Data : nerf de la guerre et source d’effervescence des Big Data

buste de Nicolas Boileau par François Girardon Source : photo cc WIKIPEDIA« Avant donc que d’écrire, apprenez à penser.
Selon que notre idée est plus ou moins obscure,
L’expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.
Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément. »

Nicolas Boileau (1674, l’Art poétique)

Et si on parlait simplement des Big Data ?

Et il n’avait pas complètement tort. Ma soeur – même elle ! – qui a tout à fait oublié d’être idiote, m’a encore dit qu’elle ne comprenait à peu près rien à ce que je faisais. Je vais donc essayer de lui expliquer mon projet : la #data.

data

Novlangue

Avec un peu d’habitude, d’expérience et de pratique, il est très facile de jargonner une espèce de novlangue absolument horrible et d’enchainer des mots vides de sens. Certains en font un métier, pas toujours par goût. D’autres en font un art. D’autres, encore, s’en servent pour s’inventer une crédibilité, cachant derrière des écrans de fumée la platitude de leurs propos. C’est une tendance générale, je n’invente ni ne découvre rien.

Le monde de la #data n’échappe à la règle. A se demander s’il n’y pas une volonté de confiscation du sens, d’escamotage du réel derrière ce jargon. Jargon qui se couple aisément avec celui concernant les startups, soit dit en passant. Si, entre spécialistes, il est tentant, voire pratique, de parler boutique et d’échanger par mot-clés, quand on s’adresse à des interlocuteurs qui ont fait l’habile choix de ne pas consacrer 10h/jour aux mathématiques appliquées et à l’informatique, il convient de clarifier.

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Data : nerf de la guerre et source d’effervescence des Big Data was last modified: avril 5th, 2017 by Thomas Gerbaud