Unitag : une start-up toulousaine à l’assaut du monde – #mw13

Hier, c’est un peu par hasard que je suis tombé sur Unitag, un service que j’utilise régulièrement pour fabriquer des QR codes personnalisés, et dont j’ai découvert avec plaisir qu’il s’agissait d’une société toulousaine, hébergée sur le Mobile World Congress par le pavillon de la France. Le système Unitag permet de fabriquer des QR codes de toutes sortes, personnalisés, jusqu’à la haute résolution qui permet notamment les impressions de grande taille.

[Benoît Reulieu (CMO) et Simon Ternoir (CIO) de la société Unitag]

En un an d’existence à peine, la société a réussi à intéresser 700 clients, car il s’agit essentiellement d’un service qui s’adresse aux entreprises, même s’il est disponible pour tous de façon gratuite, selon le principe consacré du freemium.

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Cette version gratuite a déjà accueilli environ 100,000 visites par mois, environ la moitié de Français et la moitié d’internationaux. Le référencement naturel du service est déjà très bon sur Google France (c’est d’ailleurs comme ça que je l’ai trouvé) l’objectif désormais pour Unitag étant de conquérir le monde.

La société a été créée en avril 2011 à Toulouse, et a finalement très peu de concurrents, car il n’existe que trois ou quatre acteurs dans le monde sur ce sujet selon les fondateurs. Un bon nombre de ces services de génération de QR codes sont d’ailleurs français comme les sociétés mobiletag et mobilead.

Unitag propose non seulement des QR codes mais aussi un générateur d’applications qui permet de créer soi-même son site mobile en un clic. Le premier site est gratuit, toujours cette même technique du freemium, puis au delà cela devient payant avec des packs par 2 par 5 et par 10 pour un maximum de €300. Ces sites, en responsive design, basé sur une technologie propriétaire permettent à un client, par exemple un musée, de créer une véritable application mobile à partir des QR codes ainsi générés.

Difficile de donner un chiffre exact, mais selon les fondateurs de la société, plus d’un million de codes personnalisés aurait été généré depuis un an.

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Unitag travaille également avec France Télévision dans le cadre de l’émission de Julien Courbet où la chaîne propose des QR codes qui permettent de jouer pour gagner des prix en scannant directement le code depuis son téléviseur. Le client entreprise paie ainsi pour générer plusieurs milliers de QR codes. Cette génération en masse est faite de façon automatique en partant d’un fichier Excel fourni par le client.

Cette solution permet également aux entreprises de faire imprimer en masse des cartes de visite pour tout leur personnel avec des QR codes personnalisés pour chacun de leurs employés.

Unitag compte déjà Michelin, Sephora et Publicis parmi ses clients.

Unitag : une start-up toulousaine à l’assaut du monde – #mw13 was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Le Web social en 10 questions (5) « solomo et aide à la vente »

$-largeSuite de la version intégrale de l’interview que je donnais dans le n° spécial de Marketing Magazine intitulé “Marketing [R]évolution” et qui préfigure ce que sera notre futur ouvrage Le Marketing Digital Expliqué à Mon Boss qui sortira mi 2013 aux éditions Kawa. Voici l’intégralité des 10 questions qui m’ont été posées, en 10 épisodes. Il faudra taper http://bit.ly/wsocial10 pour rassembler tous les articles.

5. Les réseaux sociaux vont-ils s’affirmer comme un canal de vente ou comme un outil marketing d’aide à la vente ?

Comme je l’ai brièvement évoqué précédemment, il faut se préparer à de très intéressants changements dans ce domaine, et à très brève échéance. C’est même à mon avis le prochain champ d’action du Web. Il s’agit de passer du e-commerce au « u-commerce » (‘ubiquitous commerce’). Explications :

La

[du e-commerce au u-commerce – photo antimuseum.com]

vue classique des médias sociaux en nouvelle plateforme de e-commerce en ce sens que la boutique en ligne se déplace vers Facebook est à mon avis erronée. Les essais que j’ai observés ne sont pas concluants. Ces premiers exemples sont aussi le résultat d’une incompréhension du mécanisme des médias sociaux. Au lieu d’essayer de tirer tout le monde à soi, comme dans une logique de publicité, et d’amener les utilisateurs vers sa page Facebook, les médias sociaux fonctionnent à l’envers : pour qu’une information devienne virale, il faut qu’elle soit bonne d’une part, et ensuite que les utilisateurs la partagent sur leur page ou leurs profils. Nul besoin de faire gonfler les bases de fans jusque l’infini, tout ce que les marques réussiront à faire dans ce cas, c’est à enrichir Facebook qui leur fait déjà payer le droit de diffuser l’information sur ce fans parfois chèrement acquis. Et les prix ne feront que monter, même si les informations ne sortent de Facebook qu’au compte-goutte et que les clients manquent cruellement d’information.

Il faut donc raisonner à l’envers : les clients partageront autour d’eux une information, une promotion, un produit, à condition que d’une part cela soit valorisant pour eux, et d’autre part qu’ils peuvent en retirer un bénéfice, comme par exemple une remise sur un prochain achat, des points de fidélité (à condition qu’ils soient vraiment intéressants), des points, des cadeaux ou des remises suite à un parrainage par exemple etc.

Concrètement, regardez ce que fait la start-up franco américaine ifeelgoods. Un client peut se voir attribuer dans le cadre de ses achats et de sa fidélité à une marque, des points valables dans d’autres enseignes ou sur iTunes, Amazon, Starbucks etc. Les grands distributeurs français ne sont pas les derniers à avoir compris cela, nous sommes en avance sur ce point, il y a une grande tradition du commerce en France, c’est une première étape vers le s-commerce, le vrai.

Pour aller vers le u-commerce (commerce omniprésent) il faudra faire tomber une barrière supplémentaire, entre le magasin physique et le magasin virtuel. En fait cette distinction va disparaître. Whirlpool, qui réalise ses ventes de gros ménagers au travers des distributeurs et notamment des grands spécialistes, voit un niveau de ventes (en ligne et click and mortar) de 15% aujourd’hui. Il est prévu que ce chiffre passe à 22% dès 2015. Or, il y a à peine 3 ans, la marque américaine ne réalisait que 7% de ses ventes via le digital. La différence s’est faite exclusivement via le click and mortar. Ajoutez le mobile, de plus en plus inclus dans les stratégies des distributeurs[1], et liez le au social commerce et vous avez un ensemble cohérent, en ligne et hors ligne, véritable 360° du commerce en ligne : c’est ça le u-commerce, et c’est pour demain !

En conclusion le u-commerce sera les deux à la fois : un outil d’aide à la vente et un canal de vente ; l’Internet vu comme un îlot séparé du cœur de métier a vécu à mon avis, et c’est tant mieux, cela n’aurait jamais dû exister, les banques de détail ont fini par le comprendre assez vite, en avance de phase sur les autres secteurs.


[1] voir la vidéo de démonstration du magasin virtuel de Carrefour, lié à une application mobile : http://bit.ly/virtualcarrefour

Le Web social en 10 questions (5) « solomo et aide à la vente » was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

« Toute l’entreprise peut tirer profit des médias sociaux ! »

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Par Yann Gourvennec

La sélection du jour, est une interview à laquelle j’ai eu le plaisir de participer, et qui est parue, non dans une revue publique, mais dans le cadre d’un journal d’entreprise, celui d’ERDF. ERDF, filiale à infrastructure à 100% d’EDF, est chargé de la gestion du réseau public de distribution d’électricité sur 95 % du territoire français continental. Dans cette  interview, je donne la réplique à Dominique Wolton, le sociologue bien connu, qui décidément, me semble pas aimer beaucoup les médias sociaux. J’essaie dans cet exercice de donner une vision optimiste, sans être naïve, de ces outils que 10 ans après, nous ne pouvons plus qualifier de “nouveaux”. Je remercie particulièrement l’agence Makheia, et notamment Sandrine Andro, Directrice du planning stratégique de l’agence, pour l’organisation de cette superbe interview.

extrait de ERDF infos le mag 4E TRIMESTRE 2012

“Les réseaux sociaux ont pris une place déterminante dans notre vie quotidienne. Ont-ils cependant leur place dans l’entreprise ? En quoi sont-ils utiles ? Yann Gourvennec, l’un des tout premiers responsables de médias sociaux en France, et le sociologue Dominique Wolton en débattent.

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[Dominique Wolton “Les Réseaux Sociaux dans l’entreprise”]

Le boom des réseaux sociaux du type Facebook, Viadeo ou LinkedIn est-il une simple mode ou une vraie révolution ? Les réseaux sociaux ont pris une place déterminante dans notre vie quotidienne. Ont-ils cependant leur place dans l’entreprise ? En quoi sont ils utiles ? Yann Gourvennec, l’un des tout premiers responsables de médias sociaux en France, et le sociologue Dominique Wolton en débattent.

Le boom des réseaux sociaux du type Facebook, Viadeo ou LinkedIn est-il une simple mode ou une vraie révolution ?

Yann Gourvennec : Ni l’un, ni l’autre ! Ce sont des outils. De formidables outils qui offrent de multiples opportunités aux individus comme aux entreprises mais qui restent des outils. Et comme tous les outils, il faut apprendre à les manier pour les utiliser à bon escient. Après tout, il ne vous viendrait pas à l’idée de prendre un tournevis pour enfoncer un clou ! Il en est de même des réseaux sociaux. Ceux-ci sui- vent d’ailleurs le même cheminement que toute nouvelle technologie mise à la disposition du public, décrite par Gartner dans une classification bien connue : une phase de décollage plus ou moins laborieuse avec des sceptiques, puis une phase d’engouement excessif, presque de « technolâtrie », où l’on pense que ces nouveaux outils sont une panacée. Lui succède une phase de relative désillusion – « non, ça ne résout pas tout ». Enfin, vient une phase d’apaisement et d’appropriation par le plus grand nombre ; l’outil a trouvé sa place. En 2012, nous sommes clairement entrés dans cette dernière phase.

Dominique Wolton : J’y vois surtout une réelle extension des possibilités d’expression des individus. Y compris dans l’entreprise. Et c’est bien là que commencent les problèmes. Les salariés, et notamment les jeunes embauchés, vont avoir tendance à transposer à l’intérieur de l’entreprise les habitudes de liberté d’expression, voire de babillage, qu’ils ont prises à l’extérieur. Or l’entreprise, pas plus que l’école ou l’armée, ce n’est pas « l’extérieur ». Le risque serait de chercher à la transformer en un lieu de délibération, de critique échevelée, de libre expression – ce qu’elle n’est pas. En outre, à quoi cela sert-il de s’exprimer sur tout et sur rien si l’on ne peut pas changer le cours des choses ? Il y a un risque de frustration.

Justement, pensez-vous que ces réseaux vont faire évoluer la gouvernance des entreprises ?

Dominique Wolton : Il ne faut pas trop compter sur les réseaux sociaux pour changer les rapports hiérarchiques. Ils ne modifient l’atmosphère collective que dans un premier temps et plutôt superficiellement : toutes les entreprises ne sont pas des start-up du Net et la France n’est pas la Californie ! D’ailleurs, seul un naïf peut croire que la multiplication des réseaux sociaux va faire de chacun, y compris en entreprise, quelqu’un d’ouvert, de sympathique, sans mystères, totalement transparent. Le secret, la rumeur sont intrinsèques à la nature humaine. La transparence totale n’existe pas et n’est pas souhaitable. A fortiori à l’intérieur de l’entreprise.

Même pour les jeunes, qui ont grandi avec Facebook et Twitter ?

Yann Gourvennec : Malgré les poncifs, la fameuse « génération Y » (les 18-30 ans) se cale très vite sur les usages existants lorsqu’elle arrive en entreprise. Elle sait en principe manier les outils informatiques un peu mieux que ses devancières, mais il ne faudrait pas surestimer son aisance technique. Plusieurs études (voir sur mon blog http://oran.ge/genyetudes) nous ont permis de nuancer les propos. Sur le terrain, les jeunes, une fois embauchés, se ruent sur le « vieux » mail pour communiquer avec leurs collègues plutôt que sur les outils synchrones (chat, messagerie instantanée, web conférence, etc.) qui offrent pourtant une communication directe et efficace. C’est d’ailleurs bien dommage pour l’entreprise : on peut être un adepte de Facebook ou un virtuose des jeux vidéo, sans avoir la capacité ni le don d’en faire profiter l’entreprise. En conclusion, je crois plus à l’apport intergénérationnel qu’aux clichés. C’est avec l’éducation de tous – jeunes et moins jeunes – que les bons usages vont se développer. Est-il possible de mettre ces réseaux sociaux au service de l’entreprise et de ceux qui y travaillent ?

Dominique Wolton : Bien sûr. Ils fournissent un outil supplémentaire de communication, aussi bien interne qu’externe. C’est un progrès indéniable. Encore faut-il maîtriser correctement leur usage. Par exemple, éviter les fuites (qu’ils facilitent), l’isolement (pourquoi passer par Facebook pour communiquer avec un voisin de bureau ?), la fracture numérique jeunes-vieux ou le développement d’une nouvelle langue de bois.

Yann Gourvennec : Toutes les fonctions de l’entreprise peuvent en tirer profit : depuis la DRH, en matière de formation ou de recrutement (grâce à des réseaux sociaux professionnels, comme LinkedIn, qui lui permettent d’élargir au monde entier la consultation de CV pertinents et même avec Facebook, fortement implanté parmi la population étudiante),jusqu’au commercial ou au marketing. Dans ce domaine, l’usage des réseaux sociaux dans une optique de « e-réputation » n’est pas réservé à des marques connues du grand public comme Orange. ERDF aussi, comme toutes les entreprises du business to business, peut elle aussi y trouver des ressources formidables. Il est même plus aisé pour les entreprises de ces secteurs professionnels de tirer parti pleinement des médias sociaux car le marketing du B2B, à l’instar de ce qui se passe dans les médias sociaux, fonctionne à plein sur une logique communautaire et de bouche à oreille ; même si les communautés sont petites, elles sont sou- vent passionnées. De même, pour faire comprendre et connaître l’aspect infrastructure de l’opérateur, a priori moins populaire, il est possible, grâce aux médias sociaux, de changer la perception habituelle : c’est la démarche que nous développons en ce moment au travers d’un « serious game », où le joueur devra gérer un réseau téléphonique et Internet, à la manière du célèbre jeu Sim City. Les possibilités sont infinies, il suffit de les saisir et d’inventer le futur !”

DOMINIQUE WOLTON, 65 ANS, EST DIRECTEUR DE L’INSTITUT DES SCIENCES DE LA COMMUNICATION (CNRS). CE SPÉCIALISTE DE LIMPACT DES NOUVELLES TECHNOLOGIES VIENT DE PUBLIER INDISCIPLINÉ, 35 ANS DE RECHERCHES CHEZ ODILE JACOB.

YANN GOURVENNEC, 50 ANS, EST DIRECTEUR INTERNET ET MÉDIAS SOCIAUX CHEZ ORANGE. IL EST LE CRÉATEUR DU SITE VISIONARYMARKETING.COM. AVEC HERVÉ KABLA, IL A PUBLIÉ LES MÉDIAS SOCIAUX EXPLIQUÉS À MON BOSS AUX ÉDITIONS KAWA.

« Toute l’entreprise peut tirer profit des médias sociaux ! » was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Le Web de demain est déjà là aujourd’hui

computer-largeSuite des interviews du Web2Connect, mais cette fois-ci c’est moi qui m’y colle, dans un exercice pas facile qui est celui des sables mouvants de la prédiction. Certes, quand je dis que des changements sont prévisibles, je ne fais que me faire l’écho de notes émises ici et là, hier par exemple et encore aujourd’hui, qui corroborent mon propos. Les outils vont donc évoluer, mûrir, fusionner … jusqu’à ce que la fonction sociale soit entièrement intégrée aux flux d’entreprise (RSE) et Web (socialisation des sites). Il ne faut cependant pas surestimer la rapidité des changements, et surtout ne pas croire que les changements observés aujourd’hui sont le fruit d’une révolution instantanée. Bon nombre de ces changements sont en effet le fruit d’une longue maturation. Comme le remarque Adage, et comme je l’ai moi-même indiqué à de nombreuses reprises lors de mes conférences, Facebook aura 9 ans l’an prochain et n’est plus du tout une start-up. Que dire alors de LinkedIn qui soufflera quant à lui sa dixième bougie … Mais le point qui est le plus marquant à mon avis est celui lié à la « mobilité »ou plus exactement, l’usage du Web en « situation de mobilité » (c’est à dire statiquement mais via un appareil mobile) qui va reconfigurer totalement la façon dont nous concevons le Web, le contenu et les partages. De jolis défis en perspective.

Le Web de demain est déjà là aujourd’hui was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

3 recettes et 1 conseil pour vivre de son blog en 2013

Non, les blogs ne sont décidément pas morts !

3 recettes et un conseil pour vivre de son blog en 2013À la suite d’un article à succès écrit à la fin de l’année dernière qui montrait que les blogs n’étaient pas morts mais qu’ils subissaient une forte transformation, voici une autre interview enregistrée toujours lors de la dernière édition du Web2connect 2012, dans laquelle j’ai interviewé Aurélien Amacker. Celui-ci m’a expliqué comment il avait transformé sa passion en métier. Aurélien est même allé un cran plus loin, en joignant l’utile à l’agréable, en monétisant son blog, afin d’assouvir sa passion pour les voyages autour du monde. On verra également que cette interview mène à une autre question brûlante en ce jour de polémique autour de la Net neutralité, quant aux modèles économiques du monde numérique, et notamment des blogs.

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[Aurélien Amacker : 2A Editions]

Aurélien est un blogueur et un globe-trotter. Après 2 ans passés en Australie, comme beaucoup de jeunes aujourd’hui qui cherchent à découvrir le monde nouveau des antipodes, il « ne savai[t] pas quoi faire », mais il avait une bonne idée de ce qu’il ne voulait pas faire : « je ne voulais pas d’un boulot ennuyeux à la Défense ! » quoique, je puisse témoigner, on peut aussi avoir un boulot passionnant la défense comme ce fut le cas chez Capgemini pendant 3 ans. C’est là qu’Aurélien a découvert que certains blogueurs arriver à monétiser, en France, leurs blogs jusqu’à 500 à 1000 € par mois et par plateforme.

imageAurélien avait bien un « petit blog » sur le développement personnel que « personne ne lisait » et il a décidé que cela ne durerait pas. Il avait enfin trouvé ce qu’il voulait faire ce qui lui permettait de passer à l’étape suivante et d’essayer de gagner 1000 € par mois avec son blog « pour partir voyager, car c’est ce que j’aime » précise-t-il.

du blog à l’entreprenariat

Au bout de 6 mois, il a en effet atteint cette barre de 1000 € par mois, « avec des hauts et des bas » a-t-il ajouté. C’est ce qui lui a permis de voyager et aussi de capter l’attention de la blogosphère, ce qui arrive encore aujourd’hui ici même. Des blogueurs sont donc venus lui demander comment il faisait, et c’est ce qui lui a donné l’idée de concevoir une formation marketing afin d’expliquer aux autres comment vivre également de leur blog.

La formation d’Aurélien a deux types de publics : des particuliers qui veulent se faire de l’argent de poche, ce qui est bien utile en ces temps difficiles, mais aussi des entrepreneurs en solo des coaches et des consultants…

3 méthodes pour gagner de l’argent avec son blog

1. Google AdSense : il s’agit de l’affichage de bannières et de liens sponsorisés sur son propre support, à l’inverse de Adwords qui consiste à faire l’inverse (bien que je me sois trompé dans l’interview, mais nul n’est à l’abri d’une erreur !) Cette méthode est selon Aurélien, plus adaptée aux blogs qui font beaucoup de trafic, « mais il existe d’autres méthodes » selon lui. Ceci étant, c’est cette forme de monétisation qui a montré sa fragilité en la fin de semaine dernière ;

2. les articles sponsorisés : il s’agit d’écrire un article de blog pour analyser/tester/critiquer un produit. Cette méthode permet de gagner de 250 à 300 € hors taxes par mois, mais « il ne faut pas en abuser » précise Aurélien dans l’interview. En effet, il faut éviter d’en faire plus de 1 à 2 par mois, au risque de faire diminuer l’intérêt pour son blog et de décourager les lecteurs qui pourraient croire que celui-ci devient un espace publicitaire. Par ailleurs, un billet sponsorisé demande également un certain doigté car il faut « apporter de la valeur ajoutée sincère et unique » précise Aurélien Amacker. « On peut même aller jusqu’à critiquer intelligemment un produit » ajoute-t-il car « les marques sont en général compréhensives » même s’il est plus honnête de dire que toutes les marques ne prennent pas la critique avec le même sens de l’humour. Dans tous les cas nous rappelons ici les règles indispensables de la transparence qui oblige un blogueur, d’un point de vue légal et éthique à déclarer explicitement et en exergue qu’un billet est sponsorisé par une marque ;

3. la vente de liens : celle-ci permet de générer environ 100 € par mois, même si c’est une méthode plus critiquable. Elle est surtout « mal vue par Google » précise Aurélien, « même si peu de blogs sont pénalisés » ajoute-t-il.

sortir du modèle tout publicitaire

La combinaison de ces 3 méthodes permet selon Aurélien d’arriver à la somme indiquée de 500 à 1000 € par mois (hors taxes et hors impôt).

Mais il existe encore d’autres moyens non forcément liés au trafic, qui passent par la création de produits d’information spécialisés, qu’on peut aisément raffiner en demandant à ses abonnés (via une bonne vieille newsletter) de préciser leurs centres d’intérêt. Comme le fait justement remarquer Aurélien, « il faut sortir du modèle tout publicitaire ; ceci permet de générer de 10 à 100 fois plus de revenus ». Un conseil particulièrement salutaire, en ces temps difficiles pour les sites qui tiennent compte uniquement des ressources publicitaires, même si cet argument est à nuancer comme l’indique à juste titre notre ami et confrère Eric Dupin.

l’interview

avec mes excuses pour la mauvaise qualité du son …

Aurélien Amacker dévoile ses secrets pour gagner sa vie avec son blog
3 recettes et 1 conseil pour vivre de son blog en 2013 was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec