événement exceptionnel : tout savoir ou presque sur le marketing b2b sur Internet

je reprends une information de notre ami Hervé Gonay qui a tiré plus vite que moi pour présenter le forum du marketing b2b sur Internet auquel je participerai avec, entre autres, Hervé. Je livre son texte ci-dessous. Pour l’article original voyez son site ici :

Forum du 8 Décembre 2009. Le Benchmark Group réunit des marques (Sage, Orange Business Services, Microsoft, Air France, American Express, Accor, Auto-Distribution, UPS…) et des experts B to B (comme Webleads Tracker) qui partageront leurs retours d’expérience au cours de cette journée. Très opérationnel, cette journée apportera une aide précieuse à tous les professionnels du marketing Business to Business impliqués dans la stratégie digitale de leur société et de leurs clients.

Le Web au coeur des nouvelles stratégies B to B

Les difficultés traversées au cours des derniers mois auront au moins conduit les marques à remettre à plat leur stratégie de communication. Ce transfert de moyens a accéléré la bascule des médias traditionnels vers le Web qui représente désormais 12 % du budget marketing des grands annonceurs B to B. Internet est ainsi devenu un allié incontournable pour les marques B2B qui souhaitent construire une image forte et mettre en place de puissants dispositifs de communication. Pour accompagner le changement et émerger sur la Toile, les responsables marketing enrichissent leur présence en ligne et affinent leur stratégie. Dans le même temps, l’apparition des leviers 2.0 en marketing B to B incite les annonceurs à inventer de nouveaux concepts pour rester attractifs et se différencier de leurs concurrents.

  • Comment affiner et enrichir sa communication sur Internet ?
  • Où en sont les grandes marques dans leur stratégie d’acquisition online ?
  • Réseaux sociaux, micro-blogging, plates-formes participatives, marketing viral
  • Comment utiliser ces leviers auprès d’une cible professionnelle ?
  • Quels retours peut-on en attendre ?
  • Services en ligne, extranets… Comment les exploiter pour gagner des parts de marché chez ses distributeurs et ses partenaires

S’inscrire

Forum le 8 décembre 2009
Pré Catelan – Paris (Bois de Boulogne)

Offre préférentielle jusqu’au 23 octobre :
790 € HT au lieu de 890 € HT

Faire de son site un levier d’acquisition performant

  • Quelles sont les sources à privilégier pour attirer un trafic qualifié sur son site et améliorer le ROI ?
  • Quelles sont les clés pour construire une relation personnalisée en ligne avec ses clients et prospects ?
  • Livres blancs, évènements offline, services d’accompagnement… Comment favoriser la prise de contact à partir de son site ?
  • Ensuite, comment exploiter commercialement ces leads pour mieux transformer ?

Avec Daniel Jacquier (CIC), Christophe Heurtevent (Microsoft) et Christine Coudert (Sage). Table ronde animée par Stéphane Loire, Benchmark Group

Les usages Web 2.0 en matière de marketing B to B

  • Réseaux sociaux, micro-blogging, avis clients… Quels sont les dispositifs exploités par les marques B to B ?
  • Quels sont les objectifs visés à travers ces opérations ?
  • Flux RSS, widget… Où en est-on avec les nouveaux supports de communication ?
  • Quel est le poids du Web en matière de communication B to B ?

Présentation des principales conclusions de l’étude Benchmark Group – Munier BBN.
Par Gilles Blanc, Directeur d’études, Benchmark Group

Dynamiser sa communication grâce au Web

  • Quelle place occupe le Web dans les plans média des grands annonceurs B to B ?
  • Viral, participatif… Quelles sont les opportunités du web 2.0 pour s’adresser à une cible de professionnels ?
  • Comment utiliser ces leviers auprès d’une cible professionnelle et quels retours peut-on en attendre ?
  • Comment intégrer efficacement Internet dans sa stratégie multicanal ?
  • Retour sur quelques campagnes innovantes.

Avec Jean-Denis Garo (Aastra), Robert Austin (Air France), Laetitia Devillard (Marchés Online), Stéphane Munier (Munier BBN) et Yann Gourvennec (Orange Business Services). Table ronde animée par Nicolas Garmy,Benchmark Group

Web TV B to B : le cas orange-business.tv

  • Comment réaliser des vidéos attractives et gagner en efficacité ?
  • Quelles sont les contraintes spécifiques liées à la création d’une Web TV destinée aux entreprises ?
  • Format, technologies… Quelles sont les solutions retenues par Orange Business Services pour y remédier ?
  • Quelles sont les ressources allouées pour gérer et animer orange-business.tv ?
  • Quel bilan en dresse la société ?

Par Yann Gourvennec, Orange Business Services

la suite par Hervé Gonay sur son site ici :

événement exceptionnel : tout savoir ou presque sur le marketing b2b sur Internet was last modified: décembre 5th, 2009 by Yann Gourvennec

4 outils Marketing low cost…

Suite à notre concours de conseils en marketing, nous avons le plaisir d’accueillir à nouveau Julien RIOWebMarketeur et Webmaster du site de vêtements design www.669.fr. Avec cet article, Julien nous explique comment faire du Marketing sur le Web avec un petit budget…
Tout le monde ne commence pas son business avec des millions d’euros de budget Marketing. Beaucoup d’entre nous commencerons avec, pour seul arme, une motivation et une ambition inébranlables

Le problème reste entier : motivation et ambition ne sont pas de bons moyens de paiement, alors comment avoir un marketing efficace, lorsque l’on n’a pas de budget ?

Une PME ne peut pas utiliser les même outils qu’une grande entreprise !

Le Marketing peut être grossièrement résumé en deux points :
•    Connaître son client et s’en occuper
•    Se faire connaître

Pour connaître son client, il est de bon ton de nos jours de faire étale de puissants logiciels de gestion et de CRM : la qualité d’une gestion client passe avant tout par un logiciel onéreux.

Mais est-ce vrai ? Si votre entreprise est une multinationale traitant des milliers de contrats par jour, probablement, un puissant logiciel de gestion est requis. Mais si vous ne gérez que quelques clients par jour, si vous avez un site venant simplement d’ouvrir, et ne possédant que peu de clients, ce genre de dépense est totalement  superflu.
Pour se faire connaître, il en va de même : si vous investissez des millions dans une compagnie, vous voulez, évidement, rentabiliser cet investissement aussi vite que possible, et pour cela, il vous faut développer une publicité importante et coûteuse.

Mais si vous débutez avec une petite entreprise, ou un petit site internet, sans grande envergure (mais pas sans potentiel !), il ne servirait à rien de se ruiner en publicités et autres réclames.

Comment s’en sortir lorsque l’on veut connaître son client sans avoir les moyens  ?

Le meilleur moyen est, à coup sur, de compter sur soi-même !
Il vous faut suivre des principes très simples, et pourtant tellement efficaces. Ce que fais un logiciel sur des millions de clients, vous pouvez le faire manuellement sur un chiffre plus restreint. Le premier point essentiel, c’est la collecte.
N’oubliez jamais, et sous aucun prétexte, de collecter, répertorier et classer toute information concernant vos clients.  Le moindre petit détail, qui pourrait vous paraître insignifiant aujourd’hui, pourrait se révéler capital demain.

Une fois l’information collectée, rangez la dans un document établit, et établissez un système clair vous permettant de retrouver l’information aisément. Il faut que ce système soit identique pour chaque client.Commencez par établir une structure, laissez-lui un espace de liberté pour une future extension, et appliquez cette structure pour tous vos contacts.
Par exemple (c’est là un exemple extrêmement simplifié, votre structure devra bien évidement être plus complexe pour s’avérer payante), pour chaque client, créez les entrées suivantes « Nom, prénom, date de naissance, adresse, numéro de téléphone, date du premier achat, date du dernier achat, montant total des achats ».

Certaines de ces entrées pourraient, pour le moment, s’avérer inutiles. La date de naissance par exemple : à quoi pourrait-elle bien vous servir au tout début de votre développement ?

Pourtant, il se pourrait bien que vous en fassiez usage plus tard : pour analyser l’âge moyen  de vos clients, et ainsi mieux cibler votre marché, ou encore pour offrir un cadeau à vos visiteurs le jour de leur anniversaire.
Toutes ces données doivent être conservées, aisément accessibles, et facilement repérables. Mais comment s’y prendre lorsque l’on n’a pas le budget pour s’acheter un logiciel de gestion ? Rassurez-vous, vous n’aurez pas besoin de prendre votre plume, il existe nombre de logiciels libres et simples d’utilisation.

Prenons l’exemple d’Excel (la version Microsoft est payante, mais souvent préinstallée sur Windows, mais il existe également la version libre Open-office, en libre téléchargement sur la toile) : un tableur simple d’utilisation pour les opérations d’entrées de données, et pourtant extrêmement complet lorsqu’il s’agit de faire des calculs et analyses.


Excel est une excellente méthode de stockage
, tout simplement parce qu’il est mondialement reconnu. Si plus tard vous décidez que votre entreprise a besoin d’un logiciel plus puissant, vous pourrez exporter vos données depuis Excel sur le logiciel, ce qui simplifiera grandement vos futures analyses.

Comment faire ma promotion si je n’ai aucun budget alloué à la publicité ?

La publicité sur la toile a un avantage énorme : vous pouvez toujours trouver un moyen d’atteindre les gens gratuitement.

Je vais vous présenter ici quelques systèmes simples de promotion efficaces et gratuits. Ces systèmes ne rivalisent évidement pas avec des campagnes de publicité onéreuses, mais ils restent utiles et appréciables.

En revanche, ce qui ne vous coûtera pas financièrement vous coûtera en temps et en énergie : la publicité est un art qui requiert de temps et de la dévotion.

Outil N° 1 : La mise en place de liens.

La promotion peut-être basée sur le court terme (attirer le plus de clients possibles cette semaine) ou sur le long terme (peut importe le nombre de clients cette semaine, je veux m’assurer un développement futur). Cette méthode traite les deux à la fois. Il va vous falloir du temps et du courage. Vous allez vous rendre sur tous les forums, blogs, et sites traitant du même sujet que votre entreprise (voir cette carte des forums français).
Sur les forums, vous allez devoir participer à la communauté,échanger des messages avec les autres internautes, et faire vivre le forum.

Il va vous falloir apprendre à être subtile et à établir une relation de confiance. Si vous arrivez sur un forum, lâchez une pub, et n’y remettez jamais les pieds, l’impact de votre pub est 0 : elle sera immédiatement effacée, ignorée, ou pire, détestée.

Les gens pourraient avoir une mauvaise opinion de votre site et ne plus vouloir y mettre les pieds. Au contraire, si vous incluez votre publicité intelligemment, en répondant à un sujet, elle aura forcément un effet positif.
Par exemple, sur un forum de mode, participez activement, donnez vos opinions sur le plus de sujets possibles, et lorsque vous trouverez un sujet intitulé « Je recherche tel produit », et que ce produit est effectivement ce que vous proposez, alors ce sera le moment idéal de répondre « Je te conseille d’orienter tes recherches vers… ».

Assurez-vous que vos interventions soient de véritables conseils, et non pas des publicités déguisées : vous perdriez toute crédibilité.
En ce qui concerne les blogs et les sites spécialisés, la démarche est différente.

Ces Webmasters sont habitués à recevoir une rémunération en échange de lien. Si vous ne pouvez pas les rémunérer, il va vous falloir les convaincre d’une autre manière.

Vous pouvez, par exemple, leur proposer un lien retour (n’hésitez pas à échanger un lien en première page contre un lien en nème  page, si cela vous permet d’apparaître sur un site connu), leur offrir des bons de réductions, ou tout simplement, trouver des arguments percutants au travers d’un mail original.
Lorsque vous créez un lien vers votre site, assurez-vous de créer un lien « valide ». Par exemple, pour un site de produits pour bébé : « Découvrez cette boutique pour bébé originale » est un lien dit valide, alors que « Découvrez une boutique pour bébé ici » est un lien inutile : il n’aura aucun impact sur votre indexation dans les moteurs de recherche, car le lien ne contient aucun mot clé.
Je vous ai dit précédemment que cette méthode fonctionnait à court et à long terme. En effet, les liens seront visités rapidement, ce qui aura un effet à court terme. Mais si les liens sont faits en dur, sur les sites et blogs, alors ils auront un impact sur votre indexation et donc sur le long terme.

Outil N° 2 L’Affichage de bannières.

L’affichage de bannières sur différents sites peut s’avérer payante,  si et seulement si votre bannière est claire : si le visiteur sait immédiatement à quoi s’attendre après avoir cliqué.

Si vous affichez une demoiselle partiellement dévêtue pour promouvoir un site de vêtements pour bébés, vous aurez à coup sur des visiteurs, mais ils ne resteront pas sur votre site.

Si au contraire, votre bannière exprime clairement le contenu de votre site, vous aurez surement moins de clics, mais ils seront bien plus utiles.
Pour un petit budget, il existe trois solutions principales pour l’affichage de bannières.
•    L’achat à coût réduit
•    L’échange
•    Le clic intensif

La première solution, souvent efficace, consiste à acheter des clics à un coût très faible. Certaines entreprises (comme Banéo par exemple) proposent de vous assurer 50 clics, quelque soit le nombre d’affichages requis, pour le prix d’un sms. Ces solutions de paiement allopass vous permettent de vous assurer une certaine visibilité sur le net pour un prix très réduit (voir une liste d’agences qui met en relation des annonceurs et des blogueurs pour des coûts relativement faibles).
La seconde solution, l’échange, sera plus ou moins efficace en fonction de comment vous vous en servez. L’idée est d’afficher les bannières d’autres sites sur le votre via un site d’échange (1to1 ougeekbooster.com ou AD42 pour les blogs par exemple), et de recevoir en échange des affichages de votre bannière (plus de sites d’échanges de bannière sur ce lien).
Le problème avec cette solution c’est de trouver un bon compromis : afficher des bannières qui ne salissent pas le design de votre site, et les afficher suffisamment pour que la votre le soit également. Cette solution n’est pas très utile si vous ne recevez que peu de visites : plus vous êtes visité, plus vous recevrez de visites.

La dernière solution c’est le clic intensif. Certains sites (tels queGoodemail) proposent d’afficher votre bannière sur leur réseau en échange de clics : vous cliquez sur les bannières de leurs partenaires, et en échange, vous apparaîtrez sur d’autres sitesCette solution n’est pas très efficace, car elle demande du temps quotidiennement et ces affichages sont très aléatoires. Mieux vaut une véritable campagne au clic, qui vous rapportera une réelle visibilité.

Evitez les échanges de bannières entre sites peu connus (« j’affiche ta bannière, tu affiches ma bannière »). Ce genre de procédé ne rapporte rien (si le site en face n’a pas plus de visiteurs que vous, comment pourrait il vous en envoyer ?) et coûte en matière de design.

Outil N° 3 : Les communiqués de presse.


Nombreux sont les sites qui vous proposent, à titre gratuit, de publier votre communiqué de presse
generalitefaistonbuzz,webactusnet, etc…). Ici, le principe est de proposer une nouvelle ou une information originale et constructive (voir cet article sur comment écrire un bon communiqué de presse).

Il faut que le journaliste puisse la reprendre dans son journal sans que cela passe pour de la publicité. Par exemple vous pouvez publier les résultats d’une étude, un anniversaire ou un évènement, une évolution du marché, une action caritative…

Outil N° 4 : Les articles dans un Blog Pro

Le but est d‘attirer des prospects via le référencement naturel de Google, puis de démontrer votre expertise pour convaincre vos visiteurs.
Ecrivez votre article de manière à ce qu’il apporte quelque chose à son lecteur (personne n’a envie de lire 30 lignes de pub), à ce qu’il vous apporte quelque chose (le lecteur doit avoir envie de visiter votre site après avoir terminé l’article), et à ce qu’il soit le plus original possible (il faut que votre article se différencie des milliers d’autres articles publiés pour être considéré comme intéressant).
Pensez également à semer quelques liens vers des pages clés de votre site, afin de rediriger le lecteur directement vers le produit dont vous parlez.

Mais ne spammez pas ! Les lecteurs seront enchantés de lire un article bien écrit, mais ils le seront beaucoup moins si vous inondez leur site avec plusieurs articles quasiment identiques ! Profitez du succès d’un article avant d’en poster un nouveau.

Après tout cela, vous devriez être en mesure de commencer votre business sans un rond !

Pour connaitre plus de trucs et astuces pour faire du marketing low cost, visitez le site www.express-businesslife.com de Julien RIO ou visitez sa boutique de vêtements design www.669.fr.

4 outils Marketing low cost… was last modified: septembre 26th, 2009 by conseilsmarketing

Bob Pearson (SMBC) et le Web 2.0 « les médias sociaux sont pour toutes les entreprises »

Bob Pearson - SMBC
Bob Pearson - SMBC

note importante : cet article est la version intégrale d’un article originellement publié sur Silicon.fr

Bob Pearson vient d’être nommé Président du Social Media Business Council, le nouveau nom du Blog Council, après avoir été, le fait est connu, vice-président des communautés des conversations de DELL. Bob a eu la gentillesse d’accepter de répondre à mes questions pour le compte de nos lecteurs de Silicon. Dans cette interview, je me focaliserai plus particulièrement sur l’expérience passée de Bob Pearson, comment celle-ci lui sera utile dans son nouveau rôle, et ses projets d’expansion du Social Media Business Council.

Silicon : le succès de vos initiatives Web 2.0 lancées pour le compte d’une entreprise leader du secteur de la high-tech mondiale est indéniable, ceci veut-il dire que les médias sociaux sont faits uniquement pour les informaticiens ?

BP : non, les médias sociaux ont pour but d’engager directement des conversations avec les clients. Ceci revêt une telle importance stratégique, que les entreprises prennent désormais le temps de construire une relation à long terme avec leurs clients au travers de ces médias sociaux. Dans nos domaines, bien des idées ont pris forme grâce à des informaticiens, pour lesquels j’ai bien sûr beaucoup de respect, mais le monde d’aujourd’hui est un monde de plus d’1,6 milliards de personnes connectées et où tous les jours, plus de 500.000 nouvelles personnes se connectent pour la première fois. Les médias sociaux prennent une place prépondérante pour nos clients aujourd’hui et dans un futur proche, cela sera aussi le cas pour les entreprises.

Silicon : à votre avis, et sur la base de votre expérience, quels sont les trois bénéfices principaux que vous, votre ancien employeur, et vos clients ont pu retirer de ces projets dans les médias sociaux ?

BP : les bénéfices pour les entreprises sont nombreux, les plus importants étant certainement l’apport de nouvelles idées, le lien entre la marque et vos clients et la révélation de la valeur de vos employés. Les médias sociaux ouvrent une remarquable fenêtre sur le monde extérieur et permettent de mieux comprendre les clients et ce qu’ils veulent. Par exemple, pourquoi faire un focus group avec 10 personnes en un seul endroit alors que vous pourriez bâtir une communauté, comme Dell ou Starbucks et recevoir des milliers d’idées et enfin écouter vos clients discuter pendant des mois ? Pour les entreprises, il est également important de faire participer ses clients à une co-création de la marque et de sa réputation en ligne. Si vous regardez vos statistiques avec attention et si vous savez où vous produits sont évalués, vous vous apercevrez rapidement pour une grande marque, il est courant que 5000 conversations lui soient liées. Posez-vous donc la question de savoir à combien de ces conversations vous avez participé réellement , et même de  combien de ces conversations vous connaissiez l’existence ? Si la réponse est zéro, cela veut dire que vous avez laissé votre marque à l’abandon. Cela mérite réflexion n’est-ce pas ?

J’ai pu également voir combien les médias sociaux à l’intérieur de l’entreprise permettent également aux employés de partager leurs idées et, pour être franc avec vous, de vous faire savoir aussi s’ils sont d’accord avec la direction que prend l’entreprise, au travers de leurs commentaires ou, dans certains cas, leur silence.

Silicon : quels sont selon vous les trois principaux facteurs clés de succès quant à la mise en place de nouveaux projets dans les médias sociaux ?

BP : j’ai entendu des gens dire « dans l’abréviation ROI(*), il faut que le R soit en minuscule et le I en majuscule ». J’aime bien cette formule. Les médias sociaux ne coûtent pas énormément d’argent, du moins pour essayer. Ce dont vous avez besoin c’est simplement de courage et de la volonté d’aller prendre part directement aux discussions avec vos clients. J’aime bien demander aux gens « à combien de vos clients parlez-vous réellement chaque jour ? » Pour trop de gens dans trop d’entreprises, la réponse est zéro.

Voilà à mon avis les trois facteurs clé de succès : Premièrement, savoir où les conversations à propos de votre marque prennent place. Deuxièmement, avoir une idée précise de la façon dont vous aller mener votre projet pour vos initiatives en ligne, et notamment en termes de règles de la transparence en Web 2.0. Troisièmement : prendre conscience du fait que les clients ont envie de vous entendre personnellement, et qu’ils n’ont pas envie d’entendre parler « l’entreprise », et donc qu’il faut personnaliser son approche. La nouvelle formule gagnante est « marque + personnalité ».

(* ROI  =  retour sur investissement, c’est à dire ce qu’un projet rapporte par rapport à ce qu’il a coûté)

Silicon : Votre club du blog Council est-il un succès et de quelle sorte de club s’agit-t-il ?

BP : les médias sociaux sont une nouvelle discipline pour les entreprises qui a un impact sur tous les employés de tous les départements de l’entreprise. En conséquence, il est important pour les leaders des médias sociaux (NDLR: originellement appelés Web 2.0) de se retrouver dans un club privé afin de pouvoir partager leurs meilleures pratiques et apprendre les uns des autres en temps réel. Il n’y a pas mieux que l’apprentissage entre homologues car il permet à des professionnels d’horizons différents d’échanger directement, même d’un secteur à l’autre. Le résultat, c’est le Blog Council, qui maintenant comprend 60 des marques les plus importantes dans le monde, dont OrangeMcDonald’sStarbucksIntelMicrosoft et Coca-Cola.

Silicon : est-ce que toutes les entreprises peuvent rejoindre le blog Council, ou est-ce qu’elles doivent remplir certains critères ?

BP : le Blog Council a été conçu pour les grandes entreprises, en général de plus de 5000 employés. La règle pour les nouveaux membres est la recherche de l’amélioration volontariste de leur présence dans les médias sociaux. Nous recherchons des membres qui veulent apprendre en posant à leurs homologues des questions, en partageant des idées et en laissant leurs égos au vestiaire.

Silicon : quels sont vos projets pour le développement du Blog Council ? Acceptez-vous de partager une information avec nos lecteurs de Silicon ? Un scoop peut-être ?

BP : Et bien pour être franc, il est clair que notre nom avait besoin d’un lifting : En fait, nous venons de le changer et maintenant notre club s’appelle le Social Media Business Council et vous pouvez nous retrouver sur Internet à l’adresse : http://www.socialmedia.org.

Silicon : certains « blogueurs qui bloquent sur les blogueurs » pour reprendre les mots d’Andy Sernovitz ont parfois des mots assez durs vis-à-vis du Blog Council, qu’aimeriez-vous leur dire ?

BP : toutes les idées sont les bienvenues. Notre objectif principal est de bâtir une nouvelle discipline autour des médias sociaux et de participer à la réussite de nos membres. Nous sommes entièrement dédiés aux conversations et nous espérons donc que tous puissent partager leurs suggestions d’amélioration (pour le bénéfice de notre association et de nos membres).

Silicon : certains analystes comme Josh Bernoff de Forrester mais aussi Seth Godin (dans son ouvrage Meatball Sundae) ont voulu démontrer que les médias sociaux n’étaient pas pour toutes les grandes entreprises. Votre opinion là-dessus ?

BP : j’ai beaucoup de respect pour le travail à la fois de Josh et de Seth. Cependant je suis en total désaccord avec ce commentaire. Les médias sociaux sont pour toutes les entreprises qui veulent améliorer leur façon d’interagir avec leurs employés et leurs clients. En interne, une entreprise à travers les médias sociaux a une chance unique de révéler le capital intellectuel de ses employés. Et ils utilisent leurs idées pour améliorer plus vite leurs produits. En fait, nous n’en sommes qu’aux balbutiements en termes de co-création avec les clients sur Internet. Imaginons en B2B par exemple, que nous puissions ouvrir de nouvelles voies de communication entre les différentes grandes entreprises pour qu’elles échangent plus efficacement par exemple.

J’ai travaillé dans trois grandes entreprises faisant partie du club restreint des Fortune 500, et j’en ai vu beaucoup d’autres. C’est ce qui me fait dire que les opportunités sont nombreuses pour toutes les entreprises de toutes les tailles.

Silicon : est-ce que le Blog Council n’est centré que sur les blogs d’entreprise ou est-ce qu’il couvre un spectre plus large ?

BP : Le Blog Council traite l’ensemble du sujet des médias sociaux et de la façon dont ils sont utilisés pour améliorer les communications avec les employés et les clients. Les médias sociaux représentent le moyen le plus direct et, dans bien des cas, le plus puissant de créer des conversations, d’apprendre, partager et construire une nouvelle forme de relation. Les entreprises leaders dans le monde se lancent dans les médias sociaux et apprennent à les utiliser efficacement. Toutes les entreprises ne comprennent pas l’importance des médias sociaux aujourd’hui, cela est normal dans un processus de transformation et n’est pas inhabituel. Cela changera avec le temps.

Merci Bob de ces réponses directes à nos questions, les lecturs de Silicon intéressés par le sujet et par le Social Media Business Council pourront se connecter sur http://socialmedia.org.

note importante : au titre de la transparence évoquée par Bob Pearson, il doit être précisé ici que l’auteur est également membre du Social Media Business Council dans lequel il représente Orange. la photographie de Bob Pearson est disponible sur Flickr à l’adresse http://www.flickr.com/photos/hyku/ ;  cette image est mise à disposition par son auteur dans le cadre de la licence Creative Common dite ‘Attribution-Share Alike 2.0‘.

Bob Pearson (SMBC) et le Web 2.0 « les médias sociaux sont pour toutes les entreprises » was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Les blogueurs influents sont ils des Armes de Diffusion Massive ?

Big Buzz Blogs à la Cantine

 

Big Buzz Blogs à la Cantine

 

Le 20 mai 2009, se tenait à la cantine dans le 2ème arrondissement de Paris, l’événement annuel Big Buzz Blogs (BBB), co-organisé par le cabinet RCA (Reguer.com – cabinet de conseil)  et le site lepost.fr(une fois n’est pas coutume, je fournis ici le communiqué de presse en pièce jointe, car celui-ci a le mérite en effet de mettre à disposition les URL des sites primés).

Nos lecteurs de Visionarymarketing connaissent la formule, le compte rendu se trouve ci-dessous, en format brut de décoffrage, ce qui a le mérite – sinon de contribuer à la production littéraire française – de vous faire revivre l’événement, ainsi vous pourrez faire croire à votre patron que vous y étiez ; -)

 

Dans ce compte rendu, un classement (inversé, afin de ménager le suspense) des 10  » meilleurs  » sites de la high-tech (« top ten » en bon français). Par  » top ten « , il faut comprendre non ceux qui font le plus d’audience, mais ceux qui sont jugés les plus  » influents  » c’est-à-dire ayant  » le plus de liens entrants et de commentaires « . Nous y voilà à nouveau, qu’est-ce que l’influence, on se rappellera quelques débats ici évoqués au cours des mois précédents.

Ci-après quelques remarques sur ce classement, très différent de celui de Wikio, et qui a le mérite d’ouvrir la fenêtre sur des sites moins connus (comme quoi on peut être influent et discret à la fois, ce n’est pas incompatible) :

  • la question de ce qu’est l’influence est à nouveau posée ici. L’excellent  » BABOZOR  » (le nom étant un buzz à lui seul) est-il « influent », et si oui auprès de qui ? Et comment cette influence se compare-t-elle à d’autres, sur d’autres communautés ? Il semblerait que certains des nominés – présents dans la salle – étaient eux mêmes surpris de leur propre influence (c’est une bonne nouvelle, il existe des blogueurs influents qui sont aussi modestes);
  • nécessité – à mon avis – de scinder la catégorie high-tech en sous catégories plus lisibles. Un site plus sérieux (exemple ici) dédié à l’impact des TIC sur le business par exemple a-t-il une chance par rapport à un site/forum de trucs et astuces techniques ? Dans la même catégorie, sûrement pas, d’où la nécessité de comparer des choses comparables ;
  • beaucoup de  » dindes qui votent pour Noël  » dans ce classement, avec des  » blogueurs qui bloguent sur les blogueurs  » pour reprendre l’expression consacrée de notre ami Andy Sernovitz (président de GasPedal, l’organisateur du BlogCouncil). Ceci contribuant certainement à cela, on ne sort pas de la sphère du Web, ce qui contribue peut-être tourner en rond, vous jugerez vous-même ;
  • enfin, la question de la mesure de l’influence est à nouveau posée (relire les billets de François Laurent à ce sujet ici). Si le volume des visites n’est pas suffisant (ce n’est a priori pas le critère ici), le nombre de commentaires et de liens l’est-il ? Ainsi, le nombre de sites accumulant des commentaires narcissiques voire purement inintéressant, accumulation de bruit qui s’ajoute au bruit et qui n’apporte aucune valeur ajoutée (voir la réflexion de Kurt Vonnegut à ce sujet), peut-il être considérés comme de l’influence ? S’agit-il uniquement d’accumuler les réflexions idiotes en grand nombre pour devenir influent et intelligent, je pose la question ? De même, le fait de reprendre entre copains la même information et de lier et relier à l’infini dans une mise en abyme vertigineuse comme l’Internet sait le faire a-t-il un intérêt quelconque ? Il ne faut pas confondre influence et manipulation du système pour arriver en haut du classement, certains sont passés maîtres en cet art, mais il ne faut pas confondre la qualité et la hauteur du classement.

Après tout, et c’est encore une fois ce qui me choque le plus dans tous ces réflexions sur les influenceurs c’est que finalement, on ne change pas de paradigme, on reste et je m’en offusque et le dénonce, dans le même paradigme que celui des médias traditionnels, qui privilégie la quantité à la qualité (remarque : qu’est-ce que la qualité, voilà encore une tentative de définition qui se transforme en gageure), et qui note l’influence sur des critères quantitatifs parfois discutables. L’intérêt et l’apport de l’Internet est de permettre le positionnement qualitatif sur des niches, la véritable différence. Quant à la possibilité de faire du média de masse sur Internet, elle existe bien, mais je ne la trouve pas forcément intéressante ni innovante.

Le débat n’est pas clos, il m’est avis que nous y reviendrons de nombreuses fois. Et quand bien même le modèle des Armes de Diffusion Massive persisterait voire même se développerait sur Internet, je pense que le médium permettra toujours à des acteurs de niche de s’insérer et de produire du contenu de qualité à destination de lecteurs qui ne se laisseront pas comptés comme des moutons. Comme l’indique Molly Schonthal de Nokia, ce sont les critères qualitatifs ( » soft numbers « ) qui présentent le plus d’intérêt dans les médias sociaux.

Notes de la réunion  big buzz blogs à la Cantine (Paris 2ème)

Date: 20/05/09

 intro:

  • Événement annuel
  • Big buzz blogs le top des blogs qui buzzent
  • Lepost.fr
    • Rappel de la définition du web 2.0
    • Émergence des blogs qui a amené à un immense bouche à oreilles. Passage du mass media au personal media
    • Le monde interactif: création de post.fr qui devient un laboratoire d’observation
    • Site d’info. Chacun a sa page et envoie des infos qui sont vérfiées par des journalistes. Démarrage en 2007. 2m de visiteurs uniques par mois
    • La communauté fait elle-même son buzz
    • Depuis mai, accueil de blogs influents et des médias sur lepost.fr
    • Les marques viennent buzzer aussi. Très grand public, nouvelle star etc. Attire de l’employé au cadre sup

Top high tech

  • Corpus qualifié de 800 sources high tech
  • Ranking basé sur liens entrants et commentaires
  • Mesure du top high tech:complémentaire de wikio
  • Blogosphère hightech: sous univers (marques, libres, tendances, astuces, usages etc.)
  • Bruit de sfr en mars 2009 (nda: interrogée après l’événement, notre consoeur de sfr découvrait elle-même l’existence de ce buzz, voilà de quoi nuancer sérieusement la portée de ces bruits de réseau. Je n’ai pu identifier de quel bruit il s’agissait)
  • 3 tendances
    • 1. Blogs pratiques où on apprend qque chose
    • 2. Tous accessibles au grand public, pas des blogs de geek
    • 3. I-phone: star, tout le monde en parle
  • 10eme – 1. Journal du blog: on y parle technique mais simplement. Conseils aux blogueurs
  • 9eme – Gonzague Dambricourt : 22 ans, c’est un geek qui parle de sujets de geeks avec un vocabulaire simple. Videos parodiques où on enlève des blogueurs. Chaque billet a au moins 20 commentaires
  • 8eme – 3. Travailleurs du web : babozor, blog de geek avec un style de qualité. Il cherchait du boulot et il a raconté sn cheminement et cela a bien marché. Blogcamp organisé à Paris
  • 7eme – 4. Le Blog d’Antoine: 19 ans, benjamin tu top 10. A compilé toutes les rumeurs sur l’I-phone qui va sortir. Revue des blogs. Assez technique, mais tout le monde devrait s’ retrouver
  • 6eme – 5. Simon Robic : fait aussi des billets sponsorisés. L’Oreal, c’est assez surprenant. Encore un geek qui parle de sa vie au quotidien
  • 5eme – 6. Korben: poids lourd du blog. Militant actif anti-hadopi. Blogueur très réactif. Beaucoup de coups de gueules et beaucoup de technique. Encore un geek
  • 4eme – 7. AJblog par Aymeric Jacquet: carnet pratique destiné aux entrepreneurs. Présent dans la salle. La majorité des visiteurs sont des indépendants uniquement dans le secteur Internet. Prospection passive. Beaucoup de posts sur cette pbmatique. Très peu de buzz. Ne parle pas de sujets d’actualités ne parle pas de l’I-phone
  • 3eme – 8. Dariablogue: blog de fille très technique. Bonne plume. Blogueuse bloguant sur les blogueurs, twitter etc
  • 2eme – 9. Le journal du mac: bien ficelé. Tout sur l’I-phone. Bons plans avec les prix et tests d’ergonomie, beaucoup de videos. Dépasse les geeks
  • 1er – 10. Blogee.net: gagnant. Présent dans la salle. Dédié auw mini portables. Pierre: véritable attente de la part des blogueurs et des étudiants. Blog éphémère ? Peut être. Mais 6000 abonnés en rss. C’est une communauté. Grosse base d’utilisateurs. Gagne de l’argent ? Oui, mais pas un revenu suffisant et il y a l’effet de la crise avec très peu d’annonceurs
Les blogueurs influents sont ils des Armes de Diffusion Massive ? was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

La liste ultime des 95 outils pour trouver des clients sur le Web ou dans sa ville

trouver des clients

Trouver des nouveaux prospects est un des leitmotiv des entreprises. En effet l’érosion naturelle de sa base de clients impose sans cesse de trouver de nouveaux clients pour remplacer ceux qui disparaissent.

Certaines études estiment que les entreprises perdent chaque année environ 10% de leurs clients (choix d’un nouveau fournisseur, fermeture définitive, changement des habitudes de consommation…), ce qui fait qu’au bout de 5 ans si l’on ne fait rien la moitié de ses clients disparaissent

Pour trouver de nouveaux clients, de nombreux outils sont à la disposition des entreprises, voici donc la liste des principaux outils à utiliser pour recruter de nouveaux clients. Il faut noter que ces outils ne sont pas classés par ordre d’importance.

Partie 1 : Les outils Marketing traditionnel pour trouver un client.

Outil 1 : Les flyers et les prospectus. Ils peuvent être distribués en pleine rue ou être laissés sur place (dans l’entreprise ou chez des partenaires). Le format peut être exotique ou classiques (A5), l’important est de proposer un messages simple et clair, avec un appel à l’action immédiat, ainsi qu’un visuel très impactant.

Outil 2 : L’affichage publicitaire en dehors du magasin, que cela soit les bus, les affichages urbains, les taxis, les ascenseurs, les escalators, les façades d’immeuble… Le but est de présenter l’offre de produits et de services dans des lieux de passage de sa clientèle.

affichage pub

Outil 3 : L’homme sandwich, que cela soit par des hommes (déguisement ou simple panneau), voire même des animaux que l’on peut habiller de vêtements publicitaires.

homme sandwich

Outil 4 : La vitrine et les panneaux d’affichages dans le magasin. Ce sont traditionnellement des éléments majeurs pour attirer des clients dans un commerce. La vitrine doit être changée régulièrement (évitez les affiches blanchies par le soleil qui donnent une mauvaise image de votre entreprise). Vous pouvez prendre exemple sur celles des boulangeries ou des pharmacies.

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La liste ultime des 95 outils pour trouver des clients sur le Web ou dans sa ville was last modified: mai 12th, 2009 by conseilsmarketing