Les outils de veille concurrentielle sur Internet

Comme ce sont bientôt les vacances, il est temps de prendre un peu de recul et de retrouver des lectures saines à emporter avec soi pour ne pas bronzer idiot. Voici la rediffusion d’un article d’octobre 2014 sur le sujet de la veille concurrentielle sur Internet.

En théorie, l’Internet permet à une entreprise de bénéficier d’un « coup de projecteur » sur son activité et de bénéficier d’une meilleure visibilité. En pratique, la présence d’une entreprise est souvent noyée par celle des autres et l’internaute n’a besoin que de quelques minutes pour identifier la meilleure offre proposée. La veille concurrentielle devient ainsi nécessaire pour observer, analyser et anticiper les évolutions de son marché et agir en conséquence. Pour se faire, il existe plusieurs outils de veille sur internet, en voici quelques exemples : 

La veille concurrentielle est un exercice difficile et fastidieux. Mais certains outils rendent ce travail moins difficile.
La veille concurrentielle est un exercice difficile et fastidieux. Mais certains outils rendent ce travail moins difficile.

Plusieurs outils de veille concurrentielle :

  • Annuaires d’entreprises : ces sites types Société.com, Infogreffe, Manageo, ou Verif permettent d’obtenir les informations administratives et financières de chacun des concurrents.
  • Whois.net permet d’avoir des détails sur le détenteur du nom de domaine (pays, lieu d’hébergement, date de création et d’expiration du nom de domaine…).
  • Alertes Google : elles offrent la possibilité de se tenir informé sur un sujet, marché, un concurrent… Pour cela, on sélectionne plusieurs mots-clés et Google envoie un mail à l’utilisateur au moment où il détecte une modification ou un nouveau contenu sur le sujet concerné.
  • Flux RSS : de la même manière, s’abonner au flux RSS d’un site ou d’un blog qui traite d’un sujet clé, d’un marché etc. apporte une source d’information utile à la veille concurrentielle d’une entreprise.
  • Le site, blog et newsletter du concurrent : c’est une façon très simple de connaître la façon dont le concurrent communique auprès de ses clients, les offres qu’il met en avant etc.

En matière d’outils de veille concurrentielle sur Internet, l’entreprise n’a donc que l’embarras du choix. La difficulté réside dans la capacité à combiner ces différents outils pour optimiser leur efficacité. Il ne faut pas oublier que l’Internet fait depuis longtemps partie de l’environnement de l’entreprise, que celle-ci le veuille ou non (il existe bien sûr des sociétés qui résistent encore et toujours à l’envahisseur, mais elles sont de moins en moins nombreuses). Par exemple, le community manager est souvent cantonné à un rôle de SAV en ligne, alors que celui-ci possède des informations qui peuvent être essentielles à l’orientation stratégique de l’entreprise.

Lire la suite

Les outils de veille concurrentielle sur Internet was last modified: juillet 22nd, 2016 by Cédric Jeanblanc

Les 5 enjeux du content marketing (exclu @FlashTweet)

Le mercredi 2 mars s’est tenu un Webinaire organisé par Visionary Marketing, ayant pour sujet « les 5 enjeux du content marketing ». Il s’agit d’un petit résumé de cette session très enrichissante, de par les échanges avec les participants et de leur intérêt pour ce sujet (nous avons même dépassé de 45 minutes la durée du Webinaire en raison de nombreuses questions très intéressantes). Voici, pour les personnes n’ayant pas pu participer, une séance de rattrapage sur les 5 enjeux du content marketing, expliqué par Yann Gourvennec : 

Content marketing : comment sortir du lot ?

« Ces 5 enjeux ne sont pas issus d’enquêtes, d’études ou de statistiques, mais de mon expérience du terrain. L’effet de maturation du content marketing est assez net, et de moins en moins de clients me posent la question « pourquoi faire du content marketing ? » : leurs questions sont désormais davantage portées sur le « comment ».

1er enjeu : du content shock au content chance

Pour cibler correctement les attentes des participants au webinaire, j’ai réalisé un petit sondage dont les résultats ont conforté l’intuition que j’avais : la question qui angoisse le plus les clients est « comment sortir du lot? ».

Le blogueur américain Marc Schaeffer a appelé cela le « content shock ». Cela signifie que la capacité à créer du contenu sur internet est infinie. Mais celle des internautes à lire du contenu ne l’est pas : au bout d’un moment, il y a une saturation de contenus qui fait que l’on produit du contenu, mais le rapport coût/bénéfice disparaît, comme le montre ce schéma ci-dessous.

La production de contenu évoluant plus vite que le lectorat, il y a un point de saturation au-delà duquel le contenu n'est plus aussi rentable qu'auparavant. Schéma réalisé à partir de http://www.christopherspenn.com/2015/05/2015-kpcb-internet-trends-suggests-content-shock-is-here/
La production de contenu évoluant plus vite que le lectorat, il y a un point de saturation au-delà duquel le contenu n’est plus aussi rentable qu’auparavant. Schéma adapté de :   http://www.christopherspenn.com/2015/05/2015-kpcb-internet-trends-suggests-content-shock-is-here/

La question de la pléthore de contenu s’est posée il y a fort longtemps, dès l’arrivée de l’imprimerie. Les lettrés se sont émus que la culture devenant accessible au vulgum pecus allait se niveler par le bas et devenir quelque chose d’anti-culturel. En réalité, tous les contenus ne sont pas destinés à tout le monde : plus il y a une pléthore de contenus de bas niveau, plus il y a une chance de trouver un lectorat haut de gamme se retrouvant en manque de contenu qui lui correspond. C’est ce que j’appelle le content chance. Cela a été démontré plusieurs fois, notamment en B2B. Lire la suite

Les 5 enjeux du content marketing (exclu @FlashTweet) was last modified: avril 30th, 2016 by Cédric Jeanblanc

Eli Khamarov ce célèbre inconnu qui nous apprend Internet

Eli Khamarov est décidément bien intelligentOù que vous alliez sur Internet, vous trouverez au moins une de ses citations. un jour, alors que j’avais besoin d’une phrase marquante pour montrer l’importance de l’inattendu, au bout de quelques clics, je tombai sur notre ami Eli et un site bien connu de citations avait même trouvé le moyen de rajouter un superbe graphique avec une tortue de mer (celui-ci n’est malheureusement plus disponible, mais vous pouvez le voir ci-dessous). Voici la citation question « les meilleures choses dans la vie sont des surprises, car elles arrivent quand vous n’attendiez rien ». Quelle citation intéressante me suis-je dit. Et puis je me suis demandé « mais qui est ce Eli Khamarov ? D’où vient-il ? ». Et « dans quel best-seller international puis-je trouver de si intelligentes citations ? » Voici ce que ma recherche a donné et aussi ce qu’Eli Khamarov m’a appris sur la connaissance et sur l’Internet. 

Elie kahmarov 2

« La pauvreté est comme une punition pour un crime que vous n’avez pas commis »

« Admettre qu’il n’y a pas de dieu (sic ! Et non Dieu avec une majuscule) revient à donner libre cours au pillage et au viol avec la conscience tranquille » (Voltaire n’aurait pas renié cette citation)

« Les meilleures choses dans la vie sont des surprises, car elles arrivent quand vous n’attendiez rien »

« Les poètes sont des soldats qui libèrent les mots des carcans de leurs définitions » (celle-ci est véritablement brillante)

« La plupart des gens attendent l’avènement de la réalité virtuelle ; j’attends pour ma part l’avènement de la vertu réelle » (je vous avais dit que ce gars-là était particulièrement fêté).

Mais qui est donc ce Eli Khamarov ? Ma première réaction fut de vérifier son nom sur Google bien entendu. Après tout, un nom aussi inhabituel va forcément faire ressortir des résultats intéressants, me suis-je dit. Ainsi, ai-je trouvé une seule page véritablement dédiée à Eli Khamarov. Coup de chance, il s’agissait de sa biographie.

Voyage à l’intérieur de la biographie d’Eli Khamarov

Eli Khamarov and the Beatles
Non, il ne s’agit pas d’Eli Khamarov et ses frères

Ce que l’histoire d’Eli Khamarov montre également c’est que l’Internet apporte la puissance de la foule, comme nous l’a déjà démontré Howard Rheingold dans son livre « foules intelligentes » il y a déjà quelque temps. Une petite discussion sur un forum peut faire des merveilles là où des processus internes lourds et rigoureux ont échoué. C’est rassurant, en effet, d’une certaine manière. Le paradis peut lui aussi être pavé de bonnes intentions (ceci d’ailleurs pourrait faire l’objet d’une citation d’Eli Khamarov, qu’en pensez-vous ?). Dans un sens, je regrette d’avoir prévenu Brainyquote que Khamarov était une supercherie. Il est au contraire un exemple brillant de la nécessité et de la facilité avec laquelle on peut croiser les informations, que le réseau fonctionne et que les forces du mal (pas celle de Khamarov mais les vraies forces du mal) peuvent être combattues. Enfin et surtout, j’ai adoré les citations d’Eli Khamarov, je vais le regretter. Allez, c’est d’accord, je n’enverrai pas de mail à IMDB, je le promets.

Lire la suite

Eli Khamarov ce célèbre inconnu qui nous apprend Internet was last modified: septembre 11th, 2015 by Yann Gourvennec

Le déréférencement (NSEO) vous menace t-il ? (1/2)

La planète marketing est agitée depuis quelque temps par un nouveau « gros » mot : le Negative SEO ou NSEO. L’autre mot associé à la NSEO est déranking ou déréférencement ou dans un langage plus commun « disparition ».  Beaucoup se questionnent quant à la réalité de ce risque et ses réels impacts sur l’activité online d’une entreprise. Pour rappel, le SEO est la connaissance et l’exploitation d’un certain nombre de critères pris en compte dans les algorithmes des moteurs de recherche afin d’optimiser la visibilité d’un site Internet et donc son positionnement dans les pages de résultats. Plus vous respectez les critères utilisés par les moteurs de recherche pour définir un contenu pertinent, et plus d’autres sites ont des liens menant au vôtre, plus votre site Internet apparaîtra dans les premiers résultats de recherche. Ce qui, de facto, augmentera votre visibilité sans avoir à acheter des espaces publicitaires. Lorsqu’un projet de content marketing est mis en ligne, celui-ci a besoin du SEO pour être rapidement bien positionné dans les résultats des moteurs de recherche afin d’avoir une audience forte et donc un impact marketing rapide  et pérenne. C’est à ce moment-là que le site risque de subir les effets d’une attaque de NSEO et perdre le positionnement acquis. Mais avant d’aller plus loin dans la description et l’analyse du risque NSEO, il convient de faire un bref rappel historique.

Les débuts de l’Internet : du simple gadget à l’outil indispensable

En effet, au début du Web (1995 – 2000), celui-ci était réservé aux particuliers et universitaires dans un but de partage de l’information et de communication avec tous et partout dans le monde. Le fait que des particuliers créent un site, inventent un concept et puissent rapidement le partager en ligne était novateur.

NSEO
Des efforts réalisés en pratiquant une stratégie de contenu de qualité peuvent être anéantis par une attaque NSEO. D’où l’importance d’être vigilant et de se prémunir contre ce genre d’attaque.

A partir des années 2000, et du fait de l’engouement de ce media, de plus en plus de personnes se mettent à utiliser Internet et notamment les consommateurs qui s’échangent des informations sur les produits et les services ; c’est notamment l’arrivée des comparateurs de prix. Les commerçants se voient alors mis en concurrence de manière très directe sans avoir pu  anticiper ce nouvel usage.

Dans les années 2005, les départements marketing sensibilisent leurs directions à l’intérêt d’être présent sur Internet même si à ce moment-là, l’aspect commercial (vente de produit neuf, service d’avant et après-vente, etc) n’est pas au rendez-vous. Le troc et la vente d’occasion se développent de manière exponentielle notamment grâce à ebay et priceminister.

Les départements marketing ont tout de suite vu l’intérêt pour eux d’être présents: annonces de produits et promotion, nouveaux outils marketing, entretien de la base de données clients, suivi très précis du comportement des consommateurs, etc…

Le Web et notamment les réseaux sociaux se développant, les départements marketing ont conservé la main sur le site Internet de leur société sans forcément travailler avec leur département des systèmes d’information (DSI) en charge de l’informatique et des réseaux. Ils font évoluer leur site vers une véritable machine de communication la plus personnalisée possible qui devient la principale source de données des comportements clients en lien souvent avec les magasins physiques. Les réseaux sociaux permettent également de communiquer directement avec les clients.

Aujourd’hui, le constat est le suivant : en définitive le site Internet est devenu une pierre angulaire de la démarche commerciale et marketing pour toute entreprise quel que soit son secteur d’activité. Autre point intéressant à noter : les DSI sont souvent absents des projets alors qu’ils devraient être intégrés aussi bien dans la partie technique (machine, software pour le back et front office) que dans la partie sécurité Web afin de protéger l’investissement réalisé par le marketing.

Il ne s’agit pas ici d’opposer les différents départements d’une entreprise mais de montrer qu’historiquement le Web est entré dans l’entreprise par un biais inattendu et se retrouve entre 2 départements ayant une culture et une manière de travailler différente. Ainsi, la notion de sécurité du site Web ou les attaques de type NSEO, ne sont pas forcément des préoccupations du département marketing soumis à la pression du département commercial et de ses propres objectifs. Nous ne sommes plus vraiment dans du SEO au sens marketing et nous ne sommes pas encore dans la sécurité au sens de la DSI.

Bien que cette situation perdure aujourd’hui, les sites Internet sont dorénavant essentiels à la vie des entreprises. Ce constat et le caractère international voire totalement libéral du Web ont pour conséquences la mise en place de techniques souvent douteuses voire malhonnêtes et extrêmement furtives pour contrecarrer les stratégies commerciales et marketing mises en place par le département marketing sur son site Web : l’une d’elles est le NSEO.

Lire la suite

Le déréférencement (NSEO) vous menace t-il ? (1/2) was last modified: mai 27th, 2015 by Xavier Barriere

.fr et .paris : de la technique à l’outil marketing – Mathieu Weill [AFNIC]

En 2012, l’ICANN (l’autorité de régulation de l’Internet) a autorisé la création de plus de 2000 nouveaux domaines de premier niveau. Le déploiement de ces domaines a commencé deux ans plus tard, en 2014. Il y a quelques mois, nous avons rencontré Mathieu Weilll, directeur de l’AFNIC (qui gère notamment les extensions en .fr) pour nous parler de l’arrivée de ces nouvelles extensions que l’on va progressivement voir de plus en plus sur nos écrans. Parmi elles, nous retrouvons des extensions régionales comme le .paris et le .bzh. Pourquoi utiliser ces extensions ? Qu’apportent-elles de plus qu’un .fr ou un .com ? Quelques éléments de réponses avec Mathieu Weill.


Quelle est la situation des domaines en .fr ?

Le .fr représente 2 800 000 noms de domaines. La croissance du .fr en 2013 était d’un peu plus de 8 %, ce qui place le .fr comme l’une des trois extensions les plus dynamiques en Europe, puisque le taux moyen se situe autour de trois ou 4 % en moyenne, à cause de la crise.

Comment se situe la France par rapport à l’Allemagne et l’Angleterre ?

Nous sommes la cinquième extension nationale, loin derrière les Allemands, les Anglais et les Hollandais. Cela s’explique pour deux raisons :

  • la première est structurelle : les petites entreprises françaises utilisent moins le Web que leurs homologues européennes ;
  • la deuxième raison est liée au démarrage du .fr, : les règles d’attribution étaient, au départ, très strictes, ce qui explique un nombre conséquent de report sur d’autres extensions de domaines comme le .com.

Au début du Web, on disait que les PME étaient en retard : finalement cela n’a pas tellement évolué

Cela a évolué sur certaines statistiques. Mais n’oublions pas que l’on parle du Web : tout ce qui ne bouge pas recule. Nous avons malgré tout progressé, concernant l’utilisation par les PME et les TPE de l’Internet. Aujourd’hui tout le monde est pratiquement équipé et les salariés ont accès Internet, mais les pages Web sont encore assez peu développées pour stimuler le développement de l’activité économique des entreprises.

les noms de domaines en .fr
Pendant que l’aiguille tourne, la France essaie de rattraper son retard : à l’inverse de l’Allemagne et de l’Angleterre, les petites entreprises françaises sont encore trop peu présentes sur le Web.

On voit encore des entrepreneurs avec des adresses « @wanadoo.fr »

C’est malheureusement encore le cas, notamment chez les artisans, et le but de notre campagne qui s’appelle « réussir en .fr » est de faire passer ce message, d’expliquer à quel point on a un gain d’image et un gain économique pour un très faible investissement. On passe au numérique, même quand l’activité n’est pas portée sur le numérique.

Quels sont les risques d’avoir une adresse en « @orange.fr» ou « @wanadoo.fr » ?

L’élément-clé est que le jour où l’on veut changer de fournisseur Internet, en tant qu’entrepreneur, il va falloir changer d’adresse. Il faudra donc refaire les papiers à en-tête et les cartes de visite. Le fait d’avoir son nom de domaine permet d’être indépendant, on peut le porter chez n’importe quel fournisseur d’accès, et on le conserve plus longtemps.

Pour stimuler l’usage du domaine .fr en France, vous avez lancé une nouvelle campagne qui a démarré en octobre dernier

Nous avons lancé la campagne « réussir en .fr » qui est une campagne qui allie du contenu de référence, que ce soit sur la manière de créer son site pour une entreprise, la manière d’optimiser le passage sur Internet ou encore la capacité d’enregistrer son nom et en faire usage rapidement grâce à des offres que nous avons sélectionnées chez nos fournisseurs. Nous avons également réuni des témoignages d’entrepreneurs français qui expliquent pourquoi ils ont choisi le .fr.

On retrouve également des « moocs » sur votre page

Cela fait partie de notre stratégie de présence, parce que l’on sait que c’est que cela est demandé, notamment en France. Nous avons mis l’accent dessus c’est quelque chose qui est en construction et qui va se consolider dans les mois qui viennent.

Avez-vous déjà des résultats sur cette campagne ?

On voit monter le trafic entrant, il y a beaucoup d’intérêt pour les contenus de type « mooc ». En ce qui concerne la transformation concrète, je pense que le passage à l’acte n’est pas forcément immédiat. Cela va se construire dans la durée.

Dans le paysage français de l’Internet, il y a également d’autres nouveautés comme le .paris.

Le .paris est un projet en phase de déploiement et va concerner tout le monde, puisque l’extension est disponible depuis le 2 décembre dernier. Qui que ce soit, qu’il habite Paris, qu’il aime Paris, qu’il visite Paris, va pouvoir disposer de ce nom de domaine. Cela concerne bien entendu le secteur du tourisme, du luxe, du commerce local, et il y a déjà un certain nombre d’exemples qui sont disponibles, à l’image de la ratp, bercy, les aéroports de paris, et la tour Eiffel.

Il y a un contexte propre à chaque extension, cela correspond à un positionnement

L’intérêt est que derrière cette fameuse extension, on sort d’une logique du choix par défaut pour une logique de pertinence : le choix de l’extension est fonction du message que l’on veut faire passer. Pour renforcer le message, on indique très clairement qui l’on vise et à qui on veut s’adresser. L’extension est ainsi devenue un vrai outil marketing et non plus seulement un choix par défaut.

Il y a une autre extension qui nous est chère chez Visionary Marketing, c’est le .bzh.

C’est une extension où il y a également beaucoup de potentiel. Le lancement a eu lieu le 4 décembre dernier. bzh est une extension culturelle et linguistique qui a pour objectif le développement de la culture et de l’identité bretonne. On sent une grosse attente de la part des bretons, mais aussi des entreprises locales, car il y a un fort attachement à la culture bretonne. Cela mobilise beaucoup : c’est un très beau projet qui montre bien à quel point avec Internet, on peut construire des identités locales tout en pensant globalement. Ce n’est pas une volonté de fermeture, c’est une volonté d’annoncer au monde, de communiquer avec le monde, en montrant son identité.

Que faut-il faire pour réserver son .paris et son .bzh ?

Il a une cinquantaine de bureaux d’enregistrement qui sont des hébergeurs ou des sociétés spécialisées. Il faut aller par exemple sur bienvenue.paris pour le .paris, et pour le .bzh, il faut aller sur pik.bzh qui est le site de l’association qui porte le projet BZH.

.fr et .paris : de la technique à l’outil marketing – Mathieu Weill [AFNIC] was last modified: avril 14th, 2015 by Yann Gourvennec