Mailinside réinvente l’enveloppe grâce à la publicité (start-up du mois)

AAEAAQAAAAAAAAgPAAAAJDlhNTBlMjdkLWM3ZWEtNGE4Zi04MDM2LTM5OTlmMWRjNjhkMwDécidément, le papier et le courrier sont à l’honneur chez les innovateurs. Alors qu’il y a peu nous présentions la rétro innovation du service de cartes Atelier81, voici que la start-up du mois est encore le fruit d’une rétro innovation ! Cette fois-ci, on se désintéresse du contenu et on se focalise sur le contenant : l’enveloppe, un support de publicité ignorée. Explication de texte avec Éric Dhaussy (photo à gauche), président de la start-up Mailinside, et « autodidacte diplômé » selon ses propres dires.

note : le sondage habituel sur la startup du mois est en page 2

le courrier : un service public ? Pas si sûr…

L’enveloppe, tout le monde connaît. Enfin, pas tant pour envoyer des lettres personnelles, mais surtout pour recevoir du courrier en provenance des entreprises. Car le marché est très différent de l’imaginaire collectif. Si ce dernier est empreint de la nostalgie du facteur à vélo et des bureaux de poste des campagnes (un vieux souvenir quand je vois l’état des lieux autour de chez nous en Ariège), la réalité est moins poétique et plus économique. Voici la répartition du marché en grandes masses selon Éric Dhaussy :

  • courrier de particulier à particulier environ 3 %
  • courrier des entreprises aux particuliers environ 94 %
  • courrier des particuliers aux entreprises environ 3 %

C’est donc dans le courrier des entreprises au particulier, il n’y a pas appel, qu’on retrouve l’énorme masse des enveloppes utilisées. Et le nombre n’est pas négligeable : si 10 milliards de courriers sont échangés chaque année en France, c’est le double de ce chiffre, 20 milliards, qui constitue le marché de l’enveloppe hexagonal. Un marché somme toute assez modeste en comparaison des 170 milliards d’enveloppes américaines (soit environ 8 fois plus pour une population 5 fois plus grande) écoulées chaque année. 20 milliards d’enveloppes donc, dont 10 milliards dans nos tiroirs ou sur les étagères des entreprises, reste donc 10 milliards de ces enveloppes, rectangles bifaces de format A5 ou plus petits (voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Enveloppe_(papeterie) pour les formats précis C5 ou C6) inutilisés et donc non rentabilisés.

C’est cette idée qu’Éric Dhaussy et ses associés ont mise en application, afin de créer un système breveté de publicité sur les enveloppes destiné d’une part à permettre à des annonceurs d’utiliser ces espaces pour promouvoir leurs services, et d’autre part à des diffuseurs de rentabiliser, ou en tout cas diminuer, leurs coûts liés au courrier.

un système breveté et deux ans de travail !

Et pour breveter ce système, il ne suffisait pas d’avoir l’idée. Éric Dhaussy et ses partenaires ont mis plus de deux ans à se structurer, puis à créer Mailinside (voir l’exemple Digiposte ci-contre et la présentation en fin d’article), autour de ce brevet déposé en France, en Europe et aux États-Unis. « Il fallait trouver un fabricant d’enveloppes qui voulait jouer le jeu » explique M. Dhaussy, qui s’est associé à un ingénieur qui a pris le leadership autour de la création de ce futur support de communication. Car il fallait également changer le format de l’enveloppe et proposer non seulement un espace de publicité et une impression, mais également un nouveau système d’ouverture de celle-ci. En fin de compte, un fabricant d’enveloppes a joué le jeu mais il n’avait pas le pouvoir de commercialiser en direct ces services, et la société Mailinside s’est créée afin de remplir ce vide commercial. Une levée de fonds a été réalisée pour le lancement commercial en France (xAnge, 800k€), les objectifs futurs s’orientant vers quelques pays d’Europe et les États-Unis.

un marché conséquent

Contrairement aux poncifs, le courrier ce n’est pas ringard ; même sur une technologie qui peut être aujourd’hui considérée comme « low tech » on peut encore apporter de l’innovation. Éric Dhaussy nous explique ainsi que « l’innovation est [son] métier de toujours, c’est-à-dire apporter de la valeur ajoutée en termes d’usage ». Mais c’est aussi de la valeur ajoutée en termes économiques, car les potentialités pécuniaires sont énormes. À condition de faire l’effort de contextualisation de la publicité, une condition obligatoire pour que cela fonctionne, aussi bien en termes d’intérêt pour les annonceurs, les diffuseurs mais aussi les récepteurs, on peut se livrer ainsi à un exercice de projection du chiffre d’affaires potentiel :

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Mailinside réinvente l’enveloppe grâce à la publicité (start-up du mois) was last modified: juillet 22nd, 2016 by Yann Gourvennec

La start-up du mois : Wizboo réinvente le site web clef-en-mains pour TPE / PME

Benjamin Knopf et Antoine Constantin (tous les 2 anciens de Dauphine), fondateurs de Wizboo sont venus me présenter leur société la semaine dernière. Cette interview s’inscrit dans le cadre de mes articles destinés à encourager les jeunes entrepreneurs du monde de l’Internet et du e-commerce (avis aux amateurs ! – nb: je préfère Twitter)

Wizboo est une solution en ligne de création de sites pour les très petites sociétés, artisans qui désirent assurer leur présence en ligne sans y connaître quoi que ce soit au html. Le site se conçoit un peu comme un blog, avec des modèles et des « assistants » que l’on amène sur sa page en copier-coller (un peu moins intuitif que WordPress ou Wetpaint, mais la solution se construit au fur et à mesure).

L’angle d’attaque est justement la simplicité d’utilisation (voir ici mes réflexions et là celles de mes confrères) et la convivialité. Toutefois, ceci n’est ni la première tentative, ni l’arrivée sur un marché facile et inconnu. Celui-ci a été balisé de nombreuses fois mais reste globalement mal compris, victime du mythe du « big market » (voir ci-dessous l’étude, le lien vers l’analyse de Philippe Lemoine et mon analyse).

L’approche de nos entrepreneurs reste quant à elle très pragmatique, ils ont raison, il faut avancer prudemment et conquérir les parts de marché petit à petit. Ouvert depuis juin 2010, leur site a déjà conquis 1000 clients, ce qui n’est pas négligeable. Certes, il y a 3.2 millions de ces petites et très petites entreprises en France mais, selon une étude réalisée par Ipsos pour Google, 42% ont déjà un site Internet. Toutefois ce chiffre est à relativiser (voir ci-dessous), car seul 30% et non 42% de ces entreprises utilisent ce site Web « activement », et on observe une grosse dichotomie entre artisans/commerçants et industriels qui sont assez réticents voire non consommateurs absolus (à quelques exceptions près) et les acteurs du tertiaire qui sont même souvent en avance sur leurs homologues des grands comptes (demandez à une TPE des high techs si son site Web est important et si une application iPhone serait une bonne idée ?). Il faut donc sous-segmenter et ne pas se laisser berner par des chiffres mirobolants.

La énième tentative ?

Les entrepreneurs de Wizboo ne sont pas les premiers à se lancer sur ce créneau juteux des TPE. La logique est simple, sur le mode de « ce pays en voie développement marche pieds nus, je vais leur vendre des chaussures ! » Sauf que beaucoup s’y sont aventuré par le passé, à commencer par l’Américain Rapidsite (repris par les pages Jaunes dans les années 2000) qui – ironie du sort – est redevenu un hébergeur classique. Certains opérateurs sont également acteurs sur ce marché (transparence : du fait de mon travail et de mes responsabilités, je ne m’exprimerai pas sur ce sujet). D’ailleurs, cette frénésie d’activité  sur le « big market » a eu son effet (les 42% … non 30% pardon), mais reste à transformer en profondeur les comportements des entreprises de ces segments. C’est ce que décrit très bien Philippe Lemoine, avec son talent habituel.

La démarche de nos entrepreneurs est différente de ces tentatives précédentes cependant, car elle se fonde sur une démarche en self-service et vise les déçus des sites web clef-en-mains et les nouveaux entrants. Voir mon interview des fondateurs de Wizboo réalisée la semaine dernière (voir ci-dessous et directement sur YouTube)

et comme à notre habitude, voici un sondage pour nos lecteurs :

COMPLEMENT DE REFLEXION : LE MYTHE DU « BIG MARKET »

[JDNet – 11/2010] Le Web  largement minoritaire chez les PME/TPE françaises (présence en ligne et publicité)

Le Web n’est pas encore la tasse de thé des très petites entreprises françaises. Comme je le faisais remarquer dans ce compte-rendu de l’intervention de Philippe Lemoine sur l’usage des TIC dans les PME en février 2008, la situation a peu évolué en France depuis 10 ans. Voici dans cette étude faite par Ipsos pour Google et commentée par le JDNET en 2010, quelques extraits choisis :

« Pour beaucoup de petites et moyennes entreprises françaises, le Web ne semble pas être une priorité. Seules 42% possèdent en effet un site, selon une étude d’Ipsos pour Google. Et celles qui utilisent activement un site Web ne sont que 30%. Les PME de 10 à 50 salariés sont les plus présentes en ligne. Elles appartiennent pour beaucoup au secteur tertiaire et ont une activité souvent nationale voire internationale.

A l’inverse, les petites et moyennes entreprises absentes du Web se retrouvent deux tiers chez les commerçants indépendants. Les secteurs industriels sont également peu représentés, tout comme les entreprises ayant une activité essentiellement locale. Parmi les PME n’ayant pas de présence en ligne, 6% ont déjà eu un site qu’elles ont finalement abandonné. »

En conclusion, il fut se méfier, comme aurait mon professeur Paul Millier avec malice et astuce, du « big market » (voir son anti-bible du marketing ici). Ce n’est pas parce qu’une population est immense, que sa propension à consommer est proportionnelle à sa taille. Ceci étant, il conviendrait de regarder le marché des Soho dans d’autres pays et de mesurer l’écart, et d’analyser les causes de cet écart.

lire le reste de l’article du JDNet à l’adresse http://www.journaldunet.com/ebusiness/e-pme/une-pme-sur-trois-a-un-site-web-actif-1110.shtml

La start-up du mois : Wizboo réinvente le site web clef-en-mains pour TPE / PME was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

La start-up du mois: Atelier81 rétro-innove sur Internet en relancant la carte de vœux papier

De plus en plus souvent, je suis sollicité par de jeunes entrepreneurs qui me soumettent leurs projets, créés ou à créer. Il m’a semblé intéressant de les présenter ici pour d’une part leur donner un coup de pouce et les faire connaître car les initiatives intéressantes méritent soutient. D’autre part, afin de soumettre à mes lecteurs un cas concret sur lequel ils peuvent réagir, via un sondage PollDaddy en fin d’article. Aujourd’hui, je présente Atelier81, la carte de vœux à l’ancienne sur Internet.

un bon projet commence par un joli nom

Il est intéressant et un peu à contre-courant : les Européens, les Français en particulier – un peu fainéants du stylo – n’enverraient plus de cartes de vœux, d’anniversaire, etc. ? ! Faux ! Nous dit Alexandra Cremona Van der Graaf, cofondatrice avec son mari d’atelier81, un joli nom qui évoque l’atelier d’artistes et … l’année de naissance de notre interlocutrice, année qu’elle déclare symbole de « modernité » (je n’aurais pas personnellement voté pour celle là, mais bon…). Selon Alexandra, c’est même exactement l’inverse qui se produit, car les cartes de vœux papier, jugées ringardes il y a quelques années encore, pourraient bien désormais revenir à la mode.

Le marché de la carterie en France serait de 410 millions d’euros pour un chiffre d’affaires annuel d’environ 450 millions d’unités vendues (source UPCP ; ce qui nous permet d’évaluer aisément le prix moyen de la carte) et un sondage des éditions Yvon avec Gfk ISL de la fin de 2009, nous confirmerait cette tendance, affirme Alexandra : 70% des Français considéreraient en effet la carte de vœux selon cette étude, comme un support privilégié par rapport aux moyens numériques. Comme le signale le blog papetierdefrance.com le marché français a un beau potentiel de progression dans un pays où on envoie peu de cartes par rapport à nos voisins européens.

2 anciens de Google

Fonder une start-up n’est pas de tout repos : « on croit qu’on va passer beaucoup de temps sur le business plan et on est absorbé par l’administratif ». Ajoute-t-elle (à toutes fins utiles, voir l’envers du décor aux États-Unis avec le témoignage de Stéphanie de Wizeoz, vous verrez que la création d’entreprise est toujours un parcours du combattant, même au pays des entrepreneurs). Nos deux entrepreneurs sont des anciens de Google, spécialisés dans les ventes de mots-clés, où ils ont passé trois ans, en Irlande. Le pari de l’entreprise est osé, sur un marché certainement pas très simple, et où les acteurs américains présents dans les rues commerçantes et les galeries marchandes doivent se tailler la part du lion.

des cartes écologiques made in France

Il faut donc se démarquer. Les différenciateurs choisis par Atelier81 sont l’impression écologique, les cartes dessinées par de vrais artistes du monde entier (Amérique, Grande-Bretagne, Danemark, Hollande etc. et qui sont de vrais illustrateurs) et la fabrication française. Les cartes s’adressent à la fois aux entreprises et aux particuliers. La personnalisation des cartes se fait au travers d’un logo et d’un message, alors que pour les particuliers, Atelier81 propose d’écrire pour le compte de ses clients le message à la main afin de rendre le message plus « personnel ». Deuxième action de personnalisation se fait au travers d’une mini tablette de chocolat qui est incluse dans la carte (voir ci-contre).

Le site a été lancé en septembre, et il est fort à parier que l’on observe un pic des ventes vers la fin de cette année, avec l’arrivée des vœux (44% des ventes se font en effet dans le dernier trimestre).

Mais assez parlé, la parole est à vous, au travers de notre sondage: à vos souris !

La start-up du mois: Atelier81 rétro-innove sur Internet en relancant la carte de vœux papier was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

cartographie de l’influence d’un blogueur

Voici une remarquable cartographie de l’influence d’un blogueur réalisée par François Laurent et AMI Software. La modestie m’oblige à m’arrêter là dans ce commentaire du fait de l’identité du blogueur choisi comme objet d’observation. Mes remerciements à François pour cette étude à laquelle je ne m’attendais pas et qui reflète parfaitement la situation :

A l’heure où les DRH – mais ils ne sont pas les seuls – jouent les voyeurs sur la toile, comme je l’évoquais encore récemment ici, il me semble par contre très légitime et instructif de se pencher sur l’autorité numérique des principaux acteurs du Web 2.0.

L’autorité numérique, c’est-à-dire leur identité « publique », ouvertement affichée et revendiquée, en s’interdisant tout subterfuge pour accéder à leur identité réelle et à leur vie privée – même si elle demeure très accessible, sur certains réseaux sociaux.

D’où l’idée de brosser le portrait d’un certain nombre d’acteurs du marketing sur ce blog – et de la veille sur le blog « cousin » : Veille, Intelligence économique & Co.

Premier portrait de blogueur avec Yann Gourvennec, non au travers de ce qu’il dit sur la toile mais de ce que les autres disent de lui, au travers d’une centaine de posts recueillis sur le Web 2.0 au cours des 12 derniers mois : je me suis glissé dans la peau de l’internaute lambda qui ne connaît pas Yann et saisit « Yann Gourvennec » sur Google Blogs.

cartographie de l’influence d’un blogueur was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

sécurisation des paiements en ligne : salon e-commerce 2010 2/4

CARDSOFF ANNONCE UNE REVOLUTION DU E-COMMERCE PAR LE WEB SOCIAL

La 2ème partie de ce compte rendu de la matinée dédié aux moyens de paiement en ligne au salon ecommerce 2010 est dédié à la solution Cardsoff, une solution créée en 2005 et récente intitulée Social commerce et e-paiement.

Philippe Mendil,PDG de la société Cardsoff http://cardsoff.com

Cardsoff est un des 1ers établissements de paiement agréé par l’ACP (dépend de la Banque de France). 1ère solution de paiement en ligne sans carte. Sont positionnés sur la sécurisation de la transaction de bout en bout (y-compris la preuve de la livraison) afin de répondre aux besoins des consommateurs.

C’est ni plus ni moins que le futur du e-commerce que nous a annoncé Philippe Mandil, patron de la société Cardsoff. Inutile de dire que les paiements en ligne sont impactés par ces changements. Et encore une fois, c’est le Web Social qui change la donne, à la faveur de la reprise aux Etats-Unis et des investissements dans les start-ups de la Silicon Valley (voir nos reportages sur ce sujet en Juin 2010).

On observe 3 temps dans la relation ambiguë entre e-commerce et web social :

  • 1. le web social permet aux consommateurs de contourner les publicités et d’échanger directement sur les marques
  • 2. les marques contournent aussi le problème en investissant dans les faux commentaires et les manipulations en ligne en tout genre (fortement combattues par Media Aces)
  • 3. les consommateurs reprennent le pouvoir et investissent les plate-formes qui mêlent Web Social et e-commerce et les solutions de paiement s’adaptent – malgré les contraintes réglementaire – à ces nouvelles exigences
  • ces termes ne sont pas antinomiques, une tendance de fond est née aux US, il va falloir s’adapter. Très peu d’exemples probants en Europe et en Asie, les exemples

Voici le détail de cette transcription de la présentation de M. Mendil :

  • 1. définiton du Social Commerce:
    • déjà le paiement en ligne ce n’est pas simple, quand on y ajoute le Web Social, cela est encore plus complexe
    • Ifop 2008 : 70% des internautes ne croient plus les marques
    • => les marques essaient de reprendre langue avec les consommateurs via les médias sociaux. Mais le bouche à oreille est beaucoup plus cru que les marques et c’est pour cela que les marques ont commencé à payer des gens pour biaiser le bouche à oreille. Les consommateurs en sont conscients et cherchent à se protéger
    • Le social commerce/shopping : combinaison du social media et du ecommerce => partager avec des amis des avis pour améliorer la façon de faire son shopping. Le but est que les consommateurs soient plus satisfaits
    • 1. les sites de e-commerce comprennent l’importance du social commerce et intègrent le social media dans leurs plate-formes
    • 2. les sites de réseaux sociaux évoluent vers le e-commerce
    • la fusion de ces 2 environnements crée les conditions pour un nouvel e-commerce
    • exemples de nouveaux sites créés aux US sur ces concepts :
      • Ex1: kaboodle.com plateforme d’achat 2.0 sur le modèle Facebook. Déclencher des achats en fonction des avis recueillis autour de vous. si on veut partager des coups de coeur et les amis vont pouvoir déclencher les achats
      • Ex2: Woot : la bonne affaire du jour. la promotion du jour, le Woot off. Vente du stock en quelques heures en fonction des avis des consommateurs
      • Ex3 : Thisnext.com : meilleures recommandations de produits
      • Ex4 : Shopstyle : effet “blog” où les consommateurs recommandent les achats
      • Ex5 : myITthings : pur réseau de blogueurs qui partage des avis qui permet de déclencher des achats – focus information, pas produits
      • Ex6 : Iliketotallyloveit : partage de coups de coeur et shopping
      • Ex7 : Macy’s sur Facebook : 380.000 fans) : proposent un kit sur Facebook avec des promotions, un concours où les consommatrices donnent leurs avis et en fonction de ces avis et des ventes qu’ils déclenchent, jusque 500$ viennent récompenser la consommatrice
      • Ex8 : Productwiki : initiative où les consommateurs échangent de l’information et identifient les blogueurs pollués par les marques et se donnent des tuyaux pour éviter les pièges des marques qui viennent polluer les médias sociaux
    • En synthèse : utiliser le partage de l’information pour déclencher des achats et d’autre part, arrivée des médias sociaux (et notamment un facebook ou un Amazon) qui vont essayer de préempter cet espace alors que le consommateur essaie lui de se protéger.
    • Enseignements à tirer de cette tendance lourde (aux US et au UK, pas encore chez nous)
      • on repense la vision du e-commerce où la publicité des marques va perdre du pouvoir, et où les consommateurs reprennnent le pouvoir
      • Déjà en France il y a une volonté des clients de remettre de l’humain dans le e-commerce, de se réapproprier le Net et d’engager directement le dialogue avec les e-commerçants et de retrouver de l’humain. On trouve cette tendance dans tous les pays
      • le cyber consommateur devient un cyber acteur
    • au final, il n’y a plus d’évidences. les modèles deviennent vite obsolètes et il faut s’adapter en permanence, ce qui pose un défi en termes de e-payments
      • Or, les infrastructures de paiement doivent devenir plus agiles alors que les réglementations – notamment sur le blanchiment d’argent – sont de plus en plus strictes
      • Entrée dans l’ère du “darwinisme digital”
    • 2. impacts sur le e-payment ?
      • mise en place de la marque shopperunion.com par Cardsoff
        • proposant aux consommateurs de partager avec ses “amis” ses expériences d’achat
        • galerie marchande proposée aux marchands
        • service de guide proposé aux consommateurs, qui vont pouvoir partager avec les consommateurs leurs propres expériences d’achat
        • le paiement viendra comme une étape ultérieure
      • L’objectif pour Cardsoff est d’intervenir le plus en amont possible
        • “laboratoire” / communauté d’achateurs proposés aux marchands pour tester les produits
        • les consommateurs partcipant seront récompensés
        • dispositif testé pendant la coupe du monde de football. Avec Pierre Ménès – célèbre journaliste de foot en France – création d’une première base de 5000 abonnés. Dans un second temps, coaching des guides utilisateurs par l’ambassadeur de la marque Cardsoff (Laurent Blanc, sous contrat pour plusieurs années)

Q/R 3 niveaux de consommateurs et de rapports avec les paiements en ligne

  • 1. les insouciants qui paient quoi qu’il arrive (marqués néanmoins par les mauvaises expériences)
  • 2. ceux qui pensent qu’il y a un problème de fiabilité sur les paiements et qui sont prudents (SSL + gros sites)
  • 3. (en augmentation) les consommateurs qui sont parfaitement conscients des failles du système et qui adoptent des comportement qui s’approchent de la ligne rouge (déclaration frauduleuse de non réception du colis par exemple). Il y a des blogs qui partagent les “meilleures” pratiques
  • Les systèmes comme 3D Secure ont un effet pervers avec un effet de drop out qui font que certains marchands débranchent le système 3D Secure afin de clore les ventes
  • Q (BDF) : quelles sont les raisons de ce drop out 3D Secure
  • R: nous trouvons que le 3D Secure n’est pas assez sécurisé et engendre des drop outs. il y a une aversion à l’utilisation de la solution 3D Secure par les cyber commerçants. La 1ère explication est qu’un code statique comme la “date de naissance” est un mauvais sytème (facile à trouver sur les médias sociaux par exemple). Si on met un code dynamique, “madame Michu” va faire des abandons, donc c’est trop dur. Aux US on voit une réduction des achats des gens qui achetaient beaucoup avant. Cela est dû à la pléthore de sites web qui se créent et trop petits qui ne rassurent pas les utilisateurs.
sécurisation des paiements en ligne : salon e-commerce 2010 2/4 was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec