LinkedIn peut-il vous aider à trouver un emploi ?

LinkedIn et les autres médias sociaux peuvent-il vous aider à trouver un emploi ? Fin décembre j’ai été invité par Mireille Garolla pour participer à une interview dans le cadre de son émission sur Fréquence Protestante dont vous trouverez l’extrait enregistré dans le podcast en tête de cet article. Les personnes en questionnement professionnel ont en général une attitude ambiguë vis à vis des réseaux sociaux. Tant qu’ils ne sont pas en recherche, ils sont assez septiques sur l’utilité de ces réseaux. Le jour où ils commencent à chercher un poste, des questions se posent : « Dois-je m’inscrire sur les réseaux sociaux et surtout, lequel choisir ? ». Mon expérience en école, même à très haut niveau dans le cadre de mon Mastère Spécialisé sur la stratégie digitale (MS Digital Business Strategy de GEM), je me trouve face à des situations où il me faut batailler, au sens propre du terme, pour convaincre des jeunes réticents face à la mise en avant de leur profil sur les médias sociaux. Dans certains cas, ces batailles sont de véritables pugilats, même et surtout avec les plus jeunes, qui ont des difficultés incroyables à comprendre la différence entre un profil professionnel porté par une personne, et un profil purement personnel dont le but est d’échanger avec des amis.

Les médias sociaux et LinkedIn en particulier ne servent pas que des buts personnels. LinkedIn est comme un CV du monde qui peut vous aider à trouver plus qu'un boulot, et vous positionner durablement sur le marché du travail
Les médias sociaux et LinkedIn en particulier ne servent pas que des buts personnels. LinkedIn est comme un CV du monde qui peut vous aider à trouver plus qu’un boulot, et vous positionner durablement sur le marché du travail

Contrairement à ce que l’on entend répété partout et à l’envi, il ne va pas de soi du tout pour les jeunes générations – sauf exception – de faire la part entre les deux. Les médias sociaux sont certes devenu des réflexes pour beaucoup d’entre eux, mais pas au même niveau que ce qui leur est demandé – ou conseillé – pour leur développement et rayonnement professionnels. Pour beaucoup en effet, il s’agit juste d’outils pour rigoler entre copains. En fait, pour ma part, je suis beaucoup plus radical et dans l’autre sens. Les médias sociaux à titre personnel, avec leur dose d’impudeur et parfois de trash (on l’a encore vu hier, sous forme de paroxysme, avec Periscope et l’affaire du suicide d’Océane) sont à bannir. Ne cherchez pas d’information sur ma famille par exemple, vous n’en trouverez pas et n’en trouverez jamais. Pareillement pour mes photos qui sont toutes en ligne, mais où les seules photos de personnes que vous trouverez sont celles des événements professionnels auxquels je participe. Par contre, un compte à titre professionnel porté par un individu est un passage obligé. Car comme je l’ai expliqué déjà dans ces colonnes, LinkedIn est devenu le CV du monde.

Linkedin, les médias sociaux et la barrière du personnel et du professionnel

Pour les moins jeunes, et notamment ceux qui sont en phase de repositionnement professionnel après un accident de parcours ou la célèbre crise de 40 ans, les choses peuvent paraître encore moins évidentes. Il faut, pour ces personnes, passer la barrière de la pudeur et accepter de se mettre en avant. Les jeunes, pour passer cette barrière sont souvent face à un – faux – problème, celui qui leur fait croire que parce qu’ils sont jeunes ils ne savent rien et n’ont pas de choses intéressantes à partager (comme je le dis, c’est souvent faux, c’est de l’inhibition). Les moins jeunes n’ont bien entendu pas ce problème car ils ont souvent une longue carrière derrière eux et ont déjà beaucoup d’expertise et de connaissances à partager, mais ils ne sont pas toujours conscients non plus de cette force, et souffrent parfois d’une autre forme d’inhibition, qui consiste à croire que parce qu’ils sont (plus) vieux, ils sont nécessairement dépassés. Les médias sociaux – utilisés personnellement à titre professionnel, doivent servir à passer cette barrière, à aller au-delà et rompre avec cette fausse pudeur (tout en sachant préserver la vraie pudeur nécessaire à la protection de sa propre vie privée, souvent plus mise à mal par les mauvais comportements des utilisateurs que les supposées manipulations des GAFA). Voici la transcription de cette interview réalisée avec Mireille Garolla, que vous avez déjà croisée sur ce blog, car elle a été ma coach et que c’est grâce au travail réalisé avec elle et son cabinet Group 3’C que je me suis décidé à fonder mon entreprise il y a maintenant plus de 2 ans. J’y décris l’importance des médias sociaux utilisés personnellement à titre professionnel et comment ils peuvent vous aider – à tout âge – à trouver un emploi, ou ) tout le moins, vous aider dans votre reclassement professionnel ou votre entrée dans la vie active.

Aujourd’hui je fais appel à Yann Gourvennec, PDG de l’agence Visionary Marketing, professionnel de la communication digitale. Il est directeur de programme du Master spécialisé « Digital Business Strategy » de Grenoble Management et l’auteur de nombreux ouvrages dont le plus connu est « La Communication Digitale expliquée à mon boss ».

Yann, ma première question est un peu générale : Faut-il être inscrit sur les réseaux sociaux lorsque l’on recherche un emploi, et quels en sont les avantages et les inconvénients ?

YG : Il faut, en premier lieu, savoir ce que l’on cherche. Si vous êtes à la recherche d’un poste, les réseaux sociaux permettent de mettre à la disposition de chacun des outils normalement réservés aux professionnels. Il faut, cependant, bien les utiliser.

MG : En travaillant avec mes clients, je distingue deux types de population, ceux qui n’osent pas, et ceux qui veulent à tout prix y être. La troisième population comprend des personnes qui ne savent pas très bien comment faire pour utiliser ces réseaux efficacement.

YG : Pour les professionnels qui sont à la recherche d’une image pour eux-mêmes ou qui veulent communiquer cette image, les médias sociaux vont jouer un rôle exceptionnel. Les médias sociaux sont des outils de contenus. Il faut établir son spectre de compétences, soit en faisant un CV (en expliquant en quoi nous sommes compétents), soit en ne faisant aucun CV mais en apportant la preuve que nous sommes compétents dans tel ou tel domaine.

MG : Dans quel média social conseillez-vous de s’inscrire ?

YG : Tout dépend de vos compétences et de votre capacité à croire en vous. J’ai dernièrement conseillé à une jeune fille qui avait réellement envie d’apprendre, de créer un blog où elle exposerait son savoir et son savoir-faire.  Même si cela n’est pas réellement un CV, elle a trouvé rapidement un emploi.

MG : N’y-a-t-il pas un phénomène d’usure à partir du moment où l’on communique beaucoup sur ces médias ? Comment maintenir l’intérêt de l’auditoire ?

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LinkedIn peut-il vous aider à trouver un emploi ? was last modified: mai 12th, 2016 by Yann Gourvennec

LinkedIn CV du monde règne sans partage

Qui n’a jamais vu un « expert des réseaux sociaux » avec 10 contacts LinkedIn ? Qui n’a jamais vu au contraire un Stakhanoviste des réseaux sociaux afficher fièrement son nombre de contacts professionnels dans son titre ? Qui ne s’est jamais fait « spammer » par un vendeur agressif ? Malgré sa popularité, sa simplicité de fonctionnement et ses 400 millions d’utilisateurs, LinkedIn est difficile à maîtriser parfaitement, et il est nécessaire d’apprendre cet outil qui est bien plus compliqué qu’on ne pourrait le penser, avant de se décrédibiliser en adoptant les mauvais réflexes.  Joëlle Walraevens, auteure de Linkedin, guide pratique, nous présente sa vision de cet outil indispensable dans le mode professionnel.

Google comme outil de… recrutement

Le moteur de recherche de Mountain View permet au recruteur de trouver bien des choses : Pour cela, et afin d’éviter de devoir trier dans des masses conséquentes de résultats inutiles, il est fortement recommandé de faire des recherches avancées en utilisant les fameux champs booléens, comme nous vous le conseillions dans un article paru il y a peu sur notre blog. Selon Joëlle Walraevens, « ces recherches spécifiques combinées avec Linkedin et Viadeo m’ont permis d’ouvrir des portes que je n’aurais pas ouvertes autrement ».

Faut-il enterrer Viadeo ?

Le problème de Viadeo est qu’il n’évolue pas forcément dans le bon sens. Récemment, ce réseau professionnel de 65 millions de membres a vendu la Chine pour se recentrer sur la France. « Etant en difficulté, il tente d’innover, mais d’un point de vue stratégique, on voit que de plus en plus d’entreprises arrêtent d’investir dans Viadeo et se recentrent sur Linkedin, Twitter et Facebook, qui sont les trois grands réseaux sociaux qui avancent » précise Joëlle. C’est le même constat que nous avions fait il y a un an de cela, lorsque nous expliquions le déclin de Viadeo au travers de la loi de Zipf.

Linkedin : un média social qui innove et investit

A l’inverse, Linkedin grandit par croissance externe en rachetant des entreprises qui apportent une réelle valeur ajoutée en termes de service. Cela a commencé par mspoke, puis ChoiceVendor, SlideShare, Job Matching Pulse, Connectifier, Lynda

Linkedin évolue, se professionnalise ajoute des services, et rachète ses concurrents en se posant toujours la question « qu’est-ce que je peux apporter de plus à mes clients ? ». Une machinerie bien huilée pour conforter sa position de leader sur ce marché.

Et LinkedIn ne se contente pas de ce marché, comme le montre la récente acquisition de Lynda. Même si le e-Learning a certainement un avenir radieux, « il y a quand même encore ce besoin de contact humain, que j’ai vu moi-même lors de mes interventions» nuance Joëlle. « En revanche, c’est un bon moyen d’avoir des complémentarités comme on l’a dans les Moocs ». Lire la suite

LinkedIn CV du monde règne sans partage was last modified: avril 13th, 2016 by Cédric Jeanblanc

Linkedin vs. Viadeo et Xing le déclin et la loi de Zipf

La sélection du jour est double : d’une part cet article de Tamas Banki, alias Dr LinkedIn, un consultant qui vend de la publicité sur LinkedIn (d’où le nom, et d’où l’article …) et d‘autre part, cet autre article des Echos, plus financier celui-là, sur la descente aux enfers (non terminée) du titre Viadeo. D’où ma question : un champion français (ou allemand …) des réseaux généralistes B2B peut-il encore exister ?

Le déclin des réseaux sociaux locaux B2B est-il définitif ?

Les apparences peuvent-elle être encore trompeuses ? Les chiffres issus de l’infographie de Tama Banki (ci-dessous et en ligne sur infogr.am) laissent peu de place au doute. Les réseaux locaux généralistes, y-compris Xing, sont morts. Mais est-ce definitif ? Nous avions déjà posé cette question il y a quelque temps sur ce blog, et la réponse, à l’époque (2011), était très différente. Pour nous, on enterrait Viadeo trop vite, et il suffisait de regarder le succès de Vkontakte en Russie pour voir qu’un champion local pouvait encore exister. Ce n’est sans doute plus le cas aujourd’hui, on peut le déplorer, et l’action Viadeo (les Echos recommandaient de ne pas participer à l’IPO) sont indiquées par le grand journal économique français comme valeur intéressante … uniquement à titre spéculatif eu égard à sa très faible valeur.

Zipf_distribution_PMF
« Zipf distribution PMF ». Licensed under Public Domain via Wikimedia Commons – http://bit.ly/1zu1G6f

Quel gâchis ! Lorsqu’on pense que LinkedIn avait complètement raté son lancement en France … en oubliant de traduire son interface en français… un comble quand on pense que son CTO (et co-fondateur) à l’époque était français ; il a quitté la start-up au moment de son IPO en même temps qu’un autre co-fondateur allemand (Konstantin Guericke).

Pourtant, Viadeo n’a pas su profiter de son avantage linguistique. Plus que cela, et encore aujourd’hui, la plateforme française, qui avait une bonne longueur d’avance sous son nom initiale « Viaduc » dès 2006, est seule à proposer un CV bilingue anglais/français à ses utilisateurs. Pratique et original … et en même temps une sacré contrainte qui oblige l’utilisateur à maintenir deux fichiers.

Presque 10 ans plus tard et 12 ans après la création de LinkedIn, autant dire une éternité, le paysage a changé et s’est stabilisé autour d’une traditionnelle loi de Zipf (1 champion, 1 challenger, 1 figurant … et le reste du monde dans une longue traîne avec des acteurs de niche en Russie et en Chine – même si la niche chinoise est potentiellement très grosse …). En soi, rien de choquant. Tous les marchés de l’Internet finissent ainsi (et même en dehors de l’Internet). Alors pourquoi expliquer que les marchés russes et chinois restent si différents. J’avancerais la langue et la culture comme raisons principales, dans des pays qui gardent suffisamment de spécificité et d’indépendance culturelles par rapport au monde occidental américanisé. Ce qui, n’en déplaise à certains, n’est plus vraiment le cas ici. L’écriture est également une barrière non négligeable. Si vous êtes capable de lire – sans les comprendre – des langues slaves comme le Polonais ou le Tchèque, le Russe reste entièrement hermétique aux personnes non initiées au Cyrillique. Nous n’avons pas ce problème.

Les dernières années de Viadeo et Xing ?

Il est fort à parier donc que Viadeo – et nous le regrettons fortement – vive ses dernières années. Et sans doute que Xing – qui bénéficie de la plus forte résistance du monde germanophone – même avec un lectorat plus faible (les chiffres de l’infographie sont trompeurs car ils doivent inclure des chinois et des russes qui font grossir la masse mais ne constituent pas une masse comparable vu que Xing s’est retiré des marchés non germanophones) mais plus soudé, pourra-t-il survivre plus longtemps en l’état.

Sans doute que le salut pour Viadeo tiendrait dans la mis en œuvre de la stratégie que recommandait son concurrent Reid Hoffman il y a quelques années (et dont je ne peux hélas retrouver la source) : en substance, il disait qu’il n’y avait plus de place pour les réseaux généralistes mais qu’il en restait encore pour des réseaux de niches. Si LinkedIn va en effet truster tous le marché de la recherche d’emploi et du networking des 5-10 prochaines années dans les domaines internationaux/High-Tech/haut de marché … quid des employés, des emplois locaux, des artisans et des métiers manuels spécialisés, des emplois publics et para-publics etc.

Il y a encore une place à prendre pour ces marchés à mon avis et pour créer un réseau social qui s’éloigne de ce que propose LinkedIn en regroupant les publics qui ne peuvent logiquement se retrouver dans la promesse du réseau américain… avant que l’idée ne lui vienne et qu’il s’adapte à ce marché rapidement. Ce n’est bien entendu qu’une idée, mais elle me paraît plus jouable que d’essayer de rattraper ce qui est devenu irrattrapable.

 

Extrait de l’article des Echos sur Viadeo

D’après Maxime Dubreil, analyste financier chez Invest Securities, en France, Viadeo devrait réaliser un chiffre d’affaires de 28 millions d’euros en 2014, puis 31 millions en 2015 et 38,5 millions en 2016. L’excédent brut d’exploitation, nul l’an passé (-0,1 million), passerait dans le vert cette année (+0,6 million) puis se hisserait à 4,9 millions en 2016. Sur ces bases, Invest Securities estime Viadeo France à 90 millions d’euros (9 euros par action).

VIADEO : Viadeo, une valeur massacrée, un pari à prendre

16/01/15 à 13:39 – Investir.fr 0 Commentaire(s)

Le réseau social, introduit en Bourse à 17,1 euros, ne vaut plus que 4 euros. Plusieurs annonces pourraient enclencher un rebond cette année.

Le réseau social professionnel n’en finit plus de chuter, avec une glissade de 35% ces cinq derniers jours et de 76% depuis l’introduction en Bourse à 17,1 euro il y a six mois. Des actionnaires historiques maintenant libérés de leur engagement de conservation pèsent sans doute sur le marché. L’ouverture du capital de la filiale chinoise Tianji pourrait faciliter un rebond, en montrant sa valeur malgré ses pertes. Rappelons que cette opération pourrait intervenir cette année ou début 2016, et non plus en 2017.

via VIADEO : Viadeo, une valeur massacrée, un pari à prendre, Avis d’experts FR0010325241, VIAD – Les Echos Bourse.


 

 

Linkedin vs. Viadeo et Xing le déclin et la loi de Zipf was last modified: octobre 15th, 2015 by Yann Gourvennec