Contenu digital, évolution du Web et pourquoi j’ai créé mon agence

 La sélection du jour …

C’est un retour sur cette interview réalisée avec Benoît Duchatelet pour le compte de Widoobiz, la radio collaborative de notre ami Thomas Benzazon, que nous ne saurions trop recommander aux professionnels et non professionnels du Web français. Dans cette interview (podcastable depuis ma chaîne iTunes) je reviens sur mes débuts dans le Web dans le milieu des années 90, avec quelques anecdotes croustillantes, sur l’évolution du contenu digital et … sur notre dernier ouvrage La communication digitale expliquée à mon boss. J’y explique aussi mon évolution du rôle d’intrapreneur vers celui ‘entrepreneur, avec la création de mon agence marketing digitale éponyme de ce blog.

Contenu digital : Visionary Marketing voit toujours plus loin au Web2business

L’évolution du contenu digital est fondamentale et fantastique ». Il faut donc en profiter et agir ! Lors de l’édition 2014 de l’événement Web2business, Benoît Duchatelet a rencontré Yann Gourvennec, « l’homme digital » qui partage avec nous l’important tournant qu’il vit actuellement dans sa carrière professionnelle. Après 14 ans chez Orange, Yann Gourvennec quitte le groupe pour lancer sa propre agence, Visionary Marketing. En réalité, le site Visionary Marketing a été créé il y a 18 ans avec un partenaire afin de conseiller les clients en termes de marketing et d’innovation stratégiques. Pour Yann Gourvennec, « le marketing ce n’est pas seulement faire, c’est faire autrement ».

C’est pour cela qu’il passe de l’influence à la performance en s’associant à une autre agence dans le but de travailler avec des gens complémentaires. Le principal objectif de Visionary Marketing étant de « transformer la business classique en business digital ». Il nous présente d’ailleurs son dernier ouvrage « La communication digitale expliquée à mon boss », qui apporte des choses sérieuses et stratégiques, mais avec un côté humoristique. Aujourd’hui, le web est encore considéré à tort comme un élément technologique, « un truc de geek ». Mais le web est présent dans l’ensemble du parcours client, c’est-à-dire la vie entière de l’entreprise (dans l’expérience d’achat, l’expérience de renseignements, au moment de l’achat, etc.). « Donc le web, c’est le business » en conclut Yann Gourvennec.

viaVisionary Marketing voit toujours plus loin au Web2business.

Comment cultiver la communication digitale – avec @tvagri

tv-large_thumb.gifLa communication digitale expliquée à mon paysan

Je ne résiste pas au plaisir de partager cette superbe vidéo du plateau de TVAGRI qui s’est tenu au salon de l’agriculture du 25/02. On y retrouve, outre mes commentaires sur la Communication digitale expliquée à mon boss, les commentaires de Cynthia Kari de la FNSEA et de Rémi Duméry alias @Remidumdum, un agriculteur fou de médias sociaux et de curation. Les agriculteurs ne sont pas qui vous croyez !

Social commerce : définition et évolution (infographie)

question-smallRevenons un instant sur le terme de social commerce. Voici une infographie dédiée à ce sujet et présentée par le site startups.fm. Qu’y apprend on ?

  • Par social commerce on entend influence sur les achats et non forcément, comme cela s’est cru un moment dans les années 20101-2011, vendre directement sur Facebook. D’aucuns se sont lancés sur cette pente – CDiscount en France en 2010 par exemple – et on arrêté l’expérience ;
  • Le terme de social commerce a été inventé par Yahoo! En 2005, preuve à nouveau que la maturation des concepts digitaux prend bien une dizaine d’année ;
  • On y voit aussi les disparités du ecommerce dans le monde. Pas une nouveauté pour les lecteurs de Visionary marketing ni de la communication digitale expliquée à mon boss, mais une confirmation. L’Europe, vu sa taille comparativement à l’Asie se débrouille bien. Notons aussi qu’à vue de nez (en reprenant les chiffres de la FEVAD) la France le royaume uni et l’Allemagne représentent à eux 3 environ 50% du commerce en ligne européen ;
  • Les taux des utilisateurs influencés par les avis des internautes sur les médias sociaux y compris la vidéo tournent autour de 75% en déclaratif ;

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Marketing automation : 5 écueils et le retargeting B2B à la rescousse

marketing automation

Comment obtenir plus de clients ? Voici la question à 100 000 € que se posent tous les marketeurs et notamment en cette période de crise. Les efforts des marketeurs B2B sont énormes en effet, pour capter plus de visites, générer plus de contacts, transformer plus de contacts en clients … Oui mais comment faire pour bénéficier à plein de ses visiteurs Web ? Le marketing automation ? Il se focalise sur les contacts déjà acquis … et nécessite donc un budget conséquent ; il requiert également de résoudre 5 points de vigilance primordiaux. Voici notre réponse, dans un partenariat entre visionary marketing et Get+, sous la forme d’une solution intitulée “retargeting B2B”. Comme toute bonne solution, sa description commence par l’explication du problème des marketeurs:

NB : cet article est assorti d’une vidéo et d’une présentation Slideshare

A l’origine, il y a une frustration : celle de de ramener plus de visites sur son site, au travers des contenus, des adwords, des adsense, des bannières et du RTB (etc.) et aussi de l’affiliation et de ne pas toujours savoir qui sont ces visiteurs, ni quoi en faire. Certes, il y a le bon vieux formulaire et le livre blanc (certes indispensable quand il est bien fait, c’est-à-dire qu’il répond vraiment à une problématique de son public ou qu’il est suffisamment positionnant pour l’entreprise. Mais tous les visiteurs, loin de là, ne cliquent pas sur le formulaire et comment s’assurer qu’on ne passe pas à côté d’un prospect intéressant ? De même, que faire quand on a dépensé beaucoup d’argent sur les Adwords, et que l’on devient “Google dependent” comme nous l’a déjà expliqué Denis Fages ?

5 points de vigilance du marketing automation

Alors il y a une solution : le marketing automation. Mais le marketing automation n’est pas sans ses défis. Ils sont même au nombre de 5 :

  • 1. Maîtriser le marketing de contenu : la base du marketing automation, avant de parler de technique ou de logiciels, reste la maîtrise du marketing de contenu. Si, en 2014, il n’existe plus beaucoup de monde pour remettre en question l’importance du « Brand content », il n’en est pas moins vrai que la maîtrise du fond et de la forme du contenu reste un problème pour beaucoup de décideurs du digital. L’encombrement de l’espace Web et la difficulté croissante à référencer des contenus oblige aussi à choisir des tactiques de plus en plus sophistiquées et originales pour se démarquer de ses concurrents.
  • 2. Branchements logiques et emailings : si le marketing automation offre une grande souplesse et une grande subtilité dans les types de branchements et de ciblages et de « scoring comportemental », il offre aussi des défis en termes de complexification, notamment lorsque l’utilisateur cherche à prévoir trop de cas possibles, ce qui alourdit le projet considérablement. En outre, ces projets réclament également des efforts intellectuels en termes de ciblage des messages et de leur conception ; un domaine pas toujours maîtrisé dans les entreprises.
  • 3. Les bases de données au cœur du sujet : un des points majeurs dans la mise en œuvre des projets de marketing automation se trouve dans la capacité des directeurs digitaux à maîtriser leurs bases de données. Ne riez pas ; à l’heure du Big Data, le Small Data reste la préoccupation dominante.

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La génération Y est-elle responsable du développement du Web ?

exclamation-largeVoilà le débat récurrent que j’aime bien relancer de temps en temps, tant il est difficile de faire entendre raison à une majorité qui, il faut bien le dire, se laisse gagner facilement par les poncifs et les mythologies. On a beau documenter, revenir aux chiffres, aux faits et aux études sociologiques (basées sur l’observation de cohortes, et non de simples intuitions ou anecdotes plus ou moins représentatives) la bonne vieille “génération Y”, pourtant impossible à définir, revient toujours dans les discours. Alors voici un nouvel article bonus de notre livre la communication digitale expliquée à mon boss, que nous n’avions pu intégrer dans le livre original, et que vous trouverez disponible en ligne sur@monboss.com bonne lecture !

Génération y  : le développement du digital est-il affaire de génération ?

Yann Gourvennec a lancé un débat au tout début 2011 sur ce sujet. Études à l’appui, il y démontrait , d’une part, le manque de faits pour supporter la théorie de la génération Y experte des technologies. D’autre part, dans une analyse plus personnelle, il relevait que ce mythe était probablement une projection des adultes, de leurs craintes et de leurs phobies sur l’autre…. et notamment cet autre venu le remplacer un jour, comme c’est le sort immuable des vieilles générations poussées vers la sortie par les plus jeunes, depuis la nuit des temps. Dans une vidéo découverte au détour d’un commentaire sur LinkedIn , un débat entre Mario Asselin (un professeur et blogueur du Canada) et le professeur Casilli , de l’école des hautes études économiques et sociales (EHESS), ce dernier soulevait les points suivants :

generation y

La génération Y, hyper connectée et cyberbabilleuse est-elle vraiment plus douée en informatique ? (si tant est qu’on sache qui est la génération Y bien-sûr !) – photo antimuseum.com

Anecdotes contre statistiques

« A chaque fois qu’on est confronté aux digital natives, on a droit à des anecdotes » dit en substance, le professeur Casilli. Or, le problème des anecdotes, pour sympathiques qu’elles soient, est qu’elles agissent comme des preuves alors qu’elles n’en contiennent pas. Elles sont, en effet, toujours orientées vers le particulier. Dans le cas de l’anecdote citée au début de la vidéo, il y a par exemple un mélange entre apprentissage en général et expertise informatique (ici l’apprentissage scolaire linguistique).

Données existantes

Un nombre considérable d’études a été rassemblé depuis 2007, qui montrent que quand on regarde les statistiques, on voit que les digital natives n’existent pas (voir encore ci-dessous le travail du professeur Folon), ou plutôt qu’il s’agit d’une génération stratifiée d’un point de vue social. Schématiquement, le professeur Casilli fait remarquer que l’on peut dire que les moins favorisés ont un usage plus utilitaire des nouvelles technologies, les plus aisés, un usage davantage exploratoire. Dans chaque génération il y a des stratifications et ce n’est pas une question de compétence informatique, souligne le professeur Casilli ; en l’occurrence les plus défavorisés ne sont pas moins doués en informatique. En conclusion, « on ne peut pas dissocier génération, usage et socialité, et d’autre part, les générations sont à voir comme une pluralité d’acteurs. »

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