Seedbees.com, le réseau social de la vente à domicile

clx0406wit07dg-de-219c8f1A première vue, surtout pour ceux d’entre nous qui ne sont plus tous jeunes, la vente à domicile rappelle les années 60 et 70, période de l’essor de la marque Tupperware. Pour ceux qui sont un peu plus jeunes, la fin des années 80 leur rappellera aussi une autre société du même genre, Amway, productice et distribrice à domicile au travers d’un réseau de vendeurs indépendants, de produits d’entretien. Mais cette vue serait caricaturale, car la vente à domicile est loin d’être morte, et elle pourrait même bien se développer encore, à la faveur de la crise économique qui sévit en ce moment, pimentée d’un peu de Web social. C’est le pari que fait Alexandre Vannier et ses associés avec le lancement de la société seedbees.

la vente à domicile qu’est-ce que c’est  ?

J’ai connu Alexandre dans une autre vie, lorsqu’il était responsable de mon compte chez Grand Union, et j’ai été très content de le revoir il y a quelques semaines avec ce tout nouveau projet qui me paraît excessivement prometteur. La vente à domicile, comme je le dis dans le chapeau ci-dessus, ce n’est pas seulement cette image ringarde de femmes au foyer de plus de 50 ans essayant d’occuper leurs ennuyeuses journées. Il s’agit d’un véritable business qui intéresse de plus en plus de monde, du fait de la crise économique. Tout d’abord, elle permet de se faire un peu d’argent de poche pour compléter ses revenus. Il s’agit d’un domaine, où les sociétés comme Tupperware ont encore 27 000 vendeurs actifs en France. Même s’il s’agit d’un phénomène essentiellement provincial et à 80 % féminin (car il est lié au taux d’activité et au niveau de revenus), nous parlons ici d’un marché total de près de 2 milliards en France (1.7 en 2010), en forte croissance, et qui concerne 120 000 vendeurs à domicile. Attention, la vente à domicile est à distinguer de la catégorie vente en porte-à-porte, de bien mauvaise réputation.

Alexandre Vannier : co-fondateur de Seedbees.com

en moyenne € 1000 par an de revenu annuel par vendeur

Mais on l’a vu ci-dessus, la vente à domicile touche peu le milieu urbain. Voilà le problème que seedbees s’est attaché à résoudre : comment masculiniser et ramener la vente à domicile dans les villes.

Un autre problème lié à la vente à domicile, est qu’au bout de 3 ventes, la plupart des vendeurs s’arrêtent, le turnover est énorme. Prenons Tupperware à nouveau, selon Alexandre, s’ils ont 27 000 vendeurs actifs, le chiffre total de ces vendeurs s’élève peut-être à environ 100 000 par an. Le chiffre d’affaires moyen par vendeur est d’environ € 5100, mais il s’agit d’un chiffre d’affaires seulement et le vendeur ne touche en moyenne qu’environ 20 % de cette somme.

La fédération de la vente directe regroupe 27 entreprises les plus importantes dont Tupperware et en général ce sont des producteurs qui ne vendent que leurs propres produits. Seedbees quant à eux ont pour objectif de s’ouvrir à d’autres fournisseurs de produits, commerçants, grossistes et fabricants. Le but est de trouver les produits qu’on peut goûter, toucher et démontrer. Mais l’intérêt de la petite société qui vient de se créer, n’est pas seulement là. Seedbees se propose également de mettre en relation vendeurs, fabricants et commerçants, et aussi les loueurs de salles et de locaux, car c’est là le problème dans les grandes villes : l’espace dans les maisons et les appartements est très limité, surtout à Paris ; il faut donc pouvoir aider les vendeurs à trouver un lieu convivial et spacieux dans lequel on peut vendre ses produits. Il s’agit d’une transaction gagnant-gagnant dans la mesure où les loueurs de salles et de locaux peuvent aussi remplir leur salle à des moments plus creux de leur activité.

On pourrait donc dire que seedbees se situe à la croisée des chemins entre une place de marché et un réseau social (social au bon sens du terme, c’est-à-dire de la mise en relation d’êtres humains et non simplement d’un logiciel) et en tant que tel, il a des chances de se développer dans les milieux urbains. La crise aidant, on peut prévoir une belle réussite pour les sites comme seedbees, qui a l’avantage de ne pas être seul sur son marché, ce qui est toujours une bonne chose lorsqu’on essaie d’évangéliser, malgré les idées reçues.

autres sites

Seedbees.com, le réseau social de la vente à domicile was last modified: janvier 23rd, 2012 by Yann Gourvennec

téléchargez avec un tweet : « les médias sociaux expliqués à mon boss » sur Locita

C’est la sélection du jour et peut-être du trimestre ! notre livre “les médias sociaux expliqués à mon boss” est accessible en téléchargement via LOCITA.FR qui vous permettra de le lire en le payant avec un tweet. explications :

Écrit par Yann Gourvennec et Hervé Kabla, ce livre est un vrai guide pratique des médias sociaux en entreprise expliqué par des professionnels. Un livre avec des outils et des recettes qui marchent, des schémas et dessins originaux pour mieux comprendre et appliquer, des témoignages de ceux qui mettent en place les médias sociaux en entreprise…

1 tweet pour 1 partie du livre

LOCITA vous propose de télécharger l’ouvrage en échange de tweets. Le livre « Les médias sociaux expliqués à mon boss » sera découpé et diffusé en plusieurs parties. Vous allez pouvoir tweeter l’information grâce à l’application Paywithatweet utilisée au sein des articles pour avoir accès aux documents au format PDF.

Chaque jour, 1 partie du livre

Tous les jours, à partir de lundi 15 janvier, un nouvel article sera publié et une nouvelle partie du livre sera accessible gratuitement sur fr.locita.com, un simple tweet sera demandé en échange.

Vous pouvez également télécharger la version ebook complète sur l’iBookstore d’Apple ou sur Numilog. Vous préférez la version papier ? Profitez de 10% de réduction et des frais de port offerts en utilisant le code promo LOCITA sur la Boutique Kawa.

téléchargez avec un tweet : « les médias sociaux expliqués à mon boss » sur Locita was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

l’effet Festina ou Durex : un mauvais buzz accroît-il la notoriété d’une marque ?

La sélection du jour …

question-largeEst cet article du blog du Monde qui m’a été suggéré par Samuel Péron dans un échange sur le forum LinkedIn de Frenchweb et qui soulève à nouveau la question que j’avais évoquée avec mon compère Hervé Kabla dans les médias sociaux expliqués à mon boss, à savoir ce que nous avions à l’époque nommé « l’effet Festina » : La marque catalane (rachetée par son propriétaire en 1984, la marque créée en 1902 est d’origine Suisse) était en effet quasi inconnue au moment de l’affaire Virenque, et est devenue, depuis le scandale de l’EPO de 1998, une des premières marques de montres européennes. L’article ci-dessous donne quelques autres exemples de mauvais buzz, cette fois ci générés par la maladresse ou le mauvais goût des animateurs des comptes Twitter de leurs marques, mais il pose aussi la question en ces termes : « ces mauvais buzz contribuent parfois à conforter l’influence de ces marques sur les réseaux sociaux et à faire croître leur nombre de followers » …

AFRIQUE DU SUD – Le dérapage sexuel de Durex sur Twitter | Big Browser

Mais ce n’est pas la première fois qu’une marque fait usage de blagues de mauvais goût qui provoquent la colère de ses followers. Pendant la révolte en Egypte, la marque de prêt-à-porter Kenneth Cole avait posté sur Twitter un message publicitaire en utilisant le hashtag #Cairo. Le tweet était le suivant : « Des millions de personnes sont réunies au Caire. La rumeur est qu’ils aient été mis au courant de la nouvelle collection de printemps disponible en ligne. » Assaillie de critiques, la marque a finalement supprimé le tweet et a présenté ses excuses sur Twitter et Facebook.

En France, c’est la marque Orangina qui s’était essayée le 21 juillet 2011 à une blague douteuse à propos des roux sur Facebook et Twitter. La marque réputée pour ses buzz et stratégies de communication agressives avait pour scénario numérique le piratage de ses comptes de réseaux sociaux par Orangina rouge, son personnage drôlement méchant et provocateur. Au départ, cette blague anti-roux sortait de la bouche d’Orangina rouge. Mais cela n’a pas été compris ainsi par les followers qui ont crié à la discrimination et s’en sont pris à la marque.

Mais paradoxe 2.0, ces mauvais buzz contribuent parfois à conforter l’influence de ces marques sur les réseaux sociaux et à faire croître leur nombre de followers.

via AFRIQUE DU SUD – Le dérapage sexuel de Durex sur Twitter | Big Browser

l’effet Festina ou Durex : un mauvais buzz accroît-il la notoriété d’une marque ? was last modified: novembre 29th, 2011 by Yann Gourvennec

Just Map IT : la cartographie d’informations c’est quoi au juste ? – 25/11 – #jmit

La sélection du jour …

Est un événement auquel je participe à la demande d’Emilie Ogez, blogueuse en série et consultante, que vous connaissez bien. Cet événement est intéressant à double titre :

  • d’une part, la cartographie d’informations elle-même qui est un sujet souvent abordé mais sur lequel on peut se poser des questions de fond d’un point de vue marketing (c’est joli, mais est-ce vraiment fonctionnel et quelle est la valeur ajoutée par exemple, comme le démontre ce qu’est devenu le moteur de recherche cartographique Kartoo, qui a désormais régressé au stade textuel). La vraie question à chercher est donc, d’un point de vue marketing, de savoir comment transformer ces outils cartographiques en véritables outils d’aide à la décision. Problème non insurmontable, mais beau casse-tête marketing ;
  • d’autre part, c’est la collaboration dans la collaboration, avec un barcamp participatif animé par des experts du domaine dont Amaury de Buchet (ex Fabernovel, prof à ESCP, et patron de l’incubateur de l’école) et Yves Simon (ex Xwiki, et maintenant directeur associé de Social Computing), Claude Aschenbrenner etc. (voir la liste complète ci-dessous). 
Voici donc en plus détaillé le contenu de l’événement tel qu’il m’a été transmis par Emilie et les organisateurs. 

Le vocable Cartographie d’informations recouvre beaucoup d’approches techniques et technologiques extrêmement différentes (de la cartographie éditoriale, de l’infographie, des tableaux de bord, du recensement, du mind mapping, des outils de navigation…). Social Computing, spécialiste de l’accès à l’information et de l’intelligence collective, propose une approche cartographique originale permettant de naviguer dans les masses de données et les contenus numériques. Appliquant à elle-même les principes de l’intelligence collective, Social Computing vous invite à participer à Just Map It! événement sur la cartographie d’information qui aura lieu à La Cantine, le 25 novembre 2011, de 10h à 17h.

Journée de réflexion ouverte animée par 10 experts (Claude Aschenbrenner, Yves Simon, Frédéric Martinet, Amaury De Buchet, Olivier Réaud, Franck Valetas, Gaël Musquet, Jean-Marc Lazard, Jean-Pascal Perrein et Yann Gourvennec) elle permettra de réfléchir, échanger, canaliser, structurer et synthétiser les idées autour de la cartographie d’informations. L’importance du volume de données auquel nous faisons face aujourd’hui dans nos sphères professionnelles et personnelles pousse le développement de solutions de cartographie d’informations.

Just Map IT : la cartographie d’informations c’est quoi au juste ? – 25/11 – #jmit was last modified: novembre 7th, 2011 by Yann Gourvennec

10 conseils pour booster son business avec la vidéo #w2c11

100_0052Au Web 2 Connect aujourd’hui, David Jay, Orthophoniste de formation, nous a expliqué comment augmenter son chiffre d’affaires en utilisant la vidéo. Passionné de vidéo, ayant utilisé ce médium pour faire de la formation et frustré de voir les instituts de formation mal l’utiliser il a donc décidé de fonder son entreprise sur ce domaine : Orthoformation (son site web : larevolution.com). En à peine 4 mois il a déjà dégagé plus de 300.000 € de chiffre d’affaires. On verra dans la transcription de cette passionnante intervention que dans mes vidéos, je n’ai pas souvent suivi ces explications !

pas de fioritures …

Il nous a montré le 1er format, le format “présentateur” : pas de fioritures, 10 minutes, pas de fond, pas d’éléments perturbateurs et un email sur 2.500 clients et 2.500 prospects qui n’ont rien acheté. Avec cette vidéo, il a généré avec cette vidéo 90.000€ en DVD d’orthophonie.

Puis David nous a présenté ses 3 raisons pour utiliser la vidéo pour booster son business :

1. le trafic

La vidéo va permettre d’améliorer le trafic nous a dit D Gay car Google donne une préférence aux vidéos. Dans la longue traîne (c’est à dire une succession de beaucoup de mots clefs), donc dans les requêtes longues, le poids donné à la vidéo est beaucoup plus fort. C’est une augmentation indirecte, car le lien va vers Youtube. Il faut donc apprendre à construire sa page Youtube : il faut un appel à l’action et un lien vers la page Web de son site.

100_00512. augmenter l’audience

La différence entre trafic et audience, c’est que le trafic, ce sont juste les gens qui sont arrivés par hasard sur le site et qui ne s’en souviennent plus. L’audience, ce sont les visiteurs qui reviennent, et pour cela, il faut essayer de capturer leurs coordonnées. C’est la base du marketing et de l’efficacité commerciale sur Internet a-t-il ajouté. Il faut absolument créer un moyen de capturer les adresses e-mail sur votre site. Dans la plupart des cas, ce qui marche le mieux c’est d’envoyer un pop-up au bout de 15 à 45 secondes (ni  plus ni moins) pour lui proposer quelque chose à télécharger, gratuitement, mais en lui demandant son adresse mail (marketing de la permission). La vidéo a ajouté David Jay permet un TOP (time on page) supérieur de 25% car le temps que la personne met à statuer sur l’intérêt du document est plus long et que la vidéo humanise le site. En outre, Google va permettre d’améliorer votre ranking en fonction du temps passé sur vos pages.

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10 conseils pour booster son business avec la vidéo #w2c11 was last modified: octobre 22nd, 2011 by Yann Gourvennec