marketing one to one : rêve devenu réalité grâce au digital et aux Big Data #dm1to1

La plénière de la première édition de l’événement Digital Marketing one to one de Biarritz était dédiée à un sujet familier et favori des lecteurs de ce blog : le marketing one to one. Marketing personnalisé, qui devient réellement un item de l’ordre du jour du marketing d’aujourd’hui, et non plus un rêve tel qu’on l’a connu dans les années 90. Et si ce rêve est devenu réalité grâce à une forte maturation des technologies, des utilisateurs et des annonceurs qui ont mieux appris à bien utiliser les données qu’ils collectent depuis des années sur leurs utilisateurs. Le marketing one to one, devenu réel, permet de reprendre le contact direct avec l’utilisateur, mais aussi dans certains cas de ramener l’utilisateur dans le magasin – c’est le cas de Peugeot – ou comme dans le cas de Ferrero de “théâtraliser le produit qui n’est pas forcément sur la liste de courses”. Mais en fin de compte, ce marketing one to one (qui est plus statistique que ne le laisse entendre sa dénomination) est avant tout une victoire des Big Data que d’aucuns décrient … tout en les pratiquant comme des pros. Explications avec ce débat animé par Nicolas Jaimes – Journaliste Digital / Médias, Journal du Net : 

le marketing one to one au digital marketing one to one de Biarritz en 2014

Comment le digital a transfiguré la relation client ? tel était le sujet de la première table ronde plénière de la conférence Digital Marketing one to one de Biarritz le 10 juin 2014. De gauche à droite : Nicolas Jaimes, animateur de la table ronde, Emmanuel Durand de Warner, Anne Laure Brochard Mérillond de Peugeot et Guillaume Dugardier de Ferrero.

Peugeot : du marketing one to one au drive to store

Lire la suite

marketing one to one : rêve devenu réalité grâce au digital et aux Big Data #dm1to1 was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

mobile to store : pas si simple d’attirer le client en magasin…

Avec un taux de pénétration de 110% sur le marché français, le mobile constitue une source d’interactivité supplémentaire importante entre le consommateur et le commerçant. Cette interaction permet au commerçant d’agir sur une problématique connue (mais pas encore unanimement reconnue) : le mobile to store. Si le drive to store était perçu autrefois, et encore un peu de nos jours, comme un moyen d’ « harponner » le client sur le trottoir (ce qu’on appelle le geo-fencing), il évolue et mute au gré de l’avancée des technologies. Avec le Smartphone, la zone de chalandise se dématérialise et le mobile-to-store a la tâche de faire le lien entre le virtuel et le réel. On passe d’un sujet vaste et flou à un problème plus recentré mais encore difficile à définir précisément, et encore plus à concrétiser. 

Voici le premier billet de compte-rendu de la conférence mobile 2014 organisée par CCM Benchmark group le 5 juin 2014. Cette première session s’intitulait  MOBILE-TO-STORE : LES NOUVELLES OPPORTUNITÉS DU MARKETING DIRECT MOBILE et était animée par Renaud Ménérat, Mobile Marketing Association France. Les participants en étaient 
– David Horain, Etam
– Frédéric Leclef, Fivory
– Bruno Massiet du Biest, Plyce
– Julien Ampollini, Solocal Group
– Julien Zakoian, Vente-privee.com

Le mobile to store, un sujet encore flou …

Le sujet du mobile-to-store est vaste et les dispositifs très variés, mais le but reste toutefois précis et immuable. On peut le résumer par la formule suivante, sous forme de promesse : « Vous n’allez plus passer du mobile au magasin pour rien ». Le client doit trouver en magasin le produit qu’il a choisi sur Internet via son Smartphone. Le mobile to store n’est donc pas seulement un concept, une idée que l’on met à exécution en créant une simple application. Il s’agit d’une démarche bien plus complète, qui nécessite l’élaboration d’une « supply chain » adaptée et réactive et la formation des vendeurs pour accueillir les clients provenant du mobile.

mobile to store

Shopkick : une des applications de mobile to store les plus connues aux USA ; l’application permet de gagner des points (nommés « kickbucks”) et de les échanger contre des remises en magasin

Lire la suite

mobile to store : pas si simple d’attirer le client en magasin… was last modified: mai 11th, 2015 by Cédric Jeanblanc

« On peut acheter des likes, mais on n’achète pas l’amour » (ou le retour du marketing du bouche à oreille)

Par l’intermédiaire du média social, les contributeurs du Web ne donnent pas que des Likes. Ils apportent leur contribution et leur savoir (et même leur savoir-faire), qu’ils partagent avec la communauté. La somme de toutes ces contributions crée et fait vivre une grande partie du Web. Les médias sociaux, comprenant des outils de discussion (Skype, Jive, Lync), des outils de publication (blogs, Wikis, plateformes de partage) et des réseaux sociaux (Twitter, Facebook et les RSE), se sont professionnalisés et ont définitivement remisé le Web  2.0 au musée, expression désormais désuète.

La plupart des marques se sont ainsi engouffrées dans le néant, l’achat de Likes et la facilité, dans le cyberbabillage et la publicité par l’interruption (le bon vieux modèle d’antan) dans ces « nouveaux médias » qu’elles n’ont pas bien compris. Mais ceux-ci valent mieux que ce qu’elles en font au quotidien et le mouvement du Web social est bien plus qu’un mode. 

The London to Paris Bike Ride

Les médias sociaux exigent de s’intéresser aux autres. Il ne suffit pas d’interrompre le parcours de ses utilisateurs comme sur la télévision et d’attendre patiemment des clics d’utilisateurs robotisés. Tout ceci requiert un travail important et difficile, mais qui se révèle payant dans le long terme, et permet de construire des relations durables avec ses visiteurs, ses clients et ses prospects.

Lire la suite

« On peut acheter des likes, mais on n’achète pas l’amour » (ou le retour du marketing du bouche à oreille) was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Photographie : un marché mondialisé bouleversé par Internet

Ooshot, start-up du jour sur Visionary Marketing …

Nous avons rencontré Thierry Maillet, VP Business Development d’OOshot il y a peu, et nous lui avons demandé de témoigner pour visionarymarketing.com afin de nous décrire un un marché à la fois connu et méconnu, celui de la photographie. Le marché de la photographie, tout le monde pense le connaître mais en même temps, sa vraie configuration reste largement ignorée et nombreuses sont les idées reçues entendues ici et là … sans fondement. Thierry nous a éclairé sur ce point, et nous a permis de comprendre ce qu’est vraiment ce marché, sa taille, ses caractéristiques et surtout, où il va. Ceci est d’autant plus important que la photographie est le marché emblématique de la révolution Internet, celui – qu’on cite tout le temps avec Kodak (en cours de relancement), Ilford etc. – où le numérique a bousculé le plus profondément l’ordre analogique établi. Voyons donc la réalité des choses avec notre ami Thierry Maillet, un des pros du métier, également bien connu de Visionary Marketing pour ses ouvrages marketing

Que représente le marché de la photographie aujourd’hui?

Le marché de la photographie est composé de trois grandes catégories.

  1. Tout d’abord celle que tout le monde connaît, la photographie d’information, destinée aux journaux et aux magazines.
  2. Ensuite, la photo d’art, que l’on retrouve dans des expositions et des galeries d’art.
  3. Enfin la troisième catégorie est la photographie de commande, à usage commercial, pour les publicités, les évènements etc.

On peut même dire qu’il existe une 4e catégorie où il y a un transfert de droits d’auteurs (ce qui n’est pas le cas dans les catégories précédentes), qui sont les photographies de mariage de portrait, faites par des artisans photographes.

photographie - Eiffel tower & champs de mars

Paris : capitale mondiale de la photographie, au cœur d’une rupture technologique due à l’Internet bien sûr ! (photo antimuseum.com)

Quel est le chiffre d’affaires du secteur ?

On peut parler de 400 000 photographes dans le monde, gagnant en moyenne autour de 30 000 euros par an. Cela équivaut donc à un chiffre d’affaires d’environ 12 milliards d’euros dans le monde. Mais il est important de savoir qu’il y a en moyenne 5 personnes travaillant autour du photographe : les mannequins, les assistants etc. Il existe ainsi tout un écosystème autour de l’activité de photographe : dans les faits, le chiffre d’affaires généré par cette activité peut ainsi être multiplié par 2 ou 3.

Dans ce système, Paris joue un rôle important ?

Oui, car c’est en 1840, à Paris, que la photographie fut créée. Aussi, plusieurs éléments confèrent à la France un rôle particulier, comme les droits d’auteur : le photographe est un auteur, alors que dans le monde anglo-saxon c’est l’éditeur ou l’acheteur qui possède le copyright.

Aussi, de grandes agences d’information ont été créées à Paris après la seconde guerre mondiale. Des photographes de talent y travaillaient également, dans la mode et dans le luxe, au début du XXe siècle. Dans le monde de l’art, Paris a été une place reconnue dès les années 70 et l’est encore de nos jours. La maison européenne de la photographie est située à Paris et de nombreux centres d’art sont aujourd’hui présents dans la capitale.

Lire la suite

Photographie : un marché mondialisé bouleversé par Internet was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Microsoft Salesforce : alliance et coopétition dans le CRM [Tribune Libre à Mick Levy]

La sélection du jour est cette tribune libre de Mick Lévy, manager de Business & Decision à Nantes. Mick a analysé pour nous ce tout nouvel accord entre Microsoft et Salesforce. Or, vous le savez sans doute, Microsoft édite eux-mêmes un logiciel de CRM intitulé CRM Dynamics. Cet article illustre bien plusieurs choses : d’une part les changements en cours au sein de Microsoft, suite à la nomination de son nouveau PDG, où les questions stratégiques se bousculent. D’autre part, la dynamique de coopétition en vogue dans les métiers de l’informatique depuis de nombreuses années, mais sans doute jamais aussi vivaces qu’en ces temps troublés où le paysage de l’IT se reconfigure fortement. Mick pose le débat, une affaire à suivre  …  

[Transparence : Business & Decision est mon client; cependant, ce billet est un article de fond qui a été sélectionné pour la qualité et la neutralité de son analyse]

Un partenariat Microsoft Salesforce gagnant-gagnant ?

par Mick Levy (photo), Manager de Business & Decision à Nantes L’information serait « presque » passée inaperçue en ce jeudi sain de l’Ascension… C’est pourtant le jour que Microsoft et Salesforce ont choisi pour annoncer par communiqué de presse et par conférence téléphonique leur accord de partenariat. IGP1543 Le deal consiste en un partenariat technologique : les deux éditeurs vont collaborer pour l’intégration des solutions Salesforce sur les plateformes Windows et Windows Mobile et pour une intégration renforcée avec Office 365.

Sont notamment prévus au menu une nouvelle application Salesforce pour Outlook et une interopérabilité entre Salesforce avec les solutions Office Mobile, Office pour iPad et Office 365, la version dans le cloud de la célèbre suite bureautique. Les apports potentiels de ce rapprochement sont très importants pour les utilisateurs.

Salesforce est le n°1 des solutions CRM (selon Gartner CRM 2013, avec un revenu de 3.3 Mds$) et l’intégration aux outils bureautiques est un must-have pour les utilisateurs en entreprise. L’éditeur avait déjà fait de nombreux efforts en ce sens, mais la collaboration avec Microsoft devrait permettre de donner un sérieux coup d’accélérateur.

13793136364_00235c2a25_c

Jeu d’alliances entre Microsoft & Salesforce dans le CRM : les explications de Mick Levy – photo antimuseum.com

Rapport de force Pour bien comprendre les enjeux de ce rapprochement, rappelons les forces en présence. Selon le Gartner, Microsoft est le premier éditeur de solutions d’entreprise, quand Salesforce est « seulement » 10ème. Par contre, sur le segment du CRM, Salesforce est 1er quand Microsoft est 4ème De plus, ces deux géants se sont livrés dernièrement de belles batailles sur les brevets. Microsoft avait ainsi attaqué Salesforce en mai 2010 pour violation de brevets autour du CRM dans le cloud et le second avait répliqué un mois plus tard autour de fonctionnalités embarquées sur les plateformes .NET et SharePoint.

Par ailleurs, Salesforce avait annoncé il y a pratiquement un an un partenariat technologique sur le cloud computing avec Oracle, le grand rival de Microsoft sur les solutions d’entreprise. Les analystes s’accordent à dire que ce partenariat ne s’est pour l’instant pas traduit en réalisations concrètes. Dans ce contexte, il est heureux de constater que les intérêts business (ou celui des utilisateurs, c’est selon) sont les plus forts et auront permis à nos deux protagonistes Microsoft et Salesforce d’enterrer la hache de guerre et d’emprunter le chemin de la collaboration.

Gagnant-gagnant, vraiment ? Cet accord semble être à première vue gagnant-gagnant et pouvoir profiter aux deux sociétés. Pour Salesforce, il va permettre une meilleure intégration de ses solutions sur le standard du marché ainsi que le développement de fonctionnalités chères aux yeux de ses utilisateurs. Autant d’arguments de vente permettant à l’éditeur à l’appétit gargantuesque d’étendre encore ses ambitions commerciales.

Pour Microsoft, ce partenariat va lui permettre d’étendre son rayon d’influence et la diffusion de ses nouvelles solutions mobiles et cloud. C’est un enjeu fort car sur ce front, Microsoft joue gros, avec des concurrents de taille tels que Google ou Amazon. Rappelons à ce titre que Satya Nadella, récemment nommé CEO de Microsoft, redouble d’actions pour accompagner la transformation de l’entreprise en tentant de la faire passer d’un mode « vendeur de logiciels » à un mode « vendeur de solutions et services dans le cloud ».

Cela dit, cet accord pose question quant à la stratégie de Microsoft sur le segment du CRM. L’éditeur tente depuis plusieurs années d’imposer plus fortement sur le marché sa solution « Dynamics CRM ». Cette suite logicielle, disponible en version traditionnelle « on-premises » ou dans le cloud est clairement taillée pour rivaliser avec Salesforce.

Alliée aux avantages de sa plateforme cloud Azure, et avec la force marketing de Microsoft, la solution s’est répandue rapidement et son expansion se poursuit de façon régulière. Un des principaux arguments de vente de cette solution est bien évidemment l’intégration native avec les autres produits de la gamme Microsoft et en tout premier lieu à la suite bureautique Office. Collaborer avec Salesforce sur ce domaine risque donc d’affaiblir cet argument dans les mois qui viennent. Mais à l’heure où la priorité est donnée au développement des offres dans le nuage et à la diffusion des nouvelles plateformes Windows 8 et Windows Mobile, la priorité est ailleurs pour le géant de Redmond.

Microsoft Salesforce : alliance et coopétition dans le CRM [Tribune Libre à Mick Levy] was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec