événements et face à face au cœur des réseaux sociaux

Les réseaux sociaux sont tout sauf virtuels

La sélection du jour est une lecture faire sur le Washington Post, avec un article écrit en écho à un papier de Robin Dunbar, l’inventeur du célèbre nombre éponyme.  La question évoquée par Dunbar  est de savoir si les réseaux sociaux ont changé la capacité des humains à entretenir plus de relations amicales. Sa réponse largement négative. J’irais un peu plus loin cependant, en faisant remarquer que d’une part la notion « d’amis » n’est pas tout à fait adaptée aux réseaux sociaux (contact n’est pas égal à ami et Facebook a d’ailleurs largement contribué à supprimer cette notion d’amis dans les médias sociaux il y a longtemps, en 2009).

réseaux sociaux : quelle taille ?
les réseaux sociaux, pour les humains comme pour les animaux sont tout sauf virtuels

D’autre part, la Vulgate semble attribuer une notion de « virtuel » aux réseaux sociaux, alors que ceux-ci ne sont que des outils mis à disposition des utilisateurs pour entretenir des réseaux physiques. Soit avant, soit pendant, soit après les rencontres. En ceci, je rejoins complètement la conclusion de Robin Dunbar, qui explique que les connexions qu’une personne peut entretenir, n’ont de sens que si une forme de contact en face-à-face est possible (il en va de même au niveau d’une marque). C’est d’ailleurs ce que je recommande à tous mes clients, qui commencent tout juste à nous entendre en mettant des médias sociaux dans leurs événements, et les événements dans leurs médias sociaux (j’ai d’ailleurs intégré la présentation que j’ai réalisée à Comintech 2015 l’année dernière). Il y a également un point que Dunbar ne prend pas en compte, c’est le caractère mouvant et évolutif des réseaux.

2015-12-08 Couv le-marketing-de la grenouille_Page_1 - copie
l’événement que nous organisons pour Promise consulting autour de leur ouvrage « le marketing de la grenouille » est symbolique de ce mélange intime d’événementiel et de médias sociaux

En conclusion, la dichotomie entre réseau social/virtuel et réseau social/réel n’est à mon avis pas adaptée. Elle est certainement entretenue par de nombreux « experts » médias sociaux qui tentent de faire croire que ceux-ci sont un monde à part, mais cette école de pensée fera certainement long feu. Enfin, à l’heure où Twitter est largement perte de vitesse, avec une baisse de 11 % des partages depuis la suppression des décomptes de tweets sur les boutons de partage, on peut aussi se poser la question de la quantité et de la qualité de votre réseau social. Je vous donne ici quelques pistes et quelques chiffres et je ferai un zoom particulier sur LinkedIn qui depuis les changements malheureux dans la stratégie de Twitter, constitue la figure montante du partage et est en train de prendre la place de Twitter chez les influenceurs.

Quantité de contacts ou qualité des contacts ?

Il y a une croyance assez répandue selon laquelle plus vous avez de contacts sur les réseaux sociaux, plus vous avez de chance de réussir (en dehors des médias sociaux) En vérité, c’est un peu plus subtil que cela. Un nombre limité de fans (très motivés et très enthousiastes) suffit pour faire démarrer une tendance. C’est la théorie des 1000 vrais fans, issue du monde de la musique. Ces 1000 fans suffisent en effet pour vous assurer une renommée mondiale. Attention ! Ici on parle de vrais mordus prêts à traverser le monde pour vous voir… C’est une métaphore, il vous faudra l’adapter.

En business to business aussi, il est possible d’avoir de vrais fans qui vous suivent avec fidélité. Pour cela, il faudra travailler votre contenu Web en profondeur (et dans ce cas LinkedIn et les autres réseaux sociaux serviront de caisse de résonance à ce contenu). Un blog est une bonne idée. A défaut, vous pouvez utiliser Pulse de LinkedIn et y publier directement, mais le contenu ne vous appartiendra plus. (un mix des deux n’est pas idiot, et des méthodes existent également pour publier dans Pulse et renvoyer vers votre propre plateforme de contenus.

Enfin et surtout il faut être sélectif sur les personnes que vous suivez. Sélectionnez des profils aux intérêts communs ou complémentaires aux vôtres. LinkedIn est un outil de networking, sa pleine utilité est dans la création d’un réseau au-delà de vos connaissances habituelles, un réseau social sert surtout à ça : faire de nouvelles connaissances, développer des liens faibles (c’est-à-dire avec des gens qui vous connaissez un peu mais pas beaucoup) car les vraies opportunités professionnelles – et personnelles – viennent toujours de ce genre de profils.

Réseaux sociaux : FAN PAN CAN

Quant au réseau qu’un individu est capable de gérer, ne vous faites pas d’illusion, il ne dépassera probablement jamais 300. C’est ce qu’on appelle le nombre de Dunbar. Il s’agit des personnes que vous pouvez appeler directement afin de leur demander un service, un renseignement, voire faire des affaires. Ce « stock » (150 à 300 contacts selon les personnes) varie tout le temps et se renouvelle (d’où l’utilité d’aller chercher de nouveaux contacts). La plupart d’entre vous n’ira jamais au-delà de 100-150 contacts courants. Les rares qui vont au-delà sont nommés les « connecteurs », ce sont ces individus qui « connaissent » tout le monde et sont prêts à vous connecter à qui vous voulez. Ce sont eux qu’il faut faire entrer dans vos réseaux car 15 de ces super connecteurs suffisent à vous mettre en relation avec beaucoup de monde. On prétend même que 150 connexions bien choisies vous mettent en relation avec l’ensemble des abonnés de LinkedIn (encore faudra-t-il qu’ils acceptent de vous recevoir dans leur précieux réseau).

Tout cela n’est donc pas une question de quantité mais de choix et de qualité de votre réseau.Pour en savoir plus je conseille cet article de référence de Christian Mayaud, un américain pionnier des réseaux sociaux, qui dès 2005 (2 ans après l’introduction de LinkedIn) expliquait sa théorie du FAN / PAN / CAN. Il est un des rares à avoir théorisé et expliqué les réseaux sociaux de façon profonde et intelligible. Vous pouvez trouver cet article fondamental sur http://bit.ly/fanpancan (cet article est en anglais).

Lire la suite

événements et face à face au cœur des réseaux sociaux was last modified: janvier 21st, 2016 by Yann Gourvennec

Who’s Who in France : réseau social du monde réel

Who’s Who in France : le réseau des personnes remarquables

Il y a quelques mois, alors que je triais mes dizaines d’alertes email sur LinkedIn, je reçus un email insolite de la part de Who’s Who in France. Ma première réaction fut de croire au phishing. J’ai donc stocké le mail verticalement. Puis j’ai reçu une relance, et je me suis mis à y regarder d’un peu plus près. Le mail avait l’air réel, les liens étaient corrects, mais le contenu était toujours pour moi, surréaliste : le célèbre annuaire des non moins célèbres individus qui le composent me proposait d’y faire figurer ma biographie. Un peu flatté, avouons-le sans fausse modestie, je me renseigne autour de moi et les critiques fusent : « c’est un attrape-nigauds, tu vas recevoir une facture de 1000€, d’ailleurs un ami en a reçu une ». Manuela d'Halloy Who's Who in FranceJ’ai donc temporisé mais les messages de relance étaient sincères, insistants, et me garantissaient au contraire que « l’ami qui avait reçu une facture » était probablement le résultat d’une rumeur (le propre d’une rumeur c’est que c’est toujours « un ami qui… » Voire un ami « qui connaît un ami qui… » Et jamais un témoignage direct. C’est le propre des organisations qui s’entourent de secret, elles focalisent sur elles les fantasmes les plus fous. Le Who’s Who ne fait pas exception à la règle.

Le Who’s Who fonctionne à l’envers des réseaux sociaux : lent et sérieux

J’ai donc rempli les documents, les biographies ont fait des allers retours, et nous avons suivi le processus, à l’inverse d’ailleurs des médias sociaux : là où il ne faut que quelques secondes pour être admis dans LinkedIn, mais des années à se développer (mon réseau approche des 9000 après 12 ans de sélection et de choix appliqué des personnes avec qui je veux réseauter), ici le processus est inversé : l’admission est fermée, le processus long et précis (tellement long que ma biographie, à l’heure où ces lignes sont écrites, n’y est pas encore disponible mais ça viendra peut-être, j’espère qu’ils n’ont pas changé d’avis), mais vous entrez directement dans le saint des saints.

Who's Who in France
Le Who’s Who in France est aussi sur Internet (un petit relooking serait sans doute nécessaire) [MAJ du 26/08 à 17:30 Who’s Who in France me signale que c’est en cours]
Encore à ce jour je me demande bien ce qui m’a valu cet honneur. Ma famille est d’origine modeste, obscure et discrète, même si j’ai et ai eu des homonymes célèbres (un footballeur, un chef d’entreprise, un syndicaliste entrepreneur et fondateur de Brittany ferries, mais qui n’ont strictement rien à voir avec nous car « Gourvennec » c’est un peu comme « Dupont » dans le Léon), j’ai bien été le coauteur de quelques ouvrages professionnels à succès (http://amonboss.com) mais pas seul et surtout pas avec le même succès de librairie que Valerie Trierweiler.

Alors j’ai voulu en savoir plus. Un jour en effet je reçois une lettre de félicitations de la part de la patronne du Who’s Who, Manuela d’Halloy, qui me confirme mon inscription définitive et ni une ni deux je vais vérifier si elle a compte LinkedIn. Et là … Surprise ! Elle en a bien un. Je la contacte donc pour en savoir plus et lui faire part de mes interrogations et une interview fut promptement organisée cet été, dans la chaleur torride du mois de juillet. Manuela a donc fort gentiment répondu à mes questions et je pense que cela fait une excellente introduction à la reprise de l’automne : pourquoi les gens vraiment connus ne sont-ils pas sur Les réseaux sociaux, sauf quelques exceptions près, qu’est-ce que le Who’s Who ? Qui l’a créé ? Comment en faire partie et enfin, qui va vérifier votre pedigree et vous offrir la porte du précieux sésame ?

A l’heure des médias sociaux où tout va (trop) vite, le Who’s Who montre que le réseautage est aussi et surtout une affaire humaine

A l’heure des médias sociaux, et après des tentatives malheureuses de réseaux sociaux élitistes (a small world) il y a quelques années, cet annuaire ancien et respectable montre toute son utilité en cassant les codes, tout en utilisant le Web pour moderniser ses accès. Une leçons de choses intéressante, qui vient prouver encore une fois, que l’Internet peut être aussi un pont vers le monde réel, loin des clichés du virtuel et de l’underground.

Voyons avec Manuela d’Halloy, dans cette interview réalisée cet été dans les locaux de la société à Levallois, comment fonctionne le Who’s Who, ce qu’il est – et n’est pas – comment il a trouvé sa place au milieu des médias sociaux.

Manuela D’Halloy : le Who’s Who in France, c’est le réseau social des réseaux sociaux

Le Who’s Who, c’est une base de 22 000 plus grands talents et savoir-faire français, ce sont les 22 000 personnes qui font la France comme l’indique notre baseline : Ils font la France, ils sont le Who’s Who. Le Who’s Who est présent dans tous les secteurs : artisanat, sport, business, politique, recherche, journalisme. Le Who’s Who selectionne les plus grands talents français et édite un livre et un abonnement Internet qui recense ces 22 000 personnes avec leurs biographies associées, certifiées, et riches en informations.

Le Who’s Who, à l’origine, est un livre anglais

Le fondateur était Anglais. Il a déposé le nom Who’s Who et l’a revendu en 1953 à Mr Lafitte, en France, qui a racheté la marque sur le territoire français et qui l’a fait perdurer depuis plus de 60 ans. Il est présent dans quasiment tous les pays. Tous ces Who’s Who sont indépendants, mais quand on les regardants tous, on observe une unicité d’identité dont le rouge et le logo qui garantissent une certaine cohérence.

J’ai pris connaissance du Who’s Who il y a quelques mois, quand vous m’avez proposé d’en faire partie. J’étais complètement interloqué car je pensais que c’était réservé à l’Aga Khan et autres personnes célèbres

Il y a beaucoup d’idées reçues. Au démarrage, il était orienté business et politique donc beaucoup de gens sont restés sur ce statut de reflet du business et de la politique or le Who’s Who regroupe tous les domaines d’expertise, du souffleur de verre à Jo Wilfried Tsonga en passant par Marion Cotillard, la brodeuse d’or, Jean Tirole et les présidents du CAC40. C’est donc la seule plateforme permettant de recenser les talents dans toutes leurs diversités et d’être le reflet de cette belle France car nous avons des talents dans tous les secteurs.

15-denfert-0515-9828.jpg

Le Who’s Who ne laisse pas rentrer tout le monde, et c’est la rareté de son réseau (22 000 personnes seulement) qui en fait sa valeur

Lire la suite

Who’s Who in France : réseau social du monde réel was last modified: août 26th, 2015 by Yann Gourvennec

On parle du baromètre des médias sociaux !

L’équipe d’eMarketing était présente lors de la journée « Best-of des événements » de l’association nationale des professionnels Adetem, et a rédigé un superbe article sur le sujet. Les résultats du premier baromètre des médias sociaux organisés par Hootsuite en partenariat avec Adetem et Visionary Marketing seront bientôt disponibles et vous seront présentés lors d’un webinaire (organisé en partenariat avec Webikeo) le jeudi 2 juillet à 14h00. Pour vous inscrire, cliquez sur l’image ci-dessous :

Webinar médias sociaux
Pour suivre notre Webinar le Jeudi 2 JUILLET à 14h00.

 

Les réseaux sociaux, un incontournable pour les marques. Mais, quelle en est l’utilisation faite par les marketeurs et leurs entreprises ? Hootsuite et Visionary Marketing ont présenté leur premier baromètre sur le sujet, à l’occasion de la journée « Best-of des événements » de l’association nationale des professionnels du marketing Adetem.

La rédaction d’eMarketing y était et vous fait partager les principaux enseignements de cette étude. Les entreprises françaises ont largement intégré les réseaux sociaux…96 % des professionnels du marketing déclarent utiliser les médias sociaux à titre personnel et professionnel. Dans le cadre professionnel, et sans surprise, LinkedIn tire son épingle du jeu, avec 81 % d’utilisateurs. Twitter (79 %), Facebook (60 %), YouTube (58 %) et Google + (42 %) suivent. A titre privé, le réseau social Facebook prend, pour sa part, la tête du classement des réseaux sociaux, avec 85 % d’utilisateurs, suivi de LinkedIn (83 %), de YouTube (72 %) et de Twitter (71 %).

Source : [Baromètre] Réseaux sociaux : le marketing peut mieux faire

On parle du baromètre des médias sociaux ! was last modified: juin 22nd, 2015 by Yann Gourvennec

Baromètre médias sociaux en France Webinaire le 02/07/15 #baromediasociaux

Cela fait 10 ans que les médias sociaux font partie, de près ou de loin, de notre quotidien. Même si de nombreuses entreprises ne voient toujours pas l’intérêt de surfer sur la vague, et que d’autres le font encore à moitié, il est indéniable que les médias sociaux sont devenus un pilier du marketing.  Ils ont changé nos habitudes, dans la sphère personnelle comme dans la sphère professionnelle. barometre medias sociauxCependant, l’usage des médias sociaux dans le cadre du marketing en France reste à déterminer, et notamment à comparer avec les pays de référence. C’est pour cela que l’éditeur canadien de la plateforme leader de gestion des médias sociaux Hootsuite s’est unie avec Adetem et Visionary Marketing afin de présenter le premier baromètre médias sociaux sur l’usage des médias sociaux par les directions marketing en France. Les résultats venant de tomber sur nos téléscripteurs (ils ont été présentés à l’Adetem la semaine dernière), nous vous convions à un webinaire organisé en partenariat avec Webikeo, où nous présenterons avec Hootsuite les résultats de ce baromètre, un des seuls à proposer une comparaison entre USA/Canada et France sur la base d’un questionnaire commun. Ces résultats seront mis à disposition des demandeurs, sous la forme d’un livre blanc écrit par les consultants de Visionary Marketing en partenariat avec Hootsuite et sous le patronage de l’Adetem. 

Les résultats du baromètre médias sociaux en France sont désormais disponibles et nous vous invitons à les découvrir en participant à notre Webinar du 2 Juillet :

Webinar médias sociaux
Pour suivre notre Webinar le Jeudi 2 JUILLET à 14h00.

– Quel est l’impact des médias sociaux dans les stratégies marketing des entreprises françaises ?
– Quels réseaux sociaux les marketeurs français utilisent-ils aujourd’hui, et pourquoi?
– Quels sont les principaux enjeux auxquels ils sont confrontés?
– Quelles sont les bonnes pratiques?
– Comment la France se compare-t-elle au reste du monde sur les points ci-dessus ?

Quelques mots sur la méthodologie de l’étude:

– Une étude en ligne auprès des adhérents de l’Adetem
– Deux tables rondes réunissants des professionnels du Marketing
– Plusieurs interviews téléphoniques auprès d’experts Marketing
– Benchmark détaillé avec les résultats des études internationales menées par Hootsuite (Etats-Unis, Canada,  Royaume-Unis).

À propos des concepteurs du baromètre médias sociaux 2015

Adetem:
Adetem (l’Association nationale des professionnels du marketing) a été créée en 1954. L’Adetem est une association française à but non lucratif, reconnue d’utilité publique, dont la mission principale est d’offrir à ses adhérents un lieu nourri d’échanges et de rencontre pour progresser en permanence dans leur métier et bénéficier d’un réseau relationnel unique et qualifié de dirigeants, de marketeurs et d’experts.

Hootsuite:
Avec plus d’12 millions d’utilisateurs, Hootsuite est la plateforme de gestion des médias sociaux la plus utilisée au monde. La solution Hootsuite Enterprise permet aux entreprises de définir et suivre leur stratégie de Social  Media au niveau global. Grâce à notre plateforme sécurisée et évolutive, différents services, équipes et centres de profits peuvent collaborer, optimiser et générer des retours mesurables de leur stratégie des réseaux sociaux.

Visionary Marketing:
Visionary marketing est une agence de marketing Web spécialisée dans la transformation et la communication digitale. Créée en début 2014, elle intervient dans les domaines B2B et B2C et accompagne plus de 20 clients en France et à l’international dans les domaines digitaux et stratégiques.

Webinar médias sociaux
Pour suivre notre Webinar le Jeudi 2 JUILLET à 14h00.
Baromètre médias sociaux en France Webinaire le 02/07/15 #baromediasociaux was last modified: juin 22nd, 2015 by Yann Gourvennec

RSE : utilisation, efficacité et performance (tribune libre)

Depuis maintenant quelques années, les réseaux sociaux ont largement envahi nos vies personnelles : nous passons en en effet  6h45 par mois sur Facebook (source Blogdumodérateur). Mais au delà de cet usage personnel, c’est aussi au travail que nous utilisons ces réseaux, tant est si bien qu’ils sont sujet de discorde au sein des entreprises car ils nuiseraient à l’efficacité et à la productivité. Cependant, malgré la distraction qu’ils représentent au travail, les réseaux comme Facebook, Twitter ou Linkedin sont indispensables dans la vie professionnelle. La création de réseaux sociaux d’entreprise (RSE) ont notamment fait leurs preuves avec la société Atos et son avancée dans le social business. Mais pour autant, s’agit-il de la solution idéale pour les entreprises qui souhaitent développer les relations sociales au sein de leur activité ?

Facebook vs RSE

Les longues journées de travail ne sont finalement plus si longues quand on intègre le temps passé sur les réseaux sociaux (Facebook majoritairement). 6 employés sur 10 se connectent au moins une fois par jour sur ce type de réseau, dans 80% des cas pour des raisons personnelles.

Ce qui n’est pas forcément du goût de certains employeurs pour qui l’utilisation des réseaux sociaux doit être limitée au minimum pour favoriser la productivité. Cependant, avec le changement des mœurs et l’immédiateté de l’information, il est bien compliqué aujourd’hui de se séparer de ces plateformes.

Et d’ailleurs, des cas d’abus des réseaux sociaux au travail ont amené un arrêt le 26 février 2013 qui condamne comme “faute grave” cet abus. La loi progresse petit à petit par rapport à ce sujet et va dans le sens de la rédaction de chartes définissant un temps alloué aux connexions sur ces réseaux sociaux.

Exploiter certains réseaux sociaux comme véritable outil professionnel

RSE chef d'orchestre
un RSE qui  donne le « la »

On le voit de nos jours, les techniques de recrutement évoluent et se servent des réseaux sociaux : de plus en plus d’annonces pullulent sur Facebook voire même des groupes dédiés à des recherches d’emploi comme OCCAZZISSIME Jobs & Stages qui regroupe des milliers de membres. Le caractère immédiat des réponses à ces demandes d’emploi y est pour beaucoup, car le processus de recherche est souvent long et apporte rarement satisfaction. Les réseaux sociaux pallient au moins à cette rétention du temps.

Avec seulement 21 minutes passées par mois sur Twitter, les employés négligent un outil qui est pourtant précieux concernant la veille concurrentielle.
La veille est pourtant un élément capital de la vie d’une entreprise ;  c’est pourquoi, toute entreprise doit s’en parer pour être au courant de sa visibilité, de la relation qu’elle mène avec son client et du capital sympathie qu’elle dégage.

Les réseaux sociaux d’entreprise : un premier pas qui doit en appeler d’autres

Sachant que la satisfaction des employés grimpe de 20 points quand on leur permet d’utiliser les réseaux sociaux au travail (source RTL), alors pourquoi ne pas tout simplement mettre en oeuvre un Réseau Social d’Entreprise (RSE) ?

Ces réseaux sociaux regroupent tous leurs membres  et la communication interne au sein d’une même identité,  celle de l’entreprise. Grâce à leurs implémentations timides mais de plus en plus nombreuses, les RSE font notamment gagner du temps aux projets et on synthétise la communication puisque les différentes strates de la hiérarchie –direction des ressources humaines, de la communication, et générale- sont, de fait, mises en relation.

Déjà 80 % des entreprises du CAC 40 se sont paré d’un RSE, avec près de 2500 utilisateurs actifs en moyenne en plus par an d’après Les Echos. Cette solution permet de mettre tous les acteurs professionnels en réseau et de développer ce dernier par des rencontres qui seront, elles, physiques.

Objectif zéro email : le RSE selon Atos

Atos, acteur international des solutions informatiques lance depuis 2009 des outils pour les entreprises orientés autour de 4 axes : augmenter la productivité, favoriser la collaboration entre les membres d’une communauté de travail, engendrer l’innovation et enfin rendre leur pleine satisfaction aux employés.

Je me suis intéressé à quelques uns des outils proposés par cette société qui sont amenés à devenir de réelles alternatives pour les entreprises qui souhaiteraient devenir comme le dit Atos, une organisation intelligente (Smart Organization).

  • Il y a d’abord eu en 2011 le programme Zero Mail qui visait à réduire le temps passé par les employés sur leurs emails. Ce temps gagné serait optimisé sur d’autres tâches et accroitrait de fait la productivité de l’entreprise.
    Trois ans plus tard, le président d’Atos Thierry Breton se félicitait “d’avoir réduit de 60% les mails internes envoyés par ses employés”, grâce à son RSE. La moitié d’un effectif constitué de 80.000 personnes n’envoie plus qu’une quarantaine de ces messages au lieu d’une centaine auparavant.
  • Atos a aussi repris Blue Kiwi, cet éditeur de RSE, afin de permettre encore une fois la diminution du nombre d’emails mais aussi et surtout un gain considérable de productivité grâce à l’interactivité entre les membres. Celui-ci est désormais utilisé par 80% des collaborateurs d’Atos avec pas moins de 300.000 posts mensuels en février 2014 d’après la société, ce qui prouve que le partage d’informations au sein du groupe est grandissant si ce n’est culminant.

Les outils collaboratifs comme le RSE doivent encore faire leurs preuves

Un premier chiffre venant d’une étude menée par Gartner : 80% des projets collaboratifs ont ou vont échouer.
Et il existe une réponse à savoir que les entreprises idéalisent les RSE qui ne sont souvent qu’un outil de plus dans la vie d’un collaborateur. Suivez ma logique, sans réelle approche managériale, ces outils seront destinés à mourir à petit feu et seront rendus au rang de réseau social.

La vraie question est donc ce que veulent faire les entreprises de ces réseaux sociaux. Le prisme de beaucoup d’entre elles est de se parer d’un RSE pour être perçue comme digitale. Seulement, le RSE ne résout pas tout et doit être plutôt appréhendée comme un outil facilitant la productivité et qui au contraire, ne l’incarne pas. Des entreprises comme Pernot-Ricard ont su prendre ce virage grâce à l’outil Chatter et à une bonne connaissance de ses communautés.

En effet, le soucis était de “développer nos marques et mettre en réseau nos 18 800 collaborateurs dans le monde », comme l’expliquait Olivier Cavil, directeur de la communication de Pernod Ricard. C’est ainsi que 4 types de communautés ont vu le jour au sein de ce RSE à savoir les collaborateurs entre eux, les groupes formés autour d’intérêts communs, par métiers et enfin par projets. Et les chiffres sont sans appel :  un taux d’utilisation de 60% de ses collaborateurs toutes les deux semaines, 87% de satisfaction par rapport à l’outil et près de 15.000 posts déjà publiés, d’après le journaldunet.

Ainsi, il faut raisonner les réseaux sociaux d’entreprise comme une solution technologique mais qui regroupe bien des personnes amenées à collaborer “physiquement”. De plus, pour mieux apprécier ces dits résultats par rapport à la productivité, il conviendra de revoir l’avancée de ces outils à moyen/long terme.

RSE : utilisation, efficacité et performance (tribune libre) was last modified: mai 20th, 2015 by Nicolas Laurent