communication digitale : a-t-on vraiment besoin d’experts ?

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C’est le coup de gueule du matin … il en faut bien un de temps en temps

La sélection du jour, est cet article de Jasmine Sandler sur Search engine Watch qui se propose de dresser une liste des points qui vous permettent de déceler les vrais experts des faux dans le domaine du social media. D’une part, j’ai envie d’élargir le sujet de façon à englober la communication digitale dans son ensemble (on pourrait prendre aussi d’autres sujets), d’autre part, je voudrais aussi remonter d’un cran et me reposer la question de savoir si l’expertise a réellement une importance.

Expertise a-t-elle de l’importance ?

La question paraît anodine et pourtant, elle est plus profonde qu’il y paraît. D’une part nous vivons dans un monde où les experts sont omniprésents, afin de décoder des mondes excessivement complexes où le vulgum pecus a perdu pied du fait du foisonnement d’informations et de données contradictoires, et que tout bêtement, il a besoin de se repérer. D’autre part, à l’opposé de ce spectre, il y a le rejet de l’expert, relayé à l’envi par tous les sondages opinion, car il est catalyseur des ressentiments, soit par excès d’arrogance, affichage de fausses certitudes, ou tout bêtement car l’expert, par son travail, par son savoir, par le fait qu’il a approfondi un sujet, se situe au-dessus de la masse, ce qui tend à le rendre antipathique, que cela soit fondé ou non.

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l’expert est souvent challengé sur des détails par des gens qui sont incapables de les comprendre, mais qui insistent néanmoins à les connaître … sans les maîtriser. C’est un problème cornélien, celui de tous les formateurs qui tentent d’éduquer, en sachant que l’on ne peut jamais convaincre tout le  monde !

Ce phénomène de l’expertise, que l’on trouve dans le grand public et donc, on le retrouve également dans le domaine du digital. Le responsable digital, est un animal bizarre qui maîtrise un vocabulaire hypothétique et la plupart du temps parsemé d’anglicismes, qui décrit un monde faussement « virtuel » et qui déstabilise son auditoire ; qui plus est, il/elle réfléchit à la vitesse de l’Internet (7 ans = 1 an) ce qui a encore plus tendance à horripiler les gens autour de lui/elle, plus habitués à prendre 1 an pour ne pas décider (après tout, la moitié des problèmes se règlent d’eux-mêmes selon l’adage bien connu).

L‘expertise ne serait-elle pas la boule puante du digital ?

Alors, à chaque nomination d’un directeur digital qui n’y connaît goutte, dont le profil LinkedIn (sic ! Je ne citerai pas le nom) affiche fièrement 0 (zéro !) connexion, qui n’a jamais écrit sur Internet, jamais travaillé avec Internet, et qui probablement n’y passe pas beaucoup de temps non plus ni pour lire ni s’instruire, la même question surgit : l’expertise ne serait-elle pas la boule puante du digital ? Après tout, ne vaudrait-il pas mieux un manager absolument ignorant de tout, mais parfaitement à l’aise avec le niveau du dessus, de façon à ne blesser personne, et surtout, de ne jamais s’expliquer des choses trop compliquées, qui risqueraient de nous emmener trop loin …

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dessin par toonpool

Procédons par analogie

Les tentatives d’explication rationnelles dans ce domaine hélas, échouent souvent. Alors, j’ai envie d’utiliser une analogie, que je nomme l’analogie du chirurgien. Admettons que vous ayez un enfant unique, qui soit l’être le plus cher de votre vie. Celui-ci devant se faire opérer, confieriez-vous sa vie, celle de cet être le plus cher, à un chirurgien, comme celui représenté dans l’image ci-dessus, dont les connaissances sont nulles.

Alors, pourquoi le « geste technique » pour reprendre l’expression utilisée par Stéphane Jaubert de CGI dans une conférence à laquelle j’ai assisté il y a quelque temps, n’a rien d’anormal, voire est parfaitement valorisé, dans des domaines comme la finance, la fusion acquisition, la comptabilité, le Consulting, le marketing, la gestion, l’industrie, le manufacturing … et serait un élément de repoussoir dans une des disciplines les plus techniques et technologiques qui soit, le mélange le plus élaboré et subtil de sociologie, d’organisation, de management, et de marketing ?

Et pourquoi confieriez-vous ce qu’il y a plus cher dans votre entreprise à un débutant, à savoir son futur, car le digital est bien le futur de votre entreprise, qu’il passe par les modèles hybrides de commerce en ligne et physique, génération de leads, de communication digitale, de Social média etc. ; un quidam qui ne sait même pas ce que c’est, mais qui est capable de reproduire les beaux discours appris dans les journaux …

La lecture du jour

http://i2.wp.com/visionary.files.wordpress.com/2013/09/25822-leo-ferre-peint-par-jean-pierre-blanchard.jpg?w=768Si je ne vous ai pas encore convaincu, je vous incite donc à lire l’article de Jasmine Sandler qui vous donnera les moyens de repérer les faussaires, qui vous rassureront peut-être, mais vous emmèneront dans le mur, et ce, dans des domaines encore bien plus importants que ceux des médias sociaux. Il vous restera à adapter cette liste de contrôle pour aller un peu plus loin. Mais force est de constater, qu’encore une fois, la maturité des entreprises aux États-Unis permet ce genre de discours, et que sauf dans le beau pays de Descartes (où si j’en crois Léo Ferré « les conneries se fouttent en cartes ») on considère toujours, celui qui a appris et qui sait comme un prétentieux.

Bonne lecture …

12 Questions to Separate Social Media Experts From Pretenders – Search Engine Watch (#SEW)

Social media takes time. Lots of time. But it has the potential to really build your business and brand.

If your waking hours are needed elsewhere and you don’t have a team member to take over, you should consider using a freelance resource. That may sound like an easy decision, but finding a competent resource is a real challenge.

Many people talk the talk, but very few walk the walk. Alas, the world is full of fast-talking people who know enough buzzwords to convince you to hire them as « social media experts. »

Here are 12 questions I now ask of anyone – whether it’s a potential full-time employee or consultant – who claims social media expertise and proposes to help with social media.

Take this list seriously, because paying someone who does nothing for you is worse than doing nothing in the first place.

via 12 Questions to Separate Socialedia Experts From Pretenders – Search Engine Watch (#SEW).

communication digitale : a-t-on vraiment besoin d’experts ? was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

Au vu des publicités Facebook, insultantes et inefficaces, quel futur pour la publicité sociale ?

fb-largeNous ne finirons pas la semaine  sans parler à nouveau de la publicité Facebook, qui n’en finit pas d’attirer les critiques. Il y a peu, nous nous réjouissions de l’invention « partner categories » de Facebook qui apportait un peu d’originalité et d’innovation dans le domaine bien pâle de la publicité en ligne sur les médias sociaux, même si en même temps, celle-ci  apportait son lot d’interrogations quant au respect de l’information et de la liberté individuelle.

Mais la vraie question d’aujourd’hui c’est de savoir si l’interrogation de ZDNet de juin 2012 , il y a un an déjà, sur l’efficacité des publicités Facebook n’est pas encore à l’ordre du jour. Forbes, quant à eux, prétendent que les publicités Facebook se sont dégradées nettement récemment et que leur problème n’est pas la pléthore d’affichages mais la mauvaise qualité des annonceurs. Drôle d’argument soit dit entre nous. Comme si un ad server ne choisissait pas ou ne laissait pas choisir à l’éditeur une ligne éditoriale ? Où est le travail de filtrage ? Où est la promesse d’une publicité plus respectueuse de l’utilisateur et de ses goûts, de ses centres d’intérêt et donc … plus efficace ? (même si je me doute qu’il y a une certaine efficacité dans la publicité qui fait appel aux plus bas instincts du public).

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Si Google est capable de laisser choisir la ligne éditoriale des publicités à ses éditeurs (voir mon site ci-dessus), pourquoi pas Facebook?

pub facebookSelon ZDNet “4 utilisateurs sur 5 ne sont pas influencés par les publicités présentes sur Facebook pour passer à l’acte d’achat” ce qui est sans doute déjà un chiffre bien généreux. A en juger par la pertinence des informations proposées, on peut douter en effet, et j’ai lancé sur ma page Facebook justement une discussion qui a vite attiré beaucoup de commentaires et des discussions assez intéressantes avec des échanges de liens un peu partout. Je ne serais pas seul à m’émouvoir, il y a de l’espoir.

Cet article du 15 juillet sur ad Exchange, qui fait écho à l’article de Forbes en en reprenant bien des points, dénonce la mauvaise qualité des annonceurs de Facebook. Mai sle problème de la publicité sur Facebook va certainement au-delà du simple la simple qualité des annonceurs, qui ont bon dos entre nous soit dit, car s’ils sont là c’est qu’on les laisse faire, et aussi de la pertinence de ciblage. Où est le filtrage ? Les boutons pour dénoncer telle ou telle pub comme offensante sont sans effet (je suis fatigué de cliquer dessus depuis des années sans résultat) ? Est-cela l’innovation apportée par les médias sociaux ? Voilà qui est bien décevant.

Des sites  douteux

femmesmochesIl y a notamment une abondance de publicité pour des sites plus ou moins douteux, au mauvais goût plus ou moins prononcé, et dans les langues les plus improbables.

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Ce matin, on me proposait de trouver le véritable amour en allemand, ce qui pour une fois tombe bien, puisque je lis cet idiome. J’ai bien cherché, il y a quelque temps, à changer mon profil, dont j’avais volontairement caché certains traits trop personnels, comme ma date de naissance ou le fait que j’étais marié ou non.

En me déclarant comme “marié”, je me disais qu’on arrêterait de me casser les pieds avec des sites autrichiens me proposant le véritable amour (“echte Liebe”).

Pas du tout, la série continue.

Même si je vois aujourd’hui même 19/07 un peu moins de ces publicités, il faudra voir dans la durée. Il y a toujours certes l’inévitable retargeting qui vous affiche sans cesse les produits que vous êtes déjà allés voir ailleurs (en ce moment pour moi ce sont les objectifs photographiques).

Alors la question se pose, au-delà de “partner categories”, et au-delà de la mauvaise qualité des annonceurs, peut-on réinventer ce modèle publicitaire racoleur voire même carrément insultant (voir la publicité écœurante pour les “femmes laides” ci-dessus).

Certainement, la promesse des médias sociaux allait au-delà de ce racolage digne de la rue Saint-Denis.

Au vu des publicités Facebook, insultantes et inefficaces, quel futur pour la publicité sociale ? was last modified: juillet 19th, 2013 by Yann Gourvennec

e-réputation : 10 pièges à éviter selon Emmanuel Vivier

book-new-largeJe me suis rendu le 11 juillet 2013 chez Ladurée à l’invitation de Synthesio (qui poursuit son développement international de façon spectaculaire) pour écouter notre ami Emmanuel Vivier, du Hub forum institute, et ancien patron de Vanksen.

Emmanuel est un vieux routard du Web collaboratif ; dans cette présentation, dont vous trouverez les slides à télécharger ci-dessous, vous avez l’essentiel des pièges à éviter. Rien à redire, sinon que bien entendu la mise en œuvre est toujours plus difficile que la théorie. Encore faut-il la connaître.

Notes prises sur la présentation d’Emmanuel vivier : les erreurs à ne pas commettre en e-réputation

Hub institute : think tank sur le digital et accompagnement des clients sur la transformation digitale. Le digital est un des sujets actuels et la conséquence du digital est que “plus l’expression se libère pour les clients et les employés, plus on voit les crises se multiplier”. On parle beaucoup de digital, mais cela reste le problème de vrais gens avec des problèmes qui sont loin d’être virtuels et qui finissent dans la presse. Les secteurs les plus touchés : aérien, nourriture, FMCG, il faut se poser la question en fonction de son secteur …

comment bien se protéger sur Internet (photo antimuseum.com)

Dans le crash de SF il y avait des gens qui tweetaient quelques minutes après le crash ! Avant d’acheter quelque chose, on sait tout sur les produits et avant d’avoir acheté le produit on sait tout sur lui.  La valeur de la marque est aussi liée à ce qu’on dit sur elle et aujourd’hui on a des gens qui ont, avec les réseaux sociaux, ont autant d’outils et d’infos que les marques et qui sont plus malins et qui sont très renseignés. 

Entre dire que c’est important et s’y lancer, il y a une marge … La difficulté est de savoir qui parle de vous et de quoi ils parlent et si on veut organiser ça avec un tableur ça va être un peu compliqué et ensuite il va falloir quantifier et qualifier tout ça.  Au niveau du web il y a énormément de sites et il ne faut pas oublier les forums.

10 erreurs à ne pas commettre quand on surveille sa e-reputation

Première erreur : croire que c’est simple

  • Si on fait la Chine et qu’on n’a pas Sina Weibo on n’ira pas très loin, il fau d’abord connaît les réseaux locaux
  • Ensuite il y a de la quantification (ça se passe plutôt bien sur la plupart des plateformes)
  • La où ça se corse c’est quand on veut ajouter du qualificatif notamment si du positif et du négatif existe dans la même revue de produits. Les produits permettent de pré qualifier mais il est difficile de tout demander à l’outil.
  • L’aspect réactif est loin d’être aisé

La deuxième erreur : pas un seul outil

  • C’est un écosystème en mouvement il n’y aura jamais l’outil parfait les fonctions bougent tout le temps
  • Se poser les questions sur la vision et la R&D du partenaire de veille
  • On veut tout tout de suite et ce n’est pas possible
  • Si on met des mots clefs trop generiques, c’est mauvais si on est trop précis on passe à côté de beaucoup de choses
  • Exemple : Wdmtg.com pour suivre un Tweet
  • Quel est la disponibilité du prestataire (les US regardent la France comme la Corse des États Unis)
  • Capacité d’analyse : ai-je les équipes qui sont capables par exemple d’analyser les mentions en Arabe ?
  • Capacité de stockage des historique ? (Bases de firehose Twitter sont assez chères)
  • Quels outils de réaction ? Comment savoir si ont a réagi aux mentions et qu’on a agi
  • Multilinguisme
  • Fréquence de mises à jour et éviter de passer à côté d’un problème

Troisième point : toutes les marques ne sont pas egales

  • Pur filtrer entre le bruit et le signal c’est très difficile
  • Playstation : 220000 citations mais beaucoup soient des mentions de compatibilité des jeux dans les descriptions produits donc ça n’a aucune importance
  • Benetton
  • Les opérateurs Telecom

Quatrième erreur : penser qu’un outil est suffisant

  • Si on ne s’oblige pas à y aller, à quoi ça sert d’acheter un outil ?

Cinquième erreur Se contenter de répondre aux bad Buzz

  • Il faut surveiller ses noms de domaine
  • Écouter c’est bien mais il va falloir aussi répondre notamment quand des gens écrivent quelque chose de bien sur vous. Il faut encourager les fans
  • Essayer de gérer les râleurs en amont (sauf si ce sont des zélotes), même si c’est un petit détail mais il faut éviter au consommateur d’avoir un problème et de le laisser se développer
  • Il faut créer des processus pour que les CM sache quand c’est OK ou pas OK de répondre, de réveiller son boss, etc. Il y a un boulot de sensibilisation à mener …
  • Rien que la perte d’un mobile peut démarrer une crise
  • Chez coca cola il y a une adresse dans le monde qui gère la crise au niveau mondial
  • Certains employés peuvent aussi se retourner contre leur employeur (cf. sondent qui n’était pas un top manager et qui a réussi à créer une crise mondiale)
  • Exemple : dirty dirty dominos pizza (plus de chercher à nuire, c’est de la bêtise. Les conséquences ont été importantes pour la marque)
  • Les social media policies de Coca Cola sont hyper simples et les employés ne sont pas autorisés à s’exprimer sur les média sociaux sans avoir passé l’agrément.
  • Il faut aussi tenir compte des lourdeurs de l’organisation car les méthodes de crise traditionnelles sont trop lentes et le digital ne permet pas de se contenter de la complexité de l’organisation et des multiples couches.
  • But but a formé sa communauté de vendeur et la nommée Twelpforce. Il y a des inventives pour les vendeurs afin de les inciter à être plus participatifs et à prendre des initiatives auprès des consommateurs.
  • Vidéo Cisco social miner tarentule

Sixième erreur : être lent à agir

Septième erreur : penser qu’on peut agir seul

  • Il faut trouver ses fans et ses détracteurs et créer une relation privilégiée avec ses fans
  • I faut connaître les influenceurs
  • Éviter d’envoyer un CP à tous comme ça :

Huitième erreur : ne voir que l’aspect ereputation

  • Vous dépensez plein en études et vous passez à côté de la capacité des médias sociaux en termes de retours d’insights
  • Mc do a lancé une Mc raclette car ils ont perçu cette tendance dans les médias sociaux et ils oint lancé le produit, le résultat à été au rendez-vous

Neuvième : se contenter de répondre et de réagir mais … Ne rien changer

  • C’est l’idée derrière le Buzz monitoring, s’il y a des gens qui râlent, il faut changer les choses

Dixième erreur : ne pas intégrer la ereputation dans son marketing

  • C’est bien de savoir si quelqu’un râle mais c’est mieux de savoir si c’est un client, un bon ou un mauvais client etc.
  • Il y a une force tendance avec Adobe, Salesforce et Oracle qui rachètent tout le monde et ceci place le social CRM au centre des préoccupations.
  • À côté des gros mastodontes, il y a aussi des petits acteurs plus souples (suivez mon regard 😉 et plus spécialisés.

Cet écosystème bouge beaucoup et n’est pas facile à comprendre et qui se construit beaucoup en marchant.

e-réputation : 10 pièges à éviter selon Emmanuel Vivier was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

La communication digitale expliquée à mon boss dans la dernière ligne droite

book-new-smallNos lecteurs ont failli attendre, mais qu’ils se rassurent, il n’y en a plus pour bien longtemps. Le manuscrit de la communication digitale expliquée à mon boss a été remis à l’éditeur, ou plutôt à sa relectrice cette semaine. L’ouvrage est une somme de la communication digitale, basé sur l’expérience de ses 2 auteurs, bourré d’exemples, d’anecdotes, de références et de liens. Il a déjà été relu 5 fois par 4 relecteurs différents, avant même d’avoir été envoyé à l’éditeur afin d’assurer une qualité de lecture maximale. C’est pour cela que nous avons pris un peu de retard et qu’au lieu d’un lancement en Juin, nous ne publierons le livre final qu’à la rentrée 2013. Encore une nouveauté : le livre sortira également (en format électronique) en Anglais sous le titre Mastering Digital Media Like A Boss, Beyond Social Media. La version anglaise sera revue un peu plus tard. Elle est rédigée en partenariat avec Futurity Media à Londres.

Sortie prévue : automne 2013

imageCet ouvrage est un véritable concentré des expériences des deux auteurs, pionniers du Web et des médias sociaux en France et en Europe. Il devrait compter environ 500 pages, et est rempli d’exemples, de méthodologies, de schémas, de paroles d’experts, de témoignages de grandes entreprises et illustré par Mathias Bergeaud. Il s’agit d’un ouvrage collectif de l’association Media Aces, sous la direction de ses co-fondateurs, Hervé Kabla et Yann Gourvennec.

Pourquoi ce livre ? Quel angle d’approche et pourquoi la communication digitale ?

Deux ans et quelques mois après notre premier ouvrage, qui connut un franc succès auprès de tous ceux qui se sentaient concernés par l’arrivée des médias sociaux en entreprise, voici donc un nouveau pavé, quelques centaines de pages, quelques centaines d’heures passées à compiler informations et témoignages, sur un sujet bien plus vaste que le précédent : la communication digitale. Avant de vous lancer à la découverte des quelque 90 chapitres de cet ouvrage, voici quelques mots pour vous aider à en tirer le meilleur parti.

Ce livre se veut un guide pratique de la communication digitale en entreprise, expliquée par ceux qui la pratiquent réellement tous les jours sur le terrain. Il ne s’agit pas d’un ouvrage théorique sur la question, même si pourrez trouver, çà et là, des développements plus généraux destinés à éclairer la méthodologie ou la réflexion sur la communication digitale. Ces développements plus théoriques ne sont que le résultat de l’expérience des praticiens interviewés ou de la nôtre, remise en forme et ordonnée de façon à la rendre utilisable et accessible à tous.

la communication digitale expliquée à mon boss

Puisque nous en sommes dans les préliminaires, évacuons tout de suite un problème qui nous a bien ennuyés lors du lancement de l’ouvrage : doit-on dire « digital » ou « numérique » ? Le problème n’est pas si trivial à un moment où la langue française est en pleine mutation. « Digital » est un barbarisme, bien-sûr et nous sentons venir les critiques, partiellement justifiées, qui nous fustigeront pour ne pas avoir utilisé son équivalent, plus correct. Mais sa présence dans le dictionnaire le trésor de la langue française informatisé d’une part, et d’autre part le fait que la pratique s’oriente vers l’utilisation systématique du vocable « communication digitale » nous a fait pencher pour ce terme. Nous utiliserons donc « digital » la plupart du temps et à d’autres moments, « numérique » comme un synonyme.

Nous avons donc conçu ce livre en nous basant sur notre propre expérience de la mise en œuvre de la communication digitale au sein des entreprises, une démarche bien plus ardue que celle qui consiste à regarder les choses de l’extérieur. Dans ces pages, vous trouverez donc uniquement du concret et du réel, éprouvé sur le terrain, avec une forte dose de conduite du changement. Le responsable – ou futur responsable – de la communication digitale en entreprise doit être capable d’aller au-delà de la simple session de « brainstorming » et de diagnostic / recommandations : il doit aussi et surtout mener une conduite du changement et enfin, vivre avec ce changement, afin de le porter et de l’inscrire dans la durée.

Lire la suite de l’article en ligne sur visionarymarketing.com

Lire le précédent ouvrage avec Yooboox

Pour ceux qui auraient raté les épisodes précédents, Les médias sociaux expliqués à mon boss peut être consulté gratuitement (avec publicité) et acheté sur Yooboox.fr

La communication digitale expliquée à mon boss dans la dernière ligne droite was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

Les boss d’accord pour dire que les médias sociaux ont changé la donne !

La sélection du jour …

C’est l’article de Thierry Moussu, pour tout savoir sur la conférence des « boss qui tweetent … ou ne tweetent pas », qu’il a bien voulu rédiger pendant que nous animions la conférence Media Aces du mardi 11 juin 2013 à Mines ParisTech. Un véritable ravail de titan dans lequel il a consigné chaque point, chaque remarque, en tapant énergétiquement sur sa tablette (voir la photo en bas). Ce qui m’a frappé dans ce débat, en dehors de l’opposition assez nette – et voulue entre les patrons qui twittaient (Nicolas Bordas et Françoise Gri) et ceux qui étaient en opposition (Bruno Witvoët et Gonzague de Blignières) c’est plutôt, cela peut paraître bizarre, une forme de consensus qui se dégageait de la réunion.

Certes, il y a des pours et des contres. Certes, Françoise Gri a recruté son Directeur Digital en utilisant Twitter et elle incite fortement ses managers à tweeter (ce qui a provoqué d’ailleurs des réactions assez hostiles … le choix de Twitter ou non doit rester personnel, c’est aussi ma conviction). Certes, de l’autre bord, on fustigeait la culture du zapping (là encore pas à mauvais titre), ou le fait que toute cette communication en ligne ne devait pas se mettre dans le chemin des humains qui veulent se rencontrer (encore un consensus large dans la salle).

Mais surtout, surtout … ce qui m’a frappé au-delà de toutes ces anecdotes ou de ces points de vue, c’est le fait que tous s’accordaient à dire en fin de partie que, nolens volens, Twitter et les médias sociaux avaient changé la donne.

S’il y avait donc une chose que je voudrais retenir de cette conférence riche et animée, ce serait ce point, qui a rassemblé tous les intervenants, au-delà de leurs divergences.

Vous pouvez retrouver la conférence au travers se sa large couverture médiatique (L’Express, Libération, Les Echos et les blogs) …

Et sur la page  Flickr de Media Aces qui reprend mes photos de l’événement :

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par Thierry Moussu, pour le compte de Media Aces

MINES ParisTech accueillait hier matin la conférence / débat sur l’usage et les pratiques de Twitter par les dirigeants d’Entreprise. Nous avons demandé à Thierry Moussu (voir sa biographie en fin d’article) de faire un compte-rendu de la conférence, nous le remercions chaleureusement pour ce travail très précis et complet.

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Quelques intervenants à la conférence Media Aces du 11 juin 2013 de gauche à droite : Fabienne Simon, Françoise Gri et Nicolas Bordas

L’étude exclusive Ipsos-Media Aces

Fabienne Simon (@FabienneSimon), DGA d’Ipsos Public Affairs a tout d’abord présenté les résultats d’une étude qualitative réalisée par IPSOS en exclusivité pour Media Aces.

Les principales conclusions de cette étude dont vous pourrez retrouver la synthèse ici sont les suivantes :

Pour les boss qui tweetent :

Les dirigeants qui utilisent Twitter le voient d’abord comme un espace de liberté unique, qui casse les schémas habituels de la communication Corporate et leur permet de s’exprimer spontanément et immédiatement, au risque parfois de court-circuiter le département Communication de l’Entreprise

Twitter est un média qui intrigue, qui séduit, qui fascine même parfois, et qui comble à la fois le cerveau droit et le cerveau gauche des dirigeants qui l’utilisent

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Fabienne Simon, DGA d’Ipsos qui a présenté l’étude exclusive Ipsos-Media Aces

L’usage de Twitter est très hétérogène au sein du patronat français, qui dépend à la fois de la personnalité (mais aussi de l’âge) du dirigeant, du type de business (plus « facile » en B2C qu’en B2B), ou du domaine d’activité de l’entreprise. Il est évidemment plus naturel pour un dirigeant d’une PME liée à l’écosystème digital d’être sur Twitter que pour le patron d’une entreprise manufacturière traditionnelle qui a l’habitude de ne communiquer que par Communiqué de Presse.

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Thierry Moussu en pleine concentration sur son compte-rendu 

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à propos de l’auteur …

Ancien d’OpinionWay, OTO Research (groupe FullSIX) et plus récemment de Linkfluence (spécialisé en Social Media Intelligence), Thierry Moussu possède une double expertise en études Marketing et en marketing digital. Il cherche aujourd’hui un poste de Social Media Manager chez un annonceur, n’hésitez pas à le contacter via linkedin ou Twitter !

>> lire la suite de l’article sur le blog de Media Aces : “pour tout savoir sur la conférence des « boss qui tweetent … ou ne tweetent pas”

Les boss d’accord pour dire que les médias sociaux ont changé la donne ! was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec