10 tendances des médias sociaux en entreprise en 2012 – digital Paris

Le 12 avril 2012,  j’ai participé à une table ronde dans le cadre de la conférence digitale Paris 2012, animée par notre ami Emmanuel Vivier. Il aura été difficile dans le cadre de ce panel de discussion,  où de nombreux experts se sont succédés, de développer l’intégralité de mes réflexions. C’est pour cela que j’ai décidé de les inscrire dans cet article et de résumer ce que, à mon niveau de praticien, j’observe comme étant les tendances majeures de l’utilisation des médias sociaux en entreprise, à la lumière des cinq années de pratiques précédentes.
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[cf. “les médias sociaux expliqués à mon boss” http://amonboss.com/slides ]
Tout d’abord, comme je le soulignais dans un article sur ce blog, et dans le cadre de conférences média aces que j’ai organisées avec mon confrère Hervé Kabla, je pense que nous sommes désormais entrés dans une phase de structuration des médias sociaux (cf. “la fin du début des médias sociaux, la preuve en chiffres avec Philippe Gérard de CEGOS). dans notre livre publié début 2011 « les médias sociaux expliqués à mon boss (http://amonboss.com)», nous évoquions déjà la troisième phase des médias sociaux, autour de la structuration, phase dans laquelle les fonctions de formation, d’officialisation et industrialisation sont fondamentalement ; ceci d’autant plus dans une période de crise, probablement jamais aussi dure depuis les deux ou trois dernières années, et qui commence à se faire sentir sur les budgets.
A l’intérieur de cette phase de structuration, définitivement l’ordre du jour chez Orange pour je dirige les médias sociaux, je sens sur le terrain 10 tendances se détacher nettement. Les voici, en toute ingénuité, je ne prétends ni à l’exhaustivité ni à l’infaillibilité :
tendance majeure n°1 : le mobile l’iPad (et pas la tablette) devient inévitable, qu’on aime ou pas, il faut s’y mettre
Je vais avoir l’impression d’enfoncer des portes ouvertes, mais j’ai remarqué dans de nombreuses réunions avec mes pairs du domaine du Web en entreprise, que peu savaient combien de leurs utilisateurs regardaient leurs sites via un mobile. Les chiffres chez Orange.com (de 1.2 à 1.5 millions de VU par mois)  sont sans appel. Depuis 2011, nous avons dépassé les 15 % d’utilisateurs mobiles, mais il y a une nouvelle donne un assez récente celle-ci, qui est la proportion en augmentation exponentielle des tablettes. Et pas de n’importe quelles tablettes. A aujourd’hui, on observe en effet sur notre site 2 fois plus de connexions sur iPad que sur iPhone (!). L’audience via Android reste morcelée, les tablettes hors iPad invisibles. C’est du moins ce qu’on observe en ce début de 2012 dans nos outils statistiques. ceci n’est neutre ni pour la création de sites Web, ni pour les médias sociaux, et encore moins pour le mélange des deux qui est une autre tendance majeure (voir ci-dessous).
tendance majeure n°2 : le « content marketing” (alias Brand Content en Français) qui était encore considéré comme un gadget il y a quelques années, s’impose et est reconnu dans les entreprises
J’en observe plein d’exemples chez nous depuis celui de la WebTV connue sous le nom de orange-innovation.TV, le collectif (rubrique musique-ciné-culture ici), live Orange.com et bientôt Orange inside qui sera disponible directement sur Orange.com (voir ci-dessous la tendance destinée à la curation). Je me mentionne pas non plus les blogs d’Orange Business Services que j’ai créés il y a plus de quatre ans maintenant. Tout ceci fait partie désormais du paysage de la communication, ce n’est plus un gadget, c’est directement intégré dans l’entreprise et son ADN.
tendance majeure n°4 : la « curation » (dans son sens noble) peut devenir un atout dans les entreprises qui font du content marketing
La “curation”, dont je n’aime toujours pas le nom, je n’ai pas toujours été pour car notamment dans ses débuts, elle a été synonyme de vol de contenu. Des individus peu scrupuleux, reprenaient facilement les contenus créés par les producteurs de contenu pour reposter sur leurs propres plates-formes sans forcément citer la source. Aujourd’hui, ces plates-formes ont mûri, et il est possible d’utiliser les outils de curation, dans le respect de la déontologie et de l’éthique, pour son propre bénéfice, et notamment pour faire l’agrégation des contenus générés par le “content marketing” cité plus haut. Nous annoncerons bientôt sur Orange.com une page de curation (Inside Orange) directement intégrée au site Corporate qui est en cours de refonte, en collaboration avec une start-up française : scoop’it
tendance majeure n°5 : il faut aller au delà de la page Fan et socialiser son site Web
