Pour réussir sur le Web il faut se hâter lentement

Web Le Web est une source inextinguible de contradictions. Certes, il s’agit d’un domaine où la rapidité d’exécution est clé (en anglais on employait aux début du Web l’expression « the land of the swift » pour le désigner, ce qui signifie à peu près « le pays des gens qui vont vite »). Et pourtant, comme dans le domaine de l’innovation en général, il faut savoir, comme l‘Empereur Auguste fidèle à sa maxime, se hâter lentement (« Festina lente »). Car plus on a l’impression que les choses vont vite, plus faut s’inscrire dans la durée.

Prenons les blogueurs par exemple. Le taux de mortalité de ceux-ci est incroyablement élevé. Prenez n’importe quel sujet, et vous verrez que les blogueurs d’un domaine se sont renouvelés au moins cinq ou six fois dans les 10 dernières années. Or, la qualité d’un référencement, les véritables résultats et le retour sur investissement d’une stratégie de contenus se fait dans la durée. Quand j’ai créé visionarymarketing.com il y a 20 ans je savais probablement pas ce que j’avais en faire aujourd’hui (je décris cette période brièvement dans l’interview). Toutefois, si mon business arrive à décoller aujourd’hui et si je reçois des sollicitations de l’extérieur, spontanées , de la part de clients ou de clients potentiels, c’est aussi et surtout parce que depuis tout ce temps, j’ai réussi à créer un corpus de contenu cohérent et ai été constant dans l’effort d’écriture et de création de contenus. Il y a tendance à croire que l’Internet est un domaine d’immédiateté, et que l’on obtient des résultats aussi immédiatement ; et que surtout ceux-ci sont constants dans le temps. Il n’en est rien et ceci est à l’origine d’ailleurs des malentendus qui se traduisent par des stratégies d’acquisition massives à court terme par les marques, comme le témoigne cet exemple graphique pris d’une grande marque que nous ne citerons pas. Je renvoie d’ailleurs à cette présentation que j’ai effectuée la semaine dernière pour le compte de stratégie et qui est intitulée : « oubliez le message et pensez au partage !»

Je vous laisse découvrir l’interview podcaster de Jérôme de Beauvoir ci-après.

Dans ce septième épisode,  je vous propose un échange avec Yann Gourvennec, CEO de Visionary Marketing, l’agence digitale qui accompagne ses clients depuis l’influence jusqu’à la performance. Vous pouvez lire la transcription des premières minutes ci-dessous, l’écouter ici ou vous y abonner depuis Itunes.

Dans ce podcast, vous trouverez notamment le point de vue de Yann à propos de :

  • le long terme à l’heure de Twitter
  • la transformation digitale
  • IRL or nor not IRL ?
  • Influence et performance
  • holacratie et compétence

JB : Yann Gourvennec bonjour, merci d’être avec moi pour ce nouvel épisode du Socialcast. Vous êtes passé de « intra-preneur » chez Orange à entrepreneur en tant que CEO de l’agence de Visionary Marketing.

YG : Oui, je suis allé chercher le mot très loin par ce que j’ai créé Visionary Marketing il y a 20 ans.

JB : Ce nom, que vous n’avez pas choisi par hasard, fait évidemment référence au long terme. Est-ce que le long terme, à l’heure de Twitter, ça n’est pas plus les important que jamais ?

YG : Plus ça va vite, et plus il faut aller lentement. Le Web, et c’est le paradoxe, ça va très très vite, et en même temps, ça va très lentement. Quelqu’un me faisait la remarque il y a quelques jours en me disant « comment ça se fait qu’au XXIe siècle il faille toujours 10 à 15 ans pour qu’une technologie soit adoptée par le public… pour peu qu’elle le soit ? ». Et bien c’est tout bêtement parce qu’il faut 10 à 15 ans pour qu’une technologie s’instaure et trouve son public.

via En altitude avec Yann Gourvennec de Visionary Marketing.

 

Pour réussir sur le Web il faut se hâter lentement was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec