WeChat : grand bon en avant de Tencent sur le marketing mobile (2/2)

Suite de l’article d’ Alban Fournier (@value2020), expert du Web Marketing chinois qui nous présente une nouvelle application révolutionnaire de Tencent : Wechat. Cet article est l’adaptation d’un billet original écrit par Alban sur son blog en Anglais (lire la version anglaise de cet article) – [pour regrouper les 2 parties de cet article : http://bit.ly/wechataf12

par Alban Fournier

Ce dont vous avez besoin sur votre téléphone portable est dans l’application (MO)

Avant de partager une photo, l’utilisateur préfère parfois utiliser un filtre comme Instagram. Cette fonctionnalité est également incluse dans l’application. Certains utilisateurs aiment tuer le temps. Les fonctions de localisation, «Shake» et «Bottle Drift »,  sont amusantes et à essayer. Tencent a une option d’ajouter, par la suite, un lien vers ses jeux sociaux.

L’application est très facile à utiliser, avec des liens nombreux et plusieurs façons d’effectuer une tâche. L’utilisateur peut personnaliser l’application (par  exemple, la taille de la police peut être changée).

[les fonctionnalités offertes par WeChat]

Partout dans l’application, l’utilisateur peut choisir la façon de gérer ses contacts et ses données personnelles. De plus, l’utilisateur peut donner un retour à Tencent.

Une portée mondiale pour un produit international et une audience internationale (GLO)

Aujourd’hui, l’utilisateur dispose d’un choix de 16 langues, dont le chinois, l’anglais, l’espagnol, le japonais et le portugais.

[les langues disponibles]

Grace aux chinois expatriés, l’audience est déjà internationale avec des centaines de milliers d’utilisateurs aux Etats-Unis d’Amérique.

For English, click here

La monétisation du service grâce aux marques

Grâce à la fonctionnalité de « chat », démarrer une  communication ‘one to one » entre l’utilisateur et une marque est ainsi rapide et facile. En opposition aux communications « one to all » comme SinaWeibo ou Twitter, l’utilisateur et la marque sont au même niveau (la marque ne peut pas montrer combien d’utilisateurs suivent les communications de la marque).

Les magasins physiques peuvent améliorer l’expérience en affichant un code QR WeChat lié au compte officiel de la marque. Chaque utilisateur est capable de scanner le code et d’ajouter la marque à ses contacts.

[le Marketing avec WeChat]

Pour la marque, c’est un bon moyen d’ajouter des contacts et de construire une relation avec les acheteurs actuels ou les consommateurs potentiels. WeChat est un outil de Gestion de la Relation Client (CRM) et devrait renforcer la fidélité à la marque. Après l’ajout de la marque à vos contacts, vous pouvez suivre les messages de la marque  et interagir. Nous pouvons nous attendre à voir de nombreux magasins, des entreprises et des marques partager leur QR code WeChat partout. Plus il y de connexions, plus les campagnes marketing deviendront puissantes.

Étant alors connectée à une base de données de clients potentiels et existants, une marque peut cibler des utilisateurs ou des profils spécifiques selon des caractéristiques différentes et spécifiques à l’opération en question. Nous devrions nous attendre à ce que des marques proposent des offres locales et des réductions si vous achetez la suite de la réception de l’incitation (bon de réduction, offre temporaire, etc). Le retour sur investissement (ROI) est clair et que la possibilité de mesurer les résultats devrait être un avantage concurrentiel par rapport aux autres applications ou sites Web.

De nombreuses autres possibilités de commercialisation seront proposés car les versions plus avancées sont susceptibles d’être lancées dans les prochains mois et en 2013. La fonction d’ajout d’une étoile à un contact peut aussi être exploitée de différentes manières.

En Août 2012, la marque de sport Nike a signé un contrat avec l’agence Mindshare pour créer puis  développer un compte WeChat et ainsi mener des campagnes sur l’application.

Il est important pour une marque d’être la première: chaque utilisateur est susceptible d’accepter seulement une poignée de marques dans la fenêtre de chat ou fonction de communication « one to one ».

La bonne stratégie d’expansion de Tencent à l’étranger

Depuis Avril 2012, la version internationale est appelée « WeChat ». Il peut s’avérer difficile pour les utilisateurs de deviner que le service est chinois. La stratégie pour WeChat est de personnaliser le produit pour les marchés locaux, plutôt que de simplement traduire le produit dans les langues locales.

[lancement mondial de Wechat en Octobre : une forte empreinte asiatique]

Après des lancements réussis en Thaïlande, au Vietnam, en Inde, en Malaisie, en Indonésie et à Singapour, le service est maintenant commercialisé à Taiwan. Pour Tencent, la Malaisie, par exemple, est un pays neuf et l’entreprise poursuit de cette façon sa croissance hors de Chine. En tenant compte de la croissance actuelle, nous pourrions nous attendre à presque 300 millions d’utilisateurs dans le monde entier à la fin de l’année. Fin septembre, le groupe Tencent a annoncé avoir dépassé 200 millions d’utilisateurs dans le monde.

Conclusion

WeChat est une application puissante avec une dimension internationale pour les marques. Des fonctions supplémentaires sont susceptibles de venir pour le plaisir des utilisateurs et des marques.

[pour regrouper les 2 parties de cet article : http://bit.ly/wechataf12

WeChat : grand bon en avant de Tencent sur le marketing mobile (2/2) was last modified: novembre 28th, 2012 by value2020

WeChat : grand bon en avant de Tencent sur le marketing mobile (1/2)

Nous accueillons sur ce blog Alban Fournier (@value2020), expert du Web Marketing chinois qui nous présente une nouvelle application révolutionnaire de Tencent : Wechat. Cet article est l’adaptation d’un billet original écrit par Alban sur son blog en Anglais (lire la version anglaise de cet article) – [pour regrouper les 2 parties de cet article : http://bit.ly/wechataf12

par Alban Fournier

J’en parle sur mon blog personnel depuis quelques mois (VALUE2020, en Anglais) et j’en ai également parlé à la conférence organisé par Mediaaces. L’application WeChat lancée en Chine en 2011 est une application parfaite du concept de SoLoMo (SOcial LOcal MObile). J’estime que le concept devrait aller plus loin et je le rebaptise SOLOMOGLO. La portée mondiale est essentielle pour la richesse des données et les opportunités de marketing mondial.

ceci est la 1ère partie d’un article en 2 épisodes

Une application complète de Tencent

Tencent a lancé en Janvier 2011 Weixin (微 信 soit en Chinois « micro-message » selon Wikipedia), une application mobile gratuite pour la communication instantanée. Weixin prend en charge la communication mobile instantanée avec partage de photos et vidéo, un système de vidéoconférence (« one to one » et en groupe sur le Chat), et bien sûr des messages texte traditionnels (type SMS). Les concurrents sont principalement WhatsApp des États-Unis (lancé en 2009), et Line en provenance du Japon (2011). Weixin de Chine offre plus de fonctionnalités à l’utilisateur que ses concurrents.

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Explication d’un succès en Chine

Le succès de Weixin est expliqué par l’intégration de tous les outils de communication de Tencent : la célèbre messagerie instantanée QQ, y compris la plateforme Tencent Weibo. De plus, en comparant avec les services des opérateurs de télécommunications, l’utilisation de l’application est moins chère puisque gratuite pour les utilisateurs.

L’écriture des caractères chinois sur un mobile prend beaucoup de temps, donc la messagerie vocale connait un grand succès et cela explique en partie le taux d’adoption rapide en Chine.

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Une interactivité sociale personnalisée et un nouveau type de réseau social (SO)

L’application est très pratique car il y a beaucoup d’utilisations possibles s’adaptant aux différents besoins de l’utilisateur.

L’utilisateur peut connecter à l’application l’ensemble de son répertoire téléphonique ainsi que son compte Facebook ce qui est très puissant. L’ID, le numéro de téléphone et le QR code sont d’autres façons de se connecter avec un autre téléphone.

Avec la fonctionnalité « Moments », l’utilisateur partage des photos avec ses contacts. Ce calendrier est un bon moyen de savoir ce que font ou ont fait vos amis. Vous avez toujours la possibilité de gérer chaque contact (bloquer, voir, étoile …). Vous pouvez aussi collecter une bouteille à la mer virtuelle contenant à l’intérieur un message personnalisé d’un autre utilisateur ou lancer votre propre bouteille à la mer.

Social Features of WeChat

Une bonne façon de relier le monde réel au monde en ligne avec la localisation (LO)

La fonction de localisation permet à l’utilisateur de trouver si un contact ou un autre utilisateur Weixin est à proximité.

Si vous devenez un utilisateur, vous disposez de votre propre QR code qui est un lien vers votre compte WeChat. Les entreprises locales en Chine, comme les magasins, utilisent le QR code WeChat de la même manière que les entreprises communiquent leur page Facebook. Afin de rendre la vie plus facile, l’application comprend un lecteur de QR codes puissant (après essais et comparaison avec d’autres scanners, ce scanner est l’un des meilleurs dans le monde) [pour en  savoir plus sur les fonctions avancées de Wechat sur le blog de Value2020 en Anglais].

à suivre … [pour regrouper les 2 parties de cet article : http://bit.ly/wechataf12

WeChat : grand bon en avant de Tencent sur le marketing mobile (1/2) was last modified: novembre 26th, 2012 by value2020

Les « digital natives » n’existent pas ! 2/2

ebook-largeCeci est la suite de notre précédent article sur le mythe des digital natives. Après le témoignage – fort pertinent – d’Antonio Casilli lors de son débat filmé avec Mario Asselin, voici une étude en profondeur qui nous est offerte par le Professeur Folon de l’université de Liège. Les derniers sceptiques devraient voir les écailles tomber de leurs yeux à la lecture de ce document factuel, exhaustif et incisif. [note pour rassembler les 2 parties de cet articles : http://bit.ly/foloncasilli].

Voici mes notes de lecture sur ce document, résumé point par point :

1. D’un point de vue intuitif, et sur la base de ce qui transparaît des études menées sur ce sujet depuis quelques années on sent bien qu’une génération nouvelle existe, dont les caractéristiques sont particulières. Et pourtant, il en est ainsi de toutes les générations. De tout temps, on a eu l’impression que plus rien ne sera comme avant. Et pourtant…

2. Mythe ou réalité ? Les analyses de la génération Y manquent souvent de mise en perspective. Or, un peu de recul montre plus de convergence que de différence entre générations et démontre quelques clichés « érigés en dogme » (les jeunes n’ont plus d’horaires etc.)

les « digital natives » avant tout un problème de définition selon Jacques Folon

3. Les nombreuses définitions de la génération Y : malgré les apparences, la définition du concept de génération Y est très vague. On dénombre au moins 26 vocables qui sont censés représentés cette génération. Autant dire aucun ! De même, la période recouverte par cette génération, selon les études, va de 1974 à 1994, ou de 1990 à 2000. De nombreuses variations entre ces deux extrêmes existent. J’avais déjà fait cette remarque précédemment. « Ceci prouve la faiblesse des bases méthodologiques » de ces études, selon le professeur Folon.

4. Les caractéristiques de la génération Y : les études sur ces sujets sont encore une fois divergentes et les caractéristiques énoncées critiquables (et critiquées (et les bases méthodologiques faibles). Ceci est d’autant plus grave que certains de ces travaux sont « même proposés comme moyens de recruter de nouveaux étudiants ».

5. Les caractéristiques de cette génération sont-elles crédibles ? : les différences culturelles énoncées sont moins caricaturales que celles qui circulent tant dans la littérature scientifique que populaire ». Se pose ensuite la question de savoir « pourquoi cet acharnement à essayer de nous convaincre » du poids de cette génération – pourtant mal définie – dans un changement sociétal. L’auteur en déduit qu’il s’agit de la désignation d’un coupable (bouc émissaire) comme signe d’une résistance au changement de la part des dirigeants et managers (ce que j’avais moi-même souligné précédemment dans mon article de façon intuitive dans le point n°5-4 de ma critique du rapport Robson).

6. Nous sommes tous la génération Y ! Même conclusion que le professeur Casilli, en ce sens que nous sommes tous concernés par les changements sociétaux et organisationnels – indéniables quant à eux – et que si une génération Y existe objectivement, il n’y a pas de rapport de cause à effet entre cette génération et les changements sus-cités.

Le véritable problème de la résistance au changement son adaptation n’a donc rien à voir avec l’âge.

En conclusion

Concluons enfin en tant qu’enseignant et aussi employeur de nombreux stagiaires, apprentis et jeunes professionnels, que je m’observe pas sur le terrain, de lien entre l’âge de la compétence informatique. Celle-ci serait plutôt le résultat d’aptitudes mentales et affectives (goût pour l’informatique) et d’aptitudes professionnelles (apprentissage des matières informatiques). Ainsi, à l’ESG où j’enseigne depuis de nombreuses années, les jeunes marketeurs du MBA e-business sont tous, logiquement, formés à ces techniques et montrent, en général et en fonction de leur niveau, de bonnes aptitudes à la compréhension et à l’utilisation des technologies.

Je n’ai pas assez d’éléments pour étayer les remarques du professeur Casilli quant à la différence sociale liée à la compétence informatique. On peut aussi poser l’hypothèse que le biais introduit par l’environnement social dans la participation aux études supérieures, impliquerait une corrélation naturelle entre classes favorisées et compréhension de l’informatique si cette appartenance est liée à l’entrée dans une classe de cet enseignement supérieur.

Les « digital natives » n’existent pas ! 2/2 was last modified: mars 27th, 2015 by Yann Gourvennec

Les « digital natives » n’existent pas ! 1/2

Malgré les nombreuses tentatives des uns et des autres, les articles éclairés des sociologues et aussi de quelques professionnels soucieux de vérité et de méthodologie, le mythe des digital natives à la peau dure. Pas une présentation, un cours, une vidéo sur le sujet de l’informatique et des médias sociaux qui ne fassent mention, péremptoire, d’une supposée supériorité des « milléniaux » dans ce domaine. Deux scientifiques, un Belge et un Français reviennent chacun à leur manière, sur le phénomène… pour le battre en brèche. [note pour rassembler les 2 parties de cet article : http://bit.ly/foloncasilli]

J’ai pour ma part lancé un débat il y a quelque temps (janvier 2011 – petit déjeuner du Web sur les digital natives, mythe ou réalité) sur ce sujet où je démontrai – études à l’appui – d’une part le manque de faits pour supporter la théorie de la génération Y experte des technologies (pour la vulgate, je vous renvoie au livre de Don Tapscott Growing-up Digital…) Et d’autre part, dans une analyse plus personnelle, je relevai que ce mythe était probablement une projection des adultes de leurs craintes/phobies sur l’autre…. et notamment cet autre venu le remplacer un jour, comme c’est le sort immuable des vieilles générations poussées vers la sortie par les plus jeunes, ce depuis la nuit des temps. (pour un autre témoignage sur la fin des “hackers” voir libération).

[générations : la Génération Y est-elle vraiment différente des autres ?]

Dans la vidéo suivante, découverte au détour d’un commentaire sur LinkedIn, un débat entre Mario Asselin (un homme à compétences multiples: entrepreneur, professeur et blogueur du Canada) et le Professeur Casilli, de l’école des hautes études économiques et sociales (EHESS). Dans ce résumé, je vais m’appesantir plus particulièrement sur l’intervention de ce dernier, en revenant sur les points qu’il soulève (note : le débat est animé par Estelle Bouilllerce). Voici ce que l’on peut retenir des points soulevés par le professeur Casilli :

débat entre Mario Asselin et Antonio Cassili (Décembre 2011)

1. anecdotes contre statistiques : « à chaque fois qu’on est confronté aux digital natives, on a droit à des anecdotes » dit en substance, le Professeur Casilli. Or, le problème des anecdotes, pour sympathiques qu’elle soit, et qu’elles agissent comme des preuves alors qu’elle n’en contienne pas. Elles sont toujours en effet orientées vers le particulier. Dans le cas de l’anecdote citée au début de la vidéo, il y a par exemple un mélange entre apprentissage en général et expertise informatique : dans ces anecdotes, et notamment celle qui est citée avec beaucoup de verve par Mario Asselin au début de l’enregistrement, on présente une problématique, classique, d’apprentissage que l’on élargit rapidement à l’expertise informatique, sans forcément qu’il y ait de rapport (ici, il s’agit d’apprentissage scolaire linguistique).

2. données existantes : un nombre considérable d’études a été rassemblé depuis 2007, et cela est encore le cas aujourd’hui. Ces études montrent que quand on regarde les statistiques, on voit que les digital natives n’existent pas (voir dans la deuxième partie de cet article, le travail du Professeur Folon), ou plutôt qu’il s’agit d’une génération stratifiée d’un point de vue social. Schématiquement, on peut dire que les moins favorisés ont un usage plus utilitaire des nouvelles technologies, les plus aisés, un usage davantage exploratoire. Dans chaque génération il y a des stratifications et ce n’est pas une question de compétence informatique, souligne le professeur Casilli ; en l’occurrence les plus défavorisés ne sont pas moins doués en informatique. En conclusion, « on ne peut pas dissocier génération, usage et socialité, et d’autre part, les générations sont à voir comme une pluralité d’acteurs. »

3. historicité du concept : Dès 2001, ces digital natives (Marc Prensky) font partie de la littérature de management. Or, dans les années 90 on a eu les « Internet Children » et dans les années 80, les « computer kids ». Ces dénominations ont coïncidé avec l’avènement des différentes générations d’ordinateurs. On a donc, au fur et à mesure du temps, imaginé que les jeunes avaient une prédisposition naturelle à l’usage des ordinateurs, peut-être du fait que les premiers ordinateurs ciblaient les jeunes populations et qu’il fallait faire coller la réalité à la légende. Si les digital natives existaient bel et bien, précise le professeur Casilli avec facétie, « ils existent donc depuis 20 ou 30 ans ! » On ne peut donc se limiter à la génération de l’année 2000, les fameux « milléniaux ». « Si je dois me considérer moi-même, à 40 ans, comme un digital native, cela n’a donc plus de sens » a conclu le professeur Casilli avec humour.

Mais comme le fait remarquer fort justement Estelle Bouillerce à la fin de l’interview, le problème de base vient de la définition elle-même du « digitale native ». Comme dans tous les mythes d’ailleurs. Hercule peut exécuter tous les travaux d’Eurysthée car il est un « demi-dieu » par exemple ; cette définition de base, l’être supérieur à l’homme et légèrement inférieur au Dieu, rend possible les explloits surhumains du héros mytholologique. Il en va de même de nos « digital natives », une dénomination qui – comme vu plus haut – n’a pas grand-chose à voir avec la réalité. Or, cette population a fait l’objet d’une multitude de dénominations au cours du temps.

C’est à cet endroit que le travail du Professeur Folon vient à notre rescousse avec une monographie brève et percutante sur ce phénomène des digital natives et la façon dont il a été traité dans la littérature.

celle-ci sera publiée incessamment dans la 2ème partie de cet article

Les « digital natives » n’existent pas ! 1/2 was last modified: novembre 14th, 2012 by Yann Gourvennec

les médias sociaux sont devenus ennuyeux, mais ils ne sont pas morts

La sélection du jour…

1 an après avoir ouvert le débat sur la mort des médias sociaux avec mon compère Hervé Kabla, est cet article de Chris Brogan, qui marque indéniablement un point dans la catégorie « premier entré – premier sorti ». Je me souviens de Chris lorsque nous avons passé une journée ensemble à Bovey Castle, le lendemain de Likeminds 2010 : l’énergie, la passion… le souffle d’un nouvel âge…

Il y a à peine 3 ans, après Like Minds

Tout cela n’est plus ! 2 milliards d’articles répétitifs plus loin, vous savez tout désormais de l’optimisation de votre compte Twitter, du calcul de l’ “engagement rate” et de la manière de déjouer – ou pas – les pièges du edge-rank de Facebook.

Ou plutôt non ! Se focaliser sur les outils ne sert à rien et n’apprend rien !

Prenez donc un peu de recul et lisez donc cet article, en attendant notre nouvel ouvrage de média aces (la suite de les médias sociaux expliqués à mon boss que nous avons annoncé lors de la dernière conférence de Media Aces; c’est promis, nous ne vous raserons plus avec les médias sociaux …

« Pourquoi les médias sociaux sont devenus c..ants par Chris Brogan [en anglais]

Isn’t it time we started telling bigger stories than this?

When Julien Smith and I wrote The Impact Equation, we had a very specific goal in mind: help people get attention, understanding, and eventually a relationship of value. We built the book around the premise that well-defined goals were needed to craft ready-to-understand ideas, and that people could build a platform to spread those ideas to a network of people who cared enough to share those ideas with others. That’s the simplest possible summary of the book.

What people maybe thought they were getting was a book about social media and social networks, about marketing and campaigns. Some people believe that’s what Julien and I do. Social media are a set of tools. They’re not all that interesting to talk about in and of themselves. The “gee whiz” has left the station. We want to talk about action– or if you’ll pardon the self-reference, impact.

via Social Media Isn’t Dead: It’s Boring.

les médias sociaux sont devenus ennuyeux, mais ils ne sont pas morts was last modified: novembre 13th, 2012 by Yann Gourvennec