interview : « les blogs ne sont pas morts, ce qui est mort ce sont les commentaires »

computer-largeC’est un peu ma version des blogueurs qui bloguent sur les blogueurs qui bloguent Il y a quelques semaines, dans le cadre du Web2connect [transparence :  dont je suis un des sponsors à titre professionnel], j’ai pu interrompre quelques minutes mes confrères Bruno Fridlansky et Frédéric Canevet dans leurs activités de Networking afin de répondre à quelques questions sur un sujet qui sera également traité plus en détail dans notre nouveau livre la communication digitale expliquée à mon boss, sur lequel nous travaillons actuellement avec Hervé Kabla, et dont la sortie est prévue pour la mi 2013. Voici quelques-unes des conclusions tirées de cette interview :

  1. les blogs ne sont pas morts mais de nouveaux formats comme les blogs collaboratifs ont vu le jour  (Locita, mycommunitymanager etc.)
  2. le blogueur solo peut difficilement exister car il faut avoir suffisamment de contenu pour survivre à la pléthore d’informations disponibles sur Internet
  3. pour un blog personnel : l’objectif n’est pas le même, c’est plus de se faire plaisir
  4. il y a encore la possibilité de trouver des écrits tiers ailleurs sur la toile pour pouvoir donner un autre angle à son blog existant et tisser des partenariats
  5. la « dictature de la visite » : n’est pas applicable aux blogs personnels
  6. il y a des audiences qui se spécialisent par rapport à une thématique. Il faut être en phase avec elles sous peine de ne pas être lu
  7. thématiques : Frédéric Canevet fait remarquer que même si c’est céder à la facilité, faire un article sur la dernière fonctionnalité de Facebook permet d’être dans le top, même si ce n’est pas très intéressant, à condition d’être le premier à l’annoncer. 2 façons de regarder cette chose-là : soit vous faites entrez dans la compétition, soit vous vous moquez du nombre de visites ou de votre rang dans la compétition et vous cultivez votre jardin …
  8. Les blogs ne sont pas morts c’est un écosystème qui va subsister : c’est même une première phase d’existence qui se poursuivra ensuite dans les médias sociaux
  9. Ce qui est mort, ce sont les commentaires : très peu de blogs arrivent à les garder (presse-citron étant une exception et un contre-exemple) les commentaires sont partis sur les réseaux sociaux [NDLR : et je rajouterais les outils de curation]
  10. Ce qui est important, c’est le mobile, Facebook est juste un service. Nos amis blogueurs ne croient pas trop finalement Web parallèle qui essaierait de s’emparer de l’Internet, malgré mes tentatives de leur faire faire ce constat ou de le corroborer

En conclusion, les blogs ne sont pas morts, il existe de nouveaux blogueurs qui arrivent sur ce marché, les “vieux de la vieille” se sont lassés et le niveau a aussi beaucoup augmenté. La curation elle aussi est arrivée en apportant une nouvelle ère. WordPress permet également de devenir un outil de curation et nos amis blogueurs soulignent l’arrivée de nouveaux producteurs de contenu dont la principale qualité est de savoir sélectionner le contenu des autres. Il n’y a plus besoin d’être auteur pour générer du contenu. Selon les cas, on pourra soit s’en réjouir, soit le déplorer.

interview : « les blogs ne sont pas morts, ce qui est mort ce sont les commentaires » was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

la malédiction des start-up ou pourquoi l’amitié ne résiste pas à l’argent !

J’ai au moins 3 choses en commun avec Guy Jacquemelle, que j’ai interviewé il y a quelques jours sur la sortie de son nouveau livre :  une passion pour l’innovation, notre éditeur (Kawa) et enfin, le fait de travailler dans la même entreprise. C’est avec plaisir que j’ai reçu Guy pour nous parler de son dernier livre qui est plus qu’un mode d’emploi à destination des entrepreneurs : (tout savoir sur…) la malédiction des start-up (Les créateurs se séparent. Pourquoi ?)

Guy JacquemelleC’est un petit ouvrage d’une centaine de pages, qu’on peut lire ou du moins parcourir assez rapidement, mais il est d’une incroyable richesse, notamment pour tous ceux qui s’intéressent à l’histoire de l’informatique, et ils sont nombreux sur ce site.

Ce livre pose une question simple : pourquoi les créateurs de start-up, souvent un couple d’amis se séparent-ils ?

Afin de répondre à cette question, le livre s’articule autour de 3 grandes sections :

  1. d’une part, un historique détaillé et incroyablement bien documenté de l’histoire des fondateurs de 4 sociétés emblématiques de l’informatique américaine : Apple, Microsoft, Facebook et Twitter. Pour toutes ces entreprises, un couple d’amis fondateurs a permis de faire éclore l’innovation, et le succès, mais aucune de ces histoires d’amitié n’a survécu au succès de l’entreprise ainsi créée.
  2. La 2e section, explique pourquoi l’amitié n’a pas résisté. À cela, beaucoup de critères importants comme l’éducation, complémentarité des profils, et surtout les objectifs divergents, comme dit explique dans la vidéo ci-dessous. Ajoutez à cela l’argent et le « 3e homme » et vous avons un cocktail détonant qui mène souvent, voire toujours, à la séparation.
  3. Le dernier chapitre, probablement le plus important pour les fondateurs de start-up, consiste en quelques conseils avant de se lancer sur le marché ; notamment pour ce qui concerne le choix du bon partenaire. Ainsi les entrepreneurs ne pourront plus commettre les erreurs du passé autrement qu’en connaissance de cause.
Guy Jacquemelle présente son ouvrage : la malédiction des startups

Existe-t-il des contre exemples ? Oui nous dit Guy Jacquemelle dans cette interview vidéo (ci-dessus). Regardez Google, Sergei Brin et Larry Page ne se sont jamais séparés, et le 3ème homme a même été écarté récemment pour laisser la place au fondateur historique qui n’en a pas profité pour éliminer son ancien ami.

une leçon universelle ?

Dans un sens, ce que nous explique Guy dans ce livre, dirigé par notre directeur de collection Henri Kaufman qui est toujours sur les bons coups, est sans doute quelque chose de plus universel que simplement le fait de créer une entreprise ensemble. L’amitié a en général du mal à résister au temps. Avec l’âge, les centres d’intérêt évoluent, les individus divergent.

Ce qui change avec la start-up, c’est qu’en plus il y a l’argent et l’ambition qui viennent se rajouter. Enfin, on pourrait faire remarquer que ce qui se passe dans ces start-up et la façon dont elles se séparent de leurs cofondateurs, est assez proche de ce qu’on observe dans les groupes de rock : en quelque sorte, on y retrouve la même recette : des copains, des complémentarités, du succès, puis l’argent, le 3e homme (producteur) etc. et enfin la brouille.

Les récits de Guy Jacquemelle nous racontent plus que l’histoire des fondateurs de start-up, ils nous content l’histoire des hommes. Ma seule frustration, est de ne pouvoir découvrir l’histoire détaillée et documentée d’un autre grand échec de l’amitié de l’histoire de l’informatique et d’Internet : Wikipedia avec la légendaire brouille entre Larry Sanger et Jimmy Wales.

la malédiction des start-up ou pourquoi l’amitié ne résiste pas à l’argent ! was last modified: février 6th, 2016 by Yann Gourvennec

le « bon côté des choses » veut faire économiser 1500€ à chaque foyer ! (start-up du jour)

Il y a quelques semaines,au Web2connect, je rencontrai, par le hasard que procure ce genre d’événements de Networking, Thierry Ferrandiz qui lance sa nouvelle société « le bon côté des choses ».

Il s’agit d’une initiative dont l’ambition est de faire économiser €1500 annuels à chaque foyer sur sa consommation courante ! Le service se présente en effet sous la forme d’une liste de courses intelligente, basé sur les préférences, les besoins à long terme (préférences alimentaires, allergies etc.) et ponctuels, sur la base d’un algorithme qui optimise le coût complet des courses du ménage (y-compris les frais de déplacement par exemple).

Le Bon Côté des Choses est donc un véritable outil d’aide à la décision, dont la démarche est fortement basée sur la méthode de la « vente par la solution » souvent décrite sur ce blog dans le cas du B2B, et adaptée à la consommation courante. Le service est en bêta depuis octobre, et regroupe neuf enseignes nationales ainsi que 130.000 produits référencés. On verra dans l’interview que la coopération des producteurs et des enseignes est parfois un peu difficile.

Cette solution est disponible sur le Web et bientôt sur le mobile et on peut la retrouver sur  http://www.leboncotedeschoses.fr. Souhaitons longue vie à cette nouvelle jeune pousse qui a pour mérite d’avoir trouvé un nom fort original et très sympathique.

Thierry Ferrandiz vuet voir la vie du bon côté et faire économiser 1500€ annuels à chaque ménage.
le « bon côté des choses » veut faire économiser 1500€ à chaque foyer ! (start-up du jour) was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

L’inratable 12ème Journée Nationale du Marketing avec Joël de Rosnay

Il y a plein de bonnes raisons pour s’inscrire à la 12ème journée nationale du Marketing qui aura lieu à Dauphine le 6 décembre et en particulier la présence de l’immense Joël de Rosnay, auteur en 1976 de l’extraordinaire Macroscope, qui est toujours mon livre de chevet. 40 après, ce livre n’a pas pris une ride, et est toujours aussi visionnaire. La deuxième raison est de venir m’écouter (je parlerai vers 12:00) même si je comprends que c’est beaucoup moins intéressant que M. de Rosnay. Qu’on se rassure cependant, il y a foultitude d’autres intervenants tous plus passionnants les uns que les autres. J’en profiterai pour – comme il y a 2 ans – faire une annonce quant au nouveau livre que nous sommes en train d’écrire avec Hervé Kabla : « La Communication Digitale Expliquée A Mon Boss ». Sortez-donc votre carte bleue, un pareil événement ne se rate pas !

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L’inratable 12ème Journée Nationale du Marketing avec Joël de Rosnay was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

Wizville sonde le consommateur en magasin (start-up du mois)

J’ai rencontré et Timothée de Laitre il y a quelques semaines lors d’un voyage blogueurs, et de fil en aiguille, il en est venu à me parler de sa nouvelle entreprise, Wizville que je n’hésiterai pas à qualifier de start-up du mois. J’étais particulièrement séduit à la fois par la simplicité de Timothée, sa gentillesse, et la justesse de son approche, essentiellement basée sur l’observation, les essais et erreurs. Qui plus est, son idée me paraît particulièrement pertinente dans le contexte actuel, et je prédis un bel avenir à Wizville, une fois les traditionnels problèmes de démarrage commercial réglés par la start-up.

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[Timothée de Laitre dans une vidéo de Mounir & Simon]

J’ai donc interviewé Timothée il y a quelques jours, afin qu’il nous présente plus en détails sa start-up. Timothée a créé Wizville avec deux associés en 2012, mais ce n’est pas sa première start-up. En effet, cette idée lui est venue dans le cadre de la création de sa première entreprise (shopwiz.me) dont le but était de permettre des avis vérifiés sur des produits et services. Or, « le meilleur moyen d’obtenir des avis vérifiés était de les demander au client final lui-même » s’est aperçu Timothée avec justesse. C’est ainsi que lui-même ses associés ont développé cette solution d’écoute clients en temps réel qui permet d’inviter le client final à donner son avis dans le magasin à partir d’un Smartphone ou d’une tablette. Le client est amené à scanner un QR code et à entrer son commentaire.

imageCette offre est particulièrement adaptée aux réseaux de points de vente, notamment de franchisés, où « depuis le siège social, on manque de connaissance des clients locaux, et les remontées d’informations diffusées depuis les points de vente arrivent en retard » indique Timothée. Avec Wizville, l’information globale et réelle de la perception des clients parvient au gestionnaire du réseau, même s’il est loin du terrain. Le client pour Wizville et donc moins le consommateur final que le gestionnaire du réseau de franchise, à la différence de certaines autres solutions du marché (comme Critizr par exemple) qui qui sont-elles beaucoup plus dirigées vers le client final et notamment la critique du magasin.

Avec Wizville, on est plus dans une configuration où l’on essaie de fournir un outil de travail au commerçant, pour améliorer son service, plutôt que de le critiquer et de lui mettre la pression, ce qui est toujours un très mauvais argument de vente ! Le but est donc bien dans ce cas d’améliorer la qualité de service et d’impliquer plus intimement le directeur de magasin dans la qualité du service. C’est ainsi que Timothée rejette la notion d’outil de « surveillance » pour décrire son application.

Combien coûte Wizville ?

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[Optique Duroc, premier client de Wizville]

Il existe en deux tarifs : soit en solution simple qui permet juste de récupérer les avis des clients auquel cas il vous en coûtera 40 € par point de vente et par mois. Par ailleurs, une nouvelle version dite « premium » vient de voir le jour, qui permet à l’entreprise de répondre en temps réel aux sollicitations des clients, ainsi que de laisser le consommateur répondre aux commentaires des autres clients. Cette solution, coûte quant à elle 60 € par point de vente et par mois.

Wizville jouit déjà d’une première référence significative, au travers du réseau de franchisés Optique Duroc, qui regroupe 35 points de vente et qui a 30 ans d’existence.

Timothée de Laitre est-il un pigeon ?

Difficile d’échapper à la question du moment. J’ai voulu savoir si Timothée se sentait concerné par la polémique actuelle, même si elle commence à passer légèrement, des « pigeons » qui se sentent lésés par un gouvernement qui ne comprendrait pas les entrepreneurs. Timothée a répondu qu’il soutenait à titre personnel le mouvement des pigeons et même qu’il était « déçu d’avoir vu se fermer le groupe Facebook qui donnait ainsi un moyen de pression sur le gouvernement ». Toutefois, défenseurs de la France rassurez-vous, bien qu’il ait pensé partir au Royaume-Uni Timothée n’a pas décidé de mettre sa menace à exécution dans l’immédiat.

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[copie d’écran du tableau de bord de suivi des retours clients de Wizville]

Wizville sonde le consommateur en magasin (start-up du mois) was last modified: janvier 16th, 2016 by Yann Gourvennec