La boîte à outil des réseaux sociaux par Cyril Bladier (Dunod)

book-new-large.jpg8 livres ! Je rattrape enfin mon retard avec la lecture de quelques livres fondamentaux et récents dédiés pour la plupart au phénomène digital. Commençons tout de suite avec le premier d’entre eux, auquel j’ai eu l’honneur de participer (page 55 : veille et curation, survivre à l’infobesité) l‘excellent guide pratique des réseaux sociaux de Cyril Bladier. Nul besoin de vous le vendre, en à peine un mois, déjà 1000 exemplaires de cette de ce recueil pratique etaient déjà écoulés ! On connaît la fameuse collection Dunod « boîte à outils » ; ensemble de recueils pratiques sur tous les sujets possibles et imaginables. Voici celui des réseaux sociaux dans sa version 2014.

Une bonne base pratique des réseaux sociaux

J’aurais pu trouver barbant, après environ 10 ans passés à manipuler ces outils, un recensement de tous les trucs et astuces de Twitter, LinkedIn Google + etc. Il n’en fut rien, car l’ouvrage est très fouillé et en même temps très synthétique, et j’ai appris pas mal de choses en le feuilletant. Aussi, il ne se contente pas de vous expliquer comment ça marche, il vous fournit un vade-mecum de tout ce qu’il faut savoir avant de lancer sa société sur les médias sociaux. Un ouvrage pratique, clair et bien rédigé. À tel point que je vais recommander à mes élèves de MBA et que je vais aussi m’en servir comme base de travail pratique sur les sessions en s’informatique. réseaux sociaux - Cyril Bladier - Dunod Voici quelques exemples pris au hasard de ma lecture, de sujets pertinents et bien traités, que je vous recommande particulièrement :

  • Page 14 : où l’on voit que Facebook est loin d’être un repaire de jeunes ; une bonne description de l’usage des page (entreprise) et les profils (personnes)… que beaucoup qui se trompent encore devraient lire.
  • Page 18 : la description du moteur de recherche comportemental de Facebook qui va se développer dans les pays non anglophones cette année (le Facebook Graph Search).
  • Page 24 : la répartition internationale de LinkedIn qui montre que le Royaume-Uni compte plus de deux fois plus d’abonnés que la France (13 millions et plus contre 6 millions et plus). Soupirs…
  • Page 30 : les explications de l’importance croissante, que nous vérifions tous les jours sur le terrain depuis quelques mois, de la qualité du lien entre référencement du contenu et profil Google plus.
  • Page 36: un dossier complet sur le marketing de l’image avec les descriptifs de cinq outils fondamentaux : Pinterest, instagram, Tumblr, YouTube et Vine (de Twitter). Les apports de visite vers les sites Web en provenance de ces outils restent cependant modestes selon le graphique montré dans le livre. Mais certains de ces outils servent quand même à dynamiser certains secteurs la mode, de la beauté (Pinterest) ou de l’art culinaire, et même le commerce de détail grand public. Il s’agit là de véritables applications marketing.
  • Page 48: un dossier très riche avec une distinction B2B et B2C ainsi que des outils plus business-to-business comme Quora et aussi chapitre dédié au social selling.
  • Page 77 : témoignage de plein ciel bon plan qui ne développe pas son business au travers de vie à des hauts. Même si des rumeurs de rachat du réseau business-to-business français cours en ce moment.

Le livre est trop riche pour y tout recenser ici sans faire de paraphrase. Chaque chapitre se trouve décrit sur deux pages, ce qui fait que l’on peut rapidement picorer les astuces ici et là sans être obligé de parcourir l’ensemble du livre. À mettre absolument entre toutes les mains la boîte à

outils des réseaux sociaux

  • Dunod édition 2014
  • par Cyril bladier et de nombreux témoins
  • préface par David Abiker
La boîte à outil des réseaux sociaux par Cyril Bladier (Dunod) was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Médias Sociaux : Quand l’Asie s’éveillera ( @Joanne Jacobs )

Médias sociaux Asie

Nous ne sommes généralement pas tendres avec nous-mêmes, surtout de ce côté-ci de la Manche, où nous aimons bien nous dénigrer tout seuls. Et pourtant, même si nous nous voyons comme des râleurs et que trop nombreux sont ceux d’entre nous qui pensent que l’herbe est toujours plus verte ailleurs. Rassurez-vous, ce n’est pas seulement français, car les Anglais sont fréquemment raillés aux antipodes, où on les appelle les « whingeing poms** ».

L’espoir vient donc ce matin d’Australie, avec ce témoignage de ma consœur et amie Joanne Jacobs, qui dirige l’agence 1000heads à Sydney. Je lui ai demandé de partager son point de vue sur l’adoption des médias sociaux en Europe, en Australie et en Asie. Je connais Joanne depuis de nombreuses années, car nous étions tous deux des anciens présentateurs de Like Minds. Non seulement est-elle une (véritable) experte en médias sociaux, mais elle est aussi une véritable bête de scène, formée à l’école du Théâtre, capable de tenir en haleine une salle avec plusieurs centaines de spectateurs, tout en suivant une présentation au minutage automatique et … en se payant le luxe de faire de l’humour entre deux visuels, sans perdre le fil !

Elle est retournée en Australie après un long séjour en Europe, mais j’ai bravé le décalage horaire (il faut se lever très tôt !) et j’ai pu l’interviewer. Comme vous allez voir, les bonnes vieilles barrières du temps sont loin d’être abolies …

**  ou les “POMs” grincheux ; POM voulant dire “prisoners of her Majesty » pour ceux qui ne connaissent pas la blague …

médias sociaux Asie

Nuls en digital les européens ?  notre experte australienne n’est pas d’accord ! (photo: antimuseum.com)

Joanne Jacobs analyse les médias sociaux en Asie, Australie et en Europe

Maintenant que Facebook a 10 ans et LinkedIn 11, quel est ton opinion sur l’évolution des médias sociaux en général ?

Dans l’ensemble, je pense que nous sommes dans une phase de transition. La masse critique en termes d’utilisateurs a été atteinte, mais il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour enseigner les vrais bénéfices des médias sociaux à la communauté des entreprises. Les professionnels sont la plupart du temps plongés dans le noir. Soit parce qu’ils ont reçu les mauvais conseils, donnés par des gens qui se promouvaient eux-mêmes comme « experts en médias sociaux » et qui se sont focalisés sur les mauvaises choses. Une grande partie du malentendu vient du fait que les entreprises persistent à essayer de mesurer des visites suite à des campagnes marketing et qu’ils ne pensent pas assez à se poser la question de savoir comment garder le contact efficacement avec leurs lecteurs. Une grande partie du potentiel des médias sociaux n’a même pas encore été découverte.

Nous vivons donc dans cette phase de transition, mais je pense que cela changera dans les 5 à 10 années qui viennent. Il se développera alors une sorte de degré de maturité notamment en termes de mesures des résultats.

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Médias Sociaux : Quand l’Asie s’éveillera ( @Joanne Jacobs ) was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Social commerce : définition et évolution (infographie)

question-smallRevenons un instant sur le terme de social commerce. Voici une infographie dédiée à ce sujet et présentée par le site startups.fm. Qu’y apprend on ?

  • Par social commerce on entend influence sur les achats et non forcément, comme cela s’est cru un moment dans les années 20101-2011, vendre directement sur Facebook. D’aucuns se sont lancés sur cette pente – CDiscount en France en 2010 par exemple – et on arrêté l’expérience ;
  • Le terme de social commerce a été inventé par Yahoo! En 2005, preuve à nouveau que la maturation des concepts digitaux prend bien une dizaine d’année ;
  • On y voit aussi les disparités du ecommerce dans le monde. Pas une nouveauté pour les lecteurs de Visionary marketing ni de la communication digitale expliquée à mon boss, mais une confirmation. L’Europe, vu sa taille comparativement à l’Asie se débrouille bien. Notons aussi qu’à vue de nez (en reprenant les chiffres de la FEVAD) la France le royaume uni et l’Allemagne représentent à eux 3 environ 50% du commerce en ligne européen ;
  • Les taux des utilisateurs influencés par les avis des internautes sur les médias sociaux y compris la vidéo tournent autour de 75% en déclaratif ;

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Social commerce : définition et évolution (infographie) was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

4 recettes infaillibles pour rater sa stratégie de contenu Web (« brand content »)

book-new-large_thumb.jpg La sélection du jour est celle de l’article de  Nathan Mendenhall, un pro des médias sociaux de l’agence THAT Agency à West Palm Beach, en FlorideLa liste de Nathan me paraît tout à fait pertinente, et résume les erreurs les plus communément commises par les entreprises dans leur stratégie de contenu. Ce que j’ai décrit comme la catégorie des « zombies », il y a peu de temps une présentation lors d’un événement organisé par scoop’it sur le sujet du marketing et de la stratégie de contenu à l’institut national est communication à Paris en juillet. Le marketing de contenu est en effet entré dans les mœurs de la plupart des entreprises, nous n’avons plus besoin en 2014, sauf exception exceptionnelle, de justifier la nécessité de construire un contenu de qualité, il s’agit même d’une porte ouverte à ne plus enfoncer, n’en parlons plus. Une fois établie cette nécessité du « bon contenu », reste à savoir pourquoi, surtout et pour qui on l’écrit. Ces questions, aussi basiques soient-elles, trouvent, admettons-le, rarement une réponse dans les entreprises qui se lancent à corps perdu dans le contenu Web. Ceci d’autant plus qu’il faut se reposer cette question régulièrement en fonction de l’évolution tu lectorat et de l’environnement. Explications…

Stratégie de contenu Web en entreprise : trop souvent une logique floue !

Stratégie de contenu Web en entreprise : trop souvent une logique floue !

Comment rater sa stratégie de contenu Web en 4 étapes

  1. Ne résolvez aucun problème : Il s’agit peut-être d’un des défauts les plus communs mais aussi les plus difficiles à expliquer à une entreprise. « Sur notre site Web nous ne parlons pas de problèmes, nous ne parlons que de solutions ! » Entendrez-vous souvent dire. Sauf que, vos utilisateurs, vos clients, vos écosystèmes, vos partenaires, vos lecteurs … cherchent, au travers des mots-clés et des moteurs de recherche, des liens, et des divers autres moyens d’accès à l’information, une solution à « leurs » problèmes. C’est ainsi qu’il faut orienter votre communication, en chassant de votre tête cet aspect a priori négatif du mot « problème ». Notamment en B2B, j’ai décrit ces démarches il y a déjà longtemps sur ce blog, une démarche classique de vente par la solution s’oriente sur le problème avant de se focaliser sur votre produit (Michael Bosworth, Solution Selling, 1982). C’est un passage obligé.
  2. N’utilisez pas d’images : Les images sont un point essentiel dans une stratégie de partage. Le souci dans le monde de l’entreprise, c’est que celles-ci sont soit trop standardisées, soit achetés à des banques d’images inintéressantes, soit trop orientées vers la marque. Il ne faut pas hésiter à recourir aux contenus générés par l’utilisateur, car en matière de photographie, cela est de plus en plus aisé. L’utilisation des photos et des images dans le domaine entreprise posent cependant un grand nombre de questions en termes de droit, il est préférable d’utiliser des images produites par soi-même en faisant bien attention aux droits de l’image. Pour cela nous vous renvoyons vers les différentes publications de Joëlle Verbrugge, experte attitrée de ce domaine en France.
  3. Ne vous adressez pas à votre communauté : Voilà encore un des problèmes les plus courants, je ne peux qu’être d’accord avec Nathan sur ce sujet. La plupart des entreprises ont un mal de chien à se mettre à la place de leurs lecteurs, qui, la plupart du temps ne sont autres que leurs clients, leurs prospects, leurs partenaires etc. Pour s’adresser à votre lectorat, il faut le connaître, le sonder, ou procéder par démarche intuitive, surtout si vous démarrez une activité, et dans ce cas, il vous faudra spontanément anticiper les sujets qui pourraient les intéresser; en suivant les retours, mesurant les impacts, analysant les échanges. Au fur et à mesure, sur le terrain, je me rencontre également de la démarche souvent très autiste de la production de contenu intérieur des entreprises, ceci étend d’autant plus impardonnable dans le domaine du B2B qui fonctionne en général par une logique de partenariat et d’échanges. N’hésitez pas à faire appel aux autres et à créer des communautés d’intérêt qui dépasse les pages Web. Le résultat pèsera positivement sur vous statistiques Internet.
  4. N’ayez pas de stratégie de partage de contenu appropriée :Lorsqu’on a répondu au problème décrit précédemment, que l’entreprise a corrigé tous ces travers, produit le bon contenu, s’adressant aux bonnes personnes, résolvant les bons problèmes, rien n’a pourtant encore été fait, tant  qu’une stratégie de partage appropriée n’a pas été mise en place. Or, c’est là aussi la première faiblesse des entreprises et du contenu de marque. D’une part, l’absence de réseau personnel ou son étroitesse, de la part des producteurs de contenu à l’intérieur de l’entreprise. D’autre part, le caractère parfois incestueux des partages autour des contenus de marque, souvent relayés par les employés, mais qui souffrent la plupart du temps d’un manque d’intérêt aux autres ou d’un manque d’engagement sur le partage extérieur. Souvent, cela s’explique aussi par un manque d’adaptation à chacun des canaux médias sociaux utilisés, ce que décrit Nathan dans son article de façon très précise.

un complément : ma présentation Scoop’it de juillet 2013 sur la stratégie de contenu (avec la vidéo)

Je vous laisse découvrir le reste sur le blog de social media today :

 

Your Content Marketing Strategy Isn’t Working on Social Media | Social Media Today

2013 was the year of changes for digital marketing.  We saw major shifts in the algorithms for Facebook and Google as well as developments in almost all other social media networks. Fundamentally, we are now forced to change from “hunting” down potential customers to “farming” and cultivating them until they are ready to convert. Since we are using the farming analogy, you might be wondering what we must use to cultivate the consumer-crop. Don’t worry; I’m not going to push the old “create quality content” mantra at you. That should be a given. What we DO need is quality content marketing strategies! These days having keyword rich content on your blog or website simply isn’t enough, you have to have a strategy to make it more find-able. You might be thinking that you can simply post your blogs to Facebook. WRONG! Social media users are used to be bombarded with blogs, so you have to be intelligent about your approach from start to finish. Even if you are thoughtful with your content and your distribution, there are still reasons why your strategy might not work. Let’s take a look at 4 commonly encountered pitfalls.

viaYour Content Marketing Strategy Isn’t Working on Social Media | Social Media Today.

4 recettes infaillibles pour rater sa stratégie de contenu Web (« brand content ») was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

médias sociaux : la prise de parole du « quidam » a révolutionné la communication (Olivier Cimelière)

Il y a quelques semaines, j’ai lu le livre de notre ami et confrère Olivier CimelièreManagers, parlez numérique !” publié aux éditions Kawa*. Olivier, Président de Heuristik communication, y dit des choses fondamentales, sans langue de bois (c’est un euphémisme) que les entreprises doivent désormais apprendre à mettre en œuvre, au-delà des discours. Je l’ai interviewé afin d’en savoir plus et de le titiller sur quelques points trouvés dans son livre.

* transparence : Kawa est aussi notre éditeur

Interview d’Olivier Cimelière – Managers parlez numérique !

Pour résumer mon livre en une seule phrase, je dirais que ce livre, traite des 10 bouleversements principaux que les médias sociaux et plus généralement la communication digitale introduisent dans la communication des entreprises et des dirigeants.

Qu’est-ce qui a changé avec les médias sociaux et qui a été bouleversé dans la communication ?

Beaucoup d’éléments ont été bouleversés, mais sans conteste l’élément le plus important et le plus brutal pour beaucoup de gens a été la prise de parole du quidam. Il s’agit de personnes qui auparavant ne s’exprimaient pas. On est dans des communications unilatérales, avec les sachant qui parlait à ceux d’en bas, aujourd’hui ceux d’en bas, non seulement conteste ce don, mais en plus ils expriment ils font entendre leur voix. Et ceci fait voler en éclats tous les schémas de communication traditionnelle. Le ton en plus ce n’est pas toujours très policé, on est parfois dans le brut de fonderie, dans la mauvaise foi aussi, mais cela a eu le mérite d’ouvrir des portes, de laisser entrevoir de nouvelles choses, et à des experts, des gens qui avaient des choses valables à dire, mais qui n’avait pas forcément les moyens de le dire, de faire savoir d’autres, de se positionner sur ce terrain de jeu, et de devenir à leur tour des influenceurs.

verypresstrip
Même si cette vidéo est un ODni (objet digital non identifié en provenance d’un service de RP qui s’est fait plaisir) elle est révélatrice d’un monde qui change. Il ne manque plus qu’à appliquer la leçon sur le terrain:    VERY PRESS TRIP – Bande Annonce VOST par l’agence So Bam on Vimeo.

Est-ce qu’on peut y échapper ?

C’est le souhait de certains, de reculer l’échéance, de contourner, d’y échapper, ou d’essayer de dupliquer les bonnes vieilles méthodes sur ce nouveau terrain de jeu, mais quoi qu’il en soit, non, c’est inexorable, ça va continuer, les gens vont se professionnaliser et ils vont continuer à s’exprimer. Le niveau de savoir a augmenté aussi, car on a accès aujourd’hui à un grand nombre d’informations. Ce qu’il reste à faire à ses acteurs traditionnels aujourd’hui, c’est de changer leur posture, d’écouter ces nouvelles personnes qui les interpellent, dialoguer avec elle, et de d’essayer de tisser de nouveaux modes relationnels. Celui qui voudra y échapper, pourra essayer, mais dans ce cas-là, il risque tout simplement de passer pour quelqu’un de suspects, car à vouloir être silencieux et se cacher, on vous prêtera forcément de mauvaises intentions.

Les gens qui font de la « communication à la papa », s’ils continuent d’appliquer leurs bonnes vieilles méthodes, vont aller dans le mur directement.

David et Goliath

Goliath, c’est ce que je mentionnais au début de cette interview, c’est ce qui avait accès à la parole, ce que j’appelle dans le livre cette oligarchie de la parole, c’était principalement les dirigeants, politique et économie, les grandes entreprises, les marques les médias, les quelques experts de renom, cela s’arrêtait là. David, c’est tous les autres, ce sont tous les petits qui ne s’exprimaient que comme ils pouvaient, en écrivant ou courrier du lecteur d’un journal, en téléphonant sur la ligne du service après-vente, on les entendait pas beaucoup. Aujourd’hui, ces se David, qui peut s’exprimer, il suffit d’un tweet pour cela. Et cela suffit pour faire vaciller une grosse marque et créer un Bad buzz ! Mais l’Goliath ne sont pas morts, ils peuvent tout à fait intelligemment comprendre simplement que la posture doit changer, un bon exemple et ses Nestlé, qui s’est fait « ratatiner » il y a 3 ans par Greenpeace par une attaque virale d’une puissance incroyable, et que justement ils avaient réagi selon les bonnes vieilles méthodes en envoyant les avocats. Aujourd’hui, ils ont installé une war-room, qui écoute en permanence le Web et les médias sociaux et qui interagit avec les gens. Alors tout n’est pas parfait, mais en 3 ans ils ont été capables d’accomplir cette mue, et cela montre bien que cela n’empêche pas à être Nestlé de continuer à être ce qu’ils sont.

Est-ce qu’on change le produit aussi ?

C’est là le piège, car être présent sur ces espaces n’est pas seulement ouvrir une page Facebook, et dire seuil et je suis digital ! C’est aussi d’adapter la culture qui va avec, c’est ça le grand problème aujourd’hui, la mutation, dans la posture les attitudes est loin d’être achevées !

La communication interne va disparaître

C’est un peu radical, mais moi je le pense, car là aussi je pense que le public interne a été longtemps négligé par les entreprises et leur management tout simplement parce qu’on partait du principe que les salariés c’était un public HT acquis, dans le meilleur des cas, ou en tout cas un public captif, car ils ont un emploi et n’ont pas envie de perdre, mais c’est fini ce temps-là. Les gens sont très informés savent beaucoup de choses ils connaissent l’entreprise, et sont capables de décoder la parole du dirigeant, et ils sont capables aussi de s’exprimer sur l’entreprise. Donc on a tout aussi intérêt d’avoir une posture de dialogue de conversation pour que les salariés, au lieu de devenir des râleurs, deviennent des ambassadeurs. Spontanément, ils sont enclins à le faire.

Journaliste blogueurs : la guerre ?

Je pense qu’il faut dépasser l’affrontement blogueurs et journalistes. C’est vrai que les blogueurs ont été très mal vu au début par les journalistes à ce qu’ils avaient l’impression de se faire un peu piqué leur boulot. Mais pour moi ils sont complémentaires. Les blogueurs ont des expertises à faire savoir, les journalistes ont la capacité, car c’est leur métier, d’enquêter, de contexte lisait, de regrouper, ce qu’un blogueurs ne peut pas toujours faire, car bien souvent il a un métier à côté, et il n’a pas forcément été formé pour cela. D’ailleurs on le voit aujourd’hui, plein de médias accueil des blogueurs dans leurs colonnes numériques, et ont compris que c’était plutôt un partenariat éditorial qu’il fallait faire, que passer son temps à se montrait du doigt. Il y a encore le côté « casse » de certains journalistes, mais il va résister de moins en moins, car la nouvelle génération de journalistes et totalement numérique, et pour eux, le papier et même à la limite de l’ovni, cela va s’estomper. Et maintenant, les rôles sont identifiés, et cette comme avant, quand les premiers journalistes TV sont arrivés dans les conférences de presse, les gens du papier les regardaient avec un mépris total car c’était la télé ! Aujourd’hui, plus personne ne songerait à cloisonner les gens de la télé du papier.

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