Studyka : une startup amène l’innovation en crowdsourcing dans l’entreprise

earth-largeIl y a peu je recevais Guillaume Coudert de Studyka qui est venu me présenter son projet. Guillaume est directeur commercial et business development chez Studyka et Agorize. Studyka est une des plateformes de crowdsourcing qui montent en ce moment. Mais c’est aussi bien plus que cela : un véritable moteur (Studyka c’est la partie “étudiant”, mais la plateforme sous-jacente est nommée Agorize) qui permet d’apporter la logique du crowdsourcing dans les entreprises, qui veulent faire collaborer leurs employés, leurs clients et au-delà … et qui souvent ne savent pas comment faire et requièrent donc du conseil, du service.  Les 3 fondateurs de la société, Charles Thou, Yohann Melamed et Yohan Attal se sont recontrés alors qu’ils étaient encore étudiants et ont pris conscience de ce besoin de coopération au-delà des différentes frontières des écoles où ils se trouvaient.

Wikinomics: How Mass Collaboration Changes EverythingLeur démarche, très pragmatique, les a emmenés des “challenges étudiants” à la collaboration en entreprise, dans une mouvance qui se fait de plus en plus nette en ce moment et qui correspond à une remise en selle du concept de crowdsourcing, défendu dans le livre de Don Tapscott, qui date de 2008. Même si le crowdsourcing a mis plus de temps à démarrer que prévu, et qu’il a soulevé et soulève encore quelques interrogations, il devient un instrument incontournable de l’innovation, dans une période où, comme le remarque Guillaume Coudert à juste titre, “les entreprises ont besoin de l’innovation pour vivre” et faire face à une concurrence accrue dans un environnement pris dans une zone de turbulences.

Cette vague du crowdsourcing ne fait que commencer, voyons donc comment Studyka – dont on pourra juste regretter qu’ils aient plusieurs noms – a envisagé son développement et quelles sont ses perspectives.

Studyka, qu’est-ce que c’est ?

“Studyka est une plate-forme Web qui propose aux étudiants des problématiques en ligne, des problématiques diverses, comme « inventer la vidéo/télévision de demain », ou tout autre sujet auquel vont répondre des étudiants de formation complémentaire et éventuellement internationale. Si vous allez sur studyka.com, vous pourrez voir l’ensemble des challenges qu’on a pu réaliser jusqu’à présent.

À titre d’exemple, on a mené dernièrement un challenge avec le groupe pages jaunes (solocal group maintenant), dans le but de d’imaginer leurs prochaines applications mobiles et avec Cételem pour réinventer la finance personnelle ou tout autre challenges de ce type.”

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Nombre de participants

image“En fonction de la thématique, des lots à gagner (car on offre à chaque fois des lots aux participants, soit des voyages, des iPhones, les iPads par exemple) cela varie en général, en règle générale, on a sur chaque challenge entre 50 et 100 équipes constituées de 2 ou 3 participants. On peut avoir des challenges qui explosent vraiment, c’est le cas notamment des challenges internationaux qu’on a lancés jusqu’à présent, avec Google notamment, ou le challenge « ville de demain » qui associe des profils vraiment internationaux. Les équipes se voient soumettre un challenge sur une problématique, l’équipe qui développera la meilleure idée gagnera des lots, et sera éventuellement récompensée par des stages et des emplois au sein des entreprises partenaires du challenge.”

Nombre de challenges ?

“Une bonne trentaine de challenges ont été développés jusqu’ici, qui sont visibles en ligne sur la plate-forme. Il y a eu aussi des challenges développés en parallèle et qui ne sont pas encore visibles dans la plate-forme, et qui étaient destinés à des communautés bien particulières, comme les junior entreprises ou autres communautés de ce type.Environ 10 000 participants sont maintenant inscrits sur la plate-forme, avec des profils vraiment différents, et cela croît énormément aujourd’hui.”

Agorize

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“Studyka est la partie étudiante des challenges que l’on propose. On surfe sur la vague du Crowdsourcing et la technologie qu’on a développée s’appelle Agorize. Forts du succès de Studyka sur la communauté étudiante, les entreprises nous ont dit « OK, on aime beaucoup ce concept, mais on aimerait pouvoir le proposer en interne pour animer des réseaux de personnes ou de communautés d’innovation par exemple » et du coup, aujourd’hui, on met à disposition en marque blanche cette technologie pour lancer différents challenges sur des thématiques comme les problématiques intergénérationnelles, inventer un nouveau produit innovant pour l’entreprise ou le grand challenge des stagiaires dans certaines sociétés. Le logiciel est mis à disposition sous forme de licence en fonction d’une durée précise. On peut par exemple lancer 3/parents, on peut mettre la plate-forme agora je disposition de l’entreprise sur une longue durée, ensuite entreprise pourra lancer autant de challenges qu’elle le désir.”

Les services proposés

“Dans certaines entreprises, c’est un peu compliqué de mettre en place les idées proposées. Il y en a d’autres qui sont beaucoup plus proactives sur ces sujets d’innovation, mais nous sommes là aussi pour accompagner les clients en interne afin de leur proposer de mettre en place ces idées, que ce soit au niveau juridique (propriété intellectuelle, pour laquelle nous avons une équipe dédiée) ou pour ce qui est de la mise en oeuvre par exemple. On propose maintenant ce nouveau service d’accompagnement et de conseil du fait du succès de la plate-forme Agorize.”

Maturité du marché

“Le marché et assez mûr aux États-Unis et dans d’autres pays très à la pointe où on parle de Crowdsourcing depuis des années maintenant. En France, cela commence vraiment à émerger avec des sociétés comme mymajorcompany, ou d’autres startups de ce genre. Cela commence vraiment à croître mais on n’est pas arrivés à la phase de maturité ; mais ce concept va bien fonctionner dans les années à venir. La popularité du sujet dans les médias grands publics est la preuve de ce nouvel essor. Toutefois, il n’y a pas encore d’études faites à ce sujet, en tout cas pas ma connaissance.”

Approche sectorielle

“Le secteur de l’informatique (avec Microsoft par exemple) est très en avance sur innovation. D’autres secteurs sont plus sur la réserve, prisonniers du culte de la confidentialité, donc où on ne sait pas trop ce qu’ils font en interne en termes d’innovation. Le caractère innovant des entreprises est aussi une question de personnes qui en interne sont plus ou moins sensibles à ce sujet. C’est toujorus une affaire de personnes, qui vont impulser la démarche d’innovation. La crise pousse les entreprises à innover aussi, car sans innovation, une entreprise meurt.”

Les projets

“On a lancé un challenge avec la marque Casta Luna, un challenge photos qui permet aux femmes de déposer leurs photos en ligne et à celle qui obtiendra le plus de « Likes » sur Facebook ou Twitter, et qui sera la plus plébiscitée en ligne d’emporter des lots et des chèques cadeaux. On développe aussi une nouvelle plate-forme qui permet de lancer des Hackathons et d’en faciliter l’organisation, la plate-forme s’appelle Hackateam. Il y a un tas d’autres projets, tous fondés sur le Crowdsourcing qui permettent d’animer différentes communauté.”

Une start-up française mais internationale

“Les projets de Studyka sont développés en France, mais les challenges sont internationaux pour la plupart ; on connaît beaucoup d’entreprises aux États-Unis, on a été sélectionné pour le French Tech tour en 2012, et on a pu rencontrer des sociétés à San Francisco. Du coup, l’idée à plus ou moins long terme, c’est de développer l’activité outre-Atlantique.

Studyka a une équipe d’environ 20 personnes basées à Paris. La société est financée de différentes manières, par les challenges proposés d’abord (les entreprises rémunèrent la start-up en fonction de la visibilité qui va leur être offerte). On est jeune entreprise innovante aussi, ce qui permet d’avoir des financements, et on a aussi finalisé une levée de fonds fin 2012 (Bouygues Telecom Initiative a pris 15% de leur capital pour une somme non dévoilée), ce qui a permis de bien développer l’activité.”

Guillaume_COUDERT_TwitterGuillaume Coudert est également blogueur RH 2.0, diplômé de l’ISC Paris et de l’Université Panthéon-Assas, il intervient sur les problématiques d’attractivité et de fidélisation des talents qu’il a notamment pu expérimenter en France et à l’étranger au sein de groupes tels que Total et AREVA. Retrouvez Guillaume sur son blog : marque-employeur.blogspot.com

Studyka : une startup amène l’innovation en crowdsourcing dans l’entreprise was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

Retour de Yahoo! sur fond de guerre économique entre géants de la nouvelle économie

Le week-end n’a pas été très favorable aux vacanciers de la Pentecôte, mais comme ceux-ci s’ennuyaient ferme, ils purent lire leur journal et s’apercevoir que Yahoo! était passé à l’offensive en proposant ed racheter Tumblr et en musclant, ce matin-même, Flickr. C’est le retour du Freemium. Accrochez-vos ceintures et comptez les milliards !

C’est officiel depuis ce matin. Si, comme moi (cf. mon compte ici), vous avez un compte Flickr, le service de partage de photos préféré des photographes, vous êtes un utilisateur heureux, et vous allez pouvoir ranger votre carte bancaire : Flickr passe au tout gratuit.

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Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiig data

Le changement est spectaculaire, car le stockage y devient quasiment illimité (soit environ 537,731 d’une résolution moyenne de 6.5 megapixels) : “les autres mesures en gigabytes, Flickr vous en donne 1000 fois plus. Un plein terrabyte. Gratuitement” tel est le message. Et moi qui venait de renouveler ma carte bancaire pour Flickr le mois dernier et pour Google Storage hier ! On peut s’attendre à des alignements de “prix” vers le bas.

Changement de cible

Il s’agit aussi et surtout d’un changement de cible : alors que Flickr se spécialisait, en se focalisant sur les photographes et les partages plutôt haut de gamme, il se prémunissait aussi, par un modèle payant des partages bas de gamme (photos mobiles, filtres préfabriqués Instagram) et les conséquences en trafic étaient prévisibles. On les voit nettement dans ce graphique (non certifié) de Alexa.com, qui indique et confirme la tendance. Elle n’est pas bonne.

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Yahoo! va donc recentrer son système de photos vers le mobile (la métrique est de 6.5 megapixels, un appareil haut de gamme, oscille entre 16 et 34 megapixels), et se détourner des amateurs de la photo qui risquent d’aller chercher un service plus stable … ou se contenter de Flickr mais en cessant de le payer ; car Yahoo! vous le propose : repassez au gratuit et la seule chose que vous perdez sont … les statistiques et les publicités.

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Retour de la nouvelle économie : “le chiffre d’affaires vaut-il 1 milliards €”

C’est le retour de la bonne vieille “nouvelle économie”, et des questions idoines. Quand Yahoo! propose de racheter Tumblr pour 1 milliard de $, la question fuse “une entreprise d’à peine 150 personnes qui fait peu ou pas de chiffre d’affaires vaut-elle aussi cher” demandait en substance un journaliste de France Info ce week-end.

Ce qu’il manquera toujours à Yahoo! cependant, c’est un véritable réseau social à la Google+ ou Facebook. Doit-on s’attendre à un nouveau rachat (les restes fumants de Myspace, juste relooké pour l’occasion ?) à coup de milliards ? ou à la création d’un nouveau (bâillement !) réseau social ? En tout cas, rassurez-vous et prémunissez-vous des analyses à l’emporte pièce, Yahoo! est encore très très riche, car il dispose encore de beaucoup de parts de Alibaba, le géant chinois du e-commerce, part évaluée par Forbes à l’équivalent de la capitalisation boursière de Yahoo! elle-même.

Yahoo! peut donc encore se permettre des erreurs et des achats à coups de milliards.

La guerre économique des géants

L’enjeu va bien au-delà des intérêts et des passions de collaboration des photographes amateurs qui ont pourtant fait l succès de Flickr (admirez le talent de photographes comme Mike Mike Milkshakes par exemple). Certes, les snobs de l’appareil photo – dont je fais probablement partie – iront probablement se réfugier sur Behance, le nouveau service ouvert par Adobe (voir ci-dessous).

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Behance.net, le nouveau bébé d’Adobe, futur refuge des amateurs de photos ?

Mais l’enjeu pour Yahoo! est ailleurs, il est de rester dans la course, voire de recommencer à la mener, course qui implique les 2 autres géants du Web : Google (avec Drive, que Google a fusionné avec Picasa et Google+), Facebook (et Instagram).

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Les “nouveaux” tarifs de Google Drive vont sans doute être revus à la baisse

Une fuite en avant … la Police suit de près

Tout ceci donne le goût d’une fuite en avant, à un moment où le Web social s’essouffle, mûrit et, logiquement, la bataille se déplace sur le prix, sans cesse plus bas du stockage en ligne ; on se demande même si on ne va pas vous donner de l’argent pour stocker vos données ! (peut-être une idée de start-up ? après tout, c’est l’utilisateur qui crée le contenu, pourquoi n’est-il pas rémunéré, et autrement que par les clopinettes habituelles, si c’est lui qui génère la valeur ?)

Il est encore tôt pour dire si ces gesticulations de Yahoo! seront suffisantes pour lui redonner sa position perdue de la fin des années 90, mise à mal par Google (que Yahoo! rappelons-le, a refusé d’acheter en son temps, cf. l’anecdote narrée par Scott Berkun dans son livre sur les mythes de l’innovation).

L’enjeu est plus que jamais sur les audiences, et l’inflation à la baisse pour les attirer n’a jamais été aussi incroyable. Mais tous ces sacrifices financiers mènent aussi à l’optimisation fiscale qui commence à irriter sérieusement les gouvernements, pas seulement français, comme ici au Royaume Uni, et c’est nouveau, même aux Etats Unis (en commençant par Apple).

à suivre …

Retour de Yahoo! sur fond de guerre économique entre géants de la nouvelle économie was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Captain Dash, futur super héros du Big Data

J’ai rencontré Gilles Babinet un soir d’avril pour évoquer avec lui sa nouvelle aventure : Captain Dash. Armé de ma tablette (sur laquelle j’avais préalablement chargé l’application idoine), j’ai découvert, démonstration à l’appui, qu’un Captain Dash pouvait en cacher un autre…

« L’institutionnel c’est bien, mais la start-up c’est génial ! »

Gilles Babinet, vous le connaissez déjà (voir la superbe transcription d’une de ses dernières présentations sur la révolution de la société par Internet, retranscrite par Michael Tartar). C’est qu’il est fort présent pour défendre et vendre le secteur digital français, non seulement en France, mais en Europe. Ses responsabilités, au sein du CNN, Conseil National du Numérique sont importantes, mais s’il a « beaucoup fait d’institutionnel » m’a-t-il confié, il a aussi enchaîné immédiatement pour me dire que « la start-up, c’est génial »…

big data : 2 ans et demi de développement

C’est ainsi que l’ex fondateur de Eyeka est reparti à l’aventure, et ce n’est pas un vain mot : « cela représente 2 ans et demi de développement » a-t-il dit. Et Captain Dash grossit vite : « déjà 30 personnes, et 30 ans de moyenne d’âge ! ». L’entrepreneur, un temps actif parmi les « pigeons », a remis le couvert : « j’ai mis de mon argent » a-t-il précisé, mais il n’est pas seul Bruno Walther (ex Ogilvy) est le co-fondateur de la start-up, et le fonds d’investissement isource les a soutenus.

[mon “univers” statistique avec Captain Dash]

Réinventer le tableau de bord

La mission de Captain Dash, c’est de devenir le super-héros du tableau de bord. Les connecteurs les plus habituels sont Twitter, Facebook et Google Analytics bien-sûr. Mais la version du grand public, n’est pas le but ultime ; les véritables cibles, ce sont les grands comptes, nous y reviendrons, en direct ou plus souvent au travers des agences. Captain Dash, c’est donc un moyen ludique et esthétique de visualiser les statistiques, et il est vrai je suis pris au jeu, notamment des fameuses « Battles », qui permettent instinctivement de comparer les résultats à l’intérieur des données statistiques.

[le mode battle]

à l’assaut des grands comptes

Tout cela est fort beau, mais ce n’est pas là que notre super héros frappe le plus fort ! C’est que celui-ci est déjà parti à l’assaut des grands comptes. « Notre métier, c’est la prestation de services » explique Gilles. « On va au-delà de la mesure de social media, avec la possibilité d’analyser finement les retombées de la publicité télévisée et en ligne ».

Big data : comment corréler les événements statistiques

Car le véritable sujet est ici, c’est le big data, le fameux Graal du marketing du XXIe siècle que nous ne cessons de documenter dans ces pages, et que nous n’avons pas fini de décrire, tant il s’agit d’une discipline qui se structure au fur et à mesure où elle s’invente.

« C’est avec des applis comme Captain Dash » poursuit Gilbert Babinet, « que l’on est capable de dire que le taux de clic (CTR = Click Through Rate) explose 6 à 7 fois juste après une publicité TV ». Ainsi, en liant les bases de données et les statistiques, le Big Data permet des corrélations directement actionnables. Conclusion : si vous voulez augmenter l’efficacité de vos publicités en ligne, concentrez vos efforts sur les périodes qui suivent les passages TV. Ceci n’est qu’un exemple de ce qui est possible Captain Dash bien-sûr.

Car derrière Captain Dash, il y a la grosse artillerie : Hadoop qui sert de base arrière (HDFS, ou Hadoop File System est un système de fichiers open source distribué, sous licence Apache, qui permet de traiter de gros volumes de données) et l’équipe du Captain « superpose les données en provenance des publicités en ligne, des comptes de régie, des flux Google etc. et tout ceci peut être synchronisé avec les données métiers ». Autre exemple : en fonction des prévisions météo, les marques grand-public sont capables d’aligner leurs prévisions de vente. Ainsi, les ventes de boissons, mais pas seulement, sont très sensibles aux variations climatiques. Avec Captain Dash, il est facile donc de faire des corrélations de ce genre.

 

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Captain Dash ne vend pas en fonction des volumes, mais il fonctionne sous forme de licence. Si les clients principaux sont des agences, les grands comptes ne sont pas les derniers à s’intéresser à la nouvelle start-up de Gilles. On y trouvera les grandes marques de l’alimentaire suisse, des géants des cosmétiques français, que pour des raisons de confidentialité, nous ne pouvons nommer, mais que vous reconnaîtrez aisément.

Des rapports… Et les recommandations

Comme toujours sur ces outils de business intelligence, l’essentiel de la valeur se trouve dans le conseil. Celui-ci est fourni par les agences qui accompagnent ainsi les rapports de recommandations stratégiques pour leurs clients.

30 000 téléchargements…

L’application gratuite a déjà été téléchargée 30 000 fois ; « elle a obtenu l’excellente note de 4.7/5, avec un taux d’utilisation de 90 % » a précisé l’entrepreneur (proportion des utilisateurs ayant paramétré l’application). La fréquence d’utilisation sur IOS y est excellente, avec « 9 sessions en moyenne sur 10 jours ».

… Et des connecteurs à ajouter

LinkedIn, Viadeo, YouTube et Dailymotion seront ajoutés en cours d’année, ainsi que “ les réseaux sociaux étrangers comme Badoo, Sina Weibo, mais dans un 2e temps” a précisé Gilles.

L’application est disponible sur iPad et, c’est plus inhabituel, sur Windows 8 ; “on parle au ‘corporate’ et il y a un gros enjeu de sécurité” c’est donc pour cela que Microsoft a été choisi. De même, le capitaine a délaissé quelque temps son colant en nilon pour endosser le blazer bleu marine d’IBM dans le cadre de ce que Gilles a nommé “un gros partenariat stratégique”. “Amazon est l’ennemi de tous les clients FMCG**” a précisé notre entrepreneur, “les clients veulent installer leurs données sur leurs clouds”. Il es vrai que certains des clients sont des géants, comme SEB, avec ses 600 sites Web, cela génère des volumes de données conséquents. Les PME ne sont pas encore dans le radar de Captain Dash, qui a préféré amener sa dashmobile sur le terrain des grandes entreprises, mais une version sera un jour disponibles pour elles quand-même, sans pour autant que nous puissions donner de date. Les petits utilisateurs pourront néanmoins se satisfaire un temps de la version gratuite,sur IOS et Windows 8.

Aider les marketeurs à prendre de meilleures décisions, en France et … aux USA !

Un projet Captain Dash demande du paramétrage : 1 mois en moyenne pour un projet complexe, mais les projets simples peuvent se régler en à peine 1 semaine a indiqué Gilles. Une fois le paramétrage réalisé, il faut que les tuyaux se remplissent avant que les statistiques commencent à parler. L’intégration est payante, c’est là le vrai business model, puis le pricing s’établit par marque et par pays (1500€) sans limite de sièges, le client pouvant ainsi propager l’expérience utilisateur auprès de ses employés, sans restriction.

Comme l’explique la plaquette ci après [Profession de foi Captain Dash en PDF], en 2013, malgré la sophistication des outils mis à leur disposition, les marketeurs prennent encore des décisions sur de vagues intuitions, alors qu’ils sont noyés de données et n’en utilisent pas plus de 1%.

L’enjeu suivant pour la jeune pousse parisienne est d’attaquer les Etats-Unis, “on y est en mode “grass-roots” a indiqué Gilles, mais “dès qu’on peut on ouvre un bureau à New York” a-t-il indiqué.

Captain Dash est une initiative intéressante car non seulement elle donne vie au Big data dont tout le monde parle mais qui a du mal à se donner un visage, mais en plus elle le fait de manière ludique et esthétique, afin de mieux évangéliser sur un public encore réticent à passer du temps sur l’analyse de ses données. La prouesse de notre super-héros est de mettre l’ergonomie du tableau de bord au service de l’entreprise, l’enjeu va bien au-delà d’une simple application iPad grand-public, un Captain Dash peut en cacher un autre …

** Fast Moving Consumer Goods, produits grand-public de consommation courante

Captain Dash, futur super héros du Big Data was last modified: janvier 14th, 2016 by Yann Gourvennec

1ère en France : l’Adetem demande à 50 blogueurs de voter pour l’excellence marketing … avis aux candidats !

60 ans et toutes ses dents !

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L’Adetem a bientôt 60 ans ! Qui a dit que le marketing était une discipline nouvelle ? Or, à l’occasion de cet anniversaire, la première association des professionnels du marketing en France, a décidé de récompenser pour la première fois l’excellence marketing à travers 5 prix dont un Prix remis par un collège de blogueurs marketing.

Une première en France : un collège de blogeurs marketing récompensera la stratégie la plus innovante !

J’ai l’honneur et le plaisir de faire partie de ce collège de blogueurs, où l’on trouve bien des amis et confrères dont les sympathiques têtes de pipe sont ci-dessous.

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Ce collège des blogueurs est une première en France, on saluera encore une innovation signée Adetem ! Ce collège décernera lʼun des 5 Prix de lʼexcellence marketing.

image5 Prix en tout seront remis par 5 collèges électeurs :

  • Le Grand Prix remis par un Jury composé de 15 personnalités du monde du marketing et de la communication
  • Le Prix des blogueurs désigné par le collège des blogueurs
  • Le Prix de l’efficacité marketing désigné par les présidents et animateurs des clubs nationaux et régionaux de l’Adetem ainsi que les membres du Comité d’éthique de l’Adetem
  • Le Coup de coeur, résultat des votes en ligne des 1500 membres de l’Adetem
  • Le Grand prix PME désigné par un collège spécial PME

Le jury, prestigieux, est constitué de 12 personnalités du marketing et présidé par Grégoire Champetier, directeur général marketing d’Accor.

Les Prix seront remis le 4 juillet 2013 lors de la 8e Nuit du Marketing.

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Le jury … où on reconnaît quelques têtes connues … sous la Présidence de Grégoire Champetier, Directeur général marketing – Accor

Les dossiers de candidature doivent être envoyés avant le 31 mai 2013 à l’adresse suivante : Adetem – Prix de l’excellence marketing 2013 – 12 rue de Milan – 75009 Paris

Le dossier de candidature comprendra :

  • 1 présentation Powerpoint de 6 slides* maximum (au-delà de ce nombre de slides, le dossier ne sera pas étudié)
  • Les supports physiques s’ils sont pertinents
  • Le logo de votre société et une photo de son représentant marketing
  • Vos coordonnées complètes : chef de projet, agence et assistante
  • Le règlement de vos droits d’inscription : 90 € HT soit 107,64 € TTC

*Détail de la présentation Powerpoint en 6 slides :

  • 1 slide : contexte (problématique et objectifs)
  • 2 slides : stratégie (étapes, business model, ressources humaines et financières, stratégie sur les médias sociaux)
  • 1 slide : mise en œuvre et réalisation
  • 2 slides : facteurs clés de succès et résultats probants (qualitatifs et quantitatifs / comparatif avant-après)

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Calendrier

  • Du 26 mars au 30 mai 2013 : pré-sélection
    Le comité d’organisation établit une short-list sur la base de la lecture des éléments du dossier de candidature.
  • 30 mai 2013 : clôture du dépôt des candidatures
  • Du 5 juin au 25 juin 2013 : vote en ligne du collège électeur
  • 4 juillet : révélation du palmarès

pour tout renseignement : Estelle Burget – estelle.burget”@”adetem.net – 01 53 32 30 03 – 06 07 61 39 54

à vos souris … !

1ère en France : l’Adetem demande à 50 blogueurs de voter pour l’excellence marketing … avis aux candidats ! was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Crowdfunding : SticknFind lève 1 million de dollars sur Indiegogo – #mwc13

Cet article a été originellement publié sur Live.Orange.com lors d’un voyage de Presse réalisé la semaine dernière, dans le cadre du Mobile World Congress de Barcelone 2013

Non, vous ne rêvez pas ! Sticknfind a bien levé près d’ 1m de dollars en janvier 2013

Non vous ne rêvez pas ! La start-up sticknfind a réussi à lever près d’un million de dollars sur la plate-forme de Crowdfunding Indiegogo.

Et les fondateurs de Sticknfind ne sont pas des débutants non plus car ce sont des pionniers du Bluetooth depuis les années 2003 et 2004 et ils ont travaillé depuis ce temps-là avec l’industrie automobile et gagné bien des récompenses a déclaré Jimmy Buchheim dans son introduction hier. Lui et ses équipes ont également développé le projet Blutracker, capable de localiser différents objets dans un rayon de 2500 pieds (projet également financé au travers de Indiegogo : $180 500 ont été levés pour ce projet) de même que Masterplug, une prise intelligente qui mesure la consommation électrique et l’affiche dans la monnaie locale (environ $128 000 levés également sur Indiegogo). « Cette entreprise a fini par être très profitable » a précisé le fondateur de Sticknfind. Il a démarré la nouvelle structure en début décembre. « cela n’a pas été facile » a-t-il dit, mais il avait l’air vraiment très content du financement qu’il a réussi à obtenir de la plate-forme de Crowdfunding. En effet, je connais peu de gens qui ne s’en contenteraient pas !

Jimmy Buchheim, patron et fondateur de SticknFind montre le produit SticknFind

Pourquoi utiliser le Crowdfunding ?

« Le moyen apparemment le plus direct pour démarrer l’entreprise aurait été de concevoir notre produit, le mettre en production, puis d’en faire l’article et ensuite le vendre à un industriel. Mais cela ne nous a pas paru la solution la plus simple. C’est ainsi qu’on a décidé d’aller dans le sens du crowdfunding parce que les retours des utilisateurs sont quelquefois plus intéressants que ceux venant d’une entreprise » a déclaré M. Buchheim. Il a ajouté « les Industriels veulent souvent changer les produits pour les adapter à leurs propres besoins et pas ceux de leurs clients ; quant à faire entrer des fonds d’investissement, cela a pour résultat que trop de gens veulent donner leur avis et c’est comme cela que ça commence à aller mal ! ».

Alors, quelle est cette innovation que les utilisateurs ont jugée falloir 1 million de dollars ?

  1. Tout d’abord, c’est essentiellement une « fonction de géolocalisation exceptionnelle » pour reprendre les mots de Monsieur Buchheim. « Nous avons mis beaucoup de recherche-développement dans ce mécanisme de localisation » a-t-il ajouté. Ce que cela veut dire c’est que cela donne à l’utilisateur la possibilité de mesurer très précisément où se trouve un objet. « La résolution est extraordinaire, le système est capable de mesurer des distances très petites » ;
  2. Deuxièmement, la fonctionnalité d’alertage qui permet au sticker d’envoyer une notification si l’objet appairé apparaît dans le rayon d’action. Les utilisateurs reçoivent donc une alerte sur leur téléphone s’ils oublient l’objet concerné. Vous pouvez mettre ce sticker sur une caméra, vos clés de voiture etc. et vous pouvez même mesurer la température d’un objet (ce qui par exemple, pourrait vous éclairer sur le fait que l’objet est à l’intérieur ou à l’extérieur du bâtiment).
  3. Troisièmement, une capacité de zoom exceptionnelle qui permet de trouver ses clés dans un rayon de 45 mètres ; SticknFind a été capable d’étendre cette capacité jusqu’à 90 mètres. Grâce aux retours de ses utilisateurs, ils ont été capables de produire trois prototypes avec des Industriels différents. « Ceci nous a pris beaucoup de temps de mise au point » a ajouté Jimmy Bouchheim, « car ces stickers sont faits de petits composants et requièrent un travail intense mais nous avons fini par identifier la bonne composition du mélange plastique notamment (c’est-à-dire ni trop rigide, ni trop caoutchouteux), ce qui permet d’obtenir une meilleure portée. »

Stick find va commencer à expédier son produit la semaine prochaine. L’entreprise a démarré la production dès le mois dernier, ce qui veut dire que qu’ils sont en avance sur leurs plans initiaux et le produit sera disponible dans les boutiques dès avril. Ceci est la première génération de ce produit, a poursuivi Jimmy Buchheim, « nous sommes en train de créer un nouveau marché et celui-ci va déclencher de nouvelles applications. Les consommateurs et les entreprises perdent beaucoup d’argent avec les objects qu’ils égarent ».

Quid de la génération de 2 ?

« Elle sera encore plus petite », a précisé Jimmy, « vous pourriez même mettre un sticker V2 sur votre brosse à dents ! » a-t-il ajouté en plaisantant. « Ceci est le véritable Internet des objets » a-t-il déclaré. Le prix pour 2 stickers est de $49 et $89 pour 4 et il sera également disponible en packs de 10. L’application sera gratuitement disponible sur Google Play et iTunes et fonctionnera également sur le BlackBerry Z10 (à compter d’avril). La batterie dure 2 ans, donc même pas besoin de la changer très souvent.

Un SDK gratuit sera mis à la disposition des développeurs.  Le SDK sera aussi disponible pour Mac OS X (dès mars) et Windows 8 (à partir d’avril).

Il existe aussi des applications industrielles de cette technologie, comme celle qui consiste à garder la trace d’un inventaire, car il est possible de faire fonctionner le système avec 100 et même 1000 objets qui peuvent être géolocalisés en même temps. Le système, puisqu’il utilise Bluetooth 4.0, marche avec les téléphones de dernière génération (iPhone 4S ou plus récents, Samsung Galaxy SIII etc.) mais aucun accessoire supplémentaire n’est requis pour faire le faire fonctionner. « La seule façon de faire durer la batterie pendant deux ans a été d’utiliser la nouvelle génération de Bluetooth, sinon elle n’aurait pas duré plus de quelques jours » a déclaré le patron de SticknFind. Quant à la sécurité, l’appairage est limité aux appareils qui sont placés dans un rayon d’1 m et « vous devez taper sur le sticker pour pouvoir l’activer, ce qui est plus sûr ».

Cette technologie est une réelle innovation et une des meilleures que j’aie vues dans ce salon; elle remplit un besoin, est disponible tout de suite, est à la fois simple et offre un véritable facteur différenciant. Pas étonnant donc qu’ils aient réussi à lever autant d’argent au travers de Indiegogo.

interview de jimmybuchheim
Crowdfunding : SticknFind lève 1 million de dollars sur Indiegogo – #mwc13 was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec