Qu’est-ce que le « Digital » ? définition en vidéo

La sélection du jour …

  • tv-smallC’est cette vidéo glanée sur le thème “Le Digital est-il en train de réinventer le Marketing ?” que j’ai trouvée sur le blog de mon ami Hervé Kabla. Il s’agit d’une conférence qui s’est tenue à l’ESSCA d’Angers. Les intervenants de cette conférence du 8 février 2013 étaient les suivants :
  • Laurent Butery , Enseignant à La Sorbonne, expert en parcours client (shopper) ;
  • Sébastien Caron, Directeur Général de Mixcommerce
  • Bertrand Jonquois, Président fondateur de Go Shop.com et expert en marketing mobile
  • Hervé Kabla, Directeur Général de Be Angels, et expert en Médias sociaux
  • Edouard de Miollis, Directeur Webmarketing de Fnac.com
conférence à l’ESSCA sur la définition du digital

… même si à part Hervé je ne suis pas capable de vraiment les reconnaître de loin. Alors qu’est

  • c’est la culture … et la transformation des organisations ;
  • c’est un sujet dont on parle car les agences de communication s’en sont emparé
  • c’est la techno informatique et la dématérialisation et notamment des paiements
  • c’est le 5ème P du marketing mix qui ajoute la dimension “personne” ;
  • c’est le prix … dont les baisses deviennent parfois inquiétantes ;
  • c’est … pareil car le consommateur ne fait plus la différence et la marque doit être présente sur tous les canaux … y-compris sur Facebook ;
  • c’est la connexion de tous les terminaux, en tout temps et en tous lieux, le “ubiquitous computing” ;
  • c’est la fin du travail qui devient une survivance du passé (du moins dans cette forme et sous la forme du salarial) et les inventions digitales du futur ne seront pas consumériste) ;

et dans la réalité, le digital c’est un peu tout ça à la fois et avouons-le … un concept bien délicat à définir, comme en témoigne cette superbe carte ultra confuse (et interactive) de nos amis de Gartner.

Tech Tool Tourist: Gartner's Digital Marketing Transit Map

Qu’est-ce que le « Digital » ? définition en vidéo was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

Internet des objets : « nouvelle ère de l’électronique grand public » #g9plus

La réunion annuelle du g9+ du 26 novembre 2013 était un must pour moi car elle était dédiée aux objets connectés et le panel des intervenants était de très haut niveau. J’étais donc là au premier rang pour faire mon compte rendu. La « France est bien placée pour devenir leader dans le domaine des objets connnectés » a dit Luc Bretones dans son introduction. Ces objets connectés, on en parle depuis longtemps, et je me souviens même avoir organisé, avec Rafi Haladjian, un petit déjeuner du Web en tout début 2010. Plus récemment LeWeb12 de Loic Le Meur a été dédié à l’Internet des objets. Mais la situation a beaucoup changé depuis lors. Allez à la FNAC et à côté des cafetières électriques (soupirs) vous avez un rayon complet d’objets connectés.

Depuis quelques semaines, je mesure mes pas, mes km et mon sommeil avec ihealth, très pratique pour voir si vous faites assez d’exercice. cela a été une véritable découverte pour moi, je pensais que ces objets connectés étaient pour les poseurs, mais j’ai appris des choses importantes pour ma santé et mon bien-être … encourageant (un peu moins de 60€ à la FNAC)

On y est donc, enfin presque … Les objets connectés, quand on les essaie dans les premiers temps, c’est l’engouement ; puis vient la lassitude (si j’en crois Rafi et aussi mon expérience personnelle), puis la perception des limitations ; le modèle n’est pas complètement fini, mais on sent bien diffusément qu’un nouveau marché prometteur arrive, se crée, sans qu’on sache bien la direction qu’il risque de prendre : certains prônent le tout Smartphone, d’autres l’objet connecté indépendant (“wearable”), d’autres les deux … pas très facile d’y voir encore clair, même si, pour l’instant, comme l’indique Pascal Cagni, ce qui fonctionne, ce sont les objets connectés « qui résolvent un problème à la fois ». Mais ne boudons pas notre plaisir, ces objets n’en sont qu’aux balbutiements et on perçoit avec les intervenants et notamment cette superbe présentation de Pascal Cagni, que l’Internet des objets (IOT ou Internet of Things en anglais) est bien en passe de devenir un des marchés High-Tech majeurs du futur. Voici ce que j’ai retenu de mon passage à la maison des arts et métiers hier soir place d’Iéna :

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l’introduction par Luc Bretones

Pascal Cagni : a dirigé Apple en Europe, au moyen orient en Inde et en Afrique

« J’ai eu la chance de vivre les différentes époques, du PC et d’Apple, et ce qui me tient à cœur ce sont les 5 ans d’expérience à Angers où on a repris un entrepôt et on en a fait le leader du PC en Europe. Malgré l’épopée Apple c’est ce sont j’ai été le plus fier » a-t-il annoncé dans son introduction. « Puis je suis arrivé chez Apple au moment où l’action était divisée par 2 et en Octobre 2001 on lançait l’iPod et le reste est connu » a-t-il ajouté.  Puis Pascal a rejoint une « vraie industrie », le DIY, puis Vivendi. De manière plus personnelle il investit aussi sur la curation (pour lui un secteur en plein essor) et la musique et aussi l’Internet de objets (Nest aux US et Netatmo en France, qui sont pourtant concurrents).

Une nouvelle ère de l’électronique grand pubic

Pascal Cagni, chiffres en mains, nous décrit un nouvelle ère de haute technologie grand public : « sur les nouveaux devices, on vit une nouvelle ère de l’electronique grand public à cause de l’Internet mobile. Il y a 1.5 milliards de smartphones aujourd’hui et on passera à 4 milliards en 2020 selon Pascal. Dans 3 ou 4 ans une personne sur 6 dans le monde aura une tablette. Et il y en a déjà 327 millions a aujourd’hui. « C’est bien mais ce n’est pas suffisant car il y a aussi la couverture 4G à réaliser. En 5-6 ans l’industrie des applications est de 5-6 milliards de $ ». Tout ceci pour montrer que nous sommes face à un énorme potentiel, Pascal a assez insisté sur ce train qui démarre et que nous ne devons pas rater.

Surtout en Europe ! Car si nous avions pris une avance sérieuse sur l’introduction de la mobilité 1 et 2G, selon pascal Cagni, « nous (l’Europe, NDLR) avons perdu cette bataille du matériel mobile en Europe » aujourd’hui. La couverture 4G est en retard elle aussi. « L’Europe a eu un très bon départ en 2007-2009, mais elle n’est pas leader aujourd’hui ». Mais ne perdons pas espoir, il y a selon Pascal de l’optimisme et des signes technologiques encourageants que l’Europe pourrait saisir :

  • Le Bluetooth low energy permet de faire 99% de gains d’économie
  • La nanoisation des composants fait qu’on est de plus en plus petits. Il y a des gros mastodontes qui ont raté le mobile et qui se précipitent sur le Nouvel environnement
  • Les composants deviennent aussi beaucoup moins chers
  • IPV6 nous ouvre aussi beaucoup de possibilités avec 34 milliards de milliards de milliards de milliards ou 2 puissance 138 adresses … c’en est fini la restriction de l’ipv4, on peut connecter tout et n’importe quoi (même si cela a fait bondir Rafi Haladjian qui ne voit pas trop d’intérêt à cette démarche purement techno)
  • C’est ce qui permet d’arriver à une nouvelle industrie des objets connnectés

Ce à quoi nous assistons, « c’est une troisième phase de l’Internet ! On a raté la deuxième mais nous avons aujourd’hui la possibilité de tirer profit de cette nouvelle vague » a poursuivi Pascal. Le iOT sera plus important que le marché du mobile a dit encore dit.

Le smartphone le futur hub de l’iOT

La capacité à porter un bracelet pendant 2 ou 3 mois est limitée, selon les participants, et je confirme, car j’ai craqué au bout d’une semaine. Alors « il faut se baser sur le smartphone car les usages sont là ». Le smartphone, on le prend partout et il est partout et c’est aussi un appareil très personnel. On regarde en moyenne 150 fois son smartphone dans la journée a annoncé Pascal, même si au G9plus, surtout ce soir là, nous aurions pu ajouter un zéro !

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Wearable ou Smartphone … that is the question!

Les « Wearables » (objets connectés portables)

« 72% de ces actions pourraient réaliser ces tâches à partir de « wearables » déclare Pascal. Mais Apple ne semble pas prêt à lancer ce genre de produits aujoud’hui selon lui, faisant référence aux nombreuses rumeurs sur la montre iPhone. Les « wearables » seront ils le futur du Web ? C’est là la question. Rien que sur ce segment là on parle d’un business de plus de 50milliards de dollars en 2016-2017 selon Crédit Suisse.

Le IOT révolutionnera transports et parking

Le IOT révolutionnera le parking aussi. A Londres on peut déjà utiliser le « pay by phone ». « Bientôt on pourra aussi savoir où sont les places libres » prédit Pascal. Et Google est aussi en train de prendre le lead sur la voiture intelligente (ce rêve là, je m’en souviens, je l’ai rencontré la première fois dans un numéro de Science et Vie de la fin des années 1970… c’est dire que de la science fiction à la réalité …). Le IOT va également créer une rupture dans le monde de l’assurance avec des objets connectés et on devrait atteindre un marché de 55 milliards de $ rien que dans le monde de la voiture, à horizon 2015. Tous ces chiffres mis bout à bout commencent à faire une belle somme !

La maison connectée… enfin !

Pascal Cagni pense également que la maison connectée verra enfin le jour grâce à l’iOT. Vidéo surveillance, alarmes à la maison, gestion du jardin à distance … Tout cela peut paraître anecdotique mais la technologie va aussi au delà en régulant la qualité de l’air dans les maisons, un élément crucial pour la santé des citoyens (c’est le travail fait par netatmo, une société française, qui a créé un thermostat connecté au smartphone). NB : pascal Cagni a investi dans netatmo mais aussi dans son concurrent américain Nest … on n’est jamais trop prudent.

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Pascal Cagni au pupitre

La santé n’est pas en reste

La santé est même certainement le domaine où les « wearables » ont eu le plus tôt le vent en poupe. Il a beaucoup été fait mention de Jawbone lors de cette conférence, qui semble avoir créé le buzz, et comme souvent, l’auto-propéthie des marchés High Tech fait que quand on en parle beaucoup, on en achète beaucoup … même quand on ne comprend pas toujours à quoi ça sert. Dans ce domaine de la santé on pourrait envisager, selon Pascal, 26 milliards de $ à 2016.

 

Tous ces chiffres mis bout à bout cela fait beaucoup ! Bien sûr il y a la question des normes et du respect de la vie privée. Mais on peut être sûr que le IOT va changer le marché et pascal Cagni ne voit pas ce marché rester au mains de quelques géants mais au contraire créer une vraie opportunité pour la France qui a des ingénieurs de talent, et déjà 60000 expatriés dans la Silicon Valley (il ne faut pas perdre le Nord, c’est là que ça se passe). Et on a aussi des leaders comme Parrot, Withings … Même si on a encore peur des entrepreneurs en France. Une revue des investissements High Tech montrée par Pascal Cagni donne des résultats en demi-teinte : 36% des investissements vont au RU, 22% seulement en France, mais cela reste le 2ème pays d’Europe. Certes, mais « Berlin explose » selon Pascal, ce n’est pas seulement du buzz. Nous avons des atouts, ce n’est pas une information, mais il ne faudra pas les gâcher… ce n’est pas une information non plus.

Reste à l’avenir de vérifier si tous ces chiffres de marchés sont confirmés par les faits … je ne doute pas des prévisions d’investissement dans ces domaines, nous pouvons nous préparer à des échanges d’argent impressionnants.

Internet des objets : « nouvelle ère de l’électronique grand public » #g9plus was last modified: novembre 28th, 2013 by Yann Gourvennec

le marketing doit se réinventer ! #JNM2013 avec @Adetem

tout-savoir-sur-le-marketing-est-mort-vive-le-marketingJ’ai assisté à la dernière présentation de la journée des JNM de l’adetem qui cette année a eu lieu à l’espace Pierre Cardin à Paris. Cette conférence faisait suite au lancement du nouvel ouvrage de l’adetem aux éditions Kawa (NDLR: également mon éditeur) sous la direction de henri Kaufman est dont le titre est « le marketing est mort, vive le marketing ! » Ce livre est basé sur le « manifeste du marketing » qui a été initié par l’association, et auquel j’ai participé.  Le manifeste est repris dans le livre dont vous trouverez la couverture et le lien associé. Chacun des intervenants a expliqué sa vision propre de l’évolution du marketing, d’un marketing qui est malmené par des consommateurs devenus consommacteurs (le jeu de mot est éculé mais il n’a probablement jamais été aussi vrai) mais aussi, et c’est un paradoxe, au moment où ces consommateurs sont devenus de plus en plus capables d’interagir directement, jamais le marketing ne semble avoir autant oublié de faire ses gammes, et de respecter l’éthique du métier. Sans parler de l’écoute du consommateur qui selon nos intervenant fait défaut, malgré la technologie. Ce marketing, dont tous les participants ont insisté sur l’image déplorable et les ficelles très facilement détectables par les consommateurs, doit revenir sur ses fondamentaux, et redécouvrir le respect des consommateurs. Les entreprises doivent également rattraper le retard qu’elles ont pris sur leurs clients. Compte-rendu ci après avec mes notes en séance de ce débat animé de main de maître par notre ami et confrère François Laurent :

(note : il faut également noter, dans la foulée de cette conférence et de la sortie de ce livre, la sortie d’un site fondamental, sur lequel nous reviendrons bientôt, où l’Adetem et ses partenaires promeuvent le marketing éthique. Belle initiative dans la foulée de la charte de l’éthique que j’ai signée il y a quelques années pour le compte de Media Aces).

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Une table ronde très intéressante, même si les participants étaient un peu cachés par la table … heureusement, je les connaissais tous !

Le consommateur à la barre : il faut former la génération X !

imageHervé Kabla (beangels et coauteur avec moi de la communication digitale expliquée à mon boss) : Hervé a commencé la discussion en introduisant le changeant de paradigme qui peut paraître évident pour certains mais ne lest pas encore pour beaucoup. « Nous sommes en train d’assister à un changement extraordinaire entre les organisations et les publics. Où que soit ce public, la relation peut être maintenue et aussi, c’est le public qui est à la tête de la relation ». Celle-ci s’est donc inversée. C’est ce changement de paradigme qui est important pour Hervé. « Or, il y a encore des chefs d’entreprises qui n’en sont pas encore conscients et il y a donc une nécessité de former, non pas la génération Y, mais la Génération X ! » A-t-il poursuivi.

Xavier Charpentier (photo Paris 2.0)

Xavier Charpentier (consultant et ancien philosophe) a enchaîné sous les questions de notre compère François Laurent : mon métier est de travailler avec les consommateurs et il y a 3 choses qui paraissent importantes :

  1. Le marketing doit passer du marketing de la demande classique à un marketing de la rupture. la Poste (qui sert des clients qui n’écrivent plus !), Sosh (qui fait travailler ses clients) sont autant d’exemples de réinvention des métiers.
  2. On remarque aussi qu’on passe d’un marketing de la segmentation à un marketing de la fragmentation. Le bon coin coïncide avec le Bon marché et il faut gérer des cibles aussi différentes.
  3. Altérité : c’est un mot très important, il ne suffit plus de travailler avec des gens un peu différents, mais avec des gens très différents.

Emmanuel Mignot (patron de Teletech, opérateur de centres d’appels, blogueur et leader d’opinion dans le CRM avec cherclient) : « je travaille dans le marketing depuis 30 ans et je n’ai jamais eu de réunions de débriefing avec les responsables marketing des marques » a dit Emmanuel. « On parle du consommateur au centre mais le marketing en est absent« . Les call centers sont des choses qui n’intéressent pas beaucoup les directions générales selon Emmanuel et les réactions des clients sont instantanées mais les clients marketeurs n’utilisent pas ces interactions selon lui. « On (Teletech NDLR) alimente les bases en mécontentement et contentement du consommateur mais le marketing a manqué le CRM, est à la peine avec le e-business et souffre avec le big data » a-t-il ajouté. Les organisations ont construit une sorte de Mille feuille et le marketing a une opportunité pour donner une ligne directrice à ces actions. Il y a opportunité et nécessité stratégique. François Laurent a rajouté quant à lui que « malgré les outils technologiques les clients (marketeurs) sont autistes ».

imageFrank Rosenthal (blogueur et consultant, expert de la distribution) : dans la distribution,  les entreprises écoutent un peu plus les clients selon Franck. La relation client n’a pas toujours été traitée correctement par les distributeurs mais « il s’y mettent et ceux qui sont plus performants en CRM sont aussi plus performants en General ». Et il ajoute « On parle de Customer centric mais il est temps qu’on s’y mette« . Qu’est ce qui va changer encore ? « La distribution explose et n’est plus un passage obligé. Quand on pose la question aux français s’ils ramassent des objets sur les trottoirs, 38% répondent oui ! Ce n’est pas neutre. Le bon coin est aussi un gros distributeur de produits Ikea (revendus : c’est l’économie circulaire) … Les choses évoluent. Les hypers n’ont plus les plus gros choix. Amazon France a 107 millions de références ! Il faut aussi ajouter l’expérience au trio prix/choix/service. Avec une croissance faible, tout le monde devient concurrent de tout le monde. Starbucks achète des salons de thé par exemple. Enfin, les magasins doivent être réinventés, car les gens évoluent plus vite que les magasins. Il y a la digitalisatiońl à réactivité, lape réforma ce prix et tout cela est un cycle ».  On le voit, les changements ne sont pas minces dans ce secteur.

David Garbous (photo Les Echos) est directeur du marketing stratégique de Fleury Michon et à donné son point de vu d’annonceur : il est arrivé chez Fleury Michon en pleine crise de la viande de cheval. Il pense que “les reportages sur la qualité de la nourriture vont se multiplier” car selon lui il y a un écart grandissant entre l’imagination des clients et la réalité de l’après guerre qui a construit un système de production destiné à nourrir le monde. Il y a eu « une déviation par rapport à l’objectif de base » a-t-il ajouté. Chez Lesieur où il travaillait avant, sur les sauces, c’est marqué « aux œufs frais » mais la réalité est très différente de la vision marketing d’une poule qui gambade dans la nature. « Le marketing a dévié de la réalité et il faut maintenant rattraper les différences de perception par les  consommateurs« . Les consommateurs sont en attente sur des actions plus transparentes. Et il faut que l’on considère que cet écart là devra être réduit considérablement et c’est une opportunité fantastique pour le marketing pour arrêter de raconter de belles histoires, mais de vraies histoires. C’est comme ça qu’on crée les conditions de la croissance selon lui.

Quand les clients disent « c’est du marketing » ce n’est pas flatteur

David Garbous : les consommateurs décodent très vite. Pour reprendre la main et c’est stratégique, il faut remettre du sens et remettre en place la transparence et nous avons des outils pour le faire et quand on le fait ça marche !

Xavier Charpentier : quand on parle de marketing on imagine qu’il faut réinventer la roue mais il y a des démarches de pur bon sens qui doivent être menées. Il faut être ouvert à une démarche collaborative avec les clients et ceux ci sont même prêts de se. Prêter au jeu de la Hotline si tant est qu’ils aient une rémunération en retour.

Emmanuel Mignot : la conjoncture est mauvaise et les clients ont tendance à faire des économies sur le service clients car 8000 emplois vont être supprimés dans ce domaine. Or les marques doivent faire mieux au moment où elles devraient au contraire s’améliorer.  Les investissements en termes de service client devraient augmenter mais ils manque d’outils de mesure qui en montrent l’efficacité.

Hervé Kabla : les marques respectueuses vont pouvoir bénéficier de cette amélioration de la transparence. Zappos, pixmania, sont des marques respectueuses selon Hervé mais il y a eu débat.

le marketing doit se réinventer ! #JNM2013 avec @Adetem was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

CRM : les véritables étapes du vrai parcours client (en B2B et en B2C)

computer-large-newLa sélection du jour est double aujourd’hui : d’une part le renvoi un excellent article de Laurence Body sur l’expérience client, et une présentation que j’ai réalisée moi-même sur le parcours client, sur la base de compilations d’études et de réflexions personnelles. Le sujet de l’expérience client, et sa traduction en marketing Internet autour du parcours client, sont probablement les 2 buzz-words les plus cités de tout le marketing de l’Internet. (Précisons tout de suite que si ni le parcours client ni l’expérience client ne se limitent au marketing en ligne, notre propos ici est de faire un zoom sur ce domaine particulier). Or, 15 ans après le démarrage du commerce électronique, le mot le parcours client est à la bouche de tous les apprentis marketeurs, tout comme celui d’expérience client : cela fait bien dans les discours et montre que vous êtes un marketeur “centré sur le client” (si tant est que l’inverse existe) mais ces deux concepts ne sont absolument pas compris. Comme je me suis aperçu qu’il était difficile de faire passer ce genre d’informations assez complexes par oral, j’ai décidé de vous fournir un petit vade-mecum qui pourra vous être utile lorsque vous rencontrerez également ce genre de fausses barbes. Alors je sais, lutter contre les mythes peut se révéler assez épuisant, car quoi qu’on tente on trouve toujours des gens bornés qui refusent d’apprendre. Peut-être qu’en conséquence, une bonne méthode pour le professionnel consciencieux consiste à se servir des check-lists ci-après sans le dire, de faire correctement son travail, de servir ses clients et quand il se voit félicité pour son “parcours client”, d’acquiescer et de dire qu’effectivement, le graphiste a fait un bon travail…

Et voici la suite avec le billet de Laurence Body : Expérience client : de la théorie à la pratique | X+M Experience Marketing

Qu’est ce que l’expérience client ?

L’expérience client ce sont les produits et les services que votre entreprise propose et ce que promet votre marque. C’est ce que vos client ont pensé quand ils ont « essayé » d’avoir de l’information, d’acheter, d’utiliser votre produit et peut être de tenter de résoudre un problème. C’est aussi la manière dont ils se sont sentis après ces interactions : excités, heureux, rassurés ou nerveux, déçus, frustrés… L’expérience client est la façon dont vos client perçoivent l’ensemble des interactions avec votre entreprise.. Une fois qu’on a compris cela, on peut manager son entreprise de extérieur vers l’intérieur, en intégrant la perspective de vos clients dans chaque décision que vous prenez. Leur intérêt les amène à interagir avec vous au travers de vos efforts marketing, vos points de vente, vos sites internet et tous les circuits que vous gérez. Et cela les conduit à se forger des impressions de leur expérience –perceptions qui vont déterminer ce qui arrivera ensuite. Qu’est ce qui qualifie une le mieux interaction : c’est la réciprocité.

via Expérience client : de la théorie à la pratique | X+M Experience Marketing

CRM : les véritables étapes du vrai parcours client (en B2B et en B2C) was last modified: janvier 6th, 2014 by Yann Gourvennec

Un livre de marketing fondamental (collection B.A-BA chez Studyrama)

Le marketing fondamental (lien) est très demandé, nos statistiques nous le montrent tous les jours. Aussi, quand j’ai reçu le béat bas du marketing (édition ce qui dira ma) par Yves Pariot, j’ai pensé immédiatement que cela pourrait intéresser mes lecteurs. Voici une brève introduction de l’ouvrage et les liens pour vous le procurer. Un ouvrage bien utile, notamment pour les étudiants en recherche d’orientation.

Le marketing est une discipline protéiforme avec une myriade de spécialités, et aussi une forte propension à l’autocritique. Mais avant de dépasser les fondamentaux du marketing, encore faut-il les connaître ; un point moins anodin qu’il paraît, car aussi étrange que cela semble, il n’existe pas de définition figée du marketing (page 15), mais de multiples définitions. Le livre d’Yves Pariot revient donc sur ces fondamentaux autour de 6 parties :

  1. Découverte du marketing (définition, organisation) ;
  2. Le marketing stratégique (diagnostic, stratégie, plan d’actes qui ont marketing) ;
  3. Conception des produits et des services… (Mix marketing) ;
  4. Conception des offres (dans l’acception large, au-delà du simple produit, services…) ;
  5. Commercialisation des produits, services et offres.

Gérer son portefeuille

L’ensemble des fonctions marketing est donc évoqué ici, dressant un portrait-robot du métier, vite devenu un incontournable dans la panoplie de la gestion des entreprises (ce n’était pas encore le cas lorsque j’étudiais, même si les choses changeaient alors). Et ici, l’étudiant désireux de s’orienter, trouvera rapidement (en environ 165 pages), autour de chapitres brefs et synthétiques, les infos nécessaires la compréhension de ce métier, sa technicité et ses particularismes.

Le livre est fort bien conçu et décrit le jargon de la profession de façon très didactique. Parmi les nombreux chapitres voici quelques les points qui ont attiré particulièrement mon attention :

  • page 21 : différence entre B2B et B2C pour ouvrir l’horizon des étudiants qui ignorent le plus souvent, et à tort, les perspectives offertes par le marketing du business-to-business ;
  • Page 28 : l’explication sur le big data, un des secteurs en plein essor pour les jeunes désireux de trouver des débouchés sur ce marché ;
  • Page 33 : l’explication des tensions entre commerciaux et marketeurs, très bien vu… ;
  • Page 55 à 57 : les comparaisons des canevas stratégique entre marketeurs low-cost et traditionnels, particulièrement intéressant à mon avis (voir une capture d’image ci-dessous sur un cas fictif de cabinet de conseil low-cost qui viendrait concurrencer un cabinet traditionnel en en changeant les méthodes et les bases de coût) ;

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  • page 82. L’importance de la veille pour rester à l’écoute de l’évolution de son marché ;
  • page 96 à 97 : les études du Credoc sur le « prix juste » avec quelques analyses éclairantes sur perception et déclaration.

Impossible de tout citer ici sans faire de doxographie inutile. Il ne vous reste donc plus qu’à acheter ce nouvel ouvrage, soit pour vous rafraîchir la mémoire, soit pour orienter vos carrières futures. À vos souris !

Un livre de marketing fondamental (collection B.A-BA chez Studyrama) was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec