« vendre sur Facebook, c’est complètement nul ! » (tribune libre)

exclamation-largeLes pieds dans le plat ! Nous accueillons pour la deuxième fois la tribune libre de Denis Fages dont on peut dire tout de go qu’il ne mâche pas ses mots ; et j’aime bien la façon dont il amène le débat sur des sujets qui sont au cœur des questions des e-commerçants. Je viens à l’instant d’achever la lecture d’une étude réalisée par le SNCD et dont on peut voir un extrait public ici. Dans cette étude, fort bien présentée, réalisée sur un échantillon de 10,934 répondants majeurs représentatifs des “socionautes”, j’y ai appris que “15% des internautes seraient devenus clients d’une marque grâce à un réseau social” et encore que si les achats à travers les réseaux sociaux ne représentent que “3% des socionautes actifs, 27% se déclareraient prêts à s’adonner au s-commerce”. Reste à voir quelle a été la méthodologie de cette étude, mais dans cette attente, peut-on rester totalement sceptique ou peut-on déclarer comme Denis Fages qu’il faut revenir aux fondamentaux ? Il est vrai que les e-commerçants présents au e-commerce 1to1 de Monaco en Mars 2012 étaient entièrement d’accord avec Denis : une boutique sur Facebook, ça ne marche pas. Je penche aussi pour une vision où le commerce social est forcément une expérience intense, liée au véritable commerce, comme je l’ai démontré dans ma présentation au Digital Media Forum. Voilà, le débat est posé, à vos souris ! …

par Denis Fages

Comme tous les « petits » e-commerçants qui travaillent dur pour grossir… je n’avais pas de temps à perdre. Je devais me concentrer sur l’essentiel : Mettre en place tous les ingrédients clés pour parvenir à un bon taux de transformation tout en travaillant constamment ma génération de trafic et en prenant soin de mes clients…

Je n’ai jamais compris l’engouement pour Facebook et la soit disant nécessité de s’y intéresser lorsque l’on fait du e-commerce. Le fait que tant de marketeurs, apparemment brillants et censés, puissent croire à de telles chimères me sidère encore aujourd’hui.

Revenons aux fondamentaux
Google (en référencement naturel ou en AdWords) apporte une véritable révolution marketing. Il permet de toucher un prospect en phase de recherche, le prospect idéal. Mieux, il permet de le toucher au moment ou celui-ci est complètement disposé à accepter de rentrer en contact. Il désire être informé.

[Facebook ou Google ? Quel est le meilleur endroit pour faire du commerce ?]

Ceci fait de Google la première brique idéale d’un processus moderne de marketing basé sur la permission.

Facebook, c’est du divertissement.
Lorsqu’on fait de la publicité sur Facebook, on cherche à détourner la personne qui se divertit pour tenter de lui faire acheter un produit auquel elle n’était pas du tout en train de penser.

Dans le cas de Facebook, c’est de l’intrusion. On tente de détourner l’attention du prospect, comme avec de la publicité traditionnelle. Dans le cas de Google, on accompagne l’intention du prospect, on l’aide dans sa quête.

On ne navigue pas dans les mêmes eaux !
D’ailleurs je suis toujours effaré par les stats sur Facebook… Cela prouve bien l’inutilité de toutes ces dépenses…Nombre de fans, de like… On est loin du CA, de la marge et du ROI d’Adwords… C’est peut être très bien pour Facebook, tous ces « j’aime » inter-facebook. Mais cela ne fait pas de business !

J’ai cependant voulu tester et vérifier si on pouvait vendre, directement ou indirectement sur FB. On a fait une page fan, on a mis des boutons j’aime partout sur les site et dans les Newsletters, on a eu des centaines de fans. On a même synchronisé notre boutique complètement sur facebook ! On pouvait se promener dans notre catalogue de 500 produits (de cafés), remplir son panier et acheter… sans quitter Facebook sauf au moment du paiement… Résultat ? : Des ventes qui se comptent sur les doigts d’une main ! Totalement nul.
L’effort n’est absolument pas proportionnel au résultat.

Recruter des prospects sur Facebook, c’est peut-être jouable pour certaines marques dans le divertissement, mais pour la majorité des entreprises, c’est juste du temps perdu.

Quand à l’animation ou la fidélisation sur Facebook ?

Une amie e-commerçante m’expliquait qu’elle ne faisait pas de Newsletter mais qu’à la place elle communiquait à sa « communauté » sur Facebook. C’est du délire ! Moi je ne veux pas de communauté Facebook, je construis mon fichier client. Il vaut de l’or. C’est la valeur de mon entreprise. Je ne veux surtout pas donner ce trésor à Facebook. Encore une fois, à moins d’avoir comme clients des ados qui n’ouvrent plus d’emails car il ne parle qu’avec facebook, construire une base de données propriétaire de prospects et de clients puis communiquer par email reste la bonne stratégie. Une entreprise doit rester au point cause sur son marketing.

Je veux que mes prospects/clients agissent suite à mes communications de la façon prévue ; que je les incite à venir sur mon site et à acheter. Je ne veux pas qu’ils agissent en cliquant sur j’aime ou en écrivant un commentaire (bon ou pas, ce n’est pas le problème) sur mon entreprise à destination de leurs amis. Cela ne génère aucun profit nia court terme ni sur le long terme. !

Quand est-il de l’importance de l’image et des Relations Publiques ?

Bien sur qu’il faut être présent partout, être visible et communiquer, mais il faut être à la source des communications, pas au point effet. Ce n’est pas en transférant son CRM sur Facebook qu’on contrôle son destin.

Je n’ai rien contre les réseaux sociaux. Personnellement, je préfère que les gens s’amusent, communiquent, contribuent ou “likent” plutôt que de s’abrutir à regarder la télé. Il est clair que le temps passé sur facebook est du temps de loisir pris sur du temps « de télé ». Plutôt que de subir les mauvaises nouvelles des journaux télé et la bêtise généralisée des émissions people en n’ayant qu’une zapette pour être « cause », au moins sur Facebook, Youtube on est pas simplement un spectateur. On est « un peu » cause en commentant, en partageant, en échangeant avec des gens. Mais on est loin, très loin d’être en phase active de recherche pour acheter, comme sur Google.

C’est donc les règles de l’intrusion qui s’appliquent.

User d’astuces, de jeux (plus ou moins racoleurs de préférence), de subterfuges pour parvenir à détourner l’attention des gens afin de leur balancer un message, qu’ils regardent en baillant… pour vote retourner à leur vrai jeu : Lire les gags, créations et commérages de leurs milliers d’amis-d’amis.
Oh c’est sûr, Facebook plait aux publicitaires qui peuvent vendre de la « création » aux marques… Et vendre beaucoup de vent autour et de la nécessité absolue de soigner son image de marque et de l’impact colossal de ses milliers de like et de fans …

J’étais dégouté de voir sur fiverr (au demeurant incroyable) les offres « Je vous fais 1 000 fans pour 5$« , « Je vous fais 10 témoignages en vidéo pour 5$« , etc. Et vous voudriez que tout ce brouhaha soit réel ? Et vous pensez que ce « business » puisse être ethique, rentable, sain ?

Un vrai pro du marketing, quelqu’un de rompu aux techniques de marketing direct et au bon sens du marketing de la permission ne tombe pas dans ces pièges.

Les sirènes de Google sont tout autres…

Les résultats de pub adwords sur le réseau Google sont en béton : Des ventes et du CA, sonnants et trébuchants. Les multi-ciblages proposés sur le réseau de Display vont très loin et le réseau publicitaire est énorme. Google n’a pas grand chose a envier à Facebook même ce formidable chiffre … « 1 milliard d’inscrits » ! Google pourra surenchérir facilement avec ses 2 milliards « d’accros » qui l’utilisent tous les jours, pour apprendre, trouver, s’informer, chercher, découvrir… pas juste pour s’amuser.

Le jour ou tout le monde fera ses recherches dans Facebook n’est pas arrivé.

Je veux bien que l’on pense que le vent à tourné à ce moment là. En attendant, ami e-commerçant, ami entrepreneur, ami-marketeur, ne perds pas ton temps avec Facebook, deviens plutôt un top professionnel de Google. A la fois en naturel et en Adwords, il y a vraiment des prospects aàattraper, du chiffre d’affaire à encaisser.

C’est diablement plus important que des fans et des “likes” qui ne durent qu’un instant…. Et si tu veux économiser ton temps et énormément d’argent, je t’invite à apprendre à optimiser à fond tes campagnes AdWords… C‘est prioritaire.

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Denis Fages, ancien e-commerçant, est l’auteur d’un Guide d’optimisation de Google Adwords fort complet, inspiré par le best-seller américain de Perry Marshall. Ce guide est illustré par JWEB, agence spécialiste d’Adwords. Dans ce guide, vous apprendrez en détail comment fonctionne Adwords, les critères de la réussite, on vous donnera des tuyaux pour choisir vos mots-clefs et rédiger des annonces percutantes…

« vendre sur Facebook, c’est complètement nul ! » (tribune libre) was last modified: septembre 20th, 2014 by denisfages

Wizville sonde le consommateur en magasin (start-up du mois)

J’ai rencontré et Timothée de Laitre il y a quelques semaines lors d’un voyage blogueurs, et de fil en aiguille, il en est venu à me parler de sa nouvelle entreprise, Wizville que je n’hésiterai pas à qualifier de start-up du mois. J’étais particulièrement séduit à la fois par la simplicité de Timothée, sa gentillesse, et la justesse de son approche, essentiellement basée sur l’observation, les essais et erreurs. Qui plus est, son idée me paraît particulièrement pertinente dans le contexte actuel, et je prédis un bel avenir à Wizville, une fois les traditionnels problèmes de démarrage commercial réglés par la start-up.

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[Timothée de Laitre dans une vidéo de Mounir & Simon]

J’ai donc interviewé Timothée il y a quelques jours, afin qu’il nous présente plus en détails sa start-up. Timothée a créé Wizville avec deux associés en 2012, mais ce n’est pas sa première start-up. En effet, cette idée lui est venue dans le cadre de la création de sa première entreprise (shopwiz.me) dont le but était de permettre des avis vérifiés sur des produits et services. Or, « le meilleur moyen d’obtenir des avis vérifiés était de les demander au client final lui-même » s’est aperçu Timothée avec justesse. C’est ainsi que lui-même ses associés ont développé cette solution d’écoute clients en temps réel qui permet d’inviter le client final à donner son avis dans le magasin à partir d’un Smartphone ou d’une tablette. Le client est amené à scanner un QR code et à entrer son commentaire.

imageCette offre est particulièrement adaptée aux réseaux de points de vente, notamment de franchisés, où « depuis le siège social, on manque de connaissance des clients locaux, et les remontées d’informations diffusées depuis les points de vente arrivent en retard » indique Timothée. Avec Wizville, l’information globale et réelle de la perception des clients parvient au gestionnaire du réseau, même s’il est loin du terrain. Le client pour Wizville et donc moins le consommateur final que le gestionnaire du réseau de franchise, à la différence de certaines autres solutions du marché (comme Critizr par exemple) qui qui sont-elles beaucoup plus dirigées vers le client final et notamment la critique du magasin.

Avec Wizville, on est plus dans une configuration où l’on essaie de fournir un outil de travail au commerçant, pour améliorer son service, plutôt que de le critiquer et de lui mettre la pression, ce qui est toujours un très mauvais argument de vente ! Le but est donc bien dans ce cas d’améliorer la qualité de service et d’impliquer plus intimement le directeur de magasin dans la qualité du service. C’est ainsi que Timothée rejette la notion d’outil de « surveillance » pour décrire son application.

Combien coûte Wizville ?

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[Optique Duroc, premier client de Wizville]

Il existe en deux tarifs : soit en solution simple qui permet juste de récupérer les avis des clients auquel cas il vous en coûtera 40 € par point de vente et par mois. Par ailleurs, une nouvelle version dite « premium » vient de voir le jour, qui permet à l’entreprise de répondre en temps réel aux sollicitations des clients, ainsi que de laisser le consommateur répondre aux commentaires des autres clients. Cette solution, coûte quant à elle 60 € par point de vente et par mois.

Wizville jouit déjà d’une première référence significative, au travers du réseau de franchisés Optique Duroc, qui regroupe 35 points de vente et qui a 30 ans d’existence.

Timothée de Laitre est-il un pigeon ?

Difficile d’échapper à la question du moment. J’ai voulu savoir si Timothée se sentait concerné par la polémique actuelle, même si elle commence à passer légèrement, des « pigeons » qui se sentent lésés par un gouvernement qui ne comprendrait pas les entrepreneurs. Timothée a répondu qu’il soutenait à titre personnel le mouvement des pigeons et même qu’il était « déçu d’avoir vu se fermer le groupe Facebook qui donnait ainsi un moyen de pression sur le gouvernement ». Toutefois, défenseurs de la France rassurez-vous, bien qu’il ait pensé partir au Royaume-Uni Timothée n’a pas décidé de mettre sa menace à exécution dans l’immédiat.

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[copie d’écran du tableau de bord de suivi des retours clients de Wizville]

Wizville sonde le consommateur en magasin (start-up du mois) was last modified: janvier 16th, 2016 by Yann Gourvennec

les stars du Marketing et du Digital au MD Fair

Un événement à ne pas rater, où Hervé Kabla et moi-même dédicacerons notre ouvrage les médias sociaux expliqués à mon boss, récemment primé au Hub Forum 2012

Yann GOURVENNEC et Hervé KABLA vous invitent
au salon MD Fair les 7 & 8 novembre 2012
à Paris Expo Porte de Versailles, Hall 5.1
Participez à la conférence événement
Mercredi 7 novembre de 12h à 13h30 sur le plateau TV

Découvrez les secrets de stars du Marketing et du Digital

Ils sont tous des experts, ont fondé des entreprises (beAngels, Digilinx, ETO, IteXium…) ou travaillent à l’innovation marketing chez de grands annonceurs (Nestlé, Orange Labs, Science-Po, Valtech…).
Ils partageront avec vous leur vision du marketing et débattront de ce que sera l’avenir du marketing sur le plateau TV du salon. À ne pas manquer !

Conférence animée par Henri KAUFMAN, Président du Cercle du Marketing Direct

Avec le témoignage de : Brice AUKENTHALER I Hervé BLOCH I Thomas BOURGHELLE I Ronan BOUSSICAUD I Philippe CAHEN I Yan CLAEYSSEN I Philippe COLIN I Paul CORDINA I Pauline DUFFOUR-WARGNIER I Laurence FAGUER I Emmanuel FRAYSSE I Guy JACQUEMELLE I Hervé KABLA I Jean-Philippe WOZNIAK I>> Je m’inscris

Les médias sociaux expliqués à mon bossRetrouvez Hervé KABLA et Yann GOURVENNEC en dédicace
sur le stand J40-K39 des éditions Kawa
Mercredi 7 novembre de 16h à 17h (Hervé Kabla)
& Jeudi 8 novembre de 11h à 12h (Yann Gourvennec)

Les médias sociaux expliqués à mon boss
Par ceux qui en font et pour ceux qui aimeraient (mieux) en faire

2010 a été l’année du décollage des médias sociaux dans l’entreprise. Après un round d’observation de près de 4 ans, cette année a vu en effet cette discipline s’élever rapidement au plan stratégique.
Sous la direction de Yann GOURVENNEC et d’Hervé KABLA, l’association Médias Aces et ses entreprises membres, pionnières des médias sociaux, ont donc – au travers de cet ouvrage collectif – couché leurs expériences en termes d’utilisation des médias sociaux dans le cadre de l’entreprise.

EXCLUSIF !

Hub Awards 2012Le jeudi 11 octobre dernier à l’occasion du Hub Forum, « Les médias sociaux expliqués à mon boss » s’est vu remettre le Hub Award du « Livre influent de l’année sur le digital ».
Ne manquez pas la séance de dédicace de ses co-auteurs, Yann GOURVENNEC et Hervé KABLA les 7 et 8 novembre.

les stars du Marketing et du Digital au MD Fair was last modified: octobre 17th, 2012 by Yann Gourvennec

Jean Marie Dru (TBWA) « le digital est la nouvelle réalité de la communication » – #hubforum

C’est Jean Marie Dru, président de TBWA worldwide qui a ouvert la version 2012 du Hubforum dont Orange est le sponsor. Il s’est présenté en “vétéran de plus de 40 de la communication” et a avoué “ne pas pouvoir prétendre prédire l’avenir”. Sa présentation ne s’est donc pas tournée vers l’avenir mais le présent de la communication avec deux constats pour le marketing numérique (digital) en 2012.

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[Jean Marie Dru ce matin dans son discours d’introduction du Hubforum 2012]

Premier constat fait par le grand patron de Pub : “Le digital est la nouvelle réalité de la communication” a affirmé Jean Marie Dru, décrivant un monde où l’Internet est entré dans tous les comportements de la vie et de l’économie, en phase avec une présentation que j’ai réalisée récemment et qui est disponible sur l’espace Slideshare d’Orange. Il n’est donc plus possible de “laisser le digital dans son coin”, il est devenu une composante majeure de tout ce que nous faisons.

  • Jean Marie Dru a montré l’exemple Tesco homeplus en Corée du Sud (qui a donné aussi des idées à Carrefour plus récemment) et un autre permettant de commander une Pizza depuis un aimant sur un frigo (voir l’opération VIP fridge magnet Dubai) ;
  • Il a avoué également “ne jamais imaginer qu’il pourrait avoir autant d’ingénieurs dans son réseau d’agences”, montrant ainsi la transformation du monde de la communication ;
  • le métier de l’agence est en train de changer et tous les marchés sont en train de se réinventer en profondeur. Le digital est donc bien au cœur de ces activités, et par voie de conséquence, de celles de ses annonceurs.

Deuxième constat du patron de TBWA, le digital est multi-disciplinaire et n’est pas réductible à une seule agence :

  • le digital n’est pas une discipline, c’est “un élément de régénérescence de toutes les disciplines” ;
  • Chez TBWA le digital est donc dilué dans toutes  les composantes des agences qui font partie du groupe (buzz/RP/relations blogueurs/publicité en ligne/développements web/e-commerce etc.) ;
  • le service client est aussi confronté à une révolution sous l’impulsion du digital et les annonceurs doivent en tenir compte.

En conclusion, selon Jean Marie Dru, il est impensable qu’une marque globale limite le digital à un seul département. Deuxièmement, si la gestion d’une marque doit intégrer un message global, elle doit aussi adapter son message aux spécificités locales. Ainsi, TBWA n’a pas choisi d’avoir un pôle digital dédié mais d’intégrer le digital dans chacune de ses activités. cette révolution du digital se retrouve chez la plupart des annonceurs qui affichent suffisamment de maturité.

Jean Marie Dru (TBWA) « le digital est la nouvelle réalité de la communication » – #hubforum was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

5 tendances majeures pour le futur de l’informatique (IT) et du Web – #blogbus

imagele Orange blogger Bus Tour, dont je suis l’organisateur pour le compte d’Orange en tant que directeur de l’Internet et des médias sociaux, s’est arrêté à San Francisco le 17 septembre alors que la journée complète était hébergée par notre bureau d’Orange Silicon Valley. (article écrit à l’origine pour mon blog professionnel : live.orange.com)

Georges Nahon, directeur du centre, nous a gratifiés d’un discours particulièrement visionnaire dans lequel il a partagé son analyse vis-à-vis du monde de l’informatique en général et de la vallée en particulier. Je commencerai ce résumé de la présentation de Georges en détaillant ses conclusions. Comme je le fais d’habitude, j’ai pris des notes détaillées du discours disponibles en Anglais depuis un lien situé à la fin de cet article. S’il y avait une seule chose à retenir de ce discours, c’est que le Web est partout et dans tout ce qui va arriver dans le futur. Voici quelque chose que les acteurs établis, pour citer Georges Nahon, n’aiment guère. Toutefois, il a insisté sur le fait que ce ne serait plus le même Internet que celui que nous connaissons aujourd’hui.

Facebook sera « Yahooé » !

Les médias sociaux ont connu une passe difficile cet été avec la désormais célèbre introduction en bourse de Facebook, surnommée dans la vallée « IPOcalypse », IPO signifiant « It’s Probably Overpriced » ajouta avec facétie Georges Nahon. Cependant, les Européens ont tort d’interpréter cette problématique boursière comme la fin des médias sociaux nous a expliqué Georges. Les médias sociaux sont là pour rester, et au-delà de cet incident boursier, ils changeront tout ce qui existe sur le Web, même si Facebook lui-même sera probablement « Yahooé » a ajouté Georges.

Mais ce qui est inquiétant et qui était détaillé dans son discours, c’est que ce selon son analyse, à côté du World Wide Web que nous connaissons, un nombre croissant de d’entreprises, dont Amazon, créent un « Web parallèle non recherchable » qui ressemble très fort à la fin du Web tel que Chris Anderson l’avait annoncée dans Wired il y a quelques années. Je pense que Georges a raison en ce sens, il y a une problématique croissante de neutralité du Net qui est finalement sacrifiée sur l’autel, en apparence, de l’expérience utilisateur. Le temps nous le dira, mais ceux-ci sont en effet des signes inquiétants.

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[Georges Nahon – Photo live.orange.com Y Gourvennec]

5 tendances pour le futur de l’informatique (IT) et du Web

Voici mon résumé des cinq tendances du futur de l’informatique selon Georges Nahon :

1. toute la high-tech sera mobile : « Twitter est une entreprise mobile first » et c’est pour cela qu’elle se développe, Georges Nahon a-t-il expliqué, « Facebook ne l’est pas et c’est pour ça qu’elle souffre ». 10 % du trafic Internet est le fait du trafic mobile. Au-delà de ce chiffre cependant, il faut noter que 25 % des utilisateurs américains utilisent uniquement le mobile pour surfer, mais que ce nombre en Égypte monte à 70 %, et à 60 % en Inde ! De même, 68 % des utilisateurs américains rangent leur mobile sur la table de nuit quand ils dorment !

2. : par défaut, le Web est social : et le Web social rencontre le Web mobile (plus de 50 % des smartphones se connectent à Facebook). Le social graph (Facebook), le interest grap^h (Twitter) et le influence graph (Klout) sont les nouvelles frontières du Web et « elles sont là pour rester… et pour longtemps fermer » ajouta Georges. Pour beaucoup, Facebook est le nouveau Web (« trouvez nous sur Facebook, suivez-nous sur Twitter…). Quel est le futur des moteurs de recherche ? Ce futur est social et à la fois Google et Microsoft travaillent sur ces points… « Et la recherche sur Facebook va également arriver très vite » ajouta Georges Nahon.

3. un autre Web : en même temps, alors que le développement sur le Web traditionnel se ralentit, Apple, Amazon, Facebook et Google continuent de développer leur « Web parallèle non recherchable » comme l’a appelé Georges Nahon.

4. le nuage comme nouvelle frontière : « les nouveaux acteurs du Cloud sont Amazon, Zynga, RackSpace et même des gens comme Google furent pris par surprise » a dit Georges Nahon. Mais il y a même des entreprises encore plus nouvelles dont vous n’avez jamais entendu parler (sauf si vous lisez ce blog bien-sûr !)comme blue-jeans, Alfresco, Joyent et bien plus. La croissance explosive des données est également en passe de forcer les entreprises à développer des solutions pour comprimer ses données. Et « la prochaine grande tendance n’est pas le software, c’est la donnée » conclua Georges Nahon sur ce sujet.

5. toute la vidéo sera sur le net : la plupart des acteurs dans ce champ viennent du monde de l’Internet, non du monde des médias. « Nous pensons que le futur de la TV sera le streaming » a dit Georges Nahon. Il y a plus d’innovation que jamais dans ce domaine a-t-il dit. Il a ajouté également que le concept de la Smart TV qui utilise les applications sur l’écran n’était pas véritablement convaincant. « Time Warner voient leur futur dans les applications mais une autre tendance c’est la télé sociale » (décrite par Georges comme « un descendant de la télé interactive qui n’a jamais fonctionné ». 85 % des possesseurs de tablettes utilisent leur appareil en regardant la télé ajouta-t-il. Que font-ils ? Ils utilisent les médias sociaux et les sites sociaux comme Zynga, ils recherchent sur Internet, ils vont même sur Craigslist (un vieux survivant de la vague 1.0) si l’on en croit Nielsen.

Pour les notes exhaustives de cette présentation, veuillez-vous référer à mon article original en Anglais.

5 tendances majeures pour le futur de l’informatique (IT) et du Web – #blogbus was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec