les pros du Web de ch’Nord seront tous aux Journées du contenu web à Lille les 21-22 mars 2013

Journées du contenu web - web analyticsJe relaie l’annonce de ce superbe événement organisé par Eric Delcroix auquel j’aurai le plaisir de participer … bon ! je retourne finir ma présentation … que je publierai en ligne sur Slideshare le 22/03/2013, jour de mon intervention (pour ceux que cela étonnerait que j’écrive en Ch’ti, je précise que, bien que Breton, j’ai vécu dans le Nord très longtemps et que je suis un heureux diplômé de Skema Lille)
Journées du contenu web – web analytics

Alors que la 1er journée des contenus web à Lille est consacrée à la création de contenu pour le web et la matinée de cette journée au référencement sous toutes ses formes, l’après-midi de la seconde journée est traditionnellement réservée au Web analytics. Nouveauté de cette année, Elle sera suivi d’une conférence de cloture par Yann Gourvennec, visionarymarketing. co-fondateur de Media Aces et auteur avec Hervé Kabla de Les médias sociaux expliqué à mon boss en début de soirée.

Bouton-inscription-2

Nous avons voulu gardé un fil conducteur entre les 2 journées, aussi, des rédacteurs web interviendront également ce 2e jour lors de certaines tables rondes ainsi que des référenceurs à l’image de ce qui se fera la veille avec la présence de référenceurs…

La journée du 22 mars débutera à partir de 9 h (les horaires  : 9 h – 12 h avec une pause vers 10 h 30 et de 13 h 30 – 16 h 30 avec une pause vers 15 h. N’oubliez pas également la conférence de cloture entre 18 h et 20 h.

Nicolas Malo a du déclarer forfait dans l’organisation cette année de son WACAMP comme il l’a expliqué dans son blog ! Cependant, Nicolas avait déjà travaillé sur l’organisation de sa partie et il sera présent lors de cette après-midi analytics 😉 Reconnaissons le, nous avons tiré profit de son travail !

Le programme des web analytics

  • Table ronde : l’avenir de l’analytics (13 h 30 – 15 h) Quel est l’avenir à terme de l’analytics ? Pour mesurer quoi ? Et certainement que la question « big data » sera posée ? est ce que les référenceurs vont s’approprier le métier ?
  • Atelier conférence de Nicolas Malo (15 h – 16 h 30… prévoir 17 h, Nicolas, co-auteur du livre Web Analytics est aussi bavard 😉
  • En parallèle, tout le long de l’après-midi, un enchainement de 6 à 8 mini conférences avec des cas pratiques, etc. complétera le programme.

Intervenants confirmés (la liste n’est pas exhaustive, nous la complétons au fil des jours)

  • Nicolas Malo
  • Aurélien Bouchard
  • Jean-Baptiste Gabellieri
  • Julien coquet
  • Sébastien Monnier

N’oubliez pas qu’il est impératif de s’inscrire par exemple depuis la page comment s’inscrire de ce site, car les places seront comptées comme chaque année !

En soirée, vous aurez le privilége et le plaisir de pouvoir écouter Yann Gourvennec, visionarymarketing. co-fondateur de Media Aces et auteur avec Hervé Kabla de Les médias sociaux expliqué à mon boss. Profitez de la page d’inscription pour vous inscrire à cette conférence en soirée.

les pros du Web de ch’Nord seront tous aux Journées du contenu web à Lille les 21-22 mars 2013 was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

retour (utile) sur la définition des médias sociaux

eye-large.gifLa sélection du jour, c’est l’article de Thomas Jammet de l’agence 71Signe qui revient sur la définition des médias sociaux et cite bon nombres d’ouvrages sur le sujet dont le nôtre : Les médias sociaux expliqués à mon boss. La tentative est loin d’être idiote. Un nom (encore plus un nom composé) est porteur de sens. En changeant le vocable « Web 2.0 » en « Social Media », la « communauté » (il est difficile de savoir qui a défini ce nom pour la première fois, mais voici un des textes fondateurs, peut-être le premier, qui donne d’ailleurs une drôle de définition en exergue…), a de facto reconnu un certain nombre d’évolutions des médias sociaux :

photo http://antimuseum.com
photo http://antimuseum.com
  1. Web 2.0 faisait référence au Web, pas les médias sociaux . C’est que la prédominance du Web mobile (aujourd’hui, environ 20% des visites en moyennes sur les sites que j’ai gérés) se fait pressante ;
  2. En incluant le vocable SOCIAL, le Web collaboratif devient le point focal du partage. Le Web 2.0 était plus le reflet d’expériences de startups, et comportait aussi des éléments technologiques (rss, client léger,…) qui tendent à être pris pour argent comptant ;
  3. En insistant sur le « média », le terme veut dire 2 choses : a) la reconnaissance du Web collaboratif comme nouveau média, comme cela s’est vérifié maintes fois, notamment via Twitter qui devient, on peut d’ailleurs critiquer certaines dérives, un mode d’information même pour les professionnels de l’information. « L’information circule sur Twitter » entend-on, ce qui fait réfléchir… b) le média, c’est aussi un medium de publicité. Le changement de vocable est aussi le signe de la monétisation des médias sociaux, sujet devenu central dans le développement de certaines plateformes, comme Facebook, sommées par leurs actionnaires de monétiser vite et beaucoup (au détriment de l’ouverture de leurs API et du respect, parfois, de leurs utilisateurs).

Voici l’article de 71signe, qui a aussi produit un livre blanc sur lequel nous reviendrons bientôt.

71Signe Experience » Médias sociaux : une esquisse de définition

La curiosité et l’enthousiasme que suscitent les médias sociaux sont à la hauteur de la difficulté de leur appréhension et de leur définition. Peut-on éclaircir en une phrase ce que recouvre ce concept fuyant ? Petit tour d’horizon (non exhaustif) de quelques propositions courantes, disponibles sur le web.

Faire le tri

Trois éléments transversaux caractérisent tous les médias sociaux : le support technologique nécessaire à l’existence et à l’évolution de ces nouveaux outils d’information et de communication, l’interaction sociale qu’ils favorisent ou facilitent par rapport à d’autres médias, et la création de contenu par les utilisateurs (user-generated content, abrégé UGC), qui les singularise et contribue à leur intérêt en même temps qu’elle brouille les rôles culturels traditionnels du producteur, du diffuseur et du consommateur.

Si ces trois caractéristiques centrales font l’objet d’un consensus parmi les théoriciens et praticiens du web, elles ne permettent pas encore l’établissement d’une définition unanime de ce que sont concrètement les médias dits « sociaux ». Ces dispositifs offrent certes un accès plus direct, par rapport à des formes plus « classiques » de médias, à l’expression et à la modification du contenu qu’ils véhiculent. Mais leur diversité, tant en termes de supports que d’usages effectifs, les rend difficiles à subsumer sous une étiquette unifiante.

[…]

via 71Signe Experience » Médias sociaux : une esquisse de définition.

retour (utile) sur la définition des médias sociaux was last modified: mars 14th, 2013 by Yann Gourvennec

Harlem Shake, nouvelle forme de communion universelle ?

La sélection du jour …

C’est l’article du Monde d’hier, que le quotidien a généreusement mis en accès libre aujourd’hui sur son site. Le sujet en est l’inévitable – hélas ? – Harlem Shake, non pas la danse des années 1980, mais le phénomène de société (meme) de cette année dont une des premières sources revendiquées est celle de ce groupe de japonais (photo ci-dessous).

harlem-shake

Les exégèses sont nombreuses et les historiques – probablement farfelus – aussi (ici et ). Ce qui est certain, c’est que le feu de paille de cette nouvelle folie de l’Internet est indéniable, comme en témoigne cet extrait de Google Trends partagé par knowyourmeme.com

harlem-shake-buzz

Mais en dehors du fait que nous devions réécrire entièrement notre chapitre sur les buzz et ces phénomènes de partages frénétiques sur Internet pour le compte de notre prochain livre, je me pose la question de la raison sociologique de ce genre de phénomènes. Car si on nous explique le “comment ?” et le “quand ?” et le “où ?”, le “pourquoi?” fait cruellement défaut.

  1. pourquoi un “meme” surpasse-t-il tous les autres ? alors que rien ne le distingue d’un autre (après tout, ce n’est pas plus drôle que ça !)
  2. pourquoi les “memes” se multiplient-ils ?
  3. qu’est-ce qui pousse la planète à se passionner pour des clones de phénomènes a priori vides de sens.

Quelques explications sauvages qui me viennent à l’esprit et que je livre à votre sagacité :

  • la créativité : les memes sont un moyen de création aisé qui permettent à tous d’exercer leur créativité sans avoir à inventer un sujet (on prend un sujet et on élabore à l’infini : si on ne sait pas créer, on se contente de partager, cela est valorisant. Or, on le sait depuis longtemps, la création sur les espaces collaboratifs est limitée à quelques privilégiés qui sont moins de 1% de la population totale.
  • la communion : ces danses me font penser à des danses rituelles et initiatiques, à la manière du Vaudou, avec les mêmes symboles sexuels, et permettent à un groupe de se lâcher à la limite de l’interdit social, tout en étant toujours dans les clous (il y a finalement peu d’excès, on voit même des parodies de parodies qui restent très en deça de la pornographie qui, de toute façon, est censurée par les réseaux sociaux comme l’a montré pour la photo le magazine réponses photos de ce mois-ci).
  • la sédition : la chanson commence par une voix en Espagnol qui dit “con los terroristas” ; peut-être s’agit-il aussi d’un phénomène de rejet de la société de la peur générée par le 11 septembre 2001, peur qui nous suit depuis plus de 11 ans maintenant.
  • la politique : rejoint le point précédent, il est intéressant que des jeunes égyptiens et tunisiens utilisent la chanson et la danse contre les mouvances salafistes, qui peuvent être – par certains et sans que je prenne parti – considérées comme “terrorisantes”. Dans ce cas “con las terroristas” peut-il sans doute se comprendre comme étant une réaction des terroristes des terroristes ?

Le Harlem shake (lui-même un meme d’une danse plus ancienne), est sans doute difficile à analyser, mais voilà certainement un véritable phénomène de société, qui n’est pas neutre. Peut-être que nous pouvons également avancer que dans un monde difficile à comprendre et qui perd son sens, ce genre de partages non signifiants vient souligner ce malaise et est peut-être un appel à la raison et au sens.

… l’article du Monde qui a déclenché ces réflexions

Une épidémie de Harlem Shake secoue la planète (Le Monde du 11/03/2013)

C’est le nouveau phénomène Web planétaire. Le Harlem Shake, cette bombe choré-musicale – assemblage de danse, de musiques urbaines, de tradition carnavalesque –, a véritablement explosé en un mois sur la Toile, suscitant quelque 50 000 versions postées un peu partout dans le monde sur YouTube et générant plus de 30 millions de vues.

Cette mode a même pris une tournure politique, servant de prise de parole pour des mouvements en rébellion contre le pouvoir. Comme en Chine – sur la question du Tibet –, ou bien encore en Tunisie et en Egypte où les jeunes révolutionnaires du « printemps arabe » s’empoignent sur leur droit ou non à faire leur Harlem Shake.

via Une épidémie de Harlem Shake secoue la planète

Harlem Shake, nouvelle forme de communion universelle ? was last modified: mars 12th, 2013 by Yann Gourvennec

Conférence Media Aces LIVE : 18/02 à 11.30 précises – #SMWParis

Pas pu vous inscrire à la conférence Media Aces du 18 février 2013 ? Ce n’est pas grave. Grâce à SMW Paris, vous pourrez vous inscrire au live stream en cliquant sur le graphique ci-dessus. Début de la conférence : 11.30 CET (heure de Paris).

lesmediassociauxdansvotre assiette

Conférence Media Aces LIVE : 18/02 à 11.30 précises – #SMWParis was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

organisation et mobilité – le Web social en 10 questions (7-8)

mobile-largeSuite de la version intégrale de l’interview que je donnais dans le n° spécial de Marketing Magazine intitulé “Marketing [R]évolution” et qui préfigure ce que sera notre futur ouvrage Le Marketing Digital Expliqué à Mon Boss qui sortira mi 2013 aux éditions Kawa. Voici l’intégralité des 10 questions qui m’ont été posées, en 10 épisodes. Il faudra taper http://bit.ly/wsocial10 pour rassembler tous les articles.

7. Qui doit gérer les nouvelles technologies au service du marketing dans les organisations ? Un service transversal ? ou un département marketing social ? Social et mobile ?

Avec Hervé Kabla, nous avons répondu de façon assez détaillée à ce point dans notre ouvrage les médias sociaux expliqués à mon boss. Il s’agit de l’affaire de tous. Les médias sociaux ne peuvent rester enfermés dans une petite entité qui les confisquerait au reste de l’entreprise. Les départements dédiés aux médias sociaux devraient se voir comme des facilitateurs et des acteurs de changement au service de l’intégralité de l’entreprise, et non comme des services de publicité qui se contentent de briefer des agences en comptant leurs fans.

[Pour ne pas prêcher dans le désert, le Web social doit être l’affaire de tous !]

8. Quelle place pour le mobile qui vit une période charnière (explosion des mobinautes, etc.) ? Le marketing mobile devient-il réellement aussi social et local ?

Le Web devient mobile, le Web est mobile, c’est un fait. En moyenne sur les sites que je gère j’observe une consultation par mobile qui a dépassé les 15%. Le mobile et la tablette sont donc un passage obligé et c’est compréhensible car ils répondent à une demande d’usage, qui souvent n’est même pas une demande de mobilité. Ainsi la vaste majorité des tablettes est utilisée depuis la maison. Ceci pose aussi un certain nombre de contraintes aux concepteurs d’applications et de sites compatibles (une technique connue sous le nom de responsive design qui permet d’afficher des sites sur tous les mobiles sans concevoir d’application spécifique). Il faudra régler ces contraintes rapidement car la demande est là.

Enfin, oui le mobile ou la tablette deviennent un instrument incontournable du commerce en ligne et click and mortar comme on l’a vu précédemment.

organisation et mobilité – le Web social en 10 questions (7-8) was last modified: février 14th, 2013 by Yann Gourvennec