réseaux sociaux : les employés ambassadeurs de la marque avec Sokorpo

Grégoire CharlesVoilà pour bien commencer l’année nouvelle, chers lecteurs, un article sur le sujet des ambassadeurs de la marque, un sujet loin d’être épuisé, je m’en suis rendu compte en discutant avec Grégoire Charles, co-fondateur de Sokorpo, une startup qui permet aux entreprises d’organiser leurs programmes d’ambassadeurs de la marque. Le système est bien pensé, et apporte aussi quelque chose de nouveau dans le principe, et notamment la « rémunération » des ambassadeurs ; celle-ci n’étant pas toujours une question d’argent, c’est même sans doute la plus mauvaise méthode. Plongeons dans cette interview avec Grégoire afin de comprendre leur projet et qui sait … voir s’il pourrait s’adapter à vos besoins …sans oublier l’accompagnement indispensable dans ce genre de projets :

Qu’est-ce que Sokorpo ?

Sokorpo, c’est une plateforme qui permet aux collaborateurs de l’entreprise de s’engager sur le contenu de leur marque, sur les réseaux sociaux, afin d’en faire les meilleurs ambassadeurs de l’entreprise. On est dans une plateforme qui est totalement réservée l’univers de la marque, réservé aux collaborateurs de l’entreprise, qui pour s’inscrire, doivent entrer leur adresse e-mail professionnelle ; une fois qu’ils accèdent à cette plateforme, ils sont en contact avec l’ensemble des contenus publiés par leur marque sur les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Google + etc. Tout est agrégé dans un seul et unique espace de manière à centraliser l’ensemble des informations externes à l’entreprise, et permettre aux collaborateurs de créer de l’engagement sur ses contenus. Si on prend l’exemple de Facebook, c’est par exemple créer des commentaires, de façon à renforcer l’engagement sur les publications. On sait qu’aujourd’hui, sur les réseaux sociaux, l’engagement est ce qui amène de l’accessibilité au contenu, donc au travers de cet outil on va pouvoir décupler l’engagement sur les comptes de la marque.image

l’espace sokorpo de endemol, la maison de prod de Secret Story

Ambassadeurs forcés ou volontaires ?

En termes d’inscription, on est sur un processus qui est démocratique et l’on ne force absolument pas les gens à participer au dispositif [NDLR : il faut également que le client entreprise joue le jeu, ce qui est impératif si on veut que ça marche], cela résulte d’une démarche de l’employé, qui va vouloir s’inscrire dans la politique de communication de sa marque vis-à-vis des réseaux sociaux. Lorsque l’employé s’implique, à chaque action qu’il va effectuer sur la plateforme, on va le récompenser pour son engagement au travers de l’attribution de points, qui vont pouvoir être traduits ensuite en cadeaux.

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chiffres sokorpo.com

Quand on parle de cadeaux, c’est un mot qui est assez large, on propose effectivement des cadeaux classiques par défaut comme des cartes cadeaux, mais on propose aussi aux marques de proposer leurs propres cadeaux, qui sont peut-être des cadeaux matériels, mais aussi des cadeaux à connotation Corporate, c’est ce qu’on leur suggère, comme par exemple un déjeuner d’équipe, un café avec le DG, une après-midi avec une activité d’équipe etc.

Les points nous les appelons les « Korpos », mais chaque entreprise peut en changer le nom. Pour créer un espace Sokorpo, ça ne prend qu’une vingtaine de minutes. Il suffit de nous contacter, de paramétrer son espace qui est au nom de lamarque.sokorpo.com. On peut personnaliser l’adresse de façon à ce que le mot Sokorpo n’apparaisse pas du tout dedans. Ensuite, ça prend quelques minutes pour simplement connecter les comptes sociaux de la marque, et à partir du moment où la plateforme est connectée aux médias sociaux, la plateforme est lancée et il n’y a plus qu’à l’ouvrir aux collaborateurs et à les solliciter de façon à ce qu’ils s’inscrivent de manière libre.

Que coûte Sokorpo ?

