Les Banques à la traîne en référencement naturel (SEO)

La logique de référencement naturel, alias SEO, est décidément bien difficile à comprendre pour les entreprises traditionnelles. Celles-ci ont tendance en effet à se focaliser sur elles mêmes, et à maximiser les recherches sur le nom de marque qui en fait sont essentiellement centrées sur les clients existants ; … quand elles n’y dépensent pas une part non négligeable de leur référencement payant. Mais en fait, c’est sur les requêtes génériques, que l’on a appelé ici « non brandées », et qui ne représentent que 4 % de l’ensemble, sont l’endroit où le principal potentiel commercial peut se réaliser. Il faut donc, cela paraît logique mais encore faut-il le comprendre, se focaliser sur les recherches génériques, avec les noms et les mots-clés des clients, et non ceux des noms des banques (ou assurances), afin de maximiser le référencement et la génération de prospects. Voyons ici plus en détail le classement réalisé par Keley consulting avec cette interview du patron de la société de conseil Pierre Guimard qui décrit les résultats de son étude.

Mesurer la part de voix sur Internet (SEO) des banques et de l’assurance

Keley Consulting est un cabinet de conseil spécialisé dans la stratégie digital et a lancé en mars 2014 sur la part de voix des banques et des assurances en France. L’étude essaie de représenter la recherche des internautes sur le secteur de la banque et de l’assurance. Keley a analysé 943 requêtes de Google afin de modéliser les parts de voix pour chacun des acteurs au prisme de la recherche d’information. On ne mesure ici que le référencement gratuit, en recherche de marque et hors marque.

Plus de 63 millions de requêtes sont réalisés sur ce segment au total chaque année. Une grande partie de ces requêtes sont des requêtes de marque (ex le mot-clef “société générale” ou “crédit agricole”) qui sont moins intéressantes car il s’agit surtout de clients qui dans l’utilisation quotidienne de l’Internet vont taper directement le nom de leur banque dans Google.

Banques & Assurance sur Internet

Les banques et assurances traditionnelles ont bien du mal à comprendre la logique du SEO (référencement naturel) – photo antimuseum.com 

Ce qui est plus intéressant du point de vue du potentiel commercial, c’est ce qu’on appelle les requêtes non brandées comme “prêt immobilier” par exemple, qui ont un véritable potentiel commercial pour les acteurs de ce monde financier. Ces recherches sont cependant moins importantes en volume. Les clients réguliers ne vont pas hésiter à taper le nom de leur banque dans Google une fois par jour et cela vient introduire un biais

[NDLR : en fait il ne s’agit pas de véritables requêtes de moteur de recherche mais simplement d’utilisateurs qui préfèrent taper le nom de leur banque dans la barre de recherche que l’url de cette banque. Ceci se comprend. Prenons le cas de la banque LCL comme exemple. Le client lambda préfèrera taper “LCL particulier” que https://particuliers.secure.lcl.fr on se demande vraiment pourquoi !? En quelque sorte ce résultat est intéressant car il pourrait aussi faire comprendre aux acteurs de la finance qu’un travail important de simplification de leurs noms de domaine est indispensable, ceci d’autant plus que, à chaque fois qu’un utilisateur va passer par un moteur de recherche pour accéder à un site au lieu de taper son URL, il contribue au réchauffement climatique car il génère une requête supplémentaire et inutile ! A bon entendeur …]

Les requêtes non brandées représentent un peu moins de 4% des requêtes mais leur poids commercial est beaucoup plus important et elles reflètent bien la véritable efficacité commerciale des différents acteurs financiers.

Sur les requêtes brandées, les banques traditionnelles, sur les requêtes non brandées les pure players

Ce n’est pas une surprise sur les requêtes brandées et les résultats montrent une forte corrélation avec les véritables poids des différents réseaux bancaires. en revanche sur le non brandé, où le potentiel commercial est plus important, on voit que les pure players sont beaucoup mieux positionnées et même qu’il y a très peu d’acteurs traditionnels qui se trouvent dans le top. Il n’y a que la banque postale et les autres mots-clés sont squattés soit par des comparateurs qui sont très bien positionnés en termes de SEO ou des acteurs comme Boursorama.

Les requêtes de produits en tête

[Keley] a analysé plusieurs nuages sémantiques qui n’ont pas le même impact et ils ont identifié un certain nombre de niches comme la bourse en ligne, la fiscalité, la banque pour les professionnels et la retraite. D’abord on voit les produits et services : C’est ce qui représente le plus gros poids avec des choses comme “banque en ligne”, “livret A” qui sont extrêmement intéressantes d’un point de vue marketing.

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Les Banques à la traîne en référencement naturel (SEO) was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Promotion sociale par le numérique : il n’y a pas de fatalité

Il y a à peine une semaine, Le Monde titrait sur une génération perdue : environ un quart de la jeunesse française de moins de 25 ans serait irrémédiablement “condamnée” au chômage (le chiffre exact est de 22%). Quelque part, en lisant le titre de mon journal préféré, il m’est venu immédiatement à l’esprit que 78% de cette même population de moins de 25 ans avait donc un emploi (j’ai lu aussi que 80% des 22% n’auraient pas le Bac). Mettons cela sur le compte de l’optimisme, et une désagréable capacité à regarder le verre à moitié plein là où on aime le contempler à moitié vide.

Le numérique mène à tout, y-compris à sortir des start-ups

numériqueFort heureusement, cet enthousiasme, cette volonté d’aller de l’avant, on la rencontre aussi autour de soi, et notamment au travers de l’association nos quartiers ont des talents à laquelle je participe depuis quelques années, même si ma contribution reste modeste. Alors, quelle ne fut pas mon plaisir de voir l’article ci-dessous, ou une de mes anciennes filleules, Aurore lanchart décrit son parcours et comment elle a appris à « une jamais douté de soi ».

Il n’y a pas de fatalité ; nous sommes acteurs de notre propre changement. J’ai d’ailleurs moi-même montré l’exemple il y a quelques mois en sortant de la grande entreprise et de son “confort”, pour fonder la mienne et entreprendre à un âge où mes collègues de bureau, avec lesquels je discutais il y a encore peu de temps, attendent la retraite ou la préretraite.

 [photo antimuseum.com]

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Promotion sociale par le numérique : il n’y a pas de fatalité was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

3 exemples de crowdsourcing et leurs résultats concrets

Suite de mon précédent article sur le marketing collaboratif, voici 3 exemples concrets de crowdsourcing auprès de la foule : génération d’idées ou de solutions grâce à l’intelligence collective. Le crowdsourcing n’est pas du collaboratif client, stricto sensu, mais il appartient à la « grande famille » de l’open-innovation et du participatif.

crowdsourcing

Aller vers les autres : voilà la philosophie du crowdsourcing (photo antimuseum.com de la Tour Paris 13)

Exemple de Crowdsourcing n°1 : Enterprise Works

Permettre à une communauté d’experts, de chercheurs ou de créateurs d’inventer, d’innover : Enterprise Works, une ONG, luttant contre la pauvreté en Afrique, a lancé auprès de la foule d’experts, chercheurs, inventeurs, un appel à projet pour développer une solution pour les populations d’Afrique.image

Etude de Cas Enterprise Works télécharger le cas enterprise Works

Objectif : Mettre à disposition des populations pauvres d’Afrique un système de récupération d’eau « low cost » leur permettant de lutter contre les maladies liées à une eau impropre à la consommation.

Méthode utilisée : Place de marché (propriétaire) InnoCentive

Résultats : 1 188 créateurs engagés, pour 164 solutions proposées en 60 jours, avec une prime de $15 000, fourniture d’une source d’eau potable issue de la pluie et abordable pour des foyers de pays en voie de développement, cela a changé l’économie du village en permettant aux personnes chargées de la corvée d’eau d’aller travailler ou d’étudier et a permis de développer un business local basé sur la fourniture et les installations.

Exemple de Crowdsourcing n°2 : Challenge Microsoft StudyKa

Exemple de Crowdsourcing : challenge_Microsoft_StudyKa
Exemple de Crowdsourcing : challenge_Microsoft_StudyKa

Lancer un concours d’idées auprès étudiants : Microsoft a lancé auprès d’une foule d’étudiants de plusieurs écoles un concours concernant un plan de communication pour l’un de leur produit. Cela permet aux étudiants de valoriser leurs compétences.

Objectif : trouver des idées fraîches et créatives de communication pour le lancement d’un produit.

Méthode utilisée : site de crowdsourcing (Studyka) d’une communauté d’étudiants de plusieurs écoles.

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3 exemples de crowdsourcing et leurs résultats concrets was last modified: avril 10th, 2016 by Lidia Boutaghane

5 exemples concrets de marketing collaboratif client

eye-smallLes PME sont assez peu familières des méthodes de marketing collaboratif  (alias collaboratif client) qui leur permettent de faire participer ses clients à l’offre de l’entreprise et à son amélioration. C’est pour cette raison que l’on peut se poser la question : quand la co-création et le collaboratif sont-ils appropriés à mon entreprise ? Dans quelles situations dois-je m’y intéresser ? Qu’avons-nous à gagner avec ce type de pratique ? Voyons ici la réponse à cette question et comment cela se traduit concrètement au travers de 5 exemples choisis. [Pour une défintion du “marketing collaboratif”, vous pouvez écouter ce podcast sur Visionary Marketing ou lire cet article sur e-Marketing.fr ou celui-ci sur ClientauCoeur.com]

marketing collaboratif - collaboratif client

Marketing collaboratif : les PME peuvent-elles embarquer leurs clients dans leur aventure ?

Pour résumer, on utilise le Collaboratif Client :

à tous les stades de développement du produit / service de l’entreprise : que se soit de la génération d’idées, du choix et du test du concept, l’étude de faisabilité, le pilotage du projet, le prototypage, le test du produit final, le packaging, la communication, le lancement du produit, la promotion du produit, etc.

L’entreprise peut choisir de faire intervenir le client, le prospect, le partenaire à un ou des jalons ou à toutes les étapes, c’est-à-dire que l’entreprise peut choisir d’impliquer ses partenaires de bout en bout du cycle de développement du produit / service.

à tous les stades de la relation client : l’entreprise va impliquer le client à travers tout son cycle de vie, de bout en bout de son parcours client, incluant tous les processus pré-achat, achat et post-achat.

Cela signifie que l’on va passer par une phase d’analyse de l’expérience client pour qu’il puisse indiquer les points d’amélioration nécessaires à l’atteinte d’une expérience client de qualité, pour chaque jalon. Pour cela, l’entreprise va solliciter de la part des clients des contributions, sous forme d’idées, de suggestions, pour pouvoir justement améliorer son expérience client, tout au long de son processus et quelque soit le canal d’interaction avec l’entreprise.

lorsque l’entreprise cherche à conquérir de nouveaux clients, développer de nouveaux marchés, s’introduire sur des marchés de niche. Les clients, prospects, partenaires, fournisseurs peuvent être une source d’idées non négligeable. Ils peuvent aussi déployer leur carnet d’adresses, faire de la recommandation, être des clients promoteurs de la marque, de l’entreprise, voire être de véritables ambassadeurs auprès de leurs pairs. Et cela, que l’on soit en B2B ou B2C !

5 exemples concrets de collaboratif client

 

Exemple 1 : faire participer les clients au processus d’innovation produits c’est un éditeur de logiciel de solutions de configuration, tarification et génération de devis. Ces logiciels permettent d’optimiser les processus de vente.

Objectif : permettre aux clients de donner leur avis sur leurs besoins métiers, les évolutions fonctionnelles et techniques et les orientations stratégiques de l’éditeur.

Méthode utilisée : les comités consultatifs clients.

Résultats : des développements produits en phase avec les attentes des clients avec une augmentation des revenus et la réduction des coûts incluant un véritable partenariat stratégique avec les clients.

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5 exemples concrets de marketing collaboratif client was last modified: octobre 15th, 2015 by Lidia Boutaghane

Acquisition email : l’opt-in est payant dans le long terme

Le dernier atelier du soir chez e-commerce one to one auquel j’ai assisté le 19 mars est celui de Advertiseme, dédié au développement des ventes par l’acquisition opt-in et la gestion de trafic ciblé. Dans cet atelier, on verra encore une fois que le respect du client et l’acquisition dans le long terme, sont beaucoup plus payants pour le e-commerçant, et les autres, que les tentatives d’acquisition rapides, qui sont souvent de mauvaise qualité et génèrent une faible rétention.

acquisition email

De gauche à droite, Laurence Desterke Aznar de Gemo, responsable e-commerce, accompagnée de Claire Frelon, e-marketing manager dans son équipe, et Marie-Pierre Raman de Balsamik.fr

2 témoignages concrets dans le domaine de la mode et du prêt-à-porter

La présentation était augmentée des témoignages de Marie-Pierre Raman, de Balsamik, responsable d’acquisition pour cette nouvelle marque 100 % en ligne lancée récemment, en parallèle de la marque Daxon. Il s’agit d’une mode « pour toutes les morphologies », un nouveau créneau qui se développe dans ce secteur. L’autre témoignage était celui de Laurence Desterke Aznar de Gemo, responsable e-commerce, accompagnée de Claire Frelon, e-marketing manager dans son équipe. Gemo, qui appartient au groupe Eram, regroupe 500 points de vente dans toute la France, est spécialisé dans la mode à prix bas. Le site Gemo.fr n’est marchand que depuis trois ans. Le premier objectif de Gemo pour son nouveau site e-commerce était de faire croître de façon pérenne sa base de données clients.

La mode, un marché mature sur le Web

Gemo est placé sur le marché de la mode, qui est un marché très mature dans la sphère digitale, avec des concurrents comme Kiabi, implantés depuis le début. Le but du projet pour Gemo était d’émerger comme acteur digital … tout en travaillant la complémentarité avec le réseau physique. Ceci demandait d’acquérir de la visibilité, et de mettre en place une activité rapidement, avec de la pérennité, car l’importance de la qualité du trafic acquis est primordiale.

Balsamik, quant à eux voulaient avoir une bonne visibilité malgré la jeunesse de la marque, et ils ont préféré les emails aux bannières. La recherche du ROI les a tout naturellement orientés vers une acquisition à la performance : la marque fixe un objectif de performance, la campagne se déroule ensuite dans une logique d’essais et erreurs. La méthode est très libre. La marque est assez experte en emailing, selon sa représentante, mais chaque mission d’acquisition est aussi une bonne occasion de critiquer et de s’améliorer.

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Acquisition email : l’opt-in est payant dans le long terme was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec