e-commerce : comment maximiser ses ventes et réduire ses impayés en même temps !

Le 18/04 en soirée, j’ai assisté à un atelier très intéressant à ecommerce1to1, sorte de synthèse entre commerce et lutte contre la fraude, par Be2BILL, filiale de Rentabiliweb. Il est commun de parler des abandons d’achats et de pester contre le 3DSecure, dont la mise en œuvre européenne est pour le moins hétérogène, mais il est plus rare de rencontrer des solutions qui mêlent intelligemment marketing et sécurité. Voilà pourquoi j’ai été captivé par cette présentation, et les 2 témoignages de e-commerçants auxquels j’ai assisté ce soir ; une belle application du big data et des données temps réelles.

Cet article a été écrit pour le compte de ecommerce1to1

e-commerce

Julien Sylvain (Lemoncurve) à gauche et David Vanek (Made.com) à droite, les deux témoins d’hier soir

Conversion et lutte contre la fraude, les deux mamelles du e-commerce

Dans le cadre de cet atelier sur le paiement et la lutte contre la fraude, les deux sites témoins étaient Lemoncurve (lingerie) et made.com (mobilier design).

L’exploitation de la donnée se découpe en plusieurs étapes. Les données analytiques et   historiques issues du e-commerce, d’autres qui sont financières et les dernières qui viennent de la transaction elle-même. Les données sont dites “granulaires” car il faut d’écrire les KPI les plus métier possibles, adaptés à chaque e-commerçant. Il n’y a donc pas de prêt à porter dans ce domaine, et nous le verrons plus en détail ci-dessous.

Il y a en fait deux aspects dans l’efficacité liée au paiement dans le ecommerce :  un aspect conversion (il faut rendre le processus d’achat le plus facile possible) et un aspect gestion des risques, fraude et flux financiers (il ne faut pas qu’il soit trop facile, au point de laisser passer les fraudeurs et de générer des impayés. Ces deux extrêmes ne sont cependant pas antinomiques mais complémentaires, même si c’est contre intuitif … mais pour réaliser cette synthèse, il faudra appeler les big data à la rescousse.

Les chiffres sont connus : 2 acheteurs sur 3 abandonnent la transaction en cas de problème de paiement.  Mais les risques sont élevés car 33% du montant de la fraude (120 m€ en France) sont réalisés pour seulement 5% des volumes ! Il ne faut donc pas se laisser aller, les impayés peuvent coûter cher, notamment dans le cas de clients comme made.com qui ont des paniers moyens élevés et donc génèrent naturellement plus de risques que d’autres e-marchands comme Lemoncurve.

Revoir sa page de paiement, une première étape obligée

La première étape consiste à revoir sa page de paiement. C’est ce qu’a fait Lemoncurve et ce n’était pas du luxe, car sa première page ressemblait aux premières versions de SIPS d’ATOS en format brut de décoffrage.

un exemple de ce qu’il ne faut pas faire (notez que cette copie d’écran date de 2010 et pas de 1995)

Mais si la page de paiement doit être améliorée pour amener à la conversion, il faut aussi la personnaliser (en fonction des événements par exemple, en lui ajoutant des décorations de Noël en fin d’année par exemple). Cette première étape est visuelle et prend en compte l’expérience utilisateur.

Proposer différents modes de paiement … et faire 8% de CA en plus !

Il faut ensuite proposer différents modes de paiement (paiement différé, 3 fois sans frais etc…). Car on le sait, plus on propose de modes de paiement, plus on maximise ses résulats.

Le résultat en combinant les deux a permis par exemple à Lemoncurve de réaliser 8% de CA supplémentaires. Et encore, “il faudrait encore ajouter le One click” nous précise Erwan Bruyelle de Rentabiliweb, puis l’abonnement et ainsi de suite. Tout ceci permet d’augmenter les ventes. Sur la conversion, un des moyens d’amélioration a été aussi la remontée des données d’échec des paiements. Ceci a permis de réaliser des actions auprès des clients, même s’il faut être diplomate quand on annonce cet incident au client final … les données de messages d’erreurs sont en effet communiquées au marchand, mais celui-ci doit avoir le tact de présenter l’information le plus naturellement possible à son client.

En fin de compte, c’est 18% des paiements qui finissent en abandon, et cela inclut l’ensemble des raisons. Et il faut trouver un bon équilibre entre sécurité et lutte contre la fraude et conversion du panier.

Pour réussir cette synthèse, il faut être branché au marchand et intégrer l’ensemble des éléments techniques, “et il faut aussi être aux premières loges de la lutte contre la fraude” a ajouté Erwann Bruyelle.

Un positionnement original

B2bill a pris ce positionnement original pour travailler la totalité de la chaîne de valeur, pas seulement la partie technique et pas seulement la partie marchand. Cette approche est hautement collaborative (le marchand transmet de la donnée avec laquelle le prestataire peut travailler). En amont également, il y a le travail avec les d’organismes financiers.

Pour un 3D Secure intelligent

L’ensemble des données granulaires (IP, pays, carte, adresse de livraison, taille du panier etc.) combinée à l’aspect métier permet de faire un scoring en temps réel, de mettre en place des processus et en fonction du risque, par exemple, de déclencher le 3D secure, ou de l’enlever si le risque est nul, Voire de bloquer l’achat en cas de fraude.

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3 pays, 3 risques différents, 3 méthodes, 3 résultats différents .. vive l’Europe !

Dans le cas de made.com il y avait 3 marchés (France, Italie et UK), 3 types de fraudes et de réseaux. Les données pays sont par exemple très différentes selon le pays. Au Royaume Uni, le 3DS a été bien mis en œuvre même sis cela a toujours un impact négatif sur la transaction. En Italie par conte, le 3D secure est assez absent, et la France est comme d’habitude entre les deux. Plus on est dans le sud de l’Europe, plus on met en œuvre la technologie de façon différente.

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Il faut donc avoir les yeux rivés sur les deux compteurs. Il ne faut pas être pour ou contre le 3DS nous dit b2bill, il faut être pour le 3DS à bon escient.

Les résultats sont bien entendu différents selon les pays et on peut les montrer ci-après.

Une personne dédiée à la fraude

Made.com a une personne dédiée à la fraude. Ils n’ont pas peur de partager les données. Cela permet de gérer des opérations facilement et d’apporter une information précise et détaillée. Les paniers moyens sont gros et pas livrés immédiatement, donc les impayés sont particulièrement importants.

“Tout le monde fait de l’AB testing sur ses pages” a conclu Erwann Bruyelle, mais les e-commerçants ne font pas assez de tests sur les paiements et cela nécessite de prendre le temps, et aussi chez le marchand.

Les différentes briques (paiement différé, one click, smart 3D Secure …) ne sont pas seulement techniques elles sont aussi fonctionnelles. L’activation du smart 3ds peut apporter des bénéfices non négligeables. Avec ce système de briques, et selon les circonstances, chaque marchand construit son propre système qui est personnalisé.

Une bien belle solution au problème cornélien du e-commerce. Je n’ai pas perdu mon temps à ecommerce1to1 !

e-commerce : comment maximiser ses ventes et réduire ses impayés en même temps ! was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

Ne pas confondre engagement des clients et engagement sur Facebook !

L’engagement client ou « quand le lien importe plus que le bien »
Selon une étude exclusive réalisée par OpinionWay pour la FEVAD

Cet article a été originellement écrit pour le compte du blog ecommerce 1to1

La première plénière de ecommerce1to1 était faite sur mesure pour moi car elle était dédiée à l’engagement client. Non pas l’engagement au sens dévoyé (issu d’un anglicisme mal compris et mal traduit) où on l’entend dans certaines officines de Community management, mais le véritable engagement, la relation (long terme) au corps à corps avec le client, qui est le lot commun de tous les acteurs du ecommerce et du ebusiness en général. Étaient représentés des dirigeants de grands sites du ecommerce mais aussi des reprensentants de opinionway qui ont révélé au public les résultats d’une enquête exclusive réalisée pour le compte de ecommerce1to1. La réunion était aussi placée sous les auspices de la Fevad, représentée par son Delégué général, Marc Lollivier.

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le panel des intervenants à la plénière d’ouverture de ecommerce1to1

Liste des des intervenants :

Marc LOLIVIER – Délégué Général – FEVAD
Luc BALLEROY – Directeur Général – OpinionWay
Philippe LE MAGUERESSE – DGA, BU Marketing – OpinionWay
Enrique MARTINEZ – Directeur Général – FNAC
Christine De WENDEL – Directrice Générale – Zalando
Thomas ROMIEU – Directeur Digital – LVMH

Ce débat était animé par Flore FAUCONNIER , Journaliste à JDN

Pour voir les biographies des intervenants

antimuseum-ec121-14-5L’angle de la discussion était aujourd’hui l’engagement client, une « approche inédite » a précisé Marc Lollivier (à gauche sur la photo en compagnie d’’’Ingrid Fillon, Directrice du salon) en introduisant l’étude exclusive réalisée par OpinionWay.

Que veut dire le terme “engagement” – n’aurait-il pas été dévoyé ?

Que veut dire le terme d’ engagement client a demandé flore fauconnier ? Il s’agit d’un terme qui n’est pas en général utilisé pour le e-commerce et qui a été adapté spécialement par Opinionway pour le compte de ecommerce1to1. Philppe le Margueresse a décrit le principe de l’étude qui a été adapté au domaine du e-commerce. Voici les enseignements tirés de cette étude.

Le web a fêté ses 25 ans. Il a été perçu par les commerçants comme un moyen de faire du commerce en 1 to 1, voire même comme un « eldorado ») mais le revers de la médaille, c’est que le consommateur a pris le pouvoir, car il est capable de comparer les prix, les produits et les marques. Comment trouver la bonne relation avec ce client volatil ? Et comment créer « le lien qui vaut plus que le bien« , comme aurait dit notre ami Bernard Cova. Et cela est plus qu’un « Like » sur Facebook car « il n’y a qu’un tiers de clients engagés sur Facebook » a déclaré Luc Balleroy d’Opinionway, qui a ajouté « le Like c’est bien, mais il ne monte pas la valeur de l’engagement ! »

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Philippe Le Margueresse d’Opinionway

 

Un mariage avec son client

« La meilleure métaphore pour expliquer l’engagement c’est le mariage » a dit Philippe le Margueresse. On va chercher la personne qui est la plus proche de son profil, puis on va chercher un partenaire (sur le net parfois), mais tous les partenaires ne se valent pas … On parle de perception différentielle. Mais ce qui va faire surtout la différence, c’est l’engagement dans la durée. La même chose prévaut pour les sites Web et le e-commerce. Et il y a des bénéfices réciproques, c’est très important.

Le premier bénéfice pour le e-commerçant, dans le cadre d’une bonne relation avec le client, c’est la recommandation. Il y a ensuite la fidélité et la sensibilité au prix, qui sera d’autant plus faible que l’engagement du client est fort par rapport au site.

Un échantillon conséquent

L’échantillon représentatif de 2500 individus (soit un ensemble de 4500 relations sur 200 sites et 10 catégories de produits) a permis une mesure représentative et exhaustive de cet engagement. Les questionnements ont duré une vingtaine de minutes. Cette démarche fut initiée il y a un an et testée sur un grand nombre de secteurs comme la banque et l’automobile ; elle a été ensuite appliquée au e-commerce (le cadre théorique d’origine était un travail de JL Capferer sur l’attachement à la marque). Ce modèle fonctionne très bien à dit Philippe le Margueresse.

Les clients engagés avec une marque sont aussi ses ambassadeurs

59% des clients engagés n’hésitent pas a parler du site en bien et 44% préfèrent reporter un achat sur ce même site plus tard en cas de problème. Et on voit même 29% de l’échantillon qui affiche une moindre sensistivité au prix. Or les écarts entre les secteurs est très fortes (17% en électroménager, mais plus de 50% sur la beauté).

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Les écarts de profils sont par contre relativement limités. « Il est donc possible d’engager toute catégorie d’individus » a précisé M. Le Margueresse.

44% de ces clients engagés ont déjà transmis une offre à une tierce personne et 22% sont prêts à publier des commentaires positifs.

Combien sont-ils ?

La réaction de cette catégorie de clients engagés avec la marque est donc positive, mais combien sont-ils ? On arrive à un taux de 23% dans le e-commerce, ce qui est plutôt mieux que dans la banque (14%) ou la grande consommation (12%), mais moins bien que le luxe (jusqu’à 33%). Mais les scores peuvent être très différents selon les marques.

Quand on compare les marques brick and mortar et pure player on constate aussi beaucoup d’écarts. Le minimum d’engagement se situe chez le brick and mortar (FNAC, Darty) et on observe un pic sur les produits d’occasion … Mais cela ne veut pas dire qu’il faut absolument se mettre à vendre des produits d’occasion a précisé Philippe le Margueresse.

Importance sectorielle

Il s’agit d’une donnée exogène sur laquelle le marchand n’a pas la main. A l’intérieur d’une catégorie, le e-commerçant peut positionner son entreprise plus ou moins bien. Et le taux d’influence à l’intérieur de cette variation d’engagement est évalué à 88% par Opinionway. Le ecommerçant a donc la main sur la relation client, c’est à lui de prendre son destin en main.

Sur la mode et les poroduits culturels on peut même observer 7un facteur 2 entre deux marques du même secteur.

Un premier axe : le respect du contrat de base

C’est du basique, mais c’est l’élément fondamental pour réaliser la promesse de l’engagement: livraison, prix, choix, service, …. Les fondamentaux ne doivent pas être oubliés.

Deuxième axe : rassurer le client

Cela passe par la notoriété et l’air du temps, en un mot la réputation du site. Puis vient la sécurité, et les garanties proposées et l’avis des autres acheteurs qui vont conforter les cyber acheteurs dans leurs choix alors qu’ils sont encore marqués par les ratés des débuts du e-commerce.

Troisième levier : la capacité à adopter les bons réflexes

Comme le bon traitement des réclamations par exemple. Construire un site agréable et facile à utiliser est aussi un passage obligé ; et enfin donner une fierté d’appartenance aux membres d’un site.

Sur la conférence ecommerce1to1

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La préparation de cette conférence à Monaco a nécessité 1 an de travail, et elle a attiré 50% de nouveaux participants cette année dans un format exceptionnel de 3 jours, pour la première fois. Malgré une demande accrue, les organisateurs ont réussi à maintenir le numerus closus. Les autres plénières à ne pas rater sur ce blog celle de Google et de Nespresso. Le matin de la troisième journée sera dédié à l’innovation et aux startups et promet d’être passionnant également. Ecommerce1to1 est un événement soutenu par JDN et la FEVAD. La FEVAD est le syndicat du e-commerce qui soutient les e-commerçants en insistant sur ses valeurs de respect des clients et des grands principes éthiques. Ecommerce1to1 est le premier événement dédié au e-commerce non seulement en France mais aussi en Europe.

Ne pas confondre engagement des clients et engagement sur Facebook ! was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Visionary Marketing sera à ecommerce 1 to 1 ( @ecommerce1to1 )

exclamation-large_thumb.gifDemandez-moi de nommer un événement dans la sphère du e-commerce et du e-business en général qui mérite de faire le détour, et je vous dirai tout de go : ecommerce1to1 ! Et ne croyez pas que je dise cela pour critiquer les autres, car il existe nombre de bons événements dans ce domaine, y compris certains organisés par les mêmes organisateurs que e-commerce one to one. Non ! La raison pour laquelle j’avance cela, c’est que de tous les événements auxquels j’ai participé, notamment en tant que client, c’est celui-ci, e-commerce one to one à Monaco, qui rassemblait les contacts de plus haut niveau (et en quantité, car tout le ecommerce français s’y retrouve), ce qui avait un impact bien entendu sur le networking qui pouvait y prendre place, mais également sur la qualité du contenu, du fait du  niveau des intervenants. L’événement, qui tourne également autour d’un principe de rendez-vous entre fournisseurs et acheteurs du domaine du e-commerce et du e-business, a été pour ma part très bénéfique, car il m’a permis de rencontrer les fournisseurs qui répondaient aux problèmes que je me posais à l’époque, dans le domaine du jeu en ligne, et ceci dans un temps record, me laissant ainsi faire mon marché. Aujourd’hui, la situation est différente, et je suis très heureux de pouvoir vous annoncer que Visionary Marketing a été sélectionné Pour réaliser des reportages sur cet événement en partenariat avec Comexposium. Restez-donc sur ce blog et celui de ecommerce1to1 et … à vos souris !

ecommerce1to1

E-Commerce One to One 2014, ready, steady, GO! | Blog e-commerce 1 to 1

E-Commerce One to One a gagné sa renommée en devenant en quelques années seulement, le rendez-vous d’affaires incontournable du secteur. E-commerçants, marques ou distributeurs sont représentés chaque année par leurs décisionnaires, les directions générales, marketing ou ecommerce font le déplacement. Malgré une demande grandissante des participants, l’event maîtrise sa croissance avec un numérus clausus tant côté partenaires qu’ invités. Il affiche complet depuis plusieurs mois.