Il y a un an, je l’annonçai déjà un, l’avenir ne resterait pas à développer des masses de fans dont les taux d’engagement sont de plus en plus faibles, et dont les discussions sont d’ailleurs maintenant assez peu visibles sur les murs du fait de la nouvelle présentation de Facebook (alias Timeline); l’enjeu sera de véritablement capitaliser sur ces plates-formes de discussions pour créer des contenus engageant, que les lecteurs veulent partager sur leurs espaces. cette annonce que je faisais il y a un an a déjà cédé la place à la réalité sur beaucoup de sites de contenu qui intègre désormais de façon standard les commentaires Facebook et les outils de connexion aux médias sociaux (Facebook connect, Twitter connect etc.)  ainsi que les boutons de partage. Nous l’intégrerons pour notre part sur Orange.com entre mai et juin de cette année ce qui sera assez en avance pour un site Corporate.
tendance majeure n°6 : le client est avide de relation, les médias sociaux peuvent aider
Je l’annonçais récemment au salon de la relation client, en citant une étude commanditée par Didier Duchassin d’Orange Business Services, le besoin urgent de la part des clients en termes de contact réel, peut placer les médias sociaux au centre de cette révolution autour de la relation client. Les entreprises les plus mûrs (et nous en faisons partie) en sont déjà à la deuxième ou troisième itération de professionnalisation de la relation client sur les médias sociaux, ce degré d’intégration variant bien entendu en fonction de la complexité de l’entreprise, de son degré de centralisation et de l’hétérogénéité de ses offres.
tendance majeure n°7 : le futur des médias sociaux , c’est le RSE, mais il y a encore du boulot !
Le futur des médias sociaux n’est peut-être pas là-où on croit. La partie interne (renommée réseau social d’entreprise ou RSE) est certainement l’endroit où l’on fera le plus de chiffre d’affaires, même si ça fait moins de bruit que la valorisation d’Instagram (voir ci-dessous). mais la route est longue avant que ces réseaux sociaux d’entreprise aient trouvé leur place à l’intérieur d’organisations parfois méfiantes (plus souvent du côté employé qu’employeur d’ailleurs) souvent  mal préparées, ou tout simplement avec une culture qui n’est pas véritablement en phase avec l’esprit de collaboration qui doit diriger un tel projet. Ensuite, et c’est plus qu’accessoire, le RSE est un allié non négligeable dans le travail du social media satregist qu’il doit pouvoir utiliser afin de transformer ses employés en ambassadeurs de la marque
tendance majeure n°8 : l’enjeu dans les grands groupes, dans cette phase de maturation est de passer à la vitesse supérieure et de transformer ses employés – pas seulement les CM – en ambassadeurs de la marque :
Travailler avec des blogueurs externes c’est bien ; avoir des Community managers spécialistes des médias sociaux c’est pas mal non plus ; former ses responsables de communication comme le fait Orange en ce moment aux nouvelles approches de marketing collaboratif sur le Web c’est encore mieux … mais tout cela ne vaudra encore jamais l’utilisation de l’ensemble de ses employés comme ambassadeur de la marque. Je crois beaucoup à un programme que nous lançons ce moment même, intitulé « social media champions » et dont les détails se trouvent expliqués sur notre page du guide des médias sociaux : http://orange.com/smg
tendance majeure n°9 : le Social Media Strategist va devoir doit gérer la prolifération de plateformes plus ou moins réusssies sous la pression de la mode et de la presse
Chaque jour ou presque, une nouvelle plate-forme naît, qui créé un énorme buzz et met une pression non négligeable sur les équipes Web des grandes entreprises. Peut-on, ou ne peut-on pas, ignorer Pinterest par exemple ? Même si, en fonction de votre métier, de votre positionnement, ou tout simplement de vos ressources disponibles, la réponse à cette question est que vous pouvez vous en passer, il est fort à parier que vous serez obligés de vous y mettre, ne serait-ce que pour ne pas paraître idiot ou dépassé. Il va falloir, la crise aidant, apprendre à dire non … les ressources et le temps humains ne sont pas extensibles, même si les “champions” peuvent aider.
10. tendance n° 10 : il faut aussi se prémunir d’une bulle ou du moins d’un effet d’exagération dans la valorisation de certaines belles réussites du Web social qui sont néanmoins surévaluées
La valorisation délirante d’Instagram et son rachat par Facebook (nb: lien abonné) récent nous rappelle à la dure réalité du moment : nous sommes entrés dans une nouvelle bulle de l’Internet ! Il faudra savoir l’anticiper et parier sur le long terme en oubliant les excès présents ou futurs de ces délires boursiers ou spéculatifs.
10 tendances des médias sociaux en entreprise en 2012 – digital Paris was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

John Dillon de Engine Yard: « un Cloud privé est un oxymore »

eye-largeAlors que j’étais à San Francisco, en attendant Blogwell qui aura lieu cet après midi, j’ai pu m’insérer dans mon ancienne équipe du ‘IT Press tour’ de Philippe Nicolas, avec qui j’ai déjà effectué plusieurs voyages dans la vallée. Aujourd’hui, nous avons rendu visite à Engine Yard, un des nouveaux acteurs de premier plan dans le domaine du “platform as a service” (PaaS c’est à dire le côté infrastructure di cloud computing) pour les start-ups et – de plus en plus – les grands comptes. Le patron de Engine Yard, John Dillon (notre photo), a partagé ses réflexions avec nous sur le sujet du Cloud Computing (informatique dans le nuage) et nous a éclairé sur l’avenir de ce domaine.

“le changement le plus important depuis l’invention du PC !”

imageJohn Dillon a commencé sa présentation visionnaire par ce message on ne peut plus direct : “le Cloud est le changement le plus fondamental dans la façon dont nous pratiquons l’informatique depuis l’invention du PC” ce qui semble être réponse à tous les sceptiques de cette nouvelle vague d’innovation de l’informatique de ces dernières années. “Toutes les révolutions de l’informatique commencent avec l’utilisateur ; la bonne approche est de commencer petit, de progresser par essais et erreurs et de décider ensuite de ce qui fonctionne réellement”  poursuivit-il. “les technologies Cloud sont une rupture” affirma-t-il “mais elles ont en cela la possibilité de changer le paysage pour toujours, et Engine Yard est partie prenante dans ce changement”.

$-smallJohn Dillon a ajouté que son entreprise avait eu la main heureuse et réussi à créer une place de marché pour le Cloud et que Engine Yard avait deux types de clients :

  • d’une part les startups de l’environnement 2.0 qui “cherchent à devenir le prochain Facebook”. Selon Dillon les clients de Engine Yard sont au nombre de 2500 et sont répartis dans 58 pays “bien que nous quittions rarement San Francisco, ce qui est un signe que le Cloud computing fonctionne” ajouta-t-il.
  • Les autres clients de Engine Yard sont les grands comptes (alias “Fortune 500”, les 500 premiers comptes mondiaux), mais dans ce cas, les applications sont différentes : “ces clients-là n’en sont pas encore à mettre le Cloud au cœur de leur informatique” a-t-il précisé, “ils testent cette innovation … et ça marche !”.

Cloud Computing : seulement au début

exclamation-small“Le Cloud n’en est qu’à ses balbutiements” ajouta John Dillon, et “les départements informatiques des grandes entreprises sont encore en train de se demander ce que c’est, mais la plupart des innovations ont déjà lieu, à la périphérie du SI, avec la mise en œuvre de choses qui étaient impensables il y a 5 ou 10 ans ; et si ça ne fonctionne pas, vous le mettez de côté et vous passez à la chose suivante car cela ne coûte pas beaucoup d’argent” commenta-t-il.

“La plupart des dirigeants métiers qui veulent innover se tournent vers l’informatique et c’est le Cloud qui est l’élément déclencheur. L’impact sera profond et durable. Or le schéma d’innovation qui est celui emprunté par le Cloud Computing est en fait très semblable à ce que j’ai observé par le passé. Cela rend les grandes SSII un peu nerveuses quand elles pensent au futur” ajouta-t-il avec un brin de provocation et avec passion, “mais le changement est en cours et il faudra le mettre en œuvre de façon intelligente afin de ne pas casser l’existant du SI qui fonctionne. Le Tsunami arrive” dit il en montant dans la provocation, et en enjoignant aux DSI de faire bien attention”. Pas étonnant entre nous que les DSI des grands groupes ne sautent pas le pas en entendant ce discours-là.

évolution ou révolution, là est la question …

computer-largeLa question est souvent posée : “le Cloud Computing est-il une évolution ou une révolution ?” La réponse de Dillon est claire et sans ambigüité: “s’il s’agit d’une simple évolution, elle est bien rapide, et cela veut dire que dans ce processus, il y aura de la casse. L’arrivée du Cloud sur un marché de masse  est universelle et d’aucuns le voient comme une révolution, d’autres comme une évolution. Certains responsables informatiques sont très optimistes et prennent ce changement à bras le corps, d’autres préfèrent la résistance au changement. Un grand nombre de nos clients font des choses absolument démentes [NDLR: par là John Dillon, désigne les startups innovantes de la Silicon Valley] mais à terme, la plupart de notre chiffre d’affaires viendra des grands comptes” a-t-il conclu.

la DSI, ces “malaimés”

Mais il y a une connnaissance universelle, pour quiconque a travaillé plus d’une semaine dans un grand groupe a poursuivi Dillon, c’est que “tout le monde déteste le département informatique” et le DG de Engine Yard pende que c’est également là  la raison pour cette (r)évolution : “les utilisateurs finals en ont marre d’exprimer des besoins devant les informaticiens et qu’ils répondent soit que ce n’est pas possible, soit que vous l’aurez l’année prochaine”.

Pour lui, un bon département informatique devrait répondre : “on va essayer de trouver une solution et pourquoi pas utiliser ces nouveaux outils pour vous aider. Un département informatique fort est un groupe qui se met au service de ses utilisateurs et qui investit pus dans l’innovation, non pas 20% de son budget, mais 30% ou plus” conclut-il.

Voilà au moins une déclaration avec laquelle peu d’utilisateurs et de responsables métiers seraient en désaccord à mon humble avis …

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un Cloud privé est un oxymore

Mais l’autre problème avec le Cloud Computing est le phénomène du “neuf avec  du vieux” a-t-il poursuivi.

“Si vous mettez en place un Cloud privé, vous ne fautes que déplacer votre budget d’un département à un autre et c’est le seul moyen de prolonger la vie du département informatique sans rien changer” a-t-il ajouté de façon assez directe.

Toutefois, Dillon n’est pas à ranger dans le camp des détracteurs des départements informatiques, il est plutôt à mettre dans celui qui essaie de les réveiller et de les pousser à innover. “Nous envisageons de devenir un partenaire important des départements informatiques des grandes entreprises” a-t-il ajouté, “mais ils n’achètent rien aujourd’hui, il est trop tôt ; mais dans 5 ans, les choses auront changé !

le Cloud : un changement de paradigme

“A chaque changement de paradigme, c’est la même chose : les tenants de l’historique commencent par nier l’évidence, puis ils essaient de s’emparer de l’idée (avec des messages du style : ‘le Cloud on est déjà dedans depuis un moment »’) et, en fin de compte, le changement s’opère. Il y a des sociétés de l’informatique qui arriveront à effectuer leur transition, mais le modèle économique qui leur est familier dans lequel on vend des produits propriétaires très chers et très complexes et avec des prix d’add-ons si élevés que le commercial peut s’acheter une nouvelle BMW, ce modèle économique-là va disparaître !

C’est ce changement de paradigme que John Dillon a observé de son temps chez Salesforce, “il y a 10 ans”, a-t-il expliqué,  les DSI ne voulaient pas nous parler et maintenant ils sont tous en contact avec Salesforce !”

Ceci étant, le Cloud Computing ne résoudra rien des problématiques d’intégration complexe, et c’est là que les départements informatiques auront un rôle important à jouer , au plus près de l’applicatif métier.

[photos, cc, 2012 by Yann Gourvennec http://bit.ly/picasayann]

John Dillon de Engine Yard: « un Cloud privé est un oxymore » was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

les médias sociaux, ça marche aussi pour les start ups?

La sélection du jour …

C’est le compte-rendu de la table ronde organisée par Viadeo, à laquelle j’ai participé le 16 Février, au Camping (l’incubateur de Silicon Sentier), avec un panel d’experts d’horizons divers sur un sujet moins anodin qu’il n’y paraît : les médias sociaux pour booster sa start up ! A première vue, on pourrait croire que la question se passe de commentaires. Il paraît tellement évident pour ces jeunes pousses des high tech de faire son lobbying sur les médias sociaux qu’on pourrait croire la question complètement idiote. Et il n’en est rien ! Les mêmes questions, les mêmes interrogations (“faut-il être sur Twitter ou sur LinkedIn ?”, les mêmes fausses barbes (“je n’ai pas le temps”) que celles qu’on entend dans les grands groupes, voire encore pire … Beaucoup d’inhibition et aussi une faible compréhension du networking, pourtant une valeur essentielle pour un entrepreneur (que ce soit un intrapreneur comme moi ou un entrepreneur comme notre public du 16 février au palais Brongiart). Mais en fait, la question n’est pas de savoir s’il faut être sur LinkedIn, mais si LinkedIn, ou mon blog, ou mon profil slideshare etc. va me permettre de développer mon business. Comme je le disais à mes blogueurs d’Orange Business Services, “vous n’êtes pas des blogueurs, vous êtes des professionnels qui bloguent” … nuance. Vu sous cet angle, toute activité sur les médias sociaux qui soutient le business vaut qu’on y consacre du temps, c’est de la prospection. Tout le reste – et notamment le cyberbabillage sur Facebook – mérite d’être optimisé ou minimisé. Entrepreneurs : à vos souris ! …

Boostez votre start-up avec les réseaux sociaux » | Viadeo Blog

Le 16 février, à l’occasion de la Social Media Week, Le Camping a accueilli des panélistes de différents horizons pour une conférence co-organisée par Viadeo sur le thème« Supercharging Your Start-up – comment les médias sociaux peuvent contribuer au développement d’une start-up ? »

Rassemblés autour d’un modérateur, David Bizer (Chief Talent Geek, Hackfwd) 6 panélistes, 6 profils bien différents ont été invités à s’exprimer : Nicholas Vieuxloup (Directeur du développement sur les pays émergents, Viadeo), Yann Gourvennec (Social Media Director,Orange), Frédéric Halley (Venture Partner, News Corp Capital), Michelle Chmielewski(Community Manager, Uber Paris), Elise Nebout(Community Manager, Le Camping)  et Nicolas Woirhaye (Fondateur, IKO System)

>> L’utilisation des médias sociaux : « relations publiques low cost » ou « outil marketing à fort investissement » ?

Prendre du temps et construire du contenu – Michelle Chmielewski prend en considération les deux  : « la construction d’une communauté prend du temps, il faut rentrer en contact avec les gens, construire une relation, comme dans la vraie vie. Ce n’est qu’une fois que l’on a fait quelque chose pour eux qu’ils feront quelque chose pour nous ».

L’échange est donc primordial sur les réseaux mais comme le souligne Frédéric Halley, « il faut aussi construire du contenu pour communiquer à son audience les sujets sur lesquels on veut la faire réagir ». Sans contenu solide à sa disposition, peu de chance de retenir l’attention des réseaux très longtemps, surtout lorsqu’on se lance ! Les médias sociaux font partie des relations publiques et Yann Gourvennec ajoute que « les agences RP qui n’ont pas pris le virage des médias sociaux ne dureront pas ».

via « Boostez votre start-up avec les réseaux sociaux » | Viadeo Blog.

les médias sociaux, ça marche aussi pour les start ups? was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

tvtak : une startup française dans le top 10 de PepsiCo

TVtak est une jeune société qui existe depuis un an. Cette start-up franco-israélienne est fondée et dirigée par David Amselem, un professionnel aguerri du marché des médias qui a déjà une expérience réussie avec Dalet Digital Media Systems. TVtak est une des jeunes pousses primées dans le cadre du programme d’innovation PepsiCo10, déjà couvert sur notre blog anglais. La jeune société présentera son innovation en direct sur le salon Mobile World Congress de Barcelone 2012 qui aura lieu fin Février.

une start-up qui a la frite !

Depuis le 10 février 2012, TVtak travaille avec PepsiCo dans le cadre de sa campagne Walkers (la marque de chips anglaise équivalente de Lay’s aux États-Unis et en France). L’enjeu sera de capturer les publicités TV avec l’aide de son Smartphone.

[pour en savoir plus, écoutez l’interview de David Amselem sous forme de ce podcast de 5 minutes]

une reconnaissance instantanée

Ce qui fait l’originalité de ce système, c’est qu’il suffit de pointer son Smartphone, et la reconnaissance de la vidéo « se fait en une seconde » nous annonce le créateur de la start-up. Cette reconnaissance instantanée permet ensuite un  » call to action  » quasi immédiat au travers de deux boutons (exemple : j’aime ou je n’aime pas, profiter d’une remise etc.) ce qui est très attractif pour les annonceurs. Le système permet donc de se coupler à du téléshopping et ne se limite pas à la publicité. On imagine aisément comment ce système permet d’interagir via Internet sans manipulation technique complexe, en interagissant directement avec l’écran.

film explicatif de TVtak

Pepsi fait pétiller l’innovation

Un bon point pour Pepsi qui a su non seulement lancer un programme d’innovation qui fonctionne, qui leur génère de la notoriété, mais aussi et surtout rendre cette innovation utile à leur business … et aux start-up qu’ils soutiennent. On peut en effet prédire un avenir riche à TVtak sur un marché en quête d’innovation et d’interaction, où les deux mondes de la télévision et de l’Internet tendent non plus à s’opposer, mais à se compléter. Grâce à ce genre d’applications, il est possible de rendre la publicité plus attractive, plus ludique (et donc plus efficace) ; l’interaction et la personnalisation ne seront donc plus seulement l’apanage du Web.

note sur TVtak et TVcheck

TVtak travaille également avec Orange dans le cadre de l’opération TVcheck dont nous aurons sans doute l’occasion de reparler (transparence : je travaille pour Orange).

L’histoire de TVtak sera à suivre dans quelques jours à Barcelone, au MWC où je me rendrai bientôt avec une équipe de blogueurs (voir ici la composition de l’équipe des blogueurs Orange pour le MWC).

tvtak : une startup française dans le top 10 de PepsiCo was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

les blogueurs, ces chevaliers des temps modernes …

la sélection du jour …

Est cet article de mon compère de Media Aces Hervé Kabla pour 01.Net qui fait l’éloge des blogueurs en même temps qu’il souligne les défis auxquels ces scribes des temps modernes font face. J’apporterai quant à moi, bientôt, un éclairage un peu différent dans un texte sur le même sujet qui paraîtra dans un ouvrage dirigé par François Laurent de l’Adetem. Voici les réflexions d’Hervé …

Eloge des blogueurs : un article d’Hervé Kabla

Ils étaient à la mode il y a cinq ou six ans. On en parlait un peu partout dans la presse, à la télévision. La « blogosphère » était un endroit chic et branché où les candidats à la présidentielle voulaient s’afficher, on prétendait même que certains étaient influents. De glorieux business plans s’étaient bâtis sur leur arrivée déferlante, des sociétés se sont construites pour monétiser leurs contenus. Et puis plus rien. On n’en parle presque plus. es blogueurs sont redevenus des ouvriers du net, majoritairement anonymes, qui chaque jour tissent un pan de plus de cette gigantesque toile sociale. C’est à eux que je veux dédier ma première chronique de l’année.

via Eloge des blogueurs.

les blogueurs, ces chevaliers des temps modernes … was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec