[Etude 2017] Comment évolue la transformation digitale des banques ?

Face à la mutation du système traditionnel des agences bancaires, David Fayon, consultant en transformation digitale chez DF Conseil a mené une étude nommée « Grande enquête sur la banque du futur ». Avec plus de 20 ans d’expériences dans le digital, il est la personne idéale pour analyser et interpréter les résultats issus de cette étude. Cette étude s’est déroulée en France sur 2 mois (du 1er décembre 2016 au 25 janvier 2017) et a récolté 102 réponses. 

Stratégie digitale des banques

Le principal élément que l’on peut retenir de cette étude est que la stratégie de transformation digitale des banques est menée de manière top-down. Il existe un véritable plan de transformation digitale dans 70% des banques. En comparaison, les entreprises d’autres secteurs sont 85% à prétendre mettre le numérique au coeur de leur stratégie, mais seulement 26% à avoir adopté un plan chiffré et défini un budget dédié. L’étude permet donc de montrer que le secteur bancaire est fortement impliqué dans sa transformation digitale. En parallèle de la transformation digitale, une migration des SI vers des solutions Web plus souples et évolutives est effectuée pour 80% des banques, car les systèmes existants peuvent entraver la dynamique d’innovation digitale des entreprises. Cependant, un faible degré de migration est observé dans le cloud (degré de 2,2 sur une échelle de 1 à 4). Et lorsque les banques utilisent le cloud, elles se dirigent à 89% vers un cloud privé. Cela s’explique par la nature du secteur, où la sécurité est primordiale et poussée au maximum. Malgré les investissements réalisés par les hébergeurs et les différents labels de sécurité délivrés, les banques privilégient la sécurité du cloud privée. Enfin, pour 35% des personnes interrogées une réflexion a lieu sur la transposition du réseau de la carte bancaire autour de la blockchain, technologie de stockage et de transmissions d’informations transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle. En 2008, est apparue la première blockchain avec la monnaie numérique Bitcoin. Avec la blockchain, la monnaie fiduciaire étant dématérialisée, une ubérisation des mouvements financiers est donc possible.

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[Etude 2017] Comment évolue la transformation digitale des banques ? was last modified: avril 13th, 2017 by Claire Sorel

Parcours client : comment le fluidifier avec le digital ?

Dans un monde multi-connecté où les consommations ont évolué, les entreprises se sont adaptés. Aujourd’hui, les entreprises inclut le digital dans leur stratégie et notamment dans leur parcours client. C’est pourquoi, nous avons rencontré Stéphanie Maziol, Senior Product Marketing Manager chez Adobe, afin de comprendre comment le digital peut aider à fluidifier le parcours client.

parcours client

Modernisation du parcours client

« Pour fluidifier les parcours clients depuis l’information jusqu’à la fourniture de données pour personnaliser la vente, il faut savoir orchestrer, combiner et adapter les différents canaux du parcours aux canaux digitaux, en passant de l’email au site web, des réseaux réseaux sociaux au publicités Display. La bonne coordination de ces différents canaux digitaux est primordiale. Les aspects de contenus digitaux sont également très importants. Aujourd’hui, il ne s’agit plus de créer un ou deux contenus de base pour une campagne mais il s’agit de créer une variété d’un même contenu de base qui sera décliné sur ces différents canaux. Une publicité télévisuelle est un parfait exemple, à partir de cette base, un making-off doit être créer. Il faudra la publier sur Facebook rentrant parfaitement dans son esprit. A l’inverse de Twitter, où il faudra publier qu’un extrait percutant, ce réseau étant plus concis. Jumelé à l’orchestration de ces canaux, il y a donc un aspect de contenu. La partie data qui est extrêmement importante, car elle sert à renseigner la personnalisation, la segmentation tous ces canaux digitaux. »

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Parcours client : comment le fluidifier avec le digital ? was last modified: mars 21st, 2017 by Claire Sorel

Baromètre Web-to-Store Mappy 2016 : le commerce physique reste le canal privilégié des achats

Mappy a publié fin novembre 2016 la quatrième édition de son baromètre Web-to-Store réalisé en partenariat avec BVA. D’année en année, l’étude initiée en 2013 montre une intensification de la pratique du Web-to-Store. En 2016, 89% des consommateurs interrogés se déclarent intéressés par le web-to-store. Néanmoins, le commerce physique reste malgré tout le canal privilégié des achats. L’enjeu est donc important pour les commerçants de proximité.

 

L’intérêt pour le Web-to-Store se confirme

En 2016, 89% des consommateurs se déclarent intéressés (comme en 2015).

Recherche avant achat

La recherche d’informations avant achat se fait toujours principalement par les moteurs de recherche, (mais ils sont en repli par rapport à 2015), par les sites spécialisés dans la vente type Amazon, et par les sites ou applications de marques (eux aussi en repli). On relève un intérêt grandissant pour les sites « collaboratifs ». La recherche via les réseaux sociaux atteint 16%, contre 12% en 2015 et 8% en 2014.

Web-to-Store

Le prix reste de loin la première information recherchée sur Internet (82%), suivi des promotions (57%) et des caractéristiques produits (55%). Les avis dutilisateurs et comparatifs de produits occupent toujours une part importante dans les recherches avant achat (49 et 45 %).

 

Les produits achetés en Web-to-Store

Les produits culturels, les séjours, les vêtements et l’électronique restent majoritairement achetés en ligne. Les chaussures, l’électroménager, l’ameublement et le secteur de la santé et de la beauté sont davantage cross-canal. Enfin, le commerce physique prédomine dans les articles de sport, le bricolage, le jardinage et l’alimentation.

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Baromètre Web-to-Store Mappy 2016 : le commerce physique reste le canal privilégié des achats was last modified: mars 8th, 2017 by Isabelle Lefaucheur

Le digital expliqué à mon boss sortira le 16 mars 2017 [avec @editions_Kawa et @Frenchweb]

Le digital expliqué à mon boss

Le digital expliqué à mon boss est bien le nouveau livre de la collection « à mon boss« ,  arrivé au bout de 9 mois, une gestation (enfin 10 si on compte les relectures, et elles ont été nombreuses). Hervé et moi avons en effet donné le feu vert à cette nouvelle saga du fameux boss au cigare en tout début du mois de mai 2016 (pour ceux qui me posent la question souvent : non ce n’est pas moi et non je ne me suis pas remis à fumer). Les premiers articles de cette nouvelle saga ont donc été écrits sous le beau soleil de la côte d’Azur. On a vu pire comme décor. 

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Le livre a ensuite connu des périodes de développement rapides, puis plus lentes, et enfin un sprint final fulgurant. Nul doute que si nous avions été moins occupés (le dernier déjeuner en commun a eu lieu en Octobre dernier (voir la vidéo ci-dessous) il aurait avancé encore plus vite. Voilà donc la date de sortie connue, et c’est avec joie que nous vous annonçons que la soirée de lancement du livre le digital expliqué à mon boss aura lieu le 16 mars 2017 chez Frenchweb et sous leur patronage

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Le digital expliqué à mon boss : épitomé du travail collaboratif à distance

Si vous aviez besoin d’une démonstration de l’efficacité du travail à distance, et que vous désirez savoir comment l’organiser vous-même dans vos entreprises, vous l’aurez bientôt devant les yeux, le 16 mars 2017 précisément, chez Frenchweb, avec qui nous lançons l’événement. Voici 10 mois de travail discontinu avec Hervé pour arriver au bout de ce nouvel ouvrage et sa confection-même est un exemple de travail collaboratif à distance : en tout et pour tout, nos activités de direction d’agence ne nous ont pas permis de nous voir plus que 2 ou 3 fois pendant ces 10 mois, afin de déjeuner ensemble et de nous mettre d’accord sur les sujets à traiter. Alors, comment avons-nous réalisé ce miracle ?

  • D’abord en choisissant un solide service de partage de fichiers (dropbox) qui a recueilli tous nos fichiers et leurs mises à jour
  • Ensuite en assurant l’archivage permanent et continu de nos fichiers pour les préserver en cas de perte (ici, c’est ceinture/bretelles avec un mélange de crashplan et de Time capsules [redondé] d’Apple)
  • Ensuite en partant d’un fichier commun qui nous a donné la trame du document complet
  • Puis en appliquant les règles qui font le succès de la série depuis ses débuts (pas de bullshit, des faits, des chiffres, des analyses, du contre courant et une bonne dose de pratique du terrain)
  • Enfin en saupoudrant d’interviews d’experts du domaine qui ont ainsi apporté leurs points de vue sur la stratégie digitale.
Le digital expliqué à mon boss sortira le 16 mars 2017 [avec @editions_Kawa et @Frenchweb] was last modified: février 27th, 2017 by Yann Gourvennec

Transformation digitale : sommes-nous restés dépendants du papier ?

bonial3-visuel-_18949858_f073b74f98da2f4295a8b912668c389aa196d364Le concept du zéro papier est loin d’être récent : Taiichi Ono en parlait déjà dans les années 50.  Nombre d’entreprises en font un objectif afin de gagner en temps et en productivité, tout en mettant en avant l’argument écologique. Mais qu’en est-il en 2016 ? C’est à cette question que nous allons tenter de répondre, dans ce troisième article inspiré du livre blanc de Bonial* sur le prospectus digital.

*Transparence : Bonial est notre client

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Transformation digitale : vers la fin du papier ?

La digitalisation de notre société change la perception que l’on a sur le papier. Pour certains d’entre nous, les grandes armoires où l’on entassait des dossiers bourrés de feuilles ont été remplacés par des disques durs externes et une connexion au cloud public.

Le digital a en effet entrainé des changements majeurs indéniables :

Le gain est économique, avec une diminution des dépenses dans le papier, l’encre et les imprimantes. Aussi, l’envoi des documents étant digitalisé, les coûts d’affranchissement diminuent également, s’ajoutant à un gain de rapidité et d’instantanéité. Aussi, l’archivage en ligne des factures, bulletins de paie, et des documents de travail libère une place physique et visuelle dans les bureaux, facilitant la mobilité des salariés.

Le gain est également environnemental : Greenpeace estime qu’un arbre sur 5 est coupé pour l’industrie papetière. Les premières victimes sont les forêts tropicales notamment indonésiennes, ayant des conséquences dévastatrices pour les populations locales et leur patrimoine environnemental. Aussi, l’empreinte carbone est théoriquement moins élevée avec le digital. Certains acteurs ont ainsi chiffré le gain écologique du digital dans leur secteur, comme Bonial qui a publié une étude comparative entre les prospectus digitaux et papier.

Alors que nous avons désormais des moyens de nous affranchir du papier et que nous connaissons précisément les bénéfices du « Zéro Papier », avons-nous réellement diminué notre consommation ? Il y a ici un paradoxe : depuis l’adoption de l’ordinateur personnel, nous avons les moyens de concrétiser un rêve de plus de 60 ans. Pourtant, notre consommation et production de papier n’ont cessé de croître depuis les années 50.

La production de papier mondiale et carton n'a cessé de croître. En revanche, elle diminue dans la zone Europe.
La production de papier mondiale et carton n’a cessé de croître. En revanche, elle diminue dans la zone Europe.

Selon les données de la FAO (organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), la production mondiale de papier et carton est passée de 234,8 millions de tonnes en 1994, à 292,7 en 2002 et atteint les 376,1 millions de tonnes en 2015. De l’apparition de l’informatique à l’essor de l’Internet et l’adoption massive des smartphones et tablettes, l’impact sur le papier a finalement été minime.

On peut toutefois remarquer une stagnation de la production en Europe, nous détaillerons ce point plus loin dans cet article.

MAJ 23/01 : Suite à un commentaire dont le sujet était la production de papier rapporté à la population mondiale, nous avons fait le calcul de la production par rapport à l’évolution de la population mondiale et Européenne.

Dans les deux cas, la production rapportée à la population augmente. On produisait 75 kilos pour un habitant en 1990, on en produit désormais 116kg. Toutefois, ce chiffre diminue entre 2010 et 2015. On est passé à une production de 118 kg en 2010 pour une personne, à 116kg en 2015, soit une diminution de 2%. L’Europe produisait quant à elle 51kg de papier pour un habitant en 2015, contre 39kg par habitant en 1990, ce qui traduit une lente évolution, et un léger repli entre 2010 et 2015.

Pour résumer, entre 1990 et 2016, non seulement la production mondiale de papier augmenté, mais la production de papier a augmenté plus vite que la population mondiale, passant de 75kg pour une personne à 116kg. Si la production globale a continué à croitre entre 2010 et 2015, la production rapportée à la population mondiale a sensiblement diminué.

Depuis 1990, la production de papier pour un habitant a augmenté : on consomme collectivement et individuellement plus de papier qu’en 1990. Ce chiffre est toutefois légèrement en baisse entre 2010 et 2015.

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Transformation digitale : sommes-nous restés dépendants du papier ? was last modified: janvier 23rd, 2017 by Cédric Jeanblanc