en général compréhensives » même s’il est plus honnête de dire que toutes les marques ne prennent pas la critique avec le même sens de l’humour. Dans tous les cas nous rappelons ici les règles indispensables de la transparence qui oblige un blogueur, d’un point de vue légal et éthique à déclarer explicitement et en exergue qu’un billet est sponsorisé par une marque ;

3. la vente de liens : celle-ci permet de générer environ 100 € par mois, même si c’est une méthode plus critiquable. Elle est surtout « mal vue par Google » précise Aurélien, « même si peu de blogs sont pénalisés » ajoute-t-il.

sortir du modèle tout publicitaire

La combinaison de ces 3 méthodes permet selon Aurélien d’arriver à la somme indiquée de 500 à 1000 € par mois (hors taxes et hors impôt).

Mais il existe encore d’autres moyens non forcément liés au trafic, qui passent par la création de produits d’information spécialisés, qu’on peut aisément raffiner en demandant à ses abonnés (via une bonne vieille newsletter) de préciser leurs centres d’intérêt. Comme le fait justement remarquer Aurélien, « il faut sortir du modèle tout publicitaire ; ceci permet de générer de 10 à 100 fois plus de revenus ». Un conseil particulièrement salutaire, en ces temps difficiles pour les sites qui tiennent compte uniquement des ressources publicitaires, même si cet argument est à nuancer comme l’indique à juste titre notre ami et confrère Eric Dupin.

l’interview

avec mes excuses pour la mauvaise qualité du son …

Aurélien Amacker dévoile ses secrets pour gagner sa vie avec son blog
3 recettes et 1 conseil pour vivre de son blog en 2013 was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec