Big data et Cloud Computing : exemples concrets d’innovation et de son financement #rcn2013

Les nouveaux usages du Cloud sont nombreux et au premier rang on peut citer le big data et ses nombreux avatars. Dans cette table ronde des rencontres de la compétitivité numérique à Bercy les intervenants ont décrit de nombreux exemples et ont donné des idées pour le futur. Voici mon compte-rendu en séance :

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Frederic Brosset de Capgemini
Capgemini est un groupe mondial de 130000 personnes. Dans les nouveaux métiers de Capgmini il y a l’offre business intelligence et analytics. Cette offre globale portée par Capgemini représente 800k€ et 10000 personnes dès aujourd’hui. On parle de plus de 50 milliards d’objets connectés d’ici 5 à 10 ans alors comment tirer delà valeur de ces objets ? 80% des données sont non structurées et il va falloir en tirer les bénéfices et surtout « c’est la vitesse non seulement à laquelle on doit accéder à la donnée mais aussi et surtout la vitesse pour réagir à la donnée qui va compter demain » a dit monsieur Brosset. Aujourd’hui les entreprises travaillent autour du CRM (pousser l’offre à un client au bon moment), l’amélioration des processus (maintenance prédictive, prédictions de demande …), les nouveaux services et les nouveaux business models (ex : booking.com). Le futur de notre métier sera de gérer la donnée et non plus de gèrer des ERP d’entreprises. 

Stefan-Edon Recher de Bull et du SFIB 
Bull. représente 9000 personnes dans le monde et la moitié en France, avec 4 divisions. M. Recher à résumé 3 cas d’usage :

    – La maison connectée : lancement d’une offre via une set top box pour la silver économie, pour superviser les fonctions de la maison et aussi l’as ante et la sécurité des personnes âgées dans la maison.  Avec les algorithmes de big data il est possible de mettre en place des mécanismes d’automatisation du pilotage de la maison, et non seulement c’est bien pour la personne mais aussi pour la collectivité (économies d’énergie)
    – Ville intelligente : acces instantané et sécurisé aux transports, crèches, bibliothèques etc.
    – Traçabilité et contrefaçon y compris dans des domaines comme celui du vin par exemple. La demande est là

 
Marc Renaud de transdev
Transdev opère des trains, des bus etc. dans le monde. M Renaud a cité 2 exemples :

    – Créer des liens entre les gens au travers du monde. « Le lien le plus facile à créer c’est la messagerie » et transdev a déployé 8000 boîtes mail et communication unifiée avec partage à distance et RSE. Sans les technologies Cloud on n’aurait pas pu le faire en 1 an
    – Deuxième exemple sur les voyageurs : les villes ont congestionnées et les villes doivent gérer l’espace avec une offre de mobilité qui augmente : bus, métro, vélo, tramway, voiture, autolib. Le grand Lyon a investi 7 millions d’€ avec 1) la prévision de trafic à 1 heure en tenant compte de tous les événements et pas seulement les historiques 2) le fret : apporter un service plus grand au transporteur (trouver espaces de livraison …) 3) GPS comme le GPS de voiture mais multimodal qui permet de choisir le meilleur mode de transport en tenant compte des différents modes de transport et de les comparer en fonction des aléas. Ceci a été possible grâce à une collecte de données que nous avons appelé smart data qui permet aux fournisseurs de créer des services pour les clients finals. 

François Bourdoncle (fondateur d’exalead)
« On peut faire du big data sans Cloud et faire du Cloud sans big data mais on voit quand même que ce sont les deux faces d’une même pièce » a dit monsieur Bourdoncle. Quand on parle big data on peut être tenté de parler technique et de parler des 4 V mais … « On peut faire de la Big data avec peu de données et on ne peut pas dissocier cela des secteurs qui ont été fortement impactés par le digital (commerce de proximité, photographie, presse, industriel musicale …) ». Sur ces secteurs les acteurs n’ont pas voulu voir et les chiffres ont baissé progressivement jusqu’à ce que cela devienne très grave. Quand on regarde ça il y a des traits communs frappants :
« Au début il y a déni de réalité et au début ce sont des petits chiffres qui n’ont pas d’importance et puis .. La courbe décroche et il faut réagir vite et avant que il soit trop tard » a prévenu M. Bourdoncle.

Sur la desintermédiation : ce qui se passe c’est exactement l’inverse. Ce n’est pas quelque chose de technique mais le fait de Voir en terme de guerre industrielle, le moyen avec lequel la révolution numérique va s’imposer. Les révolutions autour du CRM sont des révolutions non techniques, dans la musique il n’y a pas desintermédiation mais réintermédiation. Dans la musique, spotify est un intermédiaire. Dans la presse idem, les Stores mobiles sont redevenus des intermédiaires. Dans les télécommunications et le tourisme c’est pareil, il y a réintermédiation a dit M. Bourdoncle.  

Qui va y passer maintenant ?

    – Les assureurs : les nouveaux usages comme le quantify self, on passe de logiques curatives à des logiques préventives et les assureurs privés vont devoir passer aussi à cette logique ; sur le pay as you drive par exemple en acceptant de mettre un boîtier. L’assurance va été individualisée même si cela n’a plus de logique si tout devient individualisé. 
    – La liste ne s’arrête pas là même si le temps n’a malheureusement pas permis à monsieur Bourdoncle de la finir. 

Paul François Fournier (BPI) : 800 m € investis tous les ans avec de plus et plus de big data et du numérique 
Il y a plusieurs outils : les aides qui permettent aux entreprises de se financer là où le secteur bancaire n’intervient pas. Et autre domaine, ce sont les programmes collaboratifs qui ont beaucoup fleuri récemment. Il faut inciter les entreprises à travailler ensemble et ces programmes représentent une partie importante. Le numérique représente déjà 40% des investissements de la BPI et cela va croissant a expliqué Paul François Fournier. « La mise en place des programmes est trop longue dans ce secteur des big data et nous sommes en train d’accélérer les choses » a-t-il précisé. Il y a également de nombreux dispositifs d’accélération et de rapprochement selon M. Fournier, ainsi qu’un accord avec Israël car « sur le Cloud et le big data, on ne peut pas tout faire en France ». « Notre outil n’est pas parfait » à décrit Paul François Fournier tout en garantissant qu’il était en côurs d’amélioration et en citant néanmoins des chiffres encourageants qui montrent que la France est un pays dynamique en termes d’innovation.pir les investissements de consolidation, où des millions d’euros sont nécessaires, les fonds « large Ventures » se trouvent souvent aux États Unis ce qui explique que beaucoup de sociétés partent de France. Un fonds de ce type va été mis en place par la BPI. On pleure beaucoup en France mais en fait la situation est moins mauvais qu’on croit et « on manque aussi peut être de bons projets » a tenu à préciser Olivier Midiere qui  animait la réunion.

Cloud Computing : octave Klaba enjoint la France à aller plus vite #rcn2013

Je me suis rendu ce matin à l’invitation du CCM benchmark group à la conférence sur le Cloud Computing organisée à Bercy dans les locaux du ministère de l’économie et des finances. L’introduction de la conférence a été réalisée par Fleur Pellerin, ministre déléguée aux PME à l’innovation et au numérique, suivie d’une présentation d’Octave Klaba, le médiatique patron d’OVH, l’hébergeur européen qui a son fief à Roubaix dans le Nord. Quand on parle de Cloud Computing, pour paraphraser les analystes de Gartner lors de la conférence récente qui s’est tenue à Barcelone, c’est la « fin du début ». L’évangélisation est faite et les entreprises du monde entier de sont ruées sur cette nouvelle forme d’hébergement, qui offre souplesse, back up et évolutivité des infrastructures (élasticité étant le terme consacré). Finie la période d’observation, nous en sommes au développement industriel et c’est ce développement que Bercy veut pousser avec l’aide des industriels du secteur. Qu’avons nous donc appris ce matin à Bercy ? Voici mon compte-rendu pris en séance. 

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Octave Klaba sur scène à Bercy ce matin

Fleur Pellerin a commencé sa présentation en rappelant que « il y a quelques années on aurait commencé cette conférence par une définition du Cloud » mais nous n’en sommes plus là. Le Cloud est bien considéré comme un élément de compétitivité des entreprises et la ministre à enjoint les entreprises à embrasser le Cloud. Pour cela le gouvernement prévoit d’agir sur « l’offre et sur la demande, à commencer par un des 12 plans stratégiques qui est dédié au Cloud Computing » pour lequel la ministre a remercié Octave Klaba et Thierry Breton d’avoir pris les rênes de ce programme. 

Dans l’ensemble, M. Klaba, PDG d’OVH, l’hébergeur européen basé à Roubaix dans le Nord et qui est déjà un acteur important du Cloud Computing n’a pas dit autre chose et il a même remercié la ministre pour son engagement et « l’énergie qu’elle déploie ». il n’a cependant pas mâché ses mots vis à vis de l’initiative gouvernementale dite de « Cloud souverain » en disant qu’ « il ne suffit pas de jeter 2 fois 75 millions d’euros sur la table » pour faire avancer le secteur. Il est vrai que Octable Klaba n’a jamais caché son antipathie pour cette initiative (ayant même un temps créé un micro site pour dénoncer le « vaporware » du Cloud souverain). Octave Klaba, qui a rappelé être né dans la Pologne communiste, a précisé que « l’important n’est pas de savoir comment on fait pour innover mais de savoir pourquoi » on le fait. Une démarche proche de celle de SINEK, déjà décrite sur ce blog. « Il faut aller plus vite » a insisté M. Klaba en précisant que l’avenir ne viendrait pas en France de la conncurrence entre entreprises françaises mais de la création d’un écosystème. La vitesse est un mode de créativité sur le Net qui est incontournable et on « ne peut pas mettre des business plans sur 6 mois sur le papier, encore moins sur 3 ans » a-t-il précisé.

Le patron d’OVH réalise cependant une sorte de grand écart, lorsque Octave Klaba rappelle que « la France est un pays très centralisé mais qu’on ne peut pas tout attendre de lui » alors même qu’il est à la tête d’un programme gouvernemental de compétitivité industrielle. En résumé, M. Klaba nous enjoint « à aller plus vite » et de nous adapter au rythme du Web, et nous prévient déjà que les principaux bénéfices seront « tirés par les sociétés américaines ». Un constat partagé par la ministre. Le constat existe, le but est fixé, les programmes sont en place, il ne nous reste plus qu’à mesurer les résultats sur un marché où Christophe Bonnard de Sogeti indique que la France a « 2 ou 3 ans de retard par rapport aux États Unis ».

À suivre …

les blogs d’entreprise sont morts, vive le « brand content » (marketing de contenu)

book-new-large_thumb.jpgJe ne suis pas sûr que Google maintiendra en vie Google alertes pendant encore longtemps, l’outil est un peu cassé pour reprendre les mots de Forbes. Il y a par contre une autre innovation de l’ancien temps qui marche encore je veux parler de Google Web trends. Je trouve cet outil très intéressant pour voir comment les choses évoluent au travers de l’utilisation, ou de l’abandon, de certains mots-clés dans le moteur de recherche du géant de l’Internet. Récemment, je suis retourné sur Google de façon à voir ce qui se passait dans le domaine des blogs d’entreprise. La seule chose que j’ai été capable de trouver, fut un rapport de 2005 ! Cela veut-il dire que les blogs d’entreprise sont terminés ? Pas du tout ! Ils font désormais partie d’un tout plus cohérent appelé « brand content » en français et « content marketing » en anglais. L’intérêt grandissant pour le « content marketing » ces derniers mois, du moins aux États-Unis, mais on le sent aussi frémir en France, montre que quelque chose de nouveau est enfin en train d’arriver dans le monde du Web. Peut-être que cela est un signe aussi que les entreprises sont désormais plus intéressées par ce qu’elles peuvent obtenir du contenu qu’elles ont produit que simplement se focaliser sur sa production. Voyons ensemble ce rapport de l’étude 2013 sur le content marketing qui nous donne des « insights » intéressants sur son utilisation (étude réalisée par http://www.imninc.com/).

[note 10/12 à 17:00 : je m’aperçois que les premières versions de ce texte étaient passées involontairement à côté de la relecture et présentaient les fautes habituelles d’une transcription vocale non corrigée; mes excuses pour ces erreurs de traduction et de correction, que je vais tenter d’éliminer à rebours au fur et à mesure]

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L’intérêt pour les blogs d’entreprise s’est clairement déplacé vers le contenu

Principaux résultats de l’étude d’IMN

  • « Le content marketing est une priorité moyenne ou haute pour 90 % des répondants… » Cependant, il faut faire remarquer que la comparaison avec le questionnaire de 2012 (premier dans la série) montre que la prise de conscience est relativement récente, même aux États-Unis ;
  • « 31 % des répondants ont mis en place une stratégie de contenus depuis plus d’un an, avec 18 % qui mentionnent l’avoir mis en place l’année dernière être en 3 % qui travaillent sur une stratégie de contenus »… Comme cela est démontré ci-dessus, tous ces programmes de marketing de contenus sont très récents et il y encore de la place pour l’innovation ;
  • « 67 % des répondants utilisent une newsletter pour distribuer du contenu à leurs clients et leur prospect » … Ceci étant, un grand nombre des répondants n’envoie de newsletter qu’une fois par an, ce qui montre une faible compréhension du médium ;
  • « 78 % des répondants utilisent incurvation de contenu : 48 % ayant rencontré des problèmes relatifs à la propriété du contenu et à son autorisation »… 15 % notamment des répondants sont inquiets par rapport à l’utilisation de contenus munis de copyright sur leurs propres plates-formes Web ;
  • « 40 % des répondants ont cité la génération de Leads (prospects) comme étant un des objectifs les plus importants des programmes de marketing de contenu ; une augmentation de 16 % par rapport à l’an passé. ».

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La prise de conscience est large désormais. Les marketeurs du contenu ne sont plus considérés comme des zombies… Enfin en… J’ai eu quelques contre-exemples récents mais ils ne sont pas américains.

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Les entreprises sont clairement intéressées par la génération de prospect sur Internet, quand il s’agit de marketing de contenu. Cependant, selon ma propre expérience de ce domaine, peu sont capables d’aller au-delà du vocabulaire et de garder le cap. Génération de leads est un exercice difficile qui requiert beaucoup de mise au point et de suite dans les idées. Il faut également adopter une approche essais/erreurs ; par essence quelque chose de difficile à tenir dans le temps dans les grandes entreprises…

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Les blogs n’ont pas disparu, mais ne sont plus seuls et font parti désormais d’un écosystème. Ceci est parfaitement normale. Une stratégie globale de contenu doit être adoptée au lieu d’une approche technique et aime Paris thème qui ne mènent nulle part. Cependant, si votre blog est vraiment trop mauvais vous ne risquez pas d’aller bien loin. Les fondamentaux doivent être préservés.

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La mesure du succès est en train de se déplacer de la mesure du lectorat, vers l’attraction de prospect. Enfin… Peut-être aux États-Unis. En Europe, nous en sommes encore bien loin !

Téléchargez l’étude 2005 sur les blogs d’entreprise

Rencontrez Evernote lundi 9/12 – 19:30-22:00 (conf gratuite)

C’est mon application mobile et PC préférée. J’en suis un ambassadeur depuis toujours, et encore plus depuis que j’ai découvert que je pouvais remplacer mon PC pour écrire mes blogs dans les conférences avec Evernote. La version pro s’impose bien-sûr. Lundi soir à 19:30 j’abandonnerai tout ce que je fais pour rejoindre le Meetup Evernote. Inscrivez-vous et venez nombreux !

Cliquez ici pour vous inscrire. Attention le nombre de places est limité. L’entrée est gratuite mais l’inscription obligatoire.

Evernote vous invite à les rencontrer le Lundi 9 Décembre de 19h30 à 22h

Rendez-vous le 9 décembre à 19h30 au Loft 62, Rue Jean-Jacques Rousseau 75001 Paris (Métro Les Halles, Sentier ou Etienne Marcel).

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Programme :

  • 19h30 : Accueil
  • 19h45 : Mot de bienvenue par Antoine Amiel, fondateur de Learn Assembly et partenaire logistique de la soirée.
  • 19h50 : Cristina Riesen, General Manager, EMEA de Evernote.
  • 20h : Julien Boedec, Partnership Integration Manager de Evernote
  • 20h15 : Xavier Delplanque, Senior Product Manager (Android)
  • 20h30 : Maxime Garrigues, directeur associé de l’agence X-PRIME Groupe et ambassadeur Evernote
  • 20h45 – 22h : Networking !

Pour la première fois en France vous aurez l’occasion de rencontrer Cristina Riesen, General Manager, EMEA ; Julien Boedec,

Cliquez ici pour vous inscrire. Attention le nombre de places est limité. L’entrée est gratuite mais l’inscription obligatoire.

Steve Ballmer : « je vois encore beaucoup de papier-crayons ; il y a encore de la place pour l’innovation » #ebg

briefcase-large_thumb1J’ai participé à une conférence organisée par l’EBG à Paris, le 8 novembre, à laquelle Steve Ballmer était convié. Cela m’a pris un bon bout de temps pour traiter mes notes, mais voici enfin les réponses du futur ex patron de Microsoft, qui parfois a répondu à mes interrogations et parfois un peu moins. Certes, indéniablement, Ballmer a réussi à captiver la salle de l’espace Pierre Cardin, pleine à craquer, lors d’une interview très interactive menée par le secrétaire général de l’EBG, Pierre Reboul. Steve Ballmer, c’est à noter, est également membre du Board de l’EBG.

Beaucoup d’interrogations se sont fait jour sur le futur de Microsoft ces derniers temps, notamment eu égard à son apparente incapacité à négocier le marché des mobiles (et on ne peut pas compter sur Bill Gates pour contredire ces interrogations). Cependant, il serait faux de croire que Microsoft a perdu la guerre même si elle a perdu quelques batailles. En fait, le géant du logiciel de Redmond, est encore très fort dans beaucoup de domaines à commencer par l’infrastructure Cloud computing, la collaboration dans les entreprises (plus de 70 % de parts de marché pour SharePoint, sans compter Yammer), les jeux grand-public avec la plate-forme Xbox dont le succès ne se dément pas, et bien sûr, Microsoft Office qui est, qu’on aime ou non, toujours très largement utilisé, malgré une flopée de suites Office plus ou moins gratuites téléchargeables depuis Internet.

Ceci étant, les modèles économiques de Microsoft sont soumis à rude épreuve. Office devient peu à peu un logiciel vendu sur un mode de paiement à l’utilisation avec Office 365, Windows 8 vient juste de ressortir des limbes après un tardif lifting 8.1 longtemps réclamé par les utilisateurs (avec notamment le fameux bouton « démarrer[1] » ; alors où va Microsoft ? Voyons ce que Steve Ballmer, actuel PDG de Microsoft sur le point de partir, nous disait à ce sujet, même si il a réussi habilement à taper en touche sur plus d’une question…

Juste après l’introduction, Steve Ballmer a répondu à une question à propos de la toute nouvelle tablette Microsoft surface 2. « Surface 2 est la preuve que Microsoft est en train de devenir un fabricant de terminaux, et qu’il sort du marché des PC standard » Steve Ballmer a-t-il expliqué, confirmant ainsi l’impression que beaucoup d’analystes ont eue après l’annonce de rachat de Nokia, ou plutôt d’une part de Nokia, comme Steve Ballmer l’a expliqué quelques moments plus tard.

Est-ce que cela veut dire que Microsoft va arrêter de travailler avec des OEMs (traduction : fabricants tiers de matériels) ? « Je le dirais un peu différemment » a répondu Ballmer avec grande habileté : « nous continuerons de travailler avec des OEMs, mais nous produirons plus de terminaux ». Microsoft choisit là une voie radicalement différente de celle d’Apple, et son modèle semble bien plus proche de celui de Google, même si les business models des 2 géants américains demeurent complètement différents.

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Steve Ballmer avec Pierre Reboul de l’EBG sur scène à Paris

« Partout où je vais, je vois du papier et des crayons, il y a encore moyen d’innover »

Pierre Reboul, tout en louant les qualités de la tablette Surface 2 s’est interrogé : « comment transformerez-vous cette honnête tablette en un best-seller ? »

« Pour cela, vous avez besoin d’une proposition de valeur d’un tout autre modèle » a expliqué Steve Ballmer. « Ce terminal a pour objectif de vous rendre plus productif ; ça sert à autre chose que juste regarder des films[2]. » En outre, « un apport d’innovation continue est indispensable. À chaque réunion où je vais, je vois encore beaucoup de papier de crayons » a fait remarquer Steve Ballmer. Je vois donc encore beaucoup de place pour l’innovation ». Je ne peux qu’être d’accord avec ça. Il y a 10 ans, je prenais des notes en utilisant l’outil de reconnaissance intelligente de caractères (ICR) de mon mini PC iPAQ. Aujourd’hui, c’est quelque chose qui n’est plus disponible, et je suis encore en attente d’une technologie qui va nous permettre de nous libérer du papier, du crayon et nous laisser prendre des notes dans d’une manière naturelle grâce à la reconnaissance intelligente de caractères. Après tout, si c’était possible il y a 10 ans cela devrait être encore possible aujourd’hui !

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