Ça ne coûte pas très cher, aujourd’hui, on est sur un format qui est basé sur le volume de collaborateurs d’entreprise, et on est sur une facturation mensuelle en mode SaaS ou on va tourner autour de 2 € par mois par collaborateurs. A ce budget, il va falloir rajouter le budget cadeaux, en fonction de la stratégie de la marque. On applique aussi une limite, de façon à ce que les entreprises qui ont plus de 1000 collaborateurs ne paient pas des sommes astronomiques. On a commencé la commercialisation du produit au mois juin 2013. Le produit est encore en train d’évoluer et on travaille notamment avec Groupon, avec Endemol, avec d’autres sociétés qui sont encore de signature, et en est plutôt confiant pour la suite

Travaux en cours

Nous travaillons encore sur plusieurs types de modules, on a parlé du module médias sociaux. Nous permettons également aux employés de partager des actions promotionnelles de la marque, comme les jeux concours, les vidéos promotionnelles, et on permet aux employés de partager des URL à destination de leurs réseaux, afin de pouvoir traquer l’influence de chacun de ces collaborateurs vis-à-vis de cette opération marketing. C’est un module très utilisé pour tout ce qui est partage d’opération marketing et aussi par rapport aux offres d’emploi (parrainage).

Par rapport au service client, on travaille effectivement sur un nouveau module qui permettrait aux autres collaborateurs de l’entreprise de jouer le tampon entre les utilisateurs avec lesquels ils sont en contact sur les réseaux sociaux qui viendraient sur les comptes sociaux de la marque d’une manière ou d’une autre, de façon à leur permettre de faire le tampon avec le service client et de leur permettre d’assister les clients directement. Cela a plutôt tendance à apaiser les clients mécontents. Aujourd’hui, on n’est pas du tout catégorique sur la nécessité de lancer ce genre de module, cela correspond à la demande de certains de nos clients, on verra dans le temps, si on le déploie.

Concurrence ?

Par rapport à la concurrence, on est dans l’univers des ambassadeurs de marque et les programmes d’ambassadeurs, aujourd’hui il y a quelques concurrents qui existent, plus spécifiquement sur le grand public, où on implique les fans et les followers et les clients de la marque dans un programme d’ambassadeurs de manière à leur donner de la visibilité. Aujourd’hui il y a assez peu d’acteurs qui sont positionnés sur notre créneau à savoir engager les collaborateurs de l’entreprise dans un programme d’ambassadeurs.

France ou international ? levée de fonds ?

On a tendance à se spécialiser sur le marché français, mais néanmoins on a déjà quelques contacts à l’international, et probablement que nous y viendrons un jour, mais nous considérons que nous avons déjà pas mal de choses à faire ici. Notre potentiel de croissance est déjà très fort sur le marché français. Aujourd’hui, par rapport à notre besoin de financement on souhaite encore gagner en notoriété et acquérir encore quelques clients pour solidifier notre offre et avoir encore plus de retours et de métriques sur ce que l’on peut apporter aux marques en matière notamment de visibilité et et de taux de conversion, avant d’aller lever des fonds.

On a déjà fait la preuve du concept avec pas mal de clients, on cherche intensifier à la renforcer avant de lever des fonds, même si on est déjà qu’on contact avec quelques fonds d’investissement et que cela se fera plutôt à l’horizon premier semestre 2014.

réseaux sociaux : les employés ambassadeurs de la marque avec Sokorpo was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Crowdsourcing, crowdfunding, réseaux sociaux … Quand les foules changent la société et le marketing (Reputation War – 17/01/14)

Une conférence va se tenir à Paris le 17 janvier … une conférence de plus ? C’est tout l’inverse ! Il d’agit de la 2ème édition de REPUTATION WAR dont le thème est FOULES SENTIMENTALES. La 1ère édition a eu lieu en janvier 2013 et l’idée de cette conférence, selon son organisateur Christophe Ginisty (photo), a été de “créer une conférence alternative”.  “La techno et les médias sociaux, on sait comment ça marche”, nous a-t-il déclaré, “mais ce qui est intéressant c’est de dépasser ça. Les usages sont prépondérants. Dans les petits pays, comme au Pérou par exemple, je me suis aperçu que les gens ont déjà dépassé les médias sociaux. Ils sont plus en d’avance que nous.  car Ils ont découvert les médias traditionnels en même temps que les médias sociaux”. Citoyen engagé, blogueur depuis 2004, professionnel des RP, de l'influence online et de la communication de crise, optimiste exigeant et idéaliste compulsif. J'essaye de consacrer du temps au projet de changer le monde.Pourquoi parler des phénomènes de foules, de ces foules sentimentales ? A cause de l’importance des phénomènes de foule qui s’embrasent dans un sens ou dans un autre dont certains ont marqué durablement leurs sociétés – et la nôtre – car pour la première fois, nous avons assisté en direct à une révolution continentale. Mais la révolution est aussi culturelle et sociétale, à l’intérieur même de notre monde occidental, qu’on dit matérialiste, mais qui en fait est plus sentimentale que ce qu’on pourrait croire. “C’est ça qui rend le métier passionnant” nous a déclaré Christophe Ginisty lors de la préparation en amont de cette conférence dont je serais, au côté d’amis blogueurs et influenceurs, un des ambassadeurs (d’où cet article). image Ces sentiments de foules inspirent médias et marques imageCes sentiments de foule sont des marqueurs sociaux et ce sont les nouveaux marqueurs de la réputation. C’est ce qui va inspirer les médias traditionnels et aussi les marques” a poursuivi Christophe. On peut sans crainte enlever le futur et tout mettre au présent. Et de poursuivre : “les entreprises vont devenir des Community-driven companies”, ou à tout le moins, beaucoup essaient de le devenir, nous en verront quelques unes présenter lors de la conférence du 17 janvier. Les principes de la conférence sont clairs et marquants :

  • ne pas parler techno
  • Pas de patrons d’agence
  • des dircoms et des chercheurs .. ainsi que des personnalités placées au coeur des événements dont ils vont parler (par exemple, le ministre du tourisme égyptien qui va essayer de nous vendre que son pays n’est pas dangereux, qu’il y a un pas de la fiction et la rumeur à la réalité …” il va avoir du travail pour nous convaincre !

3 séquences

  • Les croyances : tout ce que les gens sont prêts à croire ou non
  • Les émotions : les liens qui nous unissent aux marques et aux entreprises. Ou qui nous poussent à les rejeter. Ce ne sont plus des liens rationnels.  L’
  • L’activisme : les individus – et/ou les foules – qui font bouger le système

3 études exclusives seront publiées le jour de la conférence : augure, opinionWay, CSA. Enfin une conférence qui parle de l’impact de l’usage de la technologie – et de sa sociologie – sur la société et non de bits and bites … Voilà qui va nous changer. Pour paraphraser France Inter qui fête ses 50 ans : “une conférence pour ceux qui en ont entre les oreilles” à vos souris !

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1. CROYANCES

gerard-bronnerUne société de crédules ? avec Gérald Bronner, Sociologue, auteur de la Démocratie des crédules   hisham-zaazouGestion de la réputation internationale de l’Egypte en temps de crise : Témoignage sur la réputation internationale du pays et la difficulté de lutter contre les croyances de communauté internationale sur les dangers de la destination Egypte avec Hisham Zaazou, Ministre du Tourisme de l’Egypte guillaume-brossardPourquoi les fausses informations ont-elles tant de succès sur le web social ? Comment les identifier et les combattre ? avec Guillaume Brossard, Guillaume Brossard – Fondateur de Hoax Buster eric-walterDuel : Quand la réputation de votre organisation prend le dessus sur la vôtre, avec Eric Walter, Secrétaire Général de Hadopi philippe_spangheroDuel : Comment j’ai protégé l’honorabilité de mon nom de famille pendant la crise de la viande de cheval en me servant des réseaux sociaux ? Retour sur la crise de la viande de cheval avec Philippe Spanghero, Ancien Rugbyman professionnel

2. EMOTIONS

je-saulnierEmotions : Gérer la réputation de la plus grande entreprise de France sur un secteur traditionnellement controversé et sensible. avec Jacques-Emmanuel Saulnier, Directeur de la Communication Total stan-percevauxCréer des liens émotionnels pour faire aimer les marques. Avec Stan de Percevaux, Directeur Marketing Orangina Schweppes France. julien-villeretQuand la concurrence surfe sur l’émotion : quel impact pour la réputation ? Julien Villeret, Directeur de la Communication SFR denis-pingaudDuel : Le « storytelling » est-il un passage obligé de la communication publique ? Denis Pingaud, auteur de « L’homme Sans Com » n-albertiniDuel : Emotions et télévision : les clés pour comprendre avec Nathalie Nadaud-Albertini, Sociologue, spécialiste de la téléréalité

Présentation des résultats d’une études exclusive ReputationWar sur les émotions des foules connectées

 

3. ACTIVISME

robert-phillipsActivisme : Réputation & confiance : une société activiste a besoin de leaders avec Robert Phillips, Auteur, professeur, co-fondateur de Jericho Chambers De l’ordinateur de ma chambre au cabinet du Ministre, avec Adrien Sergent, Initiateur du mouvement des « Poussins » paul-hilderLe phénomène des pétitions dans le monde – émergence d’un contre pouvoir planétaire pour les marques et les entreprises ? avec Paul Hilder, Vice President de Change.org alexandre-boucherotLa réputation, enjeu des financements participatifs, avec Alexandre Boucherot, CEO et fondateur de Ulule.com

Présentation des résultats d’une étude exclusive sur la réalité de l’activisme vis à vis des marques
Conclusion : réflexions sur le rôle à venir de ces foules sentimentales

Conclusion de la journée et ouverture sur l’avenir par un grand témoin : Synthèse sur des choix de société et un regard sur l’avenir de la place de ces foules sentimentales. image Media aces est un des partenaires de la conférence reputation war image

Crowdsourcing, crowdfunding, réseaux sociaux … Quand les foules changent la société et le marketing (Reputation War – 17/01/14) was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

« Du Social media au social mass media »- (avec Hootsuite)

tv-largeIl y a quelques jours, je recevais un message mail (réminiscence du passé ?) de la part de l’éditeur Hootsuite me précisant que ma vidéo était en ligne. Puis je fus noyé de mentions Twitter à propos des indications que j’avais livrées dans cette vidéo. Je suis véritablement reconnaissant à Hootsuite d’avoir monté cette superbe interview et de m’avoir donné une chance de partager mes visions sur le médias sociaux et comment ils évoluent. Nous (Hervé Kabla, mon éditeur et moi-même) sommes en train de travailler aujourd’hui à l’adaptation anglaise de notre dernier livre « la communication digitale expliquée mon boss », qui va s’intituler “Managing Digital Marketing Like A Boss” en anglais, si tout va bien, être disponible avant Noël. Cette vidéo préfigure cette sortie du livre dans la langue de Shakespeare. Voici l’introduction en français puis le lien vers le texte anglais :

vision du Web social par Yann Gourvennec – Hootsuite social media management (en Anglais)

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Un « Intrapreneur » est quelqu’un qui remet en question L’ordre établi à l’intérieur d’une entreprise. “On trouve des entrepreneurs dans les grandes entreprises les organisations complexes, dans lesquels ils apportent leurs puissants innovations au travers de leurs compétences en conduite du changement » dit Yann Gourvennec. « Pour moi, être un entrepreneur veut dire beaucoup de choses en termes de philosophie, de la façon dont je vois les choses, dont je travaille avec mes collègues et sur comment je fais avancer les projets et mets en œuvre l’innovation à l’intérieur d’une entreprise. »

ma vision des médias sociaux – vidéo Hootsuite

Manager la communication digitale comme un boss

Like A Boss(NDLR : Like A Boss est un meme de l’Internet, un peu moins compréhensible en français, il fait beaucoup rire les anglophones et pourrait se traduire par « comme un chef »)

Le premier livre de Yann Gourvennec « les médias sociaux expliqués mon boss » a été élu livre digital le plus influent en France en 2012. Depuis lors, son collègue Hervé Kabla et lui-même ont lancé une suite en français, en élargissant le spectre du livre de façon à embrasser l’ensemble de la discipline de la communication digitale, et pas seulement les médias sociaux (d’où le titre).

« Pour Hervé Kabla et moi-même, les médias sociaux font parti aujourd’hui du mix de la communication digitale », explique Yann. « Il n’est plus question aujourd’hui de se demander s’il faut être présent ou non sur les médias sociaux. Nous avons dépassé cet étape-là, et nous devons nous poser aujourd’hui la question de savoir pourquoi nous y sommes, est-ce que cela a un sens, comment j’affine mes objectifs, comment j’affine ma stratégie, et développe ma présence et enfin, comment je structure ma gouvernance. La question du retour sur investissement n’est plus optionnelle non plus. Les médias sociaux font partie du mix numérique, une discipline bien plus large qui doit être comprise de chacun dans l’entreprise, pas seulement de l’équipe digitale. »

« S’il y a une leçon à tirer de nos livres, c’est que nous traversons une période paradoxale : la communication digitale est omniprésente, tout le monde doit et veut en faire. Cela a l’air simple, mais cela ne l’est pas. Car il s’agit d’une discipline en propre qui requiert expertise et expérience. Après tout, confieriez-vous la vie de votre enfant le plus cher à un chirurgien qui serait en train de lire « la chirurgie pour les nuls » ? Alors pourquoi votre stratégie digitale devrait-elle être confié à une personne qui arbore fièrement 2 abonnés sur son compte Twitter ? S’il existe bel et bien un besoin urgent d’inclure largement tous les employés de l’entreprise dans la transformation digitale, le recrutement de professionnels expérimentés et compétents en communication digitale et en stratégie médias sociaux est également aussi important ».

lire la suite : Social Insights from European Thought Leader, Yann Gourvennec – HootSuite Social Media Management.

« Du Social media au social mass media »- (avec Hootsuite) was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

conférence sur la communication digitale – 14/11/13 à Paris – @mediaaces

book-new-largeCe n’est pas une conférence media aces, c’est LA conférence media aces et encore, c’est une double conférence, avec 2 salles ! Celle qui va être l’aboutissement d’un travail énorme, fruit de 9 mois de nuits blanches, qui a vu, au terme de cette gestation, la naissance de la communication digitale expliquée à mon boss, notre nouvel ouvrage. Alors ! quoi de plus normal que de convier quelques uns des nombreux contributeurs du livre qui viendront nous narrer leurs anecdotes et nous transmettre leurs astuces IRL à Paris, le 14 novembre 2013 à l’ESG à Paris (Nation).

la communication digitale 14 nov 2013

Le jeudi 14 novembre de 9h à 12h Dans les locaux du MBA ESG, 35 avenue Philippe Auguste à Paris
 
Avec en prime, la possibilité de commander le livre avec 25% de réduction et de vous le faire dédicacer sur place par les auteurs et les multiples contributeurs! Attention, nombre de places limité! Inscrivez-vous vite!

INSCRIVEZ-VOUS A l’EVENEMENT :

conference-mediaaces-14nov2013Programme : les contributeurs du livre “la communication digitale expliquée à mon boss”

8:30 – 9:00 Accueil café

9:00 – 9:30 Managers boostez votre communication avec le storytelling numérique

Sans contenu, point de salut dans le digital ! La phrase est peut-être lapidaire mais elle est la condition sine qua non de la réussite ou non d’une stratégie de communication numérique. Or, s’il est bien une technique narrative capable de relever le défi du contenu avec brio et efficacité sur les médias sociaux, c’est effectivement le storytelling.

par Olivier Cimeliere,
Président fondateur
Heuristik Communication

9:30 – 10:00 Les nouveaux métiers de la Communication

Le digital a impacté de plein fouet les métiers de la communication en entreprise, invitant à repenser la vision même de la fonction. Le point sur ces nouveaux et futurs métiers de la communication digitale.

par Philippe Gérard
manager , CEGOS

10:00 – 10:30 Comment calculer le ROI des projets digitaux sans perdre la tête

Le calcul du retour sur investissement d’un projet digital n’est, en général, pas ce que le responsable du projet préfère faire. Se plonger dans les chiffres, les mettre en ordre avec plus ou moins de bonheur dans un tableur, essayer d’expliquer le rationnel qui se cache derrière et mettre le tout dans une jolie présentation plus ou moins fumeuse, voilà qui n’a rien d’enthousiasmant. Pourtant, moyennant un peu de méthode, il est possible d’évaluer le retour sur investissement d’un projet digital, sans pour autant perdre la tête

par Michaël Tartar
Directeur Digital

10:30 -10:45 Pause café

10:45 – 11:15 La digitalisation des établissements d’enseignement supérieur

Il y a à peine trois ans, les établissements d’enseignement supérieur se demandaient encore s’il fallait ou non se rendre sur les réseaux sociaux. Depuis, les choses ont bien évolué.

par Jean-Marc Goachet
Responsable communication digitale et web marketing, MINES ParisTech

11:15 – 11:45 Comment se lancer dans le crowdsourcing?

Poursuivons notre panora des différents moyens à notre disposition pour développer la communication digitale et intéressons-nous, maintenant, au « crowdsourcing », cette technique visant à faire appel à des communautés d’individus pour créer et inventer de nouveaux produits, de nouveaux services

par François Petavy
DG
Eyeka

11:45 – 12:15 Stratégie d’influence et communication de crise

En charge de l’influence digitale, du community management et des relations presse chez Air France, Marina Tymen s’est parfois trouvée dans des situations de crise d’importance variable. Elle nous montre, au travers de deux cas différents, comment instaurer une démarche proactive de défense de la marque sur les médias sociaux

par Marina Tymen, INFLUENTY

12:15 – 12:45 Conclusion et séance dédicaces

conférence sur la communication digitale – 14/11/13 à Paris – @mediaaces was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

Ami Marie intelligence économique et médias sociaux avec le Cloud et sa Marketplace

idea-visionary-marketingJ’ai assisté aujourd’hui au lancement du dernier produit d’ami software de mon ami (sans jeu de mots) Alain Beauvieux. Une véritable innovation sur ce marché de la veille où, je m’en suis déjà ouvert souvent, les coûts de la donnée et de l’analyse sont un handicap pour le responsable digital (entre autres personnes intéressées). Ami a repensé complètement son modèle autour du Cloud et certainement la première chose que j’ai trouvée intéressante dans ce modèle en est le coût adaptable mais aussi et surtout le fait qu’ont puisse ouvrir la veille en mixant les mondes réels et virtuels, grâce à une marketplace qui permet à des fournisseurs de données structurées d’amener de la richesse à des tableaux de bord qui ne peuvent plus se limiter aux seuls médias sociaux ; en même temps, dans la veille économique ne peuvent plus les ignorer. Pour une société qui se décrit comme une « société d’ingénieurs » je les trouve assez bons en marketing. Voici donc une vraie innovation à suivre de près, cela faisait longtemps que je n’avais pas du quelque chose d’aussi nouveau sur ce domaine qui commençait sérieusement à tourner en rond autour de Facebook. Voici mon comte-rendu :

Une entreprise née avec le développement de l’Internet

Alain Beauvieux (photo), président d’ami software a débuté la réunion en rappelant son ambition : « on n’est pas nés avec internet mais avec son développement en 2001 et on a développé des produits pour valoriser les informations qui circulent sur le net. Le premier en 2003 puis Ami Enterprise intelligence, probablement la première plateforme d’analyse économique pour construire des tableaux de bord décisionnels » a-t-il expliqué pour restituer l’entreprise dans l’histoire de l’Internet.

“Cette plateforme s’est  imposée comme une référence, comme au ministère de l’économie et des finances avec des centaines d’utilisateurs de milliers de documents” a ajouté Alain. Et cette reconnaissance française a su aussi s’imposer à l’international auprès de grands comptes qui savent acheter. Exemple le CNRS ça dire NSERC malgré la concurrence US.

L’objectif de ce nouveau projet intitulé Ami Cloud Intelligence est de rendre l’outil simple d’accès et ils sont partis d’une feuille blanche et se sont demandé ce qu’il fallait faire ; ils ont sur cette base conçu un cahier des charges en 3 points :

  1. Besoin d’application facile et immédiate du style de l’iPhone car les gens sont habitués à cela et c’est le modèle dont ils ont désiré s’inspirer ;
  2. Les ressources informatiques : le Web est un gigantesque gisement d’information donc il faut sans cesse s’adapter sans limite aux besoin des utilisateurs ;
  3. Un modèle économique entièrement nouveau pour que la facturation soit équitable sans investissement préalable.

3 idées force

Ils se sont appliqué les mêmes lois que celles qu’ils imposent à leurs clients, ils ont fait de l’intelligence économique pour eux-même et en ont déduit 3 idées :

  1. Un concept de marketplace auquel les utilisateurs se sont habitués. Appexchange de salesforce, Google apps marketplace sont les plus connus
  2. Ressources informatiques : les quantités d’information sont gigantesques et ils ont regardé amazon. C’est la plus grande infrastructure disponible. Ils n’ont pas mis leurs données chez eux mais ils ont cherché à comprendre leur capacité d’élasticité. Et ils ont construit un modèle similaire
  3. Ne pas forcer les utilisateurs à investir : c’est une stratégie d’utilisation à la consommation, comme EDF, avec un compteur pour évaluer la consommation. Ils ont hésité sur cette notion de « compteur ». Ici on ne compte pas les kwh mais les DPU (Data processing units) c’est à dire la puissance informatique consommée. Et cela traduit la consommation effective. On ne paie que ce que l’on consomme. « Ce que les autres produits et nous aussi avant proposent c’est l’abonnement à l’utilisateur, un peu surdimensionné au départ et au moment du pic on augmente l’abonnement car ça ne devient pas assez et après on garde l’abonnement. Nous pensons que cette approche est une mauvaise approche commerciale car l’investissement de départ n’est pas négligeable et à partir de là il faut justifier son investissement. Ce qu’on n’a pas avec cette approche et si le système n’est pas utilisé on ne paie rien » a défendu Alain Beauvieux. Ce n’est passe pour autant une innovation neutre : « c’est un investissement en millions d’euros mais il a été fait par ami » a-t-il précisé.

C’est de cette idée qu’est né ami Cloud intelligence, la première Marketplace dédiée à la veille dans le Cloud avec zéro investissement.

C’est un pari ambitieux pour un outil simple d’utilisation et c’est ami qui a pris le risque, en enlevant le risque du client. Le pari c’est la démocratisation des outils qui sont très puissants mais dont le prix est une barrière. Cet investissement a été rendu possible par le soutien des actionnaires d’ami software, car le risque n’est pas nul.

L’activité d’éditeur d’ami se poursuit néanmoins. « Avec une compatibilité 100% avec le Systems Cloud ». Le système installé chez le client peut utiliser les ressources du Cloud intelligence. Des process, des modules, des traitements .. Ex : les collectes sur les sources anglo-saxones qui peuvent se faire par l’extérieur. La nouvelle version ami entreprise intelligence V7 sera disponible en janvier 2014.

Démonstration

Jerome Zamy (à gauche)  Et Maxime Berthelot (à droite) ont ensuite présenté le produit au cours d’une démonstration. La marketplace se présente un peu différemment de ce qu’on a l’habitude de voir sur les smart phones. La logique est la même que celle de l’appexchange de Salesforce.  Les applications sont résidentes sur le serveur et on a juste à demander d’en activer l’accès.

L’application « Buzz tracker » permet la traçabilité des Buzz sur les ‘Médias sociaux et permet de rejouer les Buzz est une de ces applications déjà disponibles. Mais nous avons surtout vu « Smart horizons » qui permet de surveiller les médias sociaux et le web en général. Le tableau de bord est la page d’accueil de d’application : volumes de discussions, qui en parle, comparaison des différents niveaux de bruits selon le produit, Sourcing des sujets par blog en pourcentage (très bien fait) et classification des influenceurs avec un classement des comptes twitter avec la volumétrie de chaque compte. Ce n’est pas là que réside l’originalité de l’application même si elle a l’air bien conçue. On y vient un peu après.

Comment construire un pareil tableau de bord ? Ami accompagne le client et a même plusieurs offres de service d’accompagnement du client. Mais on peut aussi partir d’une feuille blanche de façon très rapide comme l’a démontré Maxime Berthelot. Il y a des connecteurs avec des choix de sources variés, forums, médias, blogs et médias sociaux … On entre ensuite son mot clef et les paramètres de langue… C’est fini ! Ami software s’occupe de tout. Les graphiques se configurent très facilement en faisant glisser des widgets sur le tableau de bord et en les paramétrant.

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l’appstore dans le nuage d’ami software en version 1

Là ou, ami est original c’est que les sources sont variées. « soit je fais appel à un fournisseur de données soit j’utilise un outil plus ou moins compliqué qui finit un peu en boîte noire. Ici, toutes les fonctionnalités sont disponibles » a expliqué maxime Berthelot.

Autre besoin, autre exemple : des personnes dans mon entreprise s’intéressent aux matières premières. Le problème en interne est de mélanger des sources classiques et mélanger ces données à des cotations boursières par exemple. On reste ici dans le périmètre de la donnée structurée. Comme ci dessous dans l’exemple ci-dessous sur le charbon avec une vraie vue 360° où on va mixer des données d’ami avec des données structurées Bloomberg (vraies données client temps réel). Evernote Snapshot 20131017 175729

les données structurées temps réel en accès direct

La grande valeur ajoutée est d’avoir tout au même endroit, c’est un plus très important.

Autre application : On peut accéder à l’application Bloomberg (à condition d’avoir un compte). Il suffit d’activer l’application sur la marketplace, et en quelques clics on va l’activer ; “on peut paramétrer rapidement cette application avec des widgets et avoir toutes les informations au même endroit”. Cette marketplace va s’enrichir au fur et arséniure avec des applications tierces : prochain rendez-vous important, le 16 janvier 2014.

Et pour les top managers qui ne veulent pas s’embarrasser de détails, il y a la possibilité d’accéder à la donnée brute pour ne pas avoir à personnaliser l’interface.

Eric Fourboul patron de la R&D a ensuite présenté la technologie sous-jascente.

“Le Web de 2013 est à des kilomètres du Web de 2003” a expliqué Eric Fourboul en introduction. C’est pourquoi la dimension big data a été une ligne directrice, au-delà du buzz qui est indûment fait autour de ce vocable. Ici, on peut “toucher” le big data, c’est concret. “Ami fait du SaaS depuis 10 ans et c’est beaucoup d’apprentissage” a-t-il poursuivi, et Ami Cloud intelligence est bien le résultat de cette expérience. À partir de Ami Enterprise intelligence en 2005 ils ont adopté le “mode dual” (SaaS ou sur site). “Il y a des sociétés où l’hébergement et interne n’est pas une option. Cela fait partie de l’ADN d’Ami” a insisté Eric Fourboul avant de décrire la base technique de sa solution.

Eric Fourboul en pleine explication

Le chantier a démarré il y a plus de 2 ans et les recherches ont commencé même il y a 4 ans. Les objectifs étaient très ambitieux car les algorithmes ont été boostés et les phases de traitement ont été rendues 10 fois plus rapides, avec une capitalisation des informations 100 fois supérieure. Plusieurs Téra de données sont digérables sur une journée avec une adaptation de la puissance en temps réel. “Quand on parle de big data, on pense immédiatement à la quantité de données mais la variété de ces données est plus importante” a ajouté Eric. “C’est un monde plus ouvert aussi aux fournisseurs de données tierces comme Bloomberg par exemple”, et ici le mot d’ouverture a toute son importance.

Cette ouverture a consisté à rendre compatible le moteur avec l’ensemble des autres acteurs. L’ensemble des workflows utilise hadoop, bien entendu, pour le stockage et le traitement. Ami est aussi pionnier du « map/reduce » qui permet le « text mining » en temps réel et participe même à l’évolution d’hadoop.

Prochain rendez vous le 16 janvier 2014 pour la première annonce de l’élargissement de la marketplace avec 2 applications significatives. Le rendez-vous est pris !

Ami Marie intelligence économique et médias sociaux avec le Cloud et sa Marketplace was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec