Les blogueurs influents sont ils des Armes de Diffusion Massive ?

Big Buzz Blogs à la Cantine

 

Big Buzz Blogs à la Cantine

 

Le 20 mai 2009, se tenait à la cantine dans le 2ème arrondissement de Paris, l’événement annuel Big Buzz Blogs (BBB), co-organisé par le cabinet RCA (Reguer.com – cabinet de conseil)  et le site lepost.fr(une fois n’est pas coutume, je fournis ici le communiqué de presse en pièce jointe, car celui-ci a le mérite en effet de mettre à disposition les URL des sites primés).

Nos lecteurs de Visionarymarketing connaissent la formule, le compte rendu se trouve ci-dessous, en format brut de décoffrage, ce qui a le mérite – sinon de contribuer à la production littéraire française – de vous faire revivre l’événement, ainsi vous pourrez faire croire à votre patron que vous y étiez ; -)

 

Dans ce compte rendu, un classement (inversé, afin de ménager le suspense) des 10  » meilleurs  » sites de la high-tech (« top ten » en bon français). Par  » top ten « , il faut comprendre non ceux qui font le plus d’audience, mais ceux qui sont jugés les plus  » influents  » c’est-à-dire ayant  » le plus de liens entrants et de commentaires « . Nous y voilà à nouveau, qu’est-ce que l’influence, on se rappellera quelques débats ici évoqués au cours des mois précédents.

Ci-après quelques remarques sur ce classement, très différent de celui de Wikio, et qui a le mérite d’ouvrir la fenêtre sur des sites moins connus (comme quoi on peut être influent et discret à la fois, ce n’est pas incompatible) :

  • la question de ce qu’est l’influence est à nouveau posée ici. L’excellent  » BABOZOR  » (le nom étant un buzz à lui seul) est-il « influent », et si oui auprès de qui ? Et comment cette influence se compare-t-elle à d’autres, sur d’autres communautés ? Il semblerait que certains des nominés – présents dans la salle – étaient eux mêmes surpris de leur propre influence (c’est une bonne nouvelle, il existe des blogueurs influents qui sont aussi modestes);
  • nécessité – à mon avis – de scinder la catégorie high-tech en sous catégories plus lisibles. Un site plus sérieux (exemple ici) dédié à l’impact des TIC sur le business par exemple a-t-il une chance par rapport à un site/forum de trucs et astuces techniques ? Dans la même catégorie, sûrement pas, d’où la nécessité de comparer des choses comparables ;
  • beaucoup de  » dindes qui votent pour Noël  » dans ce classement, avec des  » blogueurs qui bloguent sur les blogueurs  » pour reprendre l’expression consacrée de notre ami Andy Sernovitz (président de GasPedal, l’organisateur du BlogCouncil). Ceci contribuant certainement à cela, on ne sort pas de la sphère du Web, ce qui contribue peut-être tourner en rond, vous jugerez vous-même ;
  • enfin, la question de la mesure de l’influence est à nouveau posée (relire les billets de François Laurent à ce sujet ici). Si le volume des visites n’est pas suffisant (ce n’est a priori pas le critère ici), le nombre de commentaires et de liens l’est-il ? Ainsi, le nombre de sites accumulant des commentaires narcissiques voire purement inintéressant, accumulation de bruit qui s’ajoute au bruit et qui n’apporte aucune valeur ajoutée (voir la réflexion de Kurt Vonnegut à ce sujet), peut-il être considérés comme de l’influence ? S’agit-il uniquement d’accumuler les réflexions idiotes en grand nombre pour devenir influent et intelligent, je pose la question ? De même, le fait de reprendre entre copains la même information et de lier et relier à l’infini dans une mise en abyme vertigineuse comme l’Internet sait le faire a-t-il un intérêt quelconque ? Il ne faut pas confondre influence et manipulation du système pour arriver en haut du classement, certains sont passés maîtres en cet art, mais il ne faut pas confondre la qualité et la hauteur du classement.

Après tout, et c’est encore une fois ce qui me choque le plus dans tous ces réflexions sur les influenceurs c’est que finalement, on ne change pas de paradigme, on reste et je m’en offusque et le dénonce, dans le même paradigme que celui des médias traditionnels, qui privilégie la quantité à la qualité (remarque : qu’est-ce que la qualité, voilà encore une tentative de définition qui se transforme en gageure), et qui note l’influence sur des critères quantitatifs parfois discutables. L’intérêt et l’apport de l’Internet est de permettre le positionnement qualitatif sur des niches, la véritable différence. Quant à la possibilité de faire du média de masse sur Internet, elle existe bien, mais je ne la trouve pas forcément intéressante ni innovante.

Le débat n’est pas clos, il m’est avis que nous y reviendrons de nombreuses fois. Et quand bien même le modèle des Armes de Diffusion Massive persisterait voire même se développerait sur Internet, je pense que le médium permettra toujours à des acteurs de niche de s’insérer et de produire du contenu de qualité à destination de lecteurs qui ne se laisseront pas comptés comme des moutons. Comme l’indique Molly Schonthal de Nokia, ce sont les critères qualitatifs ( » soft numbers « ) qui présentent le plus d’intérêt dans les médias sociaux.

Notes de la réunion  big buzz blogs à la Cantine (Paris 2ème)

Date: 20/05/09

 intro:

  • Événement annuel
  • Big buzz blogs le top des blogs qui buzzent
  • Lepost.fr
    • Rappel de la définition du web 2.0
    • Émergence des blogs qui a amené à un immense bouche à oreilles. Passage du mass media au personal media
    • Le monde interactif: création de post.fr qui devient un laboratoire d’observation
    • Site d’info. Chacun a sa page et envoie des infos qui sont vérfiées par des journalistes. Démarrage en 2007. 2m de visiteurs uniques par mois
    • La communauté fait elle-même son buzz
    • Depuis mai, accueil de blogs influents et des médias sur lepost.fr
    • Les marques viennent buzzer aussi. Très grand public, nouvelle star etc. Attire de l’employé au cadre sup

Top high tech

  • Corpus qualifié de 800 sources high tech
  • Ranking basé sur liens entrants et commentaires
  • Mesure du top high tech:complémentaire de wikio
  • Blogosphère hightech: sous univers (marques, libres, tendances, astuces, usages etc.)
  • Bruit de sfr en mars 2009 (nda: interrogée après l’événement, notre consoeur de sfr découvrait elle-même l’existence de ce buzz, voilà de quoi nuancer sérieusement la portée de ces bruits de réseau. Je n’ai pu identifier de quel bruit il s’agissait)
  • 3 tendances
    • 1. Blogs pratiques où on apprend qque chose
    • 2. Tous accessibles au grand public, pas des blogs de geek
    • 3. I-phone: star, tout le monde en parle
  • 10eme – 1. Journal du blog: on y parle technique mais simplement. Conseils aux blogueurs
  • 9eme – Gonzague Dambricourt : 22 ans, c’est un geek qui parle de sujets de geeks avec un vocabulaire simple. Videos parodiques où on enlève des blogueurs. Chaque billet a au moins 20 commentaires
  • 8eme – 3. Travailleurs du web : babozor, blog de geek avec un style de qualité. Il cherchait du boulot et il a raconté sn cheminement et cela a bien marché. Blogcamp organisé à Paris
  • 7eme – 4. Le Blog d’Antoine: 19 ans, benjamin tu top 10. A compilé toutes les rumeurs sur l’I-phone qui va sortir. Revue des blogs. Assez technique, mais tout le monde devrait s’ retrouver
  • 6eme – 5. Simon Robic : fait aussi des billets sponsorisés. L’Oreal, c’est assez surprenant. Encore un geek qui parle de sa vie au quotidien
  • 5eme – 6. Korben: poids lourd du blog. Militant actif anti-hadopi. Blogueur très réactif. Beaucoup de coups de gueules et beaucoup de technique. Encore un geek
  • 4eme – 7. AJblog par Aymeric Jacquet: carnet pratique destiné aux entrepreneurs. Présent dans la salle. La majorité des visiteurs sont des indépendants uniquement dans le secteur Internet. Prospection passive. Beaucoup de posts sur cette pbmatique. Très peu de buzz. Ne parle pas de sujets d’actualités ne parle pas de l’I-phone
  • 3eme – 8. Dariablogue: blog de fille très technique. Bonne plume. Blogueuse bloguant sur les blogueurs, twitter etc
  • 2eme – 9. Le journal du mac: bien ficelé. Tout sur l’I-phone. Bons plans avec les prix et tests d’ergonomie, beaucoup de videos. Dépasse les geeks
  • 1er – 10. Blogee.net: gagnant. Présent dans la salle. Dédié auw mini portables. Pierre: véritable attente de la part des blogueurs et des étudiants. Blog éphémère ? Peut être. Mais 6000 abonnés en rss. C’est une communauté. Grosse base d’utilisateurs. Gagne de l’argent ? Oui, mais pas un revenu suffisant et il y a l’effet de la crise avec très peu d’annonceurs
Les blogueurs influents sont ils des Armes de Diffusion Massive ? was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Club des blogueurs non influents (one more time!)

Web 2.0Et hop! Encore un article dans les gencives des blogueurs dits influents (mais d’ailleurs comment ça s’écrit en Français cette chose là, 2g, 1g, 1u, pas de u ? 😉 ) avec cet article de notre ami Alain Beauvieux. Le modèle ‘blogueurinfluent ?’. Une application mal à propos d’un vieux modèle basé sur l’audience à un nouveau médium basé sur la confiance.

On nous aurait menti ? …

Le Club des non « bloggeurinfluents »!

Cela ressemble à une plaisanterie de potaches (et nous nous en sommes bien amusés) mais cette question est plus sérieuse qu’elle en a l’air. Lorsque nous avons commencé à nous intéresser à l’analyse d’opinions sur le Web, très vite le « bloggueur influent » et ses soirées V.I.B. sont apparus notamment auprès de certaines agences et instituts qui y attachent beaucoup d’importances. Pourquoi? D’abord, parce que c’est un concept rassurant. S’il est influent c’est qu’il « compte » et donc qu’on va pouvoir mesurer l’impact de ses propos. Finalement c’est un peu comme avec la presse et les bons vieux modèles vont s’appliquer. Rassurant car pas grand chose à changer aux méthodes de travail habituelles et donc aux modèles économiques en cours. 

Club des blogueurs non influents (one more time!) was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

le club des blogueurs NON influents

les blogueurinfluents à lépreuve de la réalité

les blogueurinfluents à l'épreuve de la réalité

 

C’est lors d’un dîner bien sympathique à l’Escale à Saïgon (un restaurant vietnamien authentique que je recommande chaudement) que les amis du groupe de l’intelligence collective rassemblés à la demande de François Laurent, ont lancé l’idée de la création d’un anti-club :  le club des blogueurs non influents. François décrit sur le blog du groupe la genèse de ce nouveau club, ainsi que les raisons pour lesquelles nous avons été poussés à suggérer cette idée saugrenue (voir ci-dessous). 

Une petite précision quant à ce « club » (plus une boutade d’ailleurs) dit des blogueurs non inluents. Pourquoi ce club ? Tout simplement, par énervement vis-à-vis des réactions de certains personnages de la blogosphère (les ‘blogueurinfluents‘ en un seul mot, une trouvaille de Nicolas Vanbremeersch alias Versac, un repenti), qui finissent par voir leurs égos enfler de façon démesurée, en tout cas non proportionnelle à la qualité de leur production. Ce qui est un peu énervant, dans tout cela, ce n’est pas que quelques-uns d’entre nous réalisent des scores plus importants. Ceci est tout à fait louable, il ne s’agit pas d’être jaloux car cela serait idiot. D’ailleurs, je ne suis pas trop à plaindre, je ne figure plutôt dans le haut du peloton, mais cela m’est complètement égal.

La raison principale de notre réflexion, était de dire que la véritable valeur du réseau dans l’Internet réside dans le travail de niche, le travail de fond, de certains auteurs peut-être plus obscurs que d’autres, en milieu ou même en bas de tableau, qui ne pondent peut-être pas plusieurs articles par jour – après tout ils ont bien droit de faire autre chose également – et qui travaillent dans la profondeur, le respect de leurs lecteurs, et surtout dans l’humilité et sans prendre pour des dieux. 

Encore une fois, il n’est pas question de critiquer la réussite, ni même encore la rémunération de certaines tâches ce qui est après tout, tout à fait normal. Tout travail mérite salaire à condition d’avoir le droit de le percevoir bien entendu. Notre démarche est une démarche de réaction vis-à-vis de ce nouveau média qu’est Internet, de moins en moins nouveau maintenant mais quand même, qui par essence n’est pas un médium de masse, et qui par nature s’adresse à des niches, et donc ne doit pas se résumer à un seul « audimat », qui plus est, très discutable sur Internet. 

Pour la suite, la parole est à l’accusation

 

Le Club des Non « Blogueurs Influents »

« Mais c’est quoi, en fait, un blogueur influent ? »

Il n’était pas loin de minuit ce soir-là, à Escale à Saïgon, un super restaurant vietnamien, pas loin deDenfert Rochereau : Khlauda, Yann, Philippe, Alain et moi.

Nous aurions même pu nous poser la question : c’est quoi un influenceur … hors de la toile ?

Facile : c’est quelqu’un qui exerce une … influence certaine sur les autres !

>> la suite du coup de gueule de François Laurent ici

 

le club des blogueurs NON influents was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Alain Thys de Futurelab : en matière d’innovation « poser les ‘mauvaises questions’, c’est souvent mettre le doigt où ça fait mal »

Alain Thys: a relentless innovator and profit-tracker
Alain Thys: dénicheur d’innovation
et chasseur de marge

Le 4 mars 1009, j’ai eu la chance de pouvoir prendre un petit déjeuner, après bien des occasions ratées, avec mon confrère Alain Thys à Paris. Alain est l’un des partenaires de Futurelab, une société de conseil basée en Belgique (pays dont il est originaire). L’autre partenaire étant son collègue Stefan Kolle.

Je n’arrive plus très bien à me souvenir quand ni comment nous nous sommes rencontrés, mais il ne fait aucun doute que c’est certainement sur le Web, et c’est cela qui nous a amené à travailler ensemble sur le blog de Futurelab soit dit en passant.

Ce dont je me souviens cependant c’est qu’Alain est l’auteur d’une présentation marketing les plus importantes que j’aie jamais vue sur slideshare.net, et que j’utilise de façon répétée, dont le titre est la responsabilité du marketeur (marketing accountability); un accès direct à sa présentation est mis à disposition à la fin de cet article.

Mais le parcours personnel d’Alain Thys lui-même est également véritablement intéressant et novateur.  Alain se décrit lui-même comme un « boutiquier ». Son expérience en matière de publicité et de marketing sur le plan européen dans des compagnies comme Mexx et Reebok par exemple est conséquente. Il eut la charge un moment du marketing de Reebok Belgique, puis il fut décidé de fusionner cette entité dans sa filiale néerlandaise, au début des années 90, c’est à ce moment-là – aucun lien de cause à effet – que l’Internet est arrivé.

Et c’est aussi à ce moment-là qu’Alain a découvert ces « drôles d’ordinateurs » et les choses qu’il était possible de faire avec eux. Après trois ans passés aux Pays-Bas à la tête du marketing de Reebok, tout ceci finit malheureusement classiquement par une réorganisation et un peu moins classiquement par une année sabbatique au Mexique (le veinard !).

Au début 2000, il décida ensuite de rejoindre une start-up qui était une joint-venture dans laquelle AOL et LVMH (Louis-Vuitton) étaient impliqués. Leur projet était véritablement un projet de pionniers pour l’industrie du voyage en ligne. Ceux-ci étaient en effet « très en avance par rapport à ce qui se faisait à cette époque-là sur ce marché ». En fait, il s’agissait d’une sorte de packaging de vacances à la carte, qui est écrit communément aujourd’hui sous le vocable dynamic packaging (bien qu’en dehors du discours, on dénombre très peu de réelles initiatives sur le terrain, ce qui veut dire que probablement c’est encore trop en avance même  aujourd’hui).

Cette aventure des start-ups des années 2000 s’est finie de façon hélas classique dans un épisode d’engloutissement de cash en et celle d’Alain n’a pas longtemps échappé à la règle : 130 $ de coût d’acquisition par client pour un revenu malheureusement bien maigre de 16 $; pas de quoi générer un bénéfice. Être visionnaire ne mène pas toujours à la profitabilité, mais il ya une chose qu’il ne faut pas oublier à propos des visionnaires, c’est qu’en général ils ne n’abandonnent jamais la partie. C’est exactement ce qu’Alain a décidé de faire, en passant à l’idée suivante.

Ainsi qu’il a démarré un nouvel incubateur pour une solution de paiement électronique en Irlande, dans le domaine du paiement mobile. Il admet lui-même avoir pris beaucoup de plaisir en créant cette start-up. Il est resté dans ce business pendant quelques années avant de rejoindre un groupe de médias en Belgique dans les années 2004 2005.

Ce groupe média, lui-même un pionnier en Belgique, a amené Alain à se « focaliser sur la création de nouveaux produits et la génération de nouveaux profits ». Il avoue volontiers ne pas être « très au fait de ce qui se passe dans le monde de l’Internet » mais cette lacune s’est bizarrement transformée en atout pour lui car selon lui « poser les ‘mauvaises questions’, c’est souvent mettre le doigt où ça fait mal ».

Alain a quant à lui assez de chance pour avoir été au coeur de l’Internet au moment de sa création, il a en quelque sorte grandi avec lui (on ne peut pas dire qu’il fasse vraiment partie de la génération Y cependant). Et il a appris au fur et à mesure. En fait, soyons francs, tout le monde apprend au fur et à mesure sur ce marché (certainement un domaine peuplé d’ aveugles et où les borgnes sont rois).

Il créera ensuite Futurelab en 2005, et Stefan le rejoindra dans la transition. Futurelab est une société de conseil qui travaille pour la « génération de nouveaux profits issus du marketing et de l’innovation ». Cette société de conseil travaillant sur la base du bouche-à-oreille, c’est ce qui lui permet de s’étendre en Europe, alors qu’elle fait très peu voire pas de prospection. Mais dans ce cas, on parle de bouche-à-oreille le plus sophistiqué, recourant de façon intensive à l’Internet.

Leur travail est principalement basé autour du conseil marketing stratégique, où il est question de « générer des bénéfices en partant de l’innovation centrée sur le client ». L’objectif étant de « fournir un résultat qui soit générateur de valeur pour le client ». Il décrit l’innovation comme étant « le fait de faire les choses d’aujourd’hui différemment, ou les choses de main qui n’existent pas aujourd’hui ». Mais, le retour sur investissement est bien l’objectif ultime.

Alain Thys déclare qu’en effet, selon lui, « dans 80 % des projets qu’il observe, le marketing de l’innovation échoue lamentablement ». Si on lui demande les raisons pour lesquelles ce ROI qui paraît pourtant indispensable n’est pas pris en compte, bien que ceci paraisse incompréhensible, il nous répond :

  1. premièrement : il s’agit soit de personnes qui oublient tout bêtement que l’innovation n’est pas une fin en soi et qu’elle doit fournir une sorte de retour financier;
  2. deuxièmement : la deuxième raison pour laquelle l’innovation échoue est que la plupart des innovateurs  « oublient le client ».

Ainsi Alain ajoute-t-il que « très souvent, ce dont  les clients ont besoin, c’est d’un angle de vue différent, et c’est alors que les consultants deviennent véritablement utiles ».

La part la plus importante du chiffre d’affaires de Futurelab est réalisé grâce aux opérations de bouche-à-oreille, en utilisant leur site Internet et leur blog, qui est en référentiel incroyable des sources les plus autorisées de l’Internet et des blogs sur l’innovation. Ce blog est disponible à l’adresse http://blog.futurelab.net. A mettre dans ses favoris, sans coup férir.

Je recommanderais également les présentations powerpoint d’Alain sur Slideshare.net qui qui peuvent être téléchargées sans droits et librement grâce à leur licence ‘creative commons‘.

Alain Thys de Futurelab : en matière d’innovation « poser les ‘mauvaises questions’, c’est souvent mettre le doigt où ça fait mal » was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Comment réaliser un Blog de A à Z – Partie 1

blog 1and1

Une question nous revient souvent : comment faire pour créer un blog de A à Z, de l’installation sur le serveur dédié de 1and1.fr à sa personnalisation, en passant par l’optimisation pour le référencement.

C’est pourquoi nous allons voir dans ce dossier comment créer simplement un blog Pro, avec en première partie quel hébergement choisir, comment installer WordPress et comment faire les premières personnalisations.

Pour notre exemple nous prendrons comme exemple un blog hébergé par 1and1.fr (d’autres hébergeurs comme www.ovh.com sont tout aussi bien, vous avez un comparatif synthétique des différents hébergeurs sur le Journal du Blog), ainsi qu’une plateforme WordPress car c’est celle qui est la plus puissante et qui dispose du plus grand nombre de plugins qui vont vous simplifier la vie…

L’hébergement du blog sur un serveur est recommandé, car cela permettra par la suite de donner plus de souplesse dans l’évolution de votre blog et surtout cela vous permettra d’y faire ce que vous voulez en terme de contenu (en effet certaines images, vidéos… sont bloquées par blogger, WordPress…) et en terme de publicités vous pourrez faire exactement ce que vous voulez (ex: un blog hébergé par WordPress.com ne permet pas d’afficher de la publicité).

Une des erreurs classiques des bloggers débutants c’est de commencer par une plateforme hébergée, puis de se rendre compte 6 mois plus tard qu’il faut migrer sur un hébergé dédié… or cela veut dire migrer tous les articles, perdre des mois de référencement et surtout transférer l’audience de l’ancien blog vers le nouveau.

C’est ce qui est arrivé pour ConseilsMarketing.fr, qui était au départ hébergé par Blogger et qui a migré seulement 2 ans plus tard… or ce blog qui n’est quasiment plus alimenté représente encore 25% du trafic du nouveau Blog 2 ans après la migration !

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Comment réaliser un Blog de A à Z – Partie 1 was last modified: mai 11th, 2015 by conseilsmarketing