Transformation digitale : mythe et réalités au-delà du gadget

transformation digitale buzzword

La transformation digitale est à coup sûr un des “buzzwords » de l’année. Les sujets de l’entreprise et de la transformation numérique génèrent un bruit très important depuis plusieurs mois. Flairant le bon filon, de nombreuses officines de conseil se sont engouffrées dans la brèche. Chacune à leur façon. Si à peu près tout le monde s’accorde sur la nécessité de bâtir une stratégie globale, elles mettent cependant l’accent, en fonction de leur spécialisation, tantôt sur la technologie, tantôt sur le marketing ou encore sur la dimension RH. Force est de constater que l’engouement suscité autour de nécessité de voir l’entreprise se transformer est devenu très fort. Mais qu’en est-il exactement de ce phénomène, pourquoi faut-il s’y intéresser et quelles sont ses chances de le voir aboutir à de réelles success stories en entreprise ?

A y regarder de plus près, le terme de transformation digitale est employé pour parler de l’évolution des capacités techniques de l’entreprise (CRM, Social CRM, ERP, RSE, mobile, etc.) ou de la valorisation et du développement des compétences des salariés à utiliser les outils issus du web 2.0. Dans certains cas, la réflexion se limite même à un simple projet de refonte du site web pour y intégrer quelques gadgets en vogue. Partie frontale la plus visible de la transformation digitale, le site web est aussi la partie la plus évidente de ce que nous appelons transformation digitale. Cette évolution, obligatoire et récurrente, est un passage obligé de cette transformation, mais n’en est que la partie émergée d’un iceberg, bien plus grand dans sa portion non visible.

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Adopter le digital dans l’entreprise : une nécessité stratégique

Il y a déjà 4 ans, Georges-Edouard Dias – alors Directeur e-Business chez l’Oréal – expliquait dans une conférence que la transformation digitale était un enjeu de survie pour l’entreprise. Le défi pour son groupe, leader sur le créneau de la beauté depuis une centaine d’année, était de demeurer parmi les leaders des cinquante prochaines années. La transformation digitale de l’entreprise bouleverse avant tout son business model dans des domaines aussi variés que les contenus, la manière de commercialiser en adoptant de nouvelles méthodes de commerce ou encore la manière de manager la relation-client. Risquant un parallèle avec le monde de l’IT, Georges-Edouard Dias synthétisait son propos en expliquant que l’Oréal devait en quelque sorte passer du statut d’entreprise telle que Microsoft à celui d’entreprise comme Apple. En clair une entreprise dont l’essence-même est de se tourner complètement sur l’expérience-consommateur et la valeur-consommateur.

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Transformation digitale : mythe et réalités au-delà du gadget was last modified: mai 20th, 2015 by Frédéric-Michel Chevalier

Web design: plus c’est simple, plus c’est beau !

La sélection du jour est ce conseil en Web design de l’agence Optimezely …

Web designQue j’ai choisi car je suis fatigué de voir le débat se figer sur l’apparence des sites Web alors qu’il devrait se déplacer sur l’expérience utilisateur et le contenu et parce que ni l’un ni l’autre ne sont affaire de html5 (et encore moins de Flash, Dieu nous en préserve !) mais sont en lien avec l’intérêt que l’on suscite chez l’utilisateur, la lisibilité, l’optimisation de la qualité intrinsèque du contenu et … l’optimisation des taux de clic (CTR ou click-through rate).

Avez-vous remarqué que la plupart des sites qui réussissent sont, en général, des cauchemars de designers ?eBay, Amazon, Yahoo!, Gmail, trip advisor, les sites de Schibsted (leboncoin.fr), Rakuten (priceminister.com) pour n’en citer que quelques uns, ne brillent pas par leur design, mais par leur efficacité. Yahoo!, au début de son existence et pour longtemps après sa création, fut même surnommé par les designers (et notamment David Siegel dans son fameux livre des années 90 Creating Killer Websites) le “cauchemar des typographes” car ils n’étaient pas capables d’ “antialiasser” leurs logo (NB pour les néophytes : “antialisser” consiste à créer des pixels intermédiaires pour éviter l’effet de “pixellisation » d’un graphique).

Si cela est donc vrai, pourquoi la plupart des sites d’entreprise se lancent-ils encore dans des délires graphiques et de navigation qui tentent vaguement de ressembler à des applications pour tablettes et qui ont un impact massivement négatif sur le référencement naturel de leurs contenus (alias SEO)

Allez-donc savoir … pour se faire plaisir peut-être ?

Les 6 meilleures pratiques tirées des expériences de 251 000 sites Web (et comment les mettre en œuvre) (article du 04 juin 2013 mais ses conseils sont éternels)

[…] extrait

En supprimant le champ optionnel “recherche”, Seamless a réussi à réduire le nombre de choix possibles et à créer une expérience sans couture (Sic ! Seamless signifie “sans couture”) pour ses visiteurs. Les résultats furent les suivants :

n°3 : focalisez-vous sur les CTA (Call to Action)
 
Profil : Une des sociétés de conseils juridiques en ligne qui a la plus forte croissance, Rocket Lawyer de San Francisco a mis en œuvre le conseil n°3 sur leur page d’atterrissage “INcorporate ».
  • Nom de départ du bouton : “Incorporate Now” (“Soyez incorporés maintenant”)
  • Nom après le changement : “Get started(NDLR : qu’en français on pourrait tenter de traduire par “Essayer !” ou “commencer aujourd’hui !” … où l’on voit qu’en français on souffre d’un mal supplémentaire : celui du manque de concision de la langue, le but ici étant d’utiliser un mot le plus court possible, le plus clair possible et le plus parlant possible …)

RocketLawyer-Variation

>> poursuivez votre lecture en ligne en anglais : 6 Best Practices from 251,391 Website Experiments (and how to apply them) 

Web design: plus c’est simple, plus c’est beau ! was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Le QR Code a un bel avenir devant lui … malgré les critiques (tribune libre à Unitag)

La bataille du QR code fait rage

Après Ubleam qui nous prédisait que le QR code, en substance, ne marcherait jamais, la parole est à la défense … Voici donc une tribune libre de Sophie Descarréga d’Unitag qui nous apporte un démenti cinglant : Le QR code a 20 ans et, selon la société qui commercialise et personnalise des QR codes, il vivra ! Je dois avouer sans fard que j’ai une certaine sympathie pour ce point de vue. Non ! le QR code n’est pas nouveau. Non ! Ce n’est pas vrai que « ça ne marche pas », d’ailleurs il existe depuis trop longtemps pour qu’on prétende que ce mensonge est vrai. Et comme son petit frère, le Bar Code, il a un avantage indéniable : il ne coûte rien – ou presque – à fabriquer, et on peut l’imprimer soi-même. Pas de technologie compliquée à installer, pas de parcs à renouveler … il suffisait d’attendre que tout le monde soit équipé d’un smartphone et d’une appli du style i-nigma (la meilleure sur ce créneau). Alors, oui ! Si cette appli était installée par défaut (et non l’horrible et inutilisable Flashcode), ou embarquée par défaut dans vos applications de marque, nous verrions ainsi une bien meilleure adoption des QR codes … et surtout, si les marques apprenaient à l’utiliser correctement, pour générer de l’interaction … Tenez, prenons un exemple ! Donnez moi un QR code, un blog WordPress, et des contenus multimedia, et je vous transforme l’expérience à laquelle vous n’avez toujours pas droit dans les musées. Et pourtant, plus low tech … je meurs. Pensez-y …

Tribune libre de Sophie Descarréga, Directrice Mobile Marketing & Communication  d’Unitag

QR Codes - Sophie Descarréga - Unitag

Le QR Code sur le Web : « je t’aime moi non plus » ?

Créé au Japon il y a 20 ans pour le suivi industriel dans le secteur automobile, le QR Code divise la toile et déchaîne les passions.

Les simples résultats d’une recherche Web font apparaître de nombreux articles visant à décrédibiliser l’efficacité du fameux « Quick Response Code ». Les plus virulents vont jusqu’à annoncer sa mort imminente. Certains datant même de 2011, un an à peine après l’arrivée de cette technologie en Europe et aux USA ! Ces critiques attisent souvent la réaction des lecteurs – ce qui n’est peut-être pas pour déplaire aux auteurs en terme de référencement, drainant du trafic et des commentaires. Face une réponse massive à son article 2013 proclamant « la mort du QR Code », leblogueur marketing Aaron Strout s’est même vu contraint de modérer son discours.

Et pourtant… Au vu de la demande croissante des annonceurs, les QR Codes sont loin d’être passés de mode. Dans les magazines, sur les affiches, packagings produit ou cartes de visite – ils sont partout. Une tendance que viennent confirmer les 10 Mio de QR Codes créés à ce jour sur la plateforme Unitag, qui vient tout juste de passer le million d’utilisateurs dans le monde. On assiste ainsi actuellement à un curieux paradoxe : plus l’on voit de QR Codes, plus l’on entend de critiques à leur égard.

Qu’est-il donc reproché aux QR Codes, et qu’en est-il réellement ?

Des usages en hausse

« Personne ne scanne les QR Codes, personne ne sait ce qu’est un QR Code » Voici les deux objections les plus courantes à l’utilisation des QR Codes.

Alors que l’on est assaillis par les études, plus détaillées les unes des autres, sur le marché du mobile, on ne peut nier qu’il plane un certain flou sur les chiffres exacts de l’adoption de la technologie QR Code. En effet, les études les plus approfondies datent de 2012 et les chiffres publiés depuis nous viennent principalement des acteurs du secteur et s’appuient sur une base d’utilisateurs propres – donc pas forcément représentative.

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D’après les chiffres disponibles, force est de constater cependant que les QR Codes continuent à gagner en popularité. La dernière étudeAdobe Mobile Consumer sur­vey 2013 montre par exemple que 25% à 37% des détenteurs de smartphone auraient scanné un QR Code les 3 derniers mois*. Aux Etats-Unis, ils seraient près de 2,75 millions à flasher quotidiennement un QR Code, selonArbitron and Edison research (avril 2013).

* Détails des résultats de l’étudeAdobe Mobile Consumer survey de 2013 auprès de 3.075 détenteurs de smartphone de 5 pays (France, Allemagne, US, Canada, UK)

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Le QR Code a un bel avenir devant lui … malgré les critiques (tribune libre à Unitag) was last modified: octobre 15th, 2015 by Yann Gourvennec

génération de Leads en B2B : le mobile incontournable

génération de leads Quand on vous dit que les mobiles deviennent incontournables, surtout en B2B ! Cette réalité, de plus en plus présente sur les sites Web, se retrouve également dans le marketing à la performance. Voici quelques chiffres glanés auprès de Guillaume Rigal, DG de l’agence B2B, dont par transparence, je dois vous dire qu’elle fait partie du même groupe que mon agence. Ces précautions étant prises, voici les conclusions des observations de Guillaume, chiffres à l’appui, avec les raisons qui feront que désormais, vous n’oublierez plus jamais de prendre en compte les mobiles dans vos stratégies de générations de leads.

Entretien avec Guillaume Rigal, directeur général de l’agence B2B

Quelle est l’importance du mobile aujourd’hui dans la génération du lead ?

Aujourd’hui nous nous sommes rendu compte en regardant nos pages d’atterrissage que l’on arrivait à générer 15% à 20% de trafic mobile, et qu’en termes de conversion, nous observions une progression. Nous dépassons en effet la barre des 10% et parfois, sur certaines campagnes, nous atteignons 15% de leads générés sur mobile c’est-à-dire le smartphone et la tablette.

Est-ce un phénomène récent où préexistant ?

Nous possédons un an de données sur la génération de leads et sur le e-commerce via mobile, et nous la progression est déjà visible ; elle est plus flagrante dans certains secteurs, où la mobilité a plus d’importance, par exemple le BTP.

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génération de Leads en B2B : le mobile incontournable was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

les médias sociaux à l’heure du social business par Frédéric Cavazza (livre 2014)

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Frédéric Cavazza, on ne le présente plus. Observateur depuis le début de la vague des médias sociaux, ses analyses incisives et sa faculté de résumer un paysage complexe en un simple graphique sont bien connues. On se souvient notamment de son schéma sur la définition des médias sociaux que j’utilise encore six ans après. (Voir aussi sa mise à jour sur Mediassociaux.fr ci-dessous et page 32 de l’ouvrage que nous analysons dans ces pages (2013). Il a eu la gentillesse de m’adresser il y a quelque temps son nouvel ouvrage « social business » que je ne commente que maintenant, ayant dû attendre un peu que mon horizon se dégage pour le lire. Plongeons donc dans la nouvelle révolution du Web social, qui se recentre bien logiquement sur le métier de l’entreprise et que l’acteur appelle ici « social business » 

Sortir du Community management pour le Community management, et que vive le « social business » !

J’ai assez critiqué les dérives du Community management qui a perdu de vue l’objectif et redoubla d’efforts, pour être complètement en phase avec la mantra de Fred Cavazza : « oubliez le ROI, adoptez le ROO » (retour sur objectif), qui me paraît très pertinente et proche de mes travaux antérieurs en entreprise. La formule fait mouche, il fallait y penser. Alors, ceci étant établi, qu’est-ce que le « social business » ? C’est l’utilisation des médias sociaux dans le cadre professionnel. Frédéric revient logiquement, dans un livre très didactique, très clair et synthétique, sur les principales définitions et aussi les principaux mythes des médias sociaux, pour s’appesantir sur les fondamentaux de ce qu’ils sont et de ce qu’ils ne sont pas.

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Après un rappel de ce que sont les médias sociaux (et de la différence entre réseaux sociaux et médias sociaux), arrive un chapitre crucial : « exploiter les médias sociaux dans un contexte de marques » dans lequel on rappelle les fondamentaux : impact des médias sociaux aujourd’hui, partie intégrante de notre monde fin du marketing de l’interruption (et c’est là que les marques pêchent le plus souvent, mais aussi les plus célèbres plates-formes de médias sociaux elles-mêmes, car soumises à la pression de leurs actionnaires) ; importance des ambassadeurs de la marque en prolongement du cycle client… Sans oublier le fameux ZMOT de Google ; exposition forcée des marques à leur public avec de fameux exemple (j’aime bien celui de FEDx page 55) social marketing

Une fois ces principes acquis, Frédéric montre à juste titre que « tout le monde peut en profiter » ; enfin à condition d’intégrer toutes les caractéristiques du marketing social dans sa stratégie… Car les médias sociaux ont leurs règles et, si celles-ci sont remplies, il est possible d’en tirer beaucoup plus que des médias traditionnels. Ceux-ci, notamment, dans le cas du marketing collaboratif, bien résumé dans ce petit tableau

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les médias sociaux à l’heure du social business par Frédéric Cavazza (livre 2014) was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec