La micro-entreprise ne connaît pas la crise – Salon 6-8 oct 2015

Micro-entreprise deviendra grande

« On aime d’abord par jeu, par hasard, par curiosité pour avoir dans un regard lu des possibilités » selon le poète Paul Geraldy.  A peu de choses près l’aventure entrepreneuriale relève du même hasard, de la même inconscience, pour avoir, un jour, dans un marché, lu des possibilités…

La certitude d’avoir un produit ou un service différent et utile porte l’entrepreneur et lui donne des ailes. Il est motivé. Il y croit et se sent enfin libre. Libre d’inventer son travail et la vie qui va avec. Quel que soit son âge, le nouvel entrepreneur se sent jeune, vivant et plein de fougue. Alors il fonce. Il créé sa structure, auto-entrepreneur d’abord, signe ses premiers contrats, commence ses premières missions… L’entrepreneuriat le prend sans ses bras et il voit « la vie en rose ».  Ce n’est qu’après que le quotidien s’installe et qu’il se fait mordre par la réalité. Il découvre que tout est un métier. Créer un logo, un site web… Mais avec quel design, quelle expérience utilisateur, quel contenu, quel référencement dans les moteurs de recherche? Et puis ensuite il faut vendre son produit ou son service. Au début c’est simple mais il s’agit de durer et là ça devient plus compliqué. Comment dépasser sa sphère de connaissances et d’amis pour gagner de nouveaux clients ? Et au fait quelle est votre cible précisément ? Comment allez-vous vous adresser à elle ? Avec quel message ? Sur quel canal ? Ah oui parce que le marketing aussi c’est un métier. Et puis il faut recruter aussi. C’est facile. Hop on passe une annonce, on reçoit les candidats et on embauche son premier collaborateur. Une perle, c’est sûr. Pourtant le recrutement aussi c’est un métier. Et si ce collaborateur n’est pas la perle qu’on pensait, comment on fait ? Et l’URSSAF et le RSI, et la comptabilité et la gestion ? Un métier aussi ? Et oui, un métier aussi. Il en a des compétences à acquérir ce jeune entrepreneur fougueux.  

La micro-entreprise ne connaît pas la crise
La micro-entreprise ne connaît pas la crise

Que l’on soit auto-entrepreneur, chef d’entreprise unipersonnelle ou dirigeant de PME, on a besoin de compétences extérieures multiples pour nous épauler et nous permettre de faire face à toutes nos obligations quotidiennes. Le Salon des Micro-Entreprises a été crée justement pour vous mettre en relation avec toutes ces compétences. Chaque année le salon remporte un succès fulgurant tant par le nombre de visiteurs que d’exposants et de conférenciers tous plus talentueux que les autres. C’est un espace de respiration, d’énergie, de stimulation intellectuelle. Il faut y aller pour le comprendre. Le programme est dense et passionnant : prenez le temps de le découvrir pour créer le parcours qui correspond le mieux à vos besoins. Quelques temps forts que j’ai repérés: Lire la suite

La micro-entreprise ne connaît pas la crise – Salon 6-8 oct 2015 was last modified: octobre 5th, 2015 by Natacha Heurtault

10 conseils pour les entrepreneurs avec le livre  » j’ose entreprendre « 

Futurs ou jeunes entrepreneurs, écoutez ces conseils de bon sens

Inviter Stéphane Degonde à nous parler de création d’entreprise dans nos locaux de la rue Taitbout avait une signification très profonde pour moi, alors que cela fait presque un an que j’ai quitté mon employeur pour me lancer dans la grande aventure entrepreneuriale (avec son aide d’ailleurs, que mes anciens collègues et désormais client en soient ici remerciés). Du moins j’espère qu’elle le sera et je fais tout pour cela. Il y a à peine un an je me posais les questions que nous avons soumises à Stéphane et si vous m’aviez interviewé à l’époque j’aurais certainement été embarrassé de vous dire quoi que ce soit d’intelligible tant j’étais dans l’action.
Et pourtant ces questions, je me les suis posées, sans même me l’avouer tout à fait, mille et mille fois, avec un mélange d’assurance issue de ma longue expérience et de candeur de débutant qui ignore tout de ce qui va suivre. Car l’entrepreneur, quand il est seul, du moins au démarrage, ne sait pas toujours où ni comment aller de l’avant, doser son effort, gérer sa vie personnelle – où le peu qui en reste – exercer son métier, apprendre ce qu’il ne sait pas ; créer son entreprise équivaut à monter une montagne par toutes les faces en même temps, c’est souvent intimidant, mais c’est aussi terriblement excitant.

conseils pour les entrepreneurs par Stéphane Degonde
Retrouvez les conseils pour les entrepreneurs de Stéphane Degonde sur twitter : #JoseEntreprendre

Alors notre entrepreneur se tourne vers tous les gens qu’il rencontre, ses amis, ses connaissances et même n’importe quel étranger qui passe et qui peut d’une manière ou d’une autre avoir un avis, de près ou de loin, sur la question. Et cet entrepreneur, dès lors, entend tout : le vrai comme le faux, le bon conseil qui sauve et le mauvais plan qui est dangereux, sans oublier les oiseaux de mauvais augure qui vous mettent le moral à zéro. Et n’oublions pas les vantards qui gonflent leurs chiffres d’affaires pour vous montrer que vous n’êtes pas à la hauteur. Pas grand chose de nouveau depuis les salles de classe. C’est là que j’aurais aimé avoir un ouvrage comme celui de Stéphane entre les mains, car ses conseils sont lumineux, faits de bon sens et faciles à comprendre. Bien des écueils qu’il décrit je les ai heureusement évités, mais il faut rester vigilant, et ne jamais être complaisant, toujours rester concentré, même s’il faut savoir se ménager, comme il me l’a prescrit, à juste titre, lors de notre rencontre de cette semaine. Écoutez donc bien ces conseils, futurs ou jeunes entrepreneurs (dans ce métier on peut être « jeune » et avoir passé comme moi les cinquante ans) car ils vous seront utiles et vous éviteront bien des erreurs.

Les conseils de Stéphane Degonde pour les entrepeneurs – interview

Quand on envisage de devenir entrepreneur, on se retrouve face à une multitude de questions : à quel moment doit-on se lancer ? Avec qui s’associer ? Doit-on garder son idée ou la partager autour de soi ? Autant de questions qui peuvent angoisser, voire empêcher l’ex-futur entrepreneur à ne jamais passer à l’acte. Stéphane Degonde, auteur du livre J’ose entreprendre ! et du blog Une vie d’entrepreneur, réussir contre vents et marées nous apporte son expertise en entreprenariat pour vous délivrer 10 conseils fondamentaux pour réussir à gérer son entreprise nouvellement créée.

5 conseils à suivre pour les entrepreneurs qui veulent se lancer

1. Faire son bilan humain

Réfléchir à ce que l’on est véritablement et les raisons pour lesquelles on a envie de créer et d’entreprendre. Trop d’entrepreneurs se lancent avec un cliché autour de cette audace et une vision de l’entreprise qui n’est pas forcément leur entreprise et qui n’est pas l’idée qu’ils se font de leur réussite. Ils répondent pour beaucoup à des clichés de la start up, avec de la croissance, des investissements, des équipes parfois lourdes. Cela ne correspond pas véritablement au projet qu’ils pourraient porter. Il y a d’autres entrepreneurs pour qui l’entreprise est individuelle, unipersonnelle, avec de petites équipes et une grande liberté. Il faut véritablement prendre conscience de ce à quoi on aspire véritablement en tant qu’entrepreneur.

2. S’associer sans se tromper

Trop d’entreprises disparaissent dans leur phase 0-3 ans à cause d’une mauvaise entente entre associés. L’une des raisons pour lesquelles on se trompe est que trop souvent, on ne vise qu’une chose : la complémentarité des associés. On en oublie une autre, qui est la correspondance des associés. La correspondance des ambitions, des aventures, des aspirations, des contextes personnels… Par exemple, si un collaborateur a 50 ans, est marié, a des enfants, un crédit, sa configuration d’entrepreneur ne sera pas la même qu’un jeune célibataire de 25 ans. Ces contextes et le rapport que l’on peut avoir avec son contexte personnel, vont avoir une implication très forte pour l’entreprise. Une grande question pour les entrepreneurs est de discuter au delà de la complémentarité technique, pour voir les valeurs partagées, leur éducation, et leurs aspirations.

3. Ne pas chercher les investissements à tout prix

Beaucoup d’entrepreneurs se lancent dans la création d’entreprise en pensant avant toute chose à la levée de fond. La première chose à laquelle devrait penser un entrepreneur, c’est de vendre ses produits ou ses services. Il faut bien retenir que le premier investisseur de l’entrepreneur, c’est son client. Son client va lui générer du chiffre d’affaires, fournir du profit, garantir sa trésorerie. La priorité pour un entrepreneur est donc d’avoir des clients pour faire du profit, Le financement viendra plus tard. D’autre part, le financement sera facilité, voire rendu possible dès lors que l’entrepreneur aura trouvé son marché et validé son business modèle.

4. Parler de son idée

Trop de personnes ont une idée et refusent d’en parler. En général, lorsque quelqu’un dit « j’ai une idée mais je ne peux pas t’en parler », le projet reste à l’état d’idée et ne se développe jamais. Il est essentiel de parler de son idée, car cela va permettre deux choses : lorsque l’on parle de son idée autour de soi, on se donne la possibilité de voir cette idée améliorée, nourrie par l’avis, par l’expérience des autres. Aussi, plus on en parle, plus on verbalise son idée, plus on la rend intelligible, plus on s’approprie le sujet, et au final, on commence à la vendre. Une idée dont on parle, c’est une idée que l’on vend. C’est le même fonctionnement que pour l’entretien de recrutement : on n’est pas très bon au départ, mais plus on avance, meilleur on est. L’idée est la même. Lorsque l’on fait les premiers pitchs devant des investisseurs, on est rarement excellent, puis, plus on avance dans ces pitchs, meilleur on est et plus on a de chances d’être financé. Il en est de même pour les clients.

5. Savoir célébrer les succès et ne pas faire des échecs un événement

On a une vision trop souvent négative, focalisée sur les échecs et pas assez centrée sur les succès. Un point est pourtant essentiel : plus on avance dans sa vie d’entreprise, plus on rencontre de « petits succès », et plus on célèbre ces « petits succès », plus on en fait une source de motivation. Prendre conscience des échecs et des raisons pour lesquelles on a failli est également important : cela doit servir d’apprentissage. Mais les succès doivent être célébrés pour emmener les collaborateurs dans cette logique de développement de l’entreprise, basée sur les succès.

5 écueils à éviter pour les entrepreneurs qui veulent se lancer

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10 conseils pour les entrepreneurs avec le livre  » j’ose entreprendre «  was last modified: mai 10th, 2016 by Yann Gourvennec