Big Data et Santé : une combinaison devenue nécessaire

Dans la santé comme dans d’autres secteurs (les banques, l’automobile, le BTP, etc.), les Big Data jouent un rôle important. Cependant, nous n’avions pas encore abordé ce sujet dans le secteur de la santé où cet usage apporte de sérieux avantages pour ses acteurs.

Les utilisations des Big Data dans le secteur de la santé

Utiliser les Big Data dans la santé est un véritable enjeu pour mieux anticiper et encadrer les activités qui ont lieu dans ce secteur. Les Big Data ont un impact sur plusieurs points : 

Big Data et santé (2)

Il est désormais plus facile de prendre en charge sa santé par le biais de la personnalisation. Les objets connectés sont aujourd’hui au coeur de ce phénomène. En effet, selon une étude menée par Accenture, le nombre d’utilisateurs d’objets connectés a été multiplié par deux en deux ans, passant de 27% à 45% en 2016. Ils permettent de mieux connaître notre propre santé en suivant des indicateurs : de cette façon, nous pouvons adapter nos habitudes pour améliorer notre santé. Les données sont envoyées à des applications de différents usages : usage personnel, prise en charge globale du patient, le dépistage ou encore le coaching. Ils existent un nombre impressionnant d’objets connectés dédiés à la santé : des brosses à dents, des bracelets, des pèse-personnes intelligents ou même des capteurs de sommeil. Cette révolution des objets de santé connectés améliore ainsi la vie de ces usagers tout en permettant une meilleure gestion de leur santé. Lire la suite

Big Data et Santé : une combinaison devenue nécessaire was last modified: septembre 6th, 2016 by Claire Sorel

Le digital a-t-il un véritable impact sur l’économie ?

eye-largeLa question de l’impact du digital (et/ou de l’Internet, nous y reviendrons) est un sujet très important, notamment à une époque où l’économie est en pleine mutation dans des pays comme le nôtre où les secteurs traditionnels (manufacturier et industriel) sont en danger sinon de disparaître, du moins d’affaiblissement plus qu’avéré. Or il n’est pas évident de répondre à cette question, et c’est pour cela que je me suis livré à quelques recherches. Je me suis ici servi d’un article précédent de 2013, en toile de fond à mon intervention à la conférence organisée par eartsup sur le sujet de la création digitale et de son impact. Depuis cette période, d’autres chiffres et un autre rapport a été publié par McKinsey en 2014. Je republie donc cet article sur l’impact du digital d’avant 2014, car il contient quelques pistes de réflexion importantes, puis je ferai une comparaison avec le nouveau rapport de 2014 et je me livrerai à quelques réflexions comparatives. Enfin, un peu plus tard, avec l’aide de Marie-Laure Vie, j’enchaînerai sur le rapport Digiworld Yearbook 2015 de l’Idate paru en juin 2016, qui décrit les enjeux majeurs subits par les Télécom dans un contexte de concurrence accrue de la part des OTT ou « over the top » (Google, Apple, Microsoft,…).

Impact du digital sur l’économie : quelles sont les sources ?

numérique

D’une part, les chiffres et les études, sur ce sujet à la fois sérieux et ardu, ne sont pas très nombreuses ; mais surtout, ces études livrent – ex: celle de McKinsey en 2011 – des chiffres parfois mirobolants qui sont souvent pris pour argent comptant et cités un peu n’importe comment. Du style « 25% de la croissance est générée par le ‘numérique’ » … mais qui mériteraient qu’on s’y attarde un peu. Dans un sens, le paradoxe, c’est que ces chiffres sont souvent à la fois minimisés et exagérés … sans parler du fait qu’on mélange un peu tout : numérique, publicité, communication, e-commerce, SSII, informatique, etc. etc. que d’amalgames !

Je me suis donc attaché à mesurer les tendances lourdes et essayer de faire émerger quelques notions propres à nous guider dans notre analyse. Il n’y a pas de prétention de ma part de me substituer à nos économistes, ni à inventer de meilleures métriques, si tant est que j’en sois capable, que celles trouvées par les doctes chercheurs de McKinsey ; juste une tentative d’expliquer les choses avec mon œil extérieur, curieux et aussi parfois un peu facétieux.

Le e-commerce, nouveau champion de l’économie (malgré les difficultés)

Une première indication, assez neutre, est à trouver dans le rapport de l’Idate (Digiworld 2012) ; celui-ci a le mérite de se baser sur 2 choses : d’une part des chiffres d’affaires tangibles (européens en milliards d’euros), et d’autre part des catégories du numérique, bien séparées, comparées les unes aux autres et aux chiffres des secteurs high-tech dits traditionnels (comme celui des télécoms par exemple). Je ne vérifie pas les chiffres d’affaires, même si là aussi je me doute qu’il doit y avoir des grands-écarts entre pays et modes de calculs.

La première surprise, c’est l’importance du e-commerce (244 milliards d’euros de chiffre d’affaires en Europe ; chiffres Eurostat 2011 cités par l’Idate) malgré la crise qui frappe en cette année 2013, et malgré le morcèlement de ce marché. Certes, toujours rien à voir avec les ventes magasin (au-dessus de 90% ; pour ceci je renvoie à la prise de parole de Bruno Vercelli, qui décrit dans le détail la prépondérance de ce mode de commerce). En temps de crise, les consommateurs se pressent sur les places de marché pour faire des affaires (cf. l’article du monde du 1er avril qui décrit la migration des acteurs du e-commerce vers ces places de marché), et d’autre part, une myriade de nouveaux acteurs, souvent indépendants, se lancent sur le marché au vu de la situation économique et de la faible barrière à l’entrée. L’essor d’Internet en Espagne et notamment dans les médias sociaux en ce moment est en cela symptomatique.

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Le digital a-t-il un véritable impact sur l’économie ? was last modified: juin 21st, 2016 by Yann Gourvennec

E-réputation : Caen la mer, l’agglo en mode digital

Franck Guéguéniat OKBerceau de la technologie NFC, labellisée « Ville numérique » en 2012, créatrice du label Incity pour toutes les innovations numériques se déployant localement, la communauté d’agglomération Caen la mer a fait du numérique l’un de ses atouts majeurs aussi bien pour les habitants que pour les entreprises. Intégrés dans sa stratégie globale de communication, les outils digitaux, et notamment les réseaux sociaux, ont vocation à créer du lien, améliorer la e-démocratie (ou participation citoyenne), établir un véritable dialogue entre la collectivité et ses administrés et finalement améliorer la e-réputation du territoire, comme l’explique Franck Guéguéniat, Vice-Président de la Communauté d’agglomération Caen la mer, délégué à la Communication, au marketing territorial et à l’innovation numérique.

 Comment les outils digitaux se sont-ils intégrés dans votre projet global de communication ?

A Caen la mer, nous considérons qu’une stratégie globale de communication est avant tout un processus. Alors que trop souvent, on ne considère la communication que par le prisme de sa fonction de valorisation – il est vrai la plus visible car elle débouche sur des actions de communications matérielles : publicités, affichages, relations presse, etc. – on oublie que toute communication est surtout un cheminement dans les rapports humains. Ainsi, en tout premier lieu, il est question de créer, puis de maintenir, des liens avec les cibles visées ; puis de leur délivrer les informations indispensables à l’organisation de la vie collective ou à leur compréhension des enjeux locaux (parfois nationaux) ; ensuite d’entamer une phase de dialogue, de concertation, où la participation citoyenne sera le maître-mot ; après, et seulement après, on pourra assurer la promotion du résultat de ces trois premières étapes ; puis on tentera d’atteindre le but final : l’influence, tant sur des comportement collectifs ou individuels que sur des perceptions de l’action publique, de celles et ceux qui la mettent en œuvre ou du territoire lui-même.

En somme, le grand enjeu de la communication publique, c’est bien la première phase : créer du lien. Et c’est là que les réseaux sociaux prennent toute leur place et amènent leur plus-value : ils sont devenus le meilleur moyen, à la date d’aujourd’hui, d’entrer en contact simplement avec nos habitants, sans formalisme suranné, et rapidement, puis de maintenir ce lien par de nombreuses interactions. Le tout avec des publics qu’en plus nous avions le plus grand mal à toucher par nos outils classiques. Et, petit avantage supplémentaire, ça ne coûte presque rien, en dehors du temps à y consacrer.

Berceau de la technologie NFC, l'agglomération de Caen-la-mer montre l'exemple en matière de ville intelligente.
Berceau de la technologie NFC, la communauté d’agglomération Caen la mer montre l’exemple en matière de ville intelligente.

Existe-t-il des recettes miracles pour faire adhérer le public sur les réseaux sociaux ?

Certainement pas. La seule chose importante, c’est de ne pas se laisser enfermer dans un schéma 100 % numérique qui laissera à supposer que seuls les geeks peuvent manier savamment ces outils, pour n’avoir en tête que l’essentiel : nous sommes dans le champ de la communication humaine. Même si le truchement est un écran, c’est bien de relations interpersonnelles qu’il s’agit.

Pour le dire autrement, il n’y a pas de communication interpersonnelle efficace s’il n’y a pas un minimum de considération de l’Autre et un minimum d’empathie. C’est peut-être ça la recette miracle : savoir d’abord se mettre à la place de l’Autre pour calibrer notre communication sur ses canaux, anticiper ses attentes – passer du « je vous parle de moi » à « ensemble on va parler de vous » – et ne jamais tomber ni dans une communication égocentrée où seul le fait d’émettre compte, ni dans une communication de masse qui, en voulant toucher tout le monde, en réalité ne touche plus personne. Lire la suite

E-réputation : Caen la mer, l’agglo en mode digital was last modified: février 9th, 2016 by Pascale Decressac

Digital me up : le blog anglais sur le digital écrit par des étudiants – @grenoble_em

Cela faisait longtemps que je voulais mettre en place ce concept : un blog créé, alimenté en contenu et auto-géré par une classe qui s’organise pour se répartir les sujets abordés, les dates de publications, la ligne éditoriale… Mon rôle de directeur de programme du Master Digital Business Strategy de Grenoble Ecole de Management me permet de mettre en place un tel projet qui porte déjà ses fruits. En effet, les articles publiés quotidiennement depuis lundi dernier (22 novembre 2015) ont déjà reçu de très bons retours et le nombre de partages pour chacun d’entre eux est un indicateur très encourageant.

Au-delà de la démarche de content marketing, j’ai mis en place ce portail pour mettre les élèves en condition : il s’agit d’une démarche pragmatique apportant tous les éléments « terrains », afin de compléter une formation souvent très axée sur l’aspect théorique (à juste titre ou non, cela est un autre débat sur lequel je ne m’étendrai pas dans ce post…). Dans ces articles, entièrement écrits en anglais, les étudiants utilisent des connaissances de cours eux aussi donnés en anglais. Les bons résultats d’un site qui en est à sa première semaine d’existence ne sont pas le fruit du hasard : j’ai moi-même été agréablement surpris par la qualité des contenus que m’ont fourni les élève et de l’effort de recherche et de réflexion fourni par ces derniers.

Digital me up : le blog anglais écrit par des étudiants de Grenoble Ecole de Management
Digital me up : le blog anglais écrit par des étudiants de Grenoble Ecole de Management

Je vous invite à consulter ces premiers articles déjà sorti sur le blog :

The Minitel, France and digital transformation: A student’s assumptions

Cet article nous rappelle, sur un ton légèrement décalé que la France était, il n’y a pas si longtemps, leader dans le digital grâce à un système envié par tous permettant de réserver ses tickets de train, acheter en ligne, envoyer des mails… Le Minitel. Notre culture solidement ancrée dans ce bon vieux minitel nous empêcherait-elle de nous jeter dans le grand bain froid de l’internet ? Réponse dans cet article…

What is a Website and Traffic Manager?

Zoom sur un métier crucial pour les entreprises : celui de Traffic Manager. On imagine souvent les Traffic Manager assis toute la journée devant un écran rempli de graphs, courbes et autres camemberts, mais la réalité est bien moins ennuyeuse. Découvrez pourquoi et comment dans cet article.

Why small businesses must go mobile ?

Si de manière générale, et à quelques exceptions près, les grandes entreprises et les ETI ont intégré le fait qu’elles devaient avoir une présence digitale, ce n’est pas le cas pour nombre d’entreprises de plus petite taille. C’est dommageable, car la taille n’est pas un prétexte pour l’inaction digitale. Au contraire, grâce à un investissement quasi nul, une entreprise de petite taille peut rivaliser avec ses concurrents grâce à sa créativité et en utilisant les dernières technologies mobiles, comme la géolocalisation. Plus d’informations dans cet article.

2016 Digital Marketing Trends

Nous en sommes déjà à la fin de l’année, et les prédictions pour l’année prochaine commencent à émerger sur le Web. Digital Me Up n’échappe pas à la règle et sort ses tendances du marketing digital pour 2016. Un point de vue intéressant qui ne vous laissera pas indifférent. A découvrir dans cet article.

Comme je l’ai écrit en début d’article, ce blog est jeune et en plein développement. N’hésitez donc surtout pas à faire part de vos remarques ou vos encouragement aux élèves du master DBS sur digital-me-up.com !

Digital me up : le blog anglais sur le digital écrit par des étudiants – @grenoble_em was last modified: novembre 27th, 2015 by Yann Gourvennec

Le digital révolutionne l’agriculture

Si certains domaines semblent résister encore et toujours à l’arrivée du digital, comme la comptabilité, sur laquelle nous avons écrit un article il y a quelques mois, d’autres sont en complète transformation. Il s’agit de secteurs qui ont le plus de contraintes (argent, temps, charge de travail très élevée) et qui ont recours au digital pour non seulement augmenter en productivité, mais également innover. Symbole d’un secteur où les professionnels sont de moins en moins nombreux et où ces derniers peinent à voir les retours des lourds investissements réalisés, l’agriculture a vu dans le digital un moyen de surmonter de nombreuses difficultés inhérentes à ce secteur. Si le développement d’un pays passe par une agriculture industrialisée, il est probable que ces prochaines années, il passera également par une agriculture digitalisée. Mais qu’est-ce qu’une agriculture digitalisée ? Comment le digital peut transformer l’agriculture ? Va t-on abandonner les engrais et les produits phytosanitaires ? A l’occasion d’un passage à Paris, Hervé Pillaud, “ageekulteur” vendéen et auteur du livre Agronumericus : internet est dans le pré, nous a dressé un état des lieux de l’agriculture d’aujourd’hui.

Agronumericus : de l'agriculture à l'ageekulture
Agronumericus : de l’agriculture à l’ageekulture

Quel est le but de ce livre ?

Ce livre a pour objectif de montrer l’impact du numérique dans l’agriculture : ce n’est pas un livre technique, il s’agit plutôt d’un essai. Le but est plus d’identifier les changements à venir que de délivrer des “recettes”. Je l’ai donc écrit certes pour les agriculteurs,  mais également pour l’ensemble des consommateurs. Il y a beaucoup d’idées reçues au sujet du digital au service de l’agriculture : par exemple, on assimile souvent le numérique à l’agriculture intensive. 

 

 

Peut-on faire un état des lieux de l’agriculture aujourd’hui en France et dans le monde ?

L’agriculture est la plus grande révolution du 20e siècle : nous sommes passés de 78% de la population active en 1900 à seulement 1% en 2010, en multipliant par dix la productivité. Il n’existe pas d’autres catégories professionnelles ayant fait une telle révolution. Nous arrivons à un point où les agriculteurs sont encore nombreux, mais l’on ne peut plus diminuer le nombre de producteurs, d’acteurs de l’agriculture. Aussi, l’agriculture a été énormément consommatrice d’intrants pour nourrir la terre, éliminer les mauvaises herbes et les maladies. Il devient nécessaire de  réduire cette utilisation, tout en continuant à produire davantage.  Nous devons passer d’une agriculture utilisatrice d’intrants à une agriculture utilisatrice de connaissances : c’est là où le numérique va nous aider à agréger ces connaissances.

Comment le digital peut-il transformer l’agriculture ?

Le digital peut transformer l’agriculture de plusieurs manières :

  • il génère chaque jour des milliers d’innovation. Que ce soit  en hardware, en software, en robotique, en capteurs…  certains sont des gadgets, d’autres resteront dans le temps. L’agriculture  est impactée par le digital comme toutes les professions. C’est ce que j’ai expliqué au Smart agri, les objets intelligents au service de l’agriculture.
  • Il y a également une évolution considérable au niveau de  la communication. Les agriculteurs peuvent communiquer différemment via les réseaux sociaux avec les consommateurs mais également avec les machines. La nouveauté c’est le dialogue entre les machines. L’information est fondamentalement modifiée dans la façon de l’émettre mais aussi de la recevoir, de la stocker, de la traiter. C’est d’ailleurs tout l’enjeu des Big Data.  C’est à travers ces connaissances que nous allons pouvoir évoluer,  car si les intrants seront moins disponibles demain, nous utilisons aujourd’hui  à peine 1% de nos connaissances.

C’est grâce à ces innovations et à ce développement de l’information  que l’on voit émerger les technologies du  biodesign et du biomimétisme.

Avez-vous des exemples deux cas où le digital transforme cet agriculture ?

Le Smart Agri est le plus visible.  Cela se traduit par exemple par la robotique, que l’on utilise depuis quelques années, par exemple pour enlever la plus grande  astreinte des agriculteurs qui est la traite  des vaches.  Aujourd’hui, cette tâche est robotisée  dans de nombreuses exploitations. Le numérique contribue ainsi largement à diminuer la pénibilité. On utilise également des robots pour arracher l’herbe dans des champs, et nous avons des logiciels pour nous accompagner dans le suivi de l’exploitation, des outils d’aide à la décision très nombreux. On constate aussi une présence de l’agriculteur sur les réseaux sociaux de plus en plus grande. Cela nous permet de commercialiser, discuter entre nous, avec le consommateur. on va donc ainsi un impact du numérique sur l’agriculture.

Le digital révolutionne l’agriculture was last modified: octobre 16th, 2015 by Cédric Jeanblanc