Ingrid Fillon
Directrice de E-Commerce One to One Monaco

« Pour la première fois, l’événement passe à 3 jours : un format allongé qui conserve la vocation initiale d’E-Commerce One to One, être le rendez-vous business incontournable du secteur. On vient faire avancer ses projets, chercher de l’inspiration lors de plénières prospectives et entendre des retours d’expérience concrets. Le plein d’ idées à mettre en actions dès le retour au bureau »

via E-Commerce One to One 2014, ready, steady, GO! | Blog e-commerce 1 to 1.

Visionary Marketing sera à ecommerce 1 to 1 ( @ecommerce1to1 ) was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Médias Sociaux : Quand l’Asie s’éveillera ( @Joanne Jacobs )

Médias sociaux Asie

Nous ne sommes généralement pas tendres avec nous-mêmes, surtout de ce côté-ci de la Manche, où nous aimons bien nous dénigrer tout seuls. Et pourtant, même si nous nous voyons comme des râleurs et que trop nombreux sont ceux d’entre nous qui pensent que l’herbe est toujours plus verte ailleurs. Rassurez-vous, ce n’est pas seulement français, car les Anglais sont fréquemment raillés aux antipodes, où on les appelle les « whingeing poms** ».

L’espoir vient donc ce matin d’Australie, avec ce témoignage de ma consœur et amie Joanne Jacobs, qui dirige l’agence 1000heads à Sydney. Je lui ai demandé de partager son point de vue sur l’adoption des médias sociaux en Europe, en Australie et en Asie. Je connais Joanne depuis de nombreuses années, car nous étions tous deux des anciens présentateurs de Like Minds. Non seulement est-elle une (véritable) experte en médias sociaux, mais elle est aussi une véritable bête de scène, formée à l’école du Théâtre, capable de tenir en haleine une salle avec plusieurs centaines de spectateurs, tout en suivant une présentation au minutage automatique et … en se payant le luxe de faire de l’humour entre deux visuels, sans perdre le fil !

Elle est retournée en Australie après un long séjour en Europe, mais j’ai bravé le décalage horaire (il faut se lever très tôt !) et j’ai pu l’interviewer. Comme vous allez voir, les bonnes vieilles barrières du temps sont loin d’être abolies …

**  ou les “POMs” grincheux ; POM voulant dire “prisoners of her Majesty » pour ceux qui ne connaissent pas la blague …

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Nuls en digital les européens ?  notre experte australienne n’est pas d’accord ! (photo: antimuseum.com)

Joanne Jacobs analyse les médias sociaux en Asie, Australie et en Europe

Maintenant que Facebook a 10 ans et LinkedIn 11, quel est ton opinion sur l’évolution des médias sociaux en général ?

Dans l’ensemble, je pense que nous sommes dans une phase de transition. La masse critique en termes d’utilisateurs a été atteinte, mais il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour enseigner les vrais bénéfices des médias sociaux à la communauté des entreprises. Les professionnels sont la plupart du temps plongés dans le noir. Soit parce qu’ils ont reçu les mauvais conseils, donnés par des gens qui se promouvaient eux-mêmes comme « experts en médias sociaux » et qui se sont focalisés sur les mauvaises choses. Une grande partie du malentendu vient du fait que les entreprises persistent à essayer de mesurer des visites suite à des campagnes marketing et qu’ils ne pensent pas assez à se poser la question de savoir comment garder le contact efficacement avec leurs lecteurs. Une grande partie du potentiel des médias sociaux n’a même pas encore été découverte.

Nous vivons donc dans cette phase de transition, mais je pense que cela changera dans les 5 à 10 années qui viennent. Il se développera alors une sorte de degré de maturité notamment en termes de mesures des résultats.

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Médias Sociaux : Quand l’Asie s’éveillera ( @Joanne Jacobs ) was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Marketing automation : nouveau Printemps du Web ?

marketing automation

Si on en juge par les chiffres du marketing automation fournis par Salesforce dans cette présentation Slideshare , la réponse paraît évidente. Mais d’autres signes ne trompent pas. Ce sont les réponses des clients à cette nouvelle offre qui débarque sur le marché français, souvent avec des résultats intéressants, à condition qu’on la mette en œuvre correctement et qu’on en évite les pièges. Les clients en arrivent, en France, à embrasser ces nouvelles techniques marketing, et à oublier les mauvais réflexes qu’on pouvait entendre par le passé (pas si lointain).

marketing automation“Les webinaires, ça ne marche pas en France”; “les livres blancs, c’est pour les Américains” ; “le content marketing, trop beau pour être vrai” … ce genre de saillies drolatiques, nous les avons toutes entendues au-moins une fois, et parfois même, il n’y a pas si longtemps. La même goguenardise s’est appliquée au Marketing Automation : trop beau, trop américain, trop nouveau ? Plus vraiment aujourd’hui. Et d’ailleurs il n’est pas toujours américain car nous avons des entrepreneurs innovants en France (comme mon partenaire Get+) et aussi, nous avons un avantage sur les autres pays : le n° d’immatriculation de la société qui permet des traitements de données sophistiqués.

Marketing Automation : adoption en forte croissance

En fait, je ne suis pas un fanatique du terme Marketing Automation, et j’aurais tendance à dire que c’est le marketing (point final) que nous redécouvrons aujourd’hui. Dans maintes sociétés de B2B et même de la high tech (même les start-ups ne sont pas exemptes), c’est plus une découverte qu’une redécouverte d’ailleurs.

L’aveuglement des marketeurs et apprentis marketeurs ces vingt dernières années a été accentué par les techniques de Marketing direct issues de l’Internet. Trop de marketeurs ont cru à une martingale magique qui leur permettait de “balancer” des emails par milliers ou dizaines de milliers et que cela les absolvait de réfléchir à la pertinence de leurs contenus.

C’est donc paradoxal, mais mon constat sur le terrain, c’est qu’alors que les techniques de marketing direct sur Internet, comme entre autres le marketing automation, deviennent de plus en plus sophistiquées, les clients se sentent démunis car ils ont oublié les fondamentaux du marketing direct et du marketing en particulier.

Paradoxale également, l’introduction d’une notion d’automatisme via le marketing automation, ou le retargeting B2B tel que nous l’avons développé avec Get+, oblige le client à se reposer les bonnes questions. En effet, cet automatisme, s’il est mal utilisé, permet surtout de multiplier les erreurs plus vite … la correction, la plus rapide possible, est indispensable, le retour aux fondamentaux aussi (la bonne vieille méthode AIDA, notamment … un peu de réflexion sur la qualité de son offre et de sa promesse ne peut pas faire de mal !)

Le marketing automation, paradoxalement, impose une plus grande pertinence des messages

Ainsi, nos marketeurs du 21ème siècle découvrent enfin la nécessité de livrer un message pertinent à la bonne personne, au bon moment. Passer outre, n’a qu’un seul résultat : une chute drastique des taux d’ouverture et encore plus des taux de clics.

Et c’est bien ce à quoi nous avons assisté sur le terrain, du moins ici en France, mais ceux qui voyagent savent qu’aux Etats Unis, les taux de réactivité se sont effondrés après la crise de 2008, du fait probablement d’une pression trop forte exercée par une nuée d’indépendants lancés sur le marché par cette crise.

Ici aussi, les chiffres sont tombés bien bas, et certains, en B2B ont pris la gifle en pleine figure : moins de 6% de taux d’ouverture en France aujourd’hui et en moyenne ; nous sommes tombés bien bas. Le marketing automation, selon nos expériences terrain, nous a permis de les multiplier par 6. De tels résultats sont aussi à la portée de n’importe quel client … à condition de s’appliquer sur la mise en œuvre et la qualité des messages (aussi bien dans le fond que dans la forme).

D’aucuns avaient besoin de cette preuve. Une chose est certaine à mon avis en dehors de cela, c’est que le Marketing Automation est une des grandes promesses du Marketing direct sur le Web de ces prochaines années.

Voyons maintenant ces 20 statistiques extraordinaires fournies par Salesforce.

Marketing automation : nouveau Printemps du Web ? was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec