une startup qui débute a besoin d’intuition, pas de marketing !

la lecture du jour …

Est un article de Fred Wilson, un VC de New York, sur le fait qu’une startup qui démarre n’a pas besoin de Marketing. Les startups ont en effet besoin d’intuition, de doigté et de feeling, de « segmentuition » comme j’aime à le répéter souvent, mais pas d’études de marché à prix d’or ni de campagnes d’acquisition, du moins au début. Mais ce qu’il y a de plus intéressant dans cet article, ce sont les commentaires, tous partis d’une attaque de Seth Godin, que je apprécie énormément, comme mes lecteurs le savent déjà… sauf que cette fois ci, je ne suis pas d’accord avec sa remarque. D’une part, la remarque des startupers voulant compenser une mauvaise offre par un « budget marketing » – quelque soit le sens du terme – est vraie et rencontrée quotidiennement. D’autre part, le terme de « marketing »a autant de définitions que de personnes essayant de le définir, et ce n’est ni véritablement intéressant ni important ; le marketing est une discipline très large, qui englobe quasiment tout, et la communication aussi, qui n’est d’ailleurs pas qu’un vilain mot ! Enfin, l’acquisition client, mentionnée par l’auteur, me semble bien une problématique de marketing, et non de communication. Un article qu’il me semble important de découvrir, ci-dessous en Anglais : 

Marketing

You asked for it Arnold and 84 others (so far). So I’m gonna talk about marketing.

I believe that marketing is what you do when your product or service sucks or when you make so much profit on every marginal customer that it would be crazy to not spend a bit of that profit acquiring more of them (coke, zynga, bud, viagra).

A very experienced and successful entrepreneur came into our office a week ago to pitch his latest company. At the end of his pitch he showed us some numbers. Normally for a raw startup we see almost all product and engineering expenses (headcount). But his plan had a monthly budget for customer acquisition. After he left, we talked about his plan and my partners focused on the customer acquisition number. It bugged us. It felt wrong.

So a few days later, I called him. We talked about what we liked about his plan and pitch and what we didn’t like. I brought up the customer acquisition line item at one point in that call. He said « every company needs a marketing budget. » It seemed like a strong reply but in truth not one of our top performing companies had a marketing budget in their initial business plan.

Read on at: http://www.avc.com/a_vc/2011/02/marketing.html

une startup qui débute a besoin d’intuition, pas de marketing ! was last modified: août 30th, 2011 by Yann Gourvennec

Daniel Bô – b2b et brand content : le ROI est aisé, il suffit de faire autorité dans son domaine d’expertise (3/3)

briefcase-large3ème et dernière interview de Daniel Bô, directeur et fondateur de l’institut Quali-Quanti (institut d’études généraliste-spécialisé dans les médias) et coauteur de l’ouvrage Brand Content (2009, Dunod), qui cette fois-ci aborde le sujet du b2b et du brand content. Présentation du Brand Content dans cette première partie, dont voici unetranscription synthétique de la vidéo [pour voir les 3 interviews http://bit.ly/danielbo] :

Comme nous en avons déjà débattu maintes fois sur ce blog ou dans notre livre « les médias sociaux expliqués à mon boss », le b2b n’est pas le parent pauvre des médias sociaux, au contraire. C’est même plus facile … il suffit d’être le meilleur, nous dit Daniel Bô. Oui, c’est vrai. Et c’est là aussi que le bât blesse. En b2b il ne suffit pas de faire drôle ou divertissant, il faut aussi que le fond soit à la hauteur de la forme, ce qui n’est pas toujours évident. Plus facile donc, et aussi plus difficile, notamment lorsque le b2b s’adresse à des domaines très techniques et spécialisés. 

retranscription sommaire de la vidéo :

en B2B, il vaut mieux parler de content marketing, car la notion de marque est moins omniprésente

  • ce sujet est très largement couvert dans la littérature américaine ;
  • l’objectif est de « produire le meilleur contenu pour sa cible »
  • … Sinon la concurrence le fera

les attentes des cibles en B2B sont stéréotypées :

  • besoin d’une veille qui digère son marché ;
  • recherche des meilleurs experts/recherche de fonds ;
  • meilleures pratiques/données/actualités/décollage

le ROI marketing (exemple d’un institut d’études)

  • se faire inviter à des conférences ;
  • faire en sorte que les commerciaux de l’équipe soient imprégnés de la richesse informationnelle ;
  • faciliter les contacts avec les prospects (leads generation) ;
  • générer des relations presse plus favorables

il est plus facile de lier commercial et contenu en B2B aussi :

  • la relation commerciale s’établit après le don (un livre blanc par exemple) ;
  • « les lecteurs de vos contenus, on les croise souvent, l’efficacité est facile à mesurer » (NDLR : en b2b, on côtoie physiquement ses clients régulièrement)

tous ces facteurs font que le contenu de marque est plus facile en B2B qu’en B2C (où il y a un effet de massification)

En conclusion, Brand culture et B2B sont également bien adaptés, car la culture de marque est basée sur la singularité, ce qui est en phase avec la façon dont le marketing en B2B fonctionne (on n’y achète pas seulement un produit/service, mais souvent une relation de confiance)

Daniel Bô – b2b et brand content : le ROI est aisé, il suffit de faire autorité dans son domaine d’expertise (3/3) was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Daniel Bô : « tout le monde fait du contenu, mais pas forcément du brand content » (1/3)

Daniel Bô, directeur et fondateur de l’institut Quali-Quanti (institut d’études généraliste-spécialisé dans les médias) et coauteur de l’ouvrage Brand Content (2009, Dunod), nous parle de contenu de marque dans la première de ces 3 interviews à Visionarymarketing. Présentation du Brand Content dans cette première partie, dont voici une transcription synthétique de la vidéo  [pour voir les 3 interviews http://bit.ly/danielbo] :

Pourquoi « Brand Content » ?
Il existe une tendance lourde des marques qui se lancent dans le Brand Content
et qui cherchent à s’approprier une catégorie
Est-ce un phénomène nouveau ?
Les marques développent du contenu depuis 1 siècle (Michelin, L’Oréal, SEB …). Ce qui est nouveau, c’est que ce mode de communication est devenu un pivot.
Il ne s’agit pas que d’un phénomène Internet
Le magasin doit aussi véhiculer du contenu. On ne peut plus se contenter de présenter des produits dans un magasin, vous racontez aussi une histoire.
Y a-t-il saturation de contenu ?
Tout le monde fait du contenu, mais pas forcément du contenu de marque, c’est le meilleur contenu qui gagne
Comment créer un contenu gagnant ?
Il faut générer de l’enthousiasme. Pour cela il y a 3 qualités indispensables :
  • premièrement, la qualité éditoriale (celle-ci peut répondre à divers critères) ;
  • deuxièmement, la visibilité du contenu ;
  • troisièmement, il faut que ce contenu soit associé à la marque.
L’UGC fait partie du Brand Content et il permet l’abondance de contenu, mais…
Ces contenus ne sont souvent pas d’un niveau de qualité suffisante. la marque doit faire le filtre ou retravailler le contenu (peut être du témoignage, mais pouvant aller jusqu’au Crowdsourcing)
exemple : Castorama qui crée une plate-forme de conseil lié au bricolage ou les clients peuvent échanger des conseils
contenu « pro-am » (pro-amateur)
S’agit-il d’un nouveau métier ?
C’est l’évolution de plusieurs métiers en fait. Quelques exemples de divers acteurs de ces nouveaux contenus :
  1. La Redoute créant son propre contenu ;
  2. Des agences qui deviennent de plus en plus des agences de contenu (issu du numérique ou de la promo des contenus eux-mêmes) ;
  3. Services complets de diffusion de contenu (comme Dailymotion par exemple-transparence : je travaille pour Orange qui a une participation dans cette entreprise) ;
  4. Producteur de contenu proprement dit
Le publi-reportage n’est pas du Brand content. Il y a trois défauts :
  1. Il est un peu bas de gamme
  2. La publi-promotion et parfois fallacieuse
  3. Les sujets ne sont pas toujours très intéressant
En conclusion, le publi-reportage a énormément de potentiel, mais il ne s’agit pas de brand content proprement dit. Contre exemple : Pampers qui fait un DVD pour expliquer comment le bébé perçoit le monde depuis le ventre de sa mère, ça c’est du Brand Content pas de la publi-promotion.
Daniel Bô : « tout le monde fait du contenu, mais pas forcément du brand content » (1/3) was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

rentrée : on reprend son souffle, les médias sociaux s’essoufflent (peut-être)

L’heure de la rentrée a sonné. Au moment où je vois de nombreux confrères se remettre à tweeter, il est temps de reprendre le collier et de se remettre à travailler. L’actualité est chargée, et pas seulement du côté des questions du jour sur l‘essoufflement des médias sociaux, ou de la validité du buzz de Google+, ni même des dangers supposés des médias sociaux vis à vis de la vie privée. notre premier article sera dédié à la suite à donner au design des caddies de supermarché (enfin un sujet sérieux !)

photo : Yann Gourvennec (Paris, Idaho, USA) – page photos sur mon site

rentrée : on reprend son souffle, les médias sociaux s’essoufflent (peut-être) was last modified: août 17th, 2011 by Yann Gourvennec

l’adaptation anglaise des « médias sociaux expliqués à mon boss » sur Blogtalkradio vendredi 24/06

J’ai répondu à l’invitation d’Eve Mayer Osburn (autrement connue sous le sobriquet de « Linkedin Queen) et Mary B. Adams à les rejoindre pour un talk show en Anglais en ligne sur Blogtalkradio. Voici ci-dessous une vidéo introductive en Anglais que j’ai réalisée hier matin dans mon bureau. J’y décris mes projets actuels au sein de ma nouvelle équipe d’Orange.com. J’en profite pour amener mes visions sur la façon de mener les choses sur le front du numérique dans les entreprises, et notamment dans le domaine des médias sociaux. Le show débutera à 5.00 heures de Paris Vendredi 24 juin 2011. La vidéo est découpée selon les 4 points que j’entends aborder dans l’émission.

Scoop: profitons-en pour annoncer qu’en avant première je dévoilerai le titre de notre futur livre qui sera l’adaptation anglaise des « médias sociaux expliqués à mon boss« .

[note: texte explicatif des organisateurs en Anglais] Summer’s sizzling on the Social Media for the CEO Radio show. Friday 24th June 2011 please join us at 10 am US Central time / 17:00 European central time when hosts Eve Mayer Orsburn and Mary B. Adams speak to Yann Gourvennec, Director, Web, Digital & Social Media at Orange, the key brand of France Telecom, one of the world’s leading telecommunications operators. Our guest is also co-founder at Media Aces, a non-profit organization whose aim is to promote the usage of social media for business, to help members to help each other. In his spare time, our guest is also blogging on Marketing and Innovation and is a lecturer atUniversité Paris Dauphine. Looking to pick up some tips on internet strategy and Web 2.0 implementation, social media for business, or corporate blogging, don’t miss this show.

Our show is broadcast live from Dallas, Texas and Paris, France while simulcasting a Twitter chat onTwitter.com/LinkedInQueen and onTwitter.com/SocialMediaDel. Join us by calling +1 (347) 850-8614 to listen or to ask a question on air. Orm Tweet your questions and comments to @LinkedInQueen or @SocialMediaDel using #SM4CEO.

l’adaptation anglaise des « médias sociaux expliqués à mon boss » sur Blogtalkradio vendredi 24/06 was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec