François Laurent : poil à gratter du marketing à Papa

François Laurent, le trublion du Marketing à Papa
François Laurent
le trublion du
Marketing à Papa

 François Laurent, co-président de l’Adetem et ami/partenaire de Visionarymarketing.com depuis plusieurs années, vient de participer à une interview réalisée par 2 étudiantes du groupe ESG sur leur blog, dont j’ai déjà eu l’occasion de dire du bien dans ces colonnes. Elles poursuivent ainsi leur tour du piste du Marketing en mouvement (pour paraphraser notre ami Bernard Cova) et enclenchent le turbo en demandant à François – sa question préférée – si le Marketing est bel et bien « mort ».  Présider l’Adetem avec un blog intitulé Marketing is Dead est un défi, mais c’est aussi la preuve que notre belle discipline est aussi prompte à douter d’elle même, et donc de se remettre en question, ce qui est le point de départ pour se réinventer. 

morceau choisi :

Je pense que le marketing dit traditionnel (au singulierest un marketing qui part de la marque. Certaines marques ont des moyens et le savoir pour aller ausculter le consommateur, détecter ses attentes, façonner des produits, les mettre en rayon et faire des campagnes de pub qui vont bien dans des médias à forte audience… Aujourd’hui, le marketing va dans tous les sens et il s’agit là de la résultante d’une communication entre producteurs et consommateurs. En effet, les initiatives peuvent venir de ces deux côtés d’où le fait qu’on ne puisse plus parler de marketing au singulier. 

Puisque j’ai cité Bernard Cova, on se souviendra avec émotion du Néomarketing, ouvrage que Bernard avait co-écrit avec Olivier Badot, qui décrivait déjà par le menu ce phénomène du « marketing va dans tous les sens », c’est-à-dire dès 1992 (!). Quelle vision.

François Laurent : poil à gratter du marketing à Papa was last modified: mars 11th, 2009 by Yann Gourvennec

Le Marketing Créatique : martingale de l’innovation

Georges Kryceve  

Georges Kryceve

Fin décembre 2008, j’ai eu la chance, à la faveur de l’Internet du réseau social viadeo, de renouer le contact avec Georges Krycève, gérant et fondateur de la société de marketing et de conseil Income international, et promoteur de la méthode d’innovation dite du « marketing créatique« . Cela m’a fait plaisir, non seulement parce que j’avais perdu de vue Georges depuis 15 ans (!), mais aussi parce que la méthode du marketing créatique est à mon avis la pierre angulaire d’une approche renouvelée de l’innovation dans les hautes technologies (voir mon dossier complet sur le sujet ici).

Quand je dis renouvelée, peu importe la date à laquelle fut inventée la méthode dite « créatique » (une sorte d’hybride entre créativité et mercatique). Certes, cette méthode fut créée vers la fin des années 60, et adaptée par Georges et Michel Demarest (son inventeur) dans les années 1995. J’ai déjà décrit dans mon dossier sur le marketing des TIC (http://visionarymarketing.com/articles/mkgntic/fmkgntic7.html), l’importance du marketing créatique dans l’innovation technologique, dans une sorte de boucle de rétro conception, basée essentiellement sur la critique de l’existant par le client et/ou l’utilisateur. Il est en effet plus aisé de critiquer ce qu’on utilise ou ce qu’on a acheté, que de définir in abstracto ce qu’on ne connaît pas. J’ai eu à de maintes occasions la possibilité de vérifier ce fait sur le terrain et dans le cadre de lancements de produits.

Mais assez de préliminaires, qu’est-ce que le marketing créatique ?

Pour bien expliquer et de manière conviviale l’importance de cette méthode, j’ai interrogé Georges dans la vidéo ci-dessus (visible également sur http://orange-business.tv), qui vous donnera une idée assez précise de la chose. Hélas, le livre est épuisé, il ne vous restera plus qu’à faire du lobbying auprès d’Income international à cette adresse (lien), pour les inciter à l’y publier sur Internet à nouveau, afin que vous puissiez utiliser ces méthodologies et leurs matrices.

Voici ci-après une retranscription assez libre de l’interview.

Ainsi, le marketing créatique est comme nous l’avons écrit plus haut la conjonction de créatique (sorte de méthodologie de l’innovation des années 70, inventée par Michel Demarest) et de la mercatique, section française du marketing. Cette véritable grammaire de l’innovation a été utilisée est appliquée par Georges Krycève dans le cadre de son cabinet. (Pour ceux qui ne connaîtraient pas Georges, il suffit de se rappeler Prosper le petit ours de Vandamme; Prosper le roi du pain d’épices, c’est lui, enfin c’est son invention !).

En 1994, Georges Krycève va donc poser les bases du marketing créatique qui consiste à contrôler comportement des individus selon une série de cinq grands indicateurs :

  • premièrement : l’état de la relation (expérience de la personne);
  • deuxièmement : les motivations d’usage;
  • troisièmement : l’insatisfaction (c’est là le coeur de la méthodologie);
  • quatrièmement : les besoins dominants;
  • cinquièmement : la vision du futur avec sa logique d’évolution.

Tout ceci permet d’établir des segmentations nouvelles, sur la base du grand indicateur numéro 3 que nous avons déjà isolé comme étant le plus important : les utilisateurs et les clients s’exprimant par rapport à leur insatisfaction et non par rapport à leurs besoins (ceci arrive ensuite au numéro 4).

Quels sont donc les applications pratiques du marketing créatique ?

Le marketing créatique a ses applications aussi bien dans les études industrielles, les études et la stratégie en B2C et en B2B. Cette démarche permet de structurer les informations des études qualitatives et les comportements. Georges fait remarquer que beaucoup de cabinets d’études insistent absolument pour constituer des échantillons représentatifs dans le cadre des études qualitatives. Ceci est absolument inutile. En effet, le nombre de comportements est limité. C’est ce que Georges a pu observer maintes fois, et moi également, sur le terrain. Quant à la pertinence des études qualitatives elle trouve en général son maximum au sommet de la courbe d’expérience qui se situe en moyenne entre 12 et 15 interviews (sauf à avoir interviewé des gens qui sont complètement à côté de la plaque, que cet échantillon soit représentatif ou non devrait vous donner dans tous les cas l’essentiel des pistes possibles). Une fois la courbe atteinte vous aurez l’impression que tous les interviewés disent la même chose.

les facteurs d’influence des comportements dégagés dans le cadre de ces études permettent ensuite des recommandations très concrètes qui donnent au marketing la possibilité de mettre en oeuvre des solutions.

Un exemple concret :

les champs d’application du marketing créatique sont innombrables. Une de ses constatations nous l’avons déjà dit est que les comportements humains ne sont pas en nombre illimité. Il y a donc des contraintes et des variables permanentes.

Une application de ce principe du marketing créatique dans le cadre des études sur le machine to machine (m2m) a été menée par Income international avec Orange Business Services. Son sujet était d’analyser les très difficiles rapports entre l’individu et la machine. L’étude marketing créatique a permis de dégager trois comportements principaux (on voit bien ici encore une fois que les comportements ne sont pas illimités)

  • premièrement : les passifs. Il s’agit de ceux qui disent « oui je sais, je peux être pisté par le système, mais je ne veux pas le savoir ». Un exemple concret est l’utilisateur du « navigo » de la ratp, qui utilise cet outil pour entrer dans le métro tous les jours. L’utilisateur sait qu’il est parfaitement traçable, mais comme il trouve ça pratique, cela lui convient.
  • Deuxièmement : ceux qui veulent comprendre et maîtriser le système. Ceux-là se posent la question de savoir où sont stockées les bases de données, comment les contrôler, comment recourir à la CNIL etc.
  • Troisièmement : la population qui rejette le système. Il s’agit des chauffeurs de camions notamment qui cherchent à détourner le système (pas forcément tous les chauffeurs de camions, certains d’entre eux). Ceux-ci avaient trouvé notamment qu’en entourant le transmetteur d’un papier aluminium, on bloquait la communication et on empêchait ainsi de transférer l’information au système.

Le marketing créatique permet, sur la base de ces constatations, des actions marketing différenciées en retour de ces observations.

Vivement la mise en ligne du bouquin, n’est-ce pas Georges 😉 ?

Le Marketing Créatique : martingale de l’innovation was last modified: février 2nd, 2009 by Yann Gourvennec

Les 7 fondamentaux du marketing pour les PME

marketing PME

Joey Garcia de www.givetogetmarketing.com nous rappelle les 7 fondamentaux du marketing pour les PME !

1. Ne faites pas de la publicité comme les grandes entreprises !

Les grandes entreprises consacrent une bonne partie de leur budget marketing à créer une image de marque et à faire connaître des produits. Une PME ne peut pas se le permettre : votre publicité doit être conçue pour générer immédiatement des ventes.
Pour cela il faut toujours inclure une offre promotionnelle dans vos publicités (PQR, Adwords, emailing…), qui soit extrêmement intéressante et bien entendu la limiter dans le temps.

2. Proposez 2 gammes de produits

Tous les prospects n’ont pas les moyens ou la volonté de payer le prix demandé pour votre produit ou service. Vous devez donc éviter de perdre ces ventes en offrant 2 offres pour un même produit ou service (moins de fonctionnalités, moins de services…).

3. Développez une version « Premium » de vos produits

Au contraire, il existe des des clients qui sont prêts à payer un prix plus élevé pour obtenir plus (aide à la mise en oeuvre, solution clé en main…). En proposant une offre haut de gamme vous augmentez votre marge et votre panier moyen.
Si nécessaire n’hésitez pas à faire des bundles avec plusieurs produits ou services (et pas nécessairement que vos produits, mais en proposant des produits complémentaires d’autres entreprises).

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Les 7 fondamentaux du marketing pour les PME was last modified: novembre 12th, 2008 by conseilsmarketing

Le Marketing ecclesiastique !

marketing et église

Chris Forbes spécialiste du marketing ecclésiastique nous propose un ebook gratuit « 25 outils marketing gratuits pour les églises  » assez surprenant car il s’adresse aux prêtres en leur donnant 25 astuces pour les aider à attirer de nouveaux fidèles dans leurs églises.

Ce livre gratuit (en anglais) est pourtant intéressant dans la mesure où la plupart de ces conseils sont également applicables dans la plupart des entreprises. Voici donc 15 des 25 conseils marketing détaillés dans cet ebook.

Conseil 1 : Définissez un plan marketing annuel.

Faire un plan marketing annuel permet tout d’abord de réfléchir aux problématiques actuelles de l’église. En effet réfléchir à un plan marketing permet de prendre de la hauteur et définir ses priorités. Le plan marketing sert aussi à structurer ses actions au lieu d’aligner des actions marketing de manière désordonnée tout au long de l’année.

Le plan marketing de l’église doit donc décrire toutes les actions mises en œuvre semaines par semaines dans les 12 à 18 mois à venir.

Ce plan sert aussi à faire votre budget et à le montrer à vos ouailles (voire à l’autorité ecclésiastique) afin de vérifier qu’aucun temps fort majeur ne vous aura échappé.

Le plan marketing vous servira aussi à éviter les actions menées à la dernière minute alors qu’elles peuvent être organisées largement en avance (noël, retraites spirituelles…)!

Enfin il vous servira également à faire le tri dans toutes les actions menées jusqu’à présent (ce qui a fonctionné, ce qu’il serait intéressant de faire…) pour faire des choix et donner plus de cohérence à vos actions.

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Le Marketing ecclesiastique ! was last modified: novembre 1st, 2008 by conseilsmarketing

Un vin de merde qui a du succès !

buzz marketing viticole

Un restaurateur du Languedoc a eu une excellent idée pour promouvoir les vins de sa région, trop souvent méconnus par le grand public…. Il a tout simplement commandé auprès des viticulteurs une cuvée spéciale qu’il a nommé « Vin de Merde » par pure provocation.

Par ce biais il souhaitait « donner un coup de pied dans la fourmilière » afin de montrer que les vins du Languedoc n’avaient rien à envier aux vins des autres régions françaises mais aussi du monde entier.

Le résultat de cette provocation dans le monde très feutré du vignoble français ne s’est pas fait attendre : des dizaines d’articles de presse (Le Midi Libre, Yahoo Actualités, Europe 1…) et 5 000 bouteilles vendues en quelques jours à peine (d’où 7 500 autres ont été reproduites !).

Un très beau coup de Buzz Marketing pour son auteur, qui prouve encore qu’une bonne idée originale et un peu provocatrice permettra toujours de se faire connaître !

D’autant plus que notre restaurateur n’a pas perdu le sens des affaires, car le prix de son « vin de merde » approche les 7 € la bouteille !

Pour en savoir plus, visualisez le Reportage de France 24 sur le « Vin de Merde ».

Alors qu’attendez-vous pour faire de même dans votre secteur d’activité ?

Un vin de merde qui a du succès ! was last modified: octobre 16th, 2008 by conseilsmarketing