Livre Gratuit « 21 jours pour Bloguer comme un PRO ! »

ebook 21 jours pour bloguer comme un PRO

ConseilsMarketing.fr et MaBoiteCartonne.com se sont associés pour vous offrir cet ebook de 70 pages vous expliquera les bases essentielles du Blogging !

Le but de cet eBook est de vous donner la démarche pour créer votre propre Blog et le faire connaître avec un tutorial qui durera 21 jours.

Chaque jour vous pourrez lire un article qui vous expliquera un élément clé pour réussir votre Blog Pro ainsi qu’un « exercice pratique » à effectuer.

Avec cette méthode simple et sans effort, au bout 21 jours vous aurez créé votre Blog Pro et serez sur de bons rails pour devenir une référence de votre secteur.

L’objectif de cette mini-formation est de vous expliquer en une heure par jour comment créer, faire connaître et augmenter le nombre de visiteurs qualifiés de votre blog.

Cette formation s’adresse tout particulièrement aux indépendants, entreprises, sites eCommerce… qui veulent lancer un Blog pour améliorer leur référencement, attirer des prospects ciblés et développer leur notoriété.

Ces conseils sont issus de notre expérience, à la fois dans le B2B que le B2C, avec nos propres Blogs respectifs :

– Le Blog ConseilsMarketing.fr de Frédéric CANEVET, qui à touché une cible de plus d’un Million de Professionnels en 2009.

– Le Blog sur le Coaching Personnel de Boris Schrenzel qui a attiré 2,2 Million d’internautes en 2009.

Voici le sommaire de l’eBook :

1er jour – Définir l’objectif de son Blog

2ième jour – Analyser la concurrence

3ième jour – Mettre en place des alertes

4ième jour – Affiner la thématique de son Blog Pro

5ième jour – Installation et hébergement du blog

6ième jour – Le choix du Design

7ième jour – Les 20 plugins indispensables

8ième jour – Les bases du référencement naturel

9ième jour – Créer sa Page “A Propos”

10 ième jour – Les bases de la rédaction

11ième jour – 10 façons de trouver des idées d’articles

12 ième jour – Les différents types de posts

13ième Jour – Comment faire du Linkbaiting ?

14ième Jour – Participez aux Blogs & Forums Spécialisés de votre Niche

15ième Jour – Republication d’articles et DiggLikes

16ième Jour – L’eBook gratuit

17ième Jour – Les vidéos

18ième Jour – Twitter

19ième Jour – Facebook.com

20ième Jour – Viadeo.com

21ième Jour – La promotion publicitaire de son Blog
Pour télécharger l’ebook il suffit de remplir le formulaire sur ce lien.

Livre Gratuit « 21 jours pour Bloguer comme un PRO ! » was last modified: septembre 20th, 2014 by conseilsmarketing

15 Règles d’Or pour démarrer un Blog d’entreprise

6 conseils pour réussir un Blog Pro

1 – Devenez la référence dans votre secteur d’activité !

Le but n’est pas devenir N°1 du Web, mais déjà le leader dans votre niche… Si vous connaissez parfaitement un secteur, si vous avez une expertise, si vous avez une passion… vous pouvez alors devenir la référence de ce secteur !

Si vous ciblez une niche précise encore peu concurrentielle et que vous écrivez du contenu,  vous faites des vidéos… vous attirerez des personnes ciblées et vous deviendrez pour eux la référence. L’objectif étant d’être bien visible sur Google, mais également des influenceurs du secteur.

2 – Ne soyez pas Banal !

Lorsque vous avez choisi votre niche, ne faites pas de la reprise d’article déjà vus et revus, ou de la publication de vidéos… Produisez du contenu original de qualité. Il faut que vos lecteurs se disent « Whouaaa… c’est un Pro ce gars » lorsqu’ils lisent vos article.

Faites plutôt peu d’articles à forte valeur ajoutée que des articles courts régulièrement mais avec peu d’intérêt.

Soyez drôle, original, subversif… pour ne pas être un Blog parmi tant d’autres !

3 – Faites du Guest Posting !

Au départ votre site ne sera pas visible… Il faut donc capitaliser sur la notoriété d’autres sites plus visibles en proposant d’écrire pour eux un article en exclusivité. Cela vous permettra de vous faire connaitre mais également d’obtenir des liens de qualité.

Pour cela repérez les Blogs, sites… les plus importantes sur votre secteur et proposez leur d’écrire un article.

4 – Construisez une base de lecteurs fidèles.

Il faut que vous fassiez revenir vos lecteurs. Cela passe par de la publication régulière d’articles, des séries d’articles… mais aussi par l’abonnement aux Flux RSS (tout en haut du Blog) et surtout l’inscription à une newsletter par email.

En effet avec votre base emails vous serez en mesure d’envoyer votre newsletter tous les mois à vos lecteurs pour doper vos visites.

5 -Utilisez les média sociaux comme caisse de résonance !

Les réseaux sociaux comme Viadeo, Facebook, Twitter, Linkedin… sont des outils pour recruter des lecteurs et vous faire connaitre…

Vous devez donc créer votre profil sur ces communautés, recruter des contacts, participer aux groupes et forums… Et bien bien entendu relayer vos articles de Blogs  !

Attention cependant à ne pas faire trop de « promo », ces réseaux étant là pour se créer une communauté, pas pour faire de l’auto-promotion.

Enfin faites un maillage entre ces différentes communautés, en publiant les informations de votre Blog sur Twitter, puis sur Facebook, Linkedin, FriendFeed… Tout doit communiquer !

6 – Choisissez bien les mots clés de vos articles, titres…

Les mots clés que vous employez permettent aux internautes de vous trouver sur  Google, vous devez donc utiliser les mots clés et expressions les plus tapés (voir Google Keyword Generator Tool), mais aussi en écrivant dans vos articles les questions que peuvent se poser vos cibles…

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15 Règles d’Or pour démarrer un Blog d’entreprise was last modified: septembre 20th, 2014 by conseilsmarketing

Un bon blogueur travaille avec de bons outils…

Dans cet article nous allons vous présenter un résumé de la conférence “Comment gagner du temps en temps que télétravailleur” lors du Web2Connect, et dans une seconde partie nous vous présenterons quelques autres outils très utiles en tant que Blogueur. En effet les besoins d’un blogueur sont souvent très proches de ceux du télétravailleur...

Il est important de noter que cet article est tout à fait complémentaire à notre précédent billet “Plus de 50 outils pour gagner du temps en tant qu’eMarketeur” que nous avions publié il y a quelques mois de cela… Vous y retrouverez la liste des outils que nous utilisons très régulièrement pour ConseilsMarketing.fr

Partie 1 : Quels outils pour les télétravailleurs ?

 

Tout d’abord un constat : en région parisienne en moyenne les salariés passent 45 minutes pour se rendre à leur lieu de travail, soit une perte de temps d’une heure trente par jour. Tout ce temps perdu pourrait être mieux utilisé en faisant du télétravail soit de manière ponctuelle, soit à 100%

En France le télétravail n’est pas encore rentré dans les mentalités puisque seulement  7% des travailleurs font du télétravail,  alors que le télétravail concerne 15% de la population active en Europe et 25 % aux USA.

Pour être efficace en travaillant chez soit, Jean François Ruiz nous livre quelques bons conseils :

1 – Mettre en place 2 écrans pour son ordinateur afin d’augmenter sa zone de visibilité et pouvoir faire du multi-tâches. Cela permet de gagner jusqu’à 30% de productivité pour des gros utilisateurs du multi-fenêtrage comme les développeurs. L’idéal étant d’avoir deux écrans de même taille pour retrouver les mêmes repères.

Voici un exemple du double écran à domicile chez ConseilsMarketing.fr, avec côte à côte un PC portable et un grand écran plat :

pc de blogueur

2 – Utiliser tous les outils de la Mobilité.
Même les télétravailleurs doivent de temps en temps voir des clients, rencontrer leurscollègues, partir en weekend… et pour ne pas perdre de temps lors des déplacements il faut utiliser des outils de communication nomades.
Les 3 outils principaux outils à utiliser sont
– Le mini PC portable que l’on peut transporter sur soit dans un sac à dos ou à ranger sans sa valise
– La carte 3G qui permet d’accéder en permanence à ses emails et au Web
– L’iPhone (voir notre Blog spécial iphone) qui permet de noter immédiatement ce qui vient à l’esprit et de lire ses emails sans devoir utiliser un PC.

3 – Communiquer via des outils de Web Conférence.
En effet voir les personnes reste essentiel, même pour des télétravailleurs. Pour cela il faut investir dans une bonne Web Cam (minimum 640×480) et un bon micro casque :

micro sans fil

Au niveau du logiciel de Web Conférence, une des références reste Skype qui offre un très bon rapport qualité prix, et surtout c’est un outil utilisé par de nombreuses personnes.
Il y a également Adobe Connect Pro qui permet de faire du partage d’écran avec un beau design (gratuit jusqu’à 3 utilisateurs en simultané).

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Un bon blogueur travaille avec de bons outils… was last modified: mai 11th, 2015 by conseilsmarketing

tourisme : la révolution du « city break » tue le mythe de la désintermédiation

Le monde du voyage évolue. Comme le souligne fort justement notre ami Thierry Maillet, auteur de la génération participation (nouvelle édition 2009 ici), dans une interview vidéo à venir sur Orange-Business.Tv que j’ai menée récemment (en cours de montage en ce moment même, nous aurons le plaisir de revenir sur cette interview bientôt), le mythe de la désintermédiation est en train d’être mis à mal par la réalité du terrain. Présent dès la généralisation du World Wide Web vers la moitié des années 90, il a tout de suite été admis que l’Internet allait tout balayer sur son passage.

Finis les intermédiaires, au diable le commerce, tout passerait par l’Internet. Ceci fut une chimère et l’Internet s’est imposé au contraire très rapidement comme une des stratégies obligatoires d’une approche multicanal désirée par les clients et les offreurs. Quelques domaines ont cependant souffert plus que d’autres, comme la photographie avec la disparition massive des boutiques de développement dans les 3-4 dernières années au fur et à mesure que la photographie numérique se généralisait … pour donner finalement naissance à de nouveaux concepts comme celui des boutiques Internet de Photo Service (baptisées les .COMptoirs), probablement pas encore complètement abouti mais présent comme un signal faible au milieu de la voie de la ré-intermédiation.
 
Le tourisme était peut-être le deuxième de ces secteurs à souffrir énormément de la désintermédiation, mais voilà, les clients se lassent, les offres sont opaques, les arnaques font florès et la ré-intermédiation revient au galop. (Pour l’anecdote, dans la série des arnaques, un voyage acheté chez Promovacances pour mon fils en l’été 2009 où l’on m’a vendu sans sourciller un jour qui durait 1 minute, le bus partant la veille au soir à 23:59 ! de quoi perdre la foi dans les promos qui semblaient être la raison d’être du site, et malgré un a priori plutôt positif que j’avais sur cette marque. La réclamation sans réponse positive ne m’a pas non plus convaincu).
 
 
 Le tourisme
 
 
La folie étant passée, la ré-intermédiation revient donc au galop. Il nous faut revenir au coeur de métier et reparler des concepts de dynamic packaging qui nous ont fait rêver il y a déjà bien des années. Car peu a été réalisé dans ce domaine, malgré les injonctions des professionnels du secteur comme Claude Bénard, auteur sur nos colonnes d’un article prometteur sur le sujet.
Alors, comment ce concept – longtemps resté à l’heure de la théorie – a-t-il trouvé une adaptation pratique sur le terrain ? C’est ce que j’ai demandé à Frédéric Allard, fondateur d’une start-up prometteuse dans le secteur du tourisme, Addictrip, afin qu’il nous explique les évolutions du marché et la démarche qui a présidé à la création de son entreprise. Enfin du nouveau dans le tourisme, il était temps, mais comme l’explique Frédéric, nous sommes encore loin de la vraie personnalisation, les véritables innovations mettent toujours beaucoup de temps à mûrir, mais nous sommes en bonne voie.
 
 
par Frédéric Allard, fondateur d’Addictrip
 

Comment Addictrip a répondu à la révolution du city break

Qu’est-ce que le city break ?

Le comportement des voyageurs évolue vers plus de personnalisation de leur voyage. Ils sont de plus en plus friands de courts séjours « à la carte ». Ils souhaitent partir moins longtemps mais plus souvent pour découvrir de nouveaux horizons. Et ils n’hésitent plus à réserver en ligne : les acheteurs d’hébergement (nuits d’hôtel) sur Internet sont 3 fois plus nombreux en France en 2008 qu’en 2004.

Cette tendance a été bien exploitée par les guides papiers en France. Les guides thématiques affichent ainsi une belle progression. Ils ciblent les amateurs de courts séjours avec des guides spécifiques dont les ventes ont doublé entre 2000 et 2005.

La préparation personnalisée du city break, est un secteur clé de l’e-tourisme car c’est une porte d’entrée stratégique à la partie commerciale de ce segment en constante croissance.

Qui est le city breaker ?

Nous pouvons définir le citybreaker comme un internaute entre 25 et 65 ans qui voyage régulièrement dans un cadre privé ou professionnel, de Catégorie Socio Professionnelle plutôt supérieure / CSP+ et qui a envie de découvrir de nouveaux horizons. Les citybreakers sont des gens qui recherchent de l’information en ligne, et qui préférentiellement réservent aussi leur voyage sur Internet. L’apparition conjointe des RTTs et des compagnies aériennes Low Cost ont en partie révolutionné les habitudes de voyage des Français.

Le citybreaker possède souvent un Smartphone (Iphone, Blackberry, Android) et a l’habitude d’être connecté en permanence et d’avoir accès à l’information dont il a besoin quand il en a besoin, de façon quasi instantanée.

Il va sur Internet soit simplement pour rechercher son hébergement, soit pour approfondir sa recherche et préparer de façon plus aboutie son voyage.

En France, cette catégorie d’internautes représente potentiellement plus de 40% des internautes.

Pour chiffrer le marché de notre site addictrip, nous avons pris pour base des données pour la France et les avons extrapolées à l’Europe puis aux Etats-Unis.

Les principales hypothèses structurantes sont les suivantes :

– 11 millions de courts séjours marchands en France en 2007 (dont 50% à l’étranger)

– +7% de croissance par an d’ici à 2012 des courts séjours marchands (en ligne avec la croissance historique depuis 2003)

– 80% de ces voyageurs préparant l’intégralité ou une partie de leur voyage en ligne, avec une connexion par mois en moyenne

Nous obtenons environ 12 millions de visiteurs uniques mensuels en ligne pour préparer un city break. Nous extrapolons ce chiffre à 90 millions en Europe et 90 millions aux Etats-Unis.

Le Dynamic Packaging et la personnalisation du séjour

Sur ce segment du court séjour, la notion de personnalisation est extrêmement importante. On part peu de temps et on veut donc maximiser l’effet de dépaysement, de repos et de déconnexion par rapport à la vie quotidienne. Il n’y a pas de place à l’erreur ou à l’approximation et tout doit être parfait.

Nous devons donc être capable d’être à la fois force de proposition et d’inspiration pour le contenu du week-end, ensuite proposer les bons outils afin de permettre une réservation morcelée du voyage, brique par brique, qui ne soit pas fastidieuse pour l’internaute.

Le dynamic packaging reste une chimère et les grands Tour Operateurs ont du mal à proposer un service flexible et ergonomique pour faciliter le choix et la personnalisation du voyage. Ce sont donc de nouveaux entrants sur le marché qui pourront forcer l’évolution vers ce genre de service.

Notre objectif est de mêler la personnalisation à une notion de gain de temps dans la préparation du week-end. Nos utilisateurs partent en moyenne 2 jours et ne veulent pas passer le même temps à préparer leur séjour. Ils ne sont pas non plus prêts à faire de compromis sur la qualité.

Il y a encore beaucoup à faire sur le domaine de la personnalisation du contenu proposé à l’internaute pour faire du push d’offre en parfaite adéquation avec ce qu’il recherche. De réels efforts sont visibles sur des sites comme hotels.com ou Geo.fr, qui s’aventurent dans l’inspiration comme nous le faisons sur addictrip. Mais les technologies permettant une réelle personnalisation du contenu du site n’existent pas encore. Nous travaillons sur des algorithmes qui vont nous permettre de faire en sorte que la navigation sur le site et le contenu présenté soient totalement différents en fonction de la personne qui viendra naviguer. Donc stay tuned, nous allons certainement révolutionner le dynamic packaging dans les mois à venir !

tourisme : la révolution du « city break » tue le mythe de la désintermédiation was last modified: mars 24th, 2016 by Yann Gourvennec

7 raisons pour lesquelles, à tort ou à raison, (certains) managers détestent les médias sociaux

Web 2.0note : cet article est la version française d’un article publié originellement en Anglais pour BNet et dont la version anglaise intégrale est disponible ici

Après l’article précédent (8 raisons pour lesquelles etc.), où je décrivais l’histoire d’amour – souvent pleine de malentendus – de bien des marketing managers avec les médias sociaux, voici le revers de la médaille, avec l’analyse des craintes et autres arguments plus ou moins rationnels qui font que les médias sociaux sont, parfois, détestés dans les entreprises. Je m’attarderai ici à débusquer les mythes et à analyser les raisons profondes derrière ces réactions, du moins celles que j’ai pu percevoir au travers de mon expérience professionnelle, mais nul doute que d’aucuns d’entre vous pourrons rajouter leurs commentaires afin de partager leurs propres exemples.

Voici donc mes 7 raisons pour lesquelles, à tort ou a raison, (certains) managers détestent les réseaux sociaux :

  1. La 1ère de ces raisons est motivée par la peur : « ces conversations en ligne pourraient être dangereuses et nous allons perdre le contrôle de la situation » : il est vrai qu’au centre de la philosophie des médias sociaux, il y a le moteur de l’interaction entre les employés, les clients, les partenaires et les membres des écosystèmes au sein desquels tous ces gens évoluent. Cette interaction est directe et l’échange franc est débarrassé des obstacles de la hiérarchie et de l’organisation. Il y a souvent cette impression, presque plus en interne qu’en externe d’ailleurs, que plus on va laisser les membres de ses écosystèmes parler entre eux, plus cela va amener à dénigrer la marque. Ainsi, de trop nombreux managers ont-ils une vue négative de ces discussions, comme s’ils doutaient eux-mêmes du pouvoir d’attractivité et de sympathie de leur marque . Ainsi, leur désir de tester d’améliorer la fidélité à la marque est-elle émoussée par cette crainte de se voir critiqué. À moins que ce soit uniquement la peur d’être sanctionné en interne du fait que, grâce aux médias sociaux, les critiques envers votre marque seront enfin visibles ? Et c’est ainsi qu’on se prive à mon avis de la possibilité d’évaluer et d’agir sur la fidélité à sa marque au travers d’une relation directe en ligne alors même que la plupart de ces discussions sont menées par des personnes qui, à la base, ont déjà prouvé un intérêt pour votre marque. Car dans le fond, c’est bien là l’essence même d’une marque, à savoir « ce que les gens en disent dès que vous avez le dos tourné » (probablement une citation de Jeff Bezos, le patron d’Amazon, même si de nombreuses versions de cette phrase existent). En fin de compte, bonnes ou mauvaises, ces discussions auront bien lieu car les médias sociaux (alias web 2.0) ont déjà permis – sans attendre l’autotrisation de votre département communications – à tous les internautes de s’exprimer librement. Mon conseil serait donc justement de vous laisser convaincre et de plonger dans les médias sociaux pour vous atteler à ces discussions au lieu de faire semblant de croire qu’elles n’existent pas. Il y a plus de potentiel que de risque quand vous y réfléchissez bien. Reprenons ce que disait Ken Kaplan d’Inteln lors de la conférence BlogWell de fin 2008 à San Jose : « rien ne sert de craindre les médias sociaux, apprenez plutôt à les utiliser ! ».
  2. La deuxième raison des réticences communes à l’encontre des médias sociaux pourrait se traduire par l’impression souvent exprimée que « les réseaux sociaux sont un champ de mines juridique ». Un bon nombre de responsables marketing sont rebutés par les risques induits par l’adjonction de commentaires ou de rétro-liens (alias trackbacks, c’est-à-dire les liens faits par d’autres blogs ou plate-formes de réseaux sociaux sur vos articles) sur des contenus propres à l’entreprise. Ceux-ci, en effet sont souvent perçus comme une menace qui, venant de l’extérieur, échappe au contrôle de l’entreprise. Pourtant, si j’en crois mon propre conseil juridique, « les juristes qui font bien leur travail s’imposent non comme des censeurs dont le rôle est de faire peur, mais plutôt comme de véritables partenaires en affaires, capables de conseiller » (je le site sans le nommer, de peur qu’on nous le débauche 😉 ). Et c’est avec lui que nous avons trouvé une issue juridique protectrice de l’ensemble de nos sites 2.0, afin de tranquilliser le management et surtout de protéger la marque. Comme quoi cela est bien possible. En outre, les mécanismes de modération doivent être mis en place afin de permettre de prévenir des dommages collatéraux qu’il ne convient pas en tout cas d’exagérer au-delà du raisonnable (le rédacteur en chef d’un site est néanmoins juridiquement responsable des contenus qu’il héberge et donc aussi des commentaires qu’il contient, et il convient de se protéger des risques normaux liés à la diffamation notamment). La gestion de crise en médias traditionnels me semble quant à elle plus difficile à gérer et beaucoup plus délicate que la crise en ligne – malgré les idées reçues – car ces commentaires, pour directs et même potentiellement agressifs qu’ils soient, vous laissent un droit de réponse alors que celui-ci est plus difficile à exercer dans un média traditionnel. Que vaut en effet une mise au point déconnectée du contenu originel et publiée dans un journal six mois plus tard, sous forme de jugement administratif ?
  3. La raison numéro trois porte sur le fait que le buzz, et sa mesure, est souvent vu comme un élément globalement négatif. Pour vendre des logiciels de mesures de buzz, beaucoup d’éditeurs n’hésitent pas à insister sur la malignité de la blogosphère. C’est assez paradoxal, il faut crier au loup, même quand c’est le loup qui vous fait vivre. Souvent, l’exemple tristement fameux et intitulé pompeusement « Kryptonite Blogstorm » sera cité. Ce titre, digne d’une légende, car c’en est un peu une, révèle en fait une histoire dont les contours sont très largement exagérés pour effrayer la clientèle, censée alors se précipiter sur le logiciel en question. Sans nier la réalité de l’importance des crises, en ayant vécu une moi-même cette année cela serait bien mal venu, il est néanmoins nécessaire de faire une mise au point. Le véritable danger vient d’une part de l’amplification du phénomène par la presse traditionnelle (oui, je vois l’incrédulité chez le lecteur, vous avez bien lu). J’imagine mal en effet que le New York Times puisse être comparé à un site 2.0. Or, c’est lui qui, en reprenant l’histoire, a créé une caisse de résonance et une mise en abyme (la presse traditionnelle reprend l’info du Web qui reprend la presse traditionnelle etc.). Or le danger est justement centré sur cette réaction en chaîne, pas seulement sur le Web (il se peut que cela change dans le futur en fonction de l’évolution de la presse, mais je ne crois pas à la disparition des grands organes comme Le Monde ou le New York Times qui sont des véhicules des opinions politiques, celles du parti démocrate dans le cas du NYT et en tant que tels, les enjeux qu’ils véhiculent vont donc bien au-delà de la simple survie de la presse ou d’un hypothétique calcul dont de retour sur investissement). D’autre part, la légende « Kryptonite » est parsemée d’inexactitudes et d’approximations (voir le décryptage complet ici). Enfin, comme cela a été démontré brillamment par l’institut Louis-Harris dans son analyse de l’affaire Kerviel, le buzz négatif n’est pas forcément pris pour argent comptant par les clients (voir l’exemple Kerviel ici et un an après ici).
  4. La raison numéro quatre se focalise sur la peur d’exposer à l’extérieur les talents de l’entreprise : « Je n’ai pas envie qu’on me débauche mes consultants ». C’est ainsi que j’ai entendu un jour un top manager me dire qu’il était hors de question qu’un de ses meilleurs consultants soit vu sur Internet. Or immédiatement, j’ai vérifié le nom du blogueur en question sur Google et je le trouvais instantanément en bonne position sur LinkedIn ainsi que sur son blog personnel. Ma réaction fut donc au contraire d’encourager le blogueur en question à bloguer pour nous, plutôt que pour lui-même (bien que le fait qu’il blogue pour lui-même ne pose aucun problème, au contraire). Ainsi met-il son talent et son énergie au service de la promotion de notre entreprise par ses savoir-faire. En outre, il sait grâce à cela qu’il est valorisé en tant qu’employé et que son travail reconnu. Une raison de plus pour rester avec nous et non pas nous quitter !
  5. La raison numéro cinq est que les businessmen, si l’on en croit Saint Exupéry, « ne s’occupent que de choses sérieuses ». « Tous ces machins sur Internet ce n’est pas sérieux, ce n’est pas pour les professionnels, c’est juste pour les informaticiens ou les adolescents » entend-on insinuer ici ou là. Avec une pénétration de l’usage d’Internet approchant en moyenne de 70 % au Royaume-Uni (en pourcentage de la population totale, chiffre à comparer avec 48 % en Europe, et le Royaume-Uni n’étant surpassé que par les pays nordiques et les Pays-Bas), ceci n’est plus vrai. Alors que dans les années 90 les gens croyaient que l’Internet était réservé à des informaticiens boutonneux (voir cette image prise d’un prospectus publicitaire d’AOL en Angleterre en 1996), on peut largement parier aujourd’hui que la plupart des utilisateurs du Web et des milieux sociaux seront représentatifs – plus ou moins – de la population totale. D’un point de vue marketing, chacune des plateformes de médias sociaux a son auditoire « cible » même si ce terme est non approprié. Les médias sociaux sont donc bien un outil sérieux et professionnel, à condition de choisir la bonne plate-forme pour la bonne région, la bonne population, et le bon secteur. Par exemple, Facebook et très répandu au Royaume-Uni mais pas autant en France ou uniquement les utilisateurs très avancés, les experts de l’informatique et une partie du grand public dont sont inscrits (même si les choses progressent vite). Inutile de chercher les professionnels hors de ce secteur. À noter que LinkedIn est très utilisé au Royaume-Uni, et dans le monde entier pour international, mais que dans les pays d’expression germanique (rappelons que l’allemand est la langue la plus parlée en Europe et de très loin) seul Xing est utilisé, et qu’il ne s’agit donc pas d’inviter un germanophone sur LinkedIn, car il ne l’utilisera jamais. En France, Viadeo est de loin le leader de réseaux sociaux, mais la plupart des experts informatiques qui veulent être vus snoberont Viadeo et lui préfèreront LinkedIn. Tout ceci est plus complexe et segmenté qu’il n’y paraît, et je ne vous parle même pas des groupes LinkedIn ou Viadeo qui rendent possibles de s’adresser à des micros population. Les médias sociaux sont donc définitivement un outil puissant au service des entreprises (à condition de respecter les règles scrupuleusement !) et un endroit ou l’on peut commencer à travailler son réseau et bâtir des partenariats.
  6. La raison numéro six c’est que perdre un peu de temps tout de suite pour en gagner beaucoup plus tard n’est pas toujours bien perçu: « tout ce truc de réseautage est une perte de temps ». L’utilisation d’Internet pour générer et gérer des réseaux attire beaucoup l’attention des médias mais qu’en est-il pour les professionnels ? Et combien de temps les professionnels en question doivent-ils allouer pour améliorer leurs réseaux en ligne ? S’agit-il d’une tâche utile ou doit on considérer que passer plus de temps sur cette fonction nuirait à la conduite des affaires ? Le fait est que le réseautage est sans conteste au cœur du monde des affaires, car commercer efficacement c’est faire fonctionner un réseau. Cela m’a pris environ quatre ans pour construire un réseau sérieux sur LinkedIn. Ce que j’entends par sérieux, c’est la sélection rigoureuse, essentiellement volontaire, de nouvelles connaissances au travers de leurs profils (agrémentée de rencontres fortuites car le hasard fait souvent bien les choses). Et je ne parle pas de gens que je connaissais déjà et avec lesquels je voulais me reconnecter. L’objectif était véritablement d’étendre ce réseau de façon à accroître le nombre d’opportunités pour mes activités professionnelles. Je ne compte plus le nombre de telles opportunités qui ont été générées par ces outils que sont les réseaux sociaux, que cela soit en termes de visibilité, de propositions pour des conférences, de mises en relation avec mes pairs, de partenariats avec de nouvelles entreprises/start-ups voire même de l’achat de nouveaux produits ou services dont je ne connaissais rien avant (il va donc sans dire que si on l’utilise à l’envers on doit donc bien être capable de vendre quelque chose dans le même processus). Bien sûr certaines de ces rencontres se révélèrent plus infructueuses voire complètement inutiles ou décevantes mais je préfère m’appesantir sur le côté positif des choses en regardant uniquement celles qui ont généré des opportunités intéressantes. Chaque fois qu’un nouveau un nouvel outil apparaît cependant, les utilisateurs des médias sociaux et des réseaux sociaux en particulier, sont confrontés au même problème, à savoir l’effort lié à la constitution, (ou la reconstruction) d’un réseau de connaissances d’abord, avant de pouvoir en retirer les bénéfices. Il est conseillé de se focaliser sur un ou deux outils au maximum pour éviter de perdre trop de temps. Or, ce réseau à bâtir est la condition sine qua non pour réaliser quoi que ce soit sur les plates-formes des médias sociaux à, et il faut y allouer beaucoup de temps pour trouver les personnes pertinentes. En conclusion, les médias sociaux ne sont pas une perte de temps à condition de rester maître des outils (certains de ceux qui sont particulièrement consommateurs de temps notamment Facebook ou Twitter et doivent être contrôlés de façon rigoureuse). En fin de compte, tout ceci n’est pas très différent de tout ce que nous avons connu lors de l’introduction de la messagerie électronique au travail. Les managers qui ont voulu s’opposer à l’utilisation de la messagerie électronique parce que elle était soi-disant une perte de temps sont les mêmes qui aujourd’hui passent à peu près 40 % de leur temps en moyenne à répondre à leur mail. En fait, les oppositions à l’e-mail à l’époque, ou aux médias sociaux aujourd’hui, sont plus une 1 question de statut social et la volonté de rester protéger derrière la hiérarchie ou des méthodes de réseautage classiques, moins ouvertes.
  7. La raison numéro sept c’est que le retour sur investissement des médias sociaux est tout sauf une chimère. «  les médias sociaux, et les blogs d’entreprises en particulier, c’est très bien, mais quel est le retour sur investissement ? » entend-on répéter ici et là. Or j’entends bien souvent ce contre-argument du retour sur investissement pour tenir à l’écart les médias sociaux et notamment les blogs entreprises. Et c’est bien pour cela que j’ai décidé de garder ce point pour la fin de ma liste. Comme souvent avec les innovations, les critiques acerbes et parfois même très pertinentes comme celle contenue dans le rapport sur les blogs Corporate de Josh Bernoff se font jour. Or c’est juste au moment où la masse a commencé à dire que la mode est passée, qu’il faut s’intéresser à la technologie en question (Gartner appellerait ce moment « le gouffre de la désillusion »). C’est quand la mode disparaît qu’apparaissent alors de véritables opportunités de travailler sur son ROI pour récolter les vrais bénéfices de l’innovation en question (le « plateau de productivité » dans les termes de Gartner). Les médias sociaux n’échappent pas à cette règle. Alors pourquoi s’intéresser aux médias sociaux aujourd’hui ? Car au moment où la mode est au plus fort (Gartner parlerait d’ « attentes surdimensionnées ») il est difficile de se focaliser sur un retour sur investissement. Le véritable problème, à ce moment là, est de suivre la meute. Or aujourd’hui, alors que la crise économique renforce la nécessité de montrer un retour sur investissement, voici ce que nous pourrions ajouter au débat en ce qui concerne les médias sociaux en général et les blogs d’entreprise en particulier :
  • d’une part, le coût d’investissement dans les médias sociaux est réellement négligeable (presque trop bas d’ailleurs) ;
  • deuxièmement, l’effort lié à la production de contenu à l’intérieur d’une initiative de blogs d’entreprises par exemple, bien qu’important, est dilué parmi la masse des contributeurs. Ceci veut dire que des experts produisent un effort chacun individuellement à l’intérieur d’un groupe, et non un nombre limité de ressources centralisées contribuant un peu de contenu – très lentement, et avec une expertise forcément moindre – pour l’ensemble de la société. Il est donc plus facile de produire du contenu ainsi et moins cher également, beaucoup moins cher ;
  • troisièmement, on sait maintenant quels bénéfices peuvent être récoltés grâce à cet effort : des experts motivés, une meilleure visibilité pour votre marque, une communication plus efficace, des débats directs entre experts, une facilitation dans un écosystème complet, la notoriété ou l’image accrue de notre marque. La liste est infinie ;
  • Enfin, lorsque j’ai décidé de demander à mon patron d’écrire pour nos blogs, j’ai ainsi définitivement soldé la question du retour sur investissement, parce qu’il a soudain compris que les blogs d’entreprise lui permettaient de faire des choses qui étaient impensables avant. En effet, quel autre moyen avait-il à sa disposition qui lui permettait de partager sa vision sur le Green IT avec le monde entier, tout ça en appuyant sur un seul bouton ?

En conclusion, les médias sociaux offrent tant de possibilités de qui rendent ont utiles les efforts sont nécessaires au lancement d’une initiative de médias sociaux en entreprise. Des pièges existent cependant, comme avec n’importe quel outil, qu’il soit informatique ou non. Mais il y a des façons de circonscrire les problèmes au mieux afin de tirer les bénéfices de cette nouvelle façon de communiquer, plus directe, transparente et tournée vers l’innovation ouverte avec les clients, partenaires et votre écosystème en général. Si vous réussissez à éviter les pièges tendus par certains de ses outils, est restez focalisé(e) sur vos objectifs professionnels, les médias sociaux peuvent alors être un allié puissant de votre stratégie marketing. Et n’oubliez pas que des pistes de réponse rationnelles à des peurs irrationnelles existent également, de façon à rester focalisé(e) sur le verre à moitié plein du média social et du « social marketing ».

7 raisons pour lesquelles, à tort ou à raison, (certains) managers détestent les médias sociaux was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec