3 exemples de crowdsourcing et leurs résultats concrets

Suite de mon précédent article sur le marketing collaboratif, voici 3 exemples concrets de crowdsourcing auprès de la foule : génération d’idées ou de solutions grâce à l’intelligence collective. Le crowdsourcing n’est pas du collaboratif client, stricto sensu, mais il appartient à la « grande famille » de l’open-innovation et du participatif.

crowdsourcing

Aller vers les autres : voilà la philosophie du crowdsourcing (photo antimuseum.com de la Tour Paris 13)

Exemple de Crowdsourcing n°1 : Enterprise Works

Permettre à une communauté d’experts, de chercheurs ou de créateurs d’inventer, d’innover : Enterprise Works, une ONG, luttant contre la pauvreté en Afrique, a lancé auprès de la foule d’experts, chercheurs, inventeurs, un appel à projet pour développer une solution pour les populations d’Afrique.image

Etude de Cas Enterprise Works télécharger le cas enterprise Works

Objectif : Mettre à disposition des populations pauvres d’Afrique un système de récupération d’eau « low cost » leur permettant de lutter contre les maladies liées à une eau impropre à la consommation.

Méthode utilisée : Place de marché (propriétaire) InnoCentive

Résultats : 1 188 créateurs engagés, pour 164 solutions proposées en 60 jours, avec une prime de $15 000, fourniture d’une source d’eau potable issue de la pluie et abordable pour des foyers de pays en voie de développement, cela a changé l’économie du village en permettant aux personnes chargées de la corvée d’eau d’aller travailler ou d’étudier et a permis de développer un business local basé sur la fourniture et les installations.

Exemple de Crowdsourcing n°2 : Challenge Microsoft StudyKa

Exemple de Crowdsourcing : challenge_Microsoft_StudyKa
Exemple de Crowdsourcing : challenge_Microsoft_StudyKa

Lancer un concours d’idées auprès étudiants : Microsoft a lancé auprès d’une foule d’étudiants de plusieurs écoles un concours concernant un plan de communication pour l’un de leur produit. Cela permet aux étudiants de valoriser leurs compétences.

Objectif : trouver des idées fraîches et créatives de communication pour le lancement d’un produit.

Méthode utilisée : site de crowdsourcing (Studyka) d’une communauté d’étudiants de plusieurs écoles.

Lire la suite

Uber interdit en Belgique : le Waterloo des VTC ?

taxis vtc

La guerre des taxis et des VTC  (véhicules de transport avec chauffeurs) fait rage. Et ceci pas seulement au pays des pigeons, mais aussi plus au Nord, vers Waterloo … est-ce un signe ? En fait, cette guerre des taxis est le symbole d’une nouvelle désintermédiation venue du Web et on en fait écho partout dans le monde, y-compris aux Etats-Unis, où certains journaux n’hésitent pas à mettre en question le futur de la startup. En fait, le combat vieux monde contre nouveau monde n’existe pas. Il y a bel et bien deux business models qui s’affrontent, quelque soit l’endroit où on se trouve. Pour ma part, je n’ai qu’une admiration limitée pour Uber. En voyage à San Francisco il y a un peu plus d’un an, j’ai tenté l’expérience. Outre l’attente anormalement longue, j’ai fini par me faire menacer par un chauffeur agressif et probablement drogué qui me demandait 100$ en cash pour une course de 30$ et refusait de prendre en compte la demande par l’application ainsi que le compteur. Entre nous, je n’ai pas retenté l’expérience et je suis bien plus impressionné par le sérieux et le professionnalisme des chauffeurs de G7. Il y a un air de populisme dans cette guerre VTC contre taxis, mais je ne suis pas sûr que la vérité se trouve du côté qu’on croit. Alors voici l’histoire racontée par Pierre Nicolas Schwab, un Français expatrié en Belgique, et partenaire d’outre Quiévrain de Visionary Marketing.

antimuseum.com-DSC_0732

les VTC Djump et Uber interdits par les autorités belges … Airbnb prochaine sur la liste ?

Pour ceux d’entre vous qui suivent l’actualité des startups et de l’IT, vous avez peut-être entendu parler de cette décision du gouvernement belge d’interdire Uber, un service permettant de commander un VTC (Voiture de Tourisme avec Chauffeur) en lieu et place d’un taxi classique. La police belge a même saisi deux voitures qui participaient au programme de covoiturage urbain UberPop. La semaine dernière, le gouvernement est allé encore plus loin et a demandé à Djump, une startup bruxelloise proposant une plate-forme de partage de voiture, de cesser immédiatement ses activités. Dans le billet d’aujourd’hui, nous allons réfléchir à ce qui déclenche ces réactions des autorités belges et si elles auraient pu être anticipées.

Pourquoi une interdiction de ces business models innovants ?

Une telle réaction de la part des gouvernements belges montre tout d’abord que des activités de lobbying intenses ont été menées dans les coulisses par les représentants des chauffeurs de taxi. La même chose s’est produite en France conduisant à des manifestations le mois dernier à Paris. Le point essentiel à analyser est donc ce qui motive les chauffeurs de taxi à engager de telles représailles contre des start-up (plutôt très grande pour Uber, plutôt modeste pour Djump).
Les conducteurs de taxi officiels vous expliqueront bien sûr qu’ils ont une certaine structure de coûts, qu’ils ont fait des investissements et emprunté de l’argent pour acheter leur licence de taxi. C’est vrai et une licence coûte en effet beaucoup d’argent (plus de 200 000 € à Paris ce qui en fait votre immobilisation la plus chère sur le bilan comptable).
Pourtant , il y a une chose que les chauffeurs de taxi ne disent pas et dont je pense qu’ils ont très peur: perdre leurs clients, et pas qu’un seul. TOUS !

via Intotheminds de Pierre Nicolas Scwab (Belgique) http://www.intotheminds.com/blog/?p=5969

 

transformez vos messages en conversations (avec Hootsuite)

hootsuiteNe croyez pas que je veuille vous vendre un produit pour toucher ma comm… je suis simplement un fan de Hootsuite depuis de nombreuses années. C’est donc tout naturellement que je me suis associé à l’équipe canadienne qui vient de s’étoffer en France, afin d’en devenir un des ambassadeurs. Nous avons d’ailleurs réalisé ensemble une présentation à e-commerce1to1 en binôme avec Johan Benoualid, qui représente la marque à la chouette sur notre territoire.

Mais ce n’est pas tout. Hootsuite ne fait pas que vendre des logiciels et des licences. La marque canadienne (ils viennent de Toronto dans la Colombie britannique) évangélise sur les médias sociaux, les bonnes pratiques, les bonnes approches, et ce n’est pas une surprise si mon amie et ancienne consoeur de Cisco Jeanette Gibson vient de rejoindre la firme comme animatrice des communautés dans le monde. Vous l’avez sans doute vue dans ce Hangout de février lors de la journée des community managers CMAD.

Présentation Visionary Marketing & Hootsuite à ecommerce1to1

C’est cet esprit qui les amène à soutenir des initiatives comme celle qui a été la nôtre à e-commerce1to1 à Monaco le 18 mars 2014. Voici cette présentation, qui est suivie d’un petit film que j’avais tourné avec Hootsuite en Juillet 2013. J’ai réalisé une voix off sur cette vidéo, ce qui vous permettra de la suivre en français. Pour voir la vidéo il suffit de passer au dernier slide, le fichier Youtube est inclus dans la présentation Slideshare.

Dans cette présentation, nous revenons justement sur les fondamentaux qui sous-tendent, ou devraient sous-tendre les actions de communauté sur les médias sociaux. Et force est de constater qu’à chaque présentation, je découvre une masse sans cesse plus grande de professionnels du Web qui ignorent le CLUETRAIN manifesto … et quelques autres piliers du marketing de l’Internet. Heureusement, il y eut quelques personnes dans l’assistance qui ont réussi à répondre à nos questions facétieuses, et à gagner des exemplaires gratuits de notre ouvrage La communication digitale expliquée à mon boss.

Je suis utilisateur de Hootsuite depuis de nombreuses années. Les médias sociaux ne sont pas si vieux certes, mais l’application canadienne de gestion des conversations m’accompagne dans mon travail depuis 2009, et je lui suis resté fidèle. D’abord conseillé par mon amie Fadhila Brahimi, que je remercie pour ce conseil précieux, mon choix s’est ensuite porté sur les versions pro et entreprise que j’ai choisies pour nos travaux (200 community managers). Cet outil est devenu un de mes compagnons de travail quotidien, notamment sur mes différents appareils mobiles et pendant les conférences.

5 exemples concrets de marketing collaboratif client

eye-smallLes PME sont assez peu familières des méthodes de marketing collaboratif  (alias collaboratif client) qui leur permettent de faire participer ses clients à l’offre de l’entreprise et à son amélioration. C’est pour cette raison que l’on peut se poser la question : quand la co-création et le collaboratif sont-ils appropriés à mon entreprise ? Dans quelles situations dois-je m’y intéresser ? Qu’avons-nous à gagner avec ce type de pratique ? Voyons ici la réponse à cette question et comment cela se traduit concrètement au travers de 5 exemples choisis. [Pour une défintion du “marketing collaboratif”, vous pouvez écouter ce podcast sur Visionary Marketing ou lire cet article sur e-Marketing.fr ou celui-ci sur ClientauCoeur.com]

marketing collaboratif - collaboratif client

Marketing collaboratif : les PME peuvent-elles embarquer leurs clients dans leur aventure ?

Pour résumer, on utilise le Collaboratif Client :

à tous les stades de développement du produit / service de l’entreprise : que se soit de la génération d’idées, du choix et du test du concept, l’étude de faisabilité, le pilotage du projet, le prototypage, le test du produit final, le packaging, la communication, le lancement du produit, la promotion du produit, etc.

L’entreprise peut choisir de faire intervenir le client, le prospect, le partenaire à un ou des jalons ou à toutes les étapes, c’est-à-dire que l’entreprise peut choisir d’impliquer ses partenaires de bout en bout du cycle de développement du produit / service.

à tous les stades de la relation client : l’entreprise va impliquer le client à travers tout son cycle de vie, de bout en bout de son parcours client, incluant tous les processus pré-achat, achat et post-achat.

Cela signifie que l’on va passer par une phase d’analyse de l’expérience client pour qu’il puisse indiquer les points d’amélioration nécessaires à l’atteinte d’une expérience client de qualité, pour chaque jalon. Pour cela, l’entreprise va solliciter de la part des clients des contributions, sous forme d’idées, de suggestions, pour pouvoir justement améliorer son expérience client, tout au long de son processus et quelque soit le canal d’interaction avec l’entreprise.

lorsque l’entreprise cherche à conquérir de nouveaux clients, développer de nouveaux marchés, s’introduire sur des marchés de niche. Les clients, prospects, partenaires, fournisseurs peuvent être une source d’idées non négligeable. Ils peuvent aussi déployer leur carnet d’adresses, faire de la recommandation, être des clients promoteurs de la marque, de l’entreprise, voire être de véritables ambassadeurs auprès de leurs pairs. Et cela, que l’on soit en B2B ou B2C !

5 exemples concrets de collaboratif client

 

Exemple 1 : faire participer les clients au processus d’innovation produits c’est un éditeur de logiciel de solutions de configuration, tarification et génération de devis. Ces logiciels permettent d’optimiser les processus de vente.

Objectif : permettre aux clients de donner leur avis sur leurs besoins métiers, les évolutions fonctionnelles et techniques et les orientations stratégiques de l’éditeur.

Méthode utilisée : les comités consultatifs clients.

Résultats : des développements produits en phase avec les attentes des clients avec une augmentation des revenus et la réduction des coûts incluant un véritable partenariat stratégique avec les clients.

Lire la suite

10 start-ups pour transformer le e-commerce ( #ec1to1)

La dernière plénière du matin de Ecommerce1to1 le 20 mars 2014 à Monaco était dédiée à 10 start-ups. C’est que “l’innovation est l’élément de différenciation de demain” pour reprendre le pitch d’introduction de Comexposium … Chaque startup a eu 3 minutes pour convaincre, le minutage et les présentations étant faites par Patrick Robin.

Satrt-ups Patrick Robin

Patrick Robin, on ne le présente plus. Il a fondé ImagiNet et je lui dois mon premier kit Internet, en 1995, qui m’a permis de briller en société et de me lancer dans ce qui est devenu mon métier. Il a fondé 30 sociétés avec un simple Bac B. Respect ! Avec ImagiNet il a lancé le premier abonnement forfaitaire à Internet (j’en ai été un des premiers clients), ce qui me fait penser que Xavier Niel n’est qu’un pâle copieur. Il est aussi fondateur de l’agence de stratégie digitale 24h00.fr (qui a intégré en 2011 Boosket.com) mais il est aussi connu comme étant le Vice Président de France Digitale (alliance des entrepreneurs du numérique que j’ai présentée sur ce blog au moment de son lancement en juillet 2012). France Digitale “c’est un  peu la version sage des pigeons” selon Patrick. L’association œuvre auprès du gouvernement pour promouvoir l’entreprenariat digital. Il est enfin cofondateur de Avolta Partners, conseil en levées de fonds pour les startups.

Moi qui pensais travailler trop … je peux aller me rhabiller.

antimuseum.com-monaco-3788

Selon Patrick, en France “il y a un écosystème vertueux, moins qu’en Angleterre, mais un système efficace avec la BPI, des fonds d’investissement puissants, …”. « il n’est pas vrai qu’on ne peut pas lever 14 millions d’euros en France » poursuit-il, avant d’ajouter que “grâce à Fleur Pellerin, nous avons un cadre favorable pour le crowdfunding”. Pour les start-ups ce n’est cependant pas toujours le bonheur, elles arrivent à se financer mais ça se gâte souvent après et Patrick d’en appeler aux grands groupes à qui « [il] demande de leur faire plus confiance ; leurs premières références souvent c’est vous et vous avez une responsabilité dans cet écosystème ». a-t-il conclu.

Voici les 10 idées présentées jeudi dernier, dans l’ordre, avec mes notes en format brut de décoffrage, comme à mon habitude.

1. PAYMIUM  /    Gonzague GRANVAL

Leader européen des solutions de paiement fondées sur la technologie Bitcoin

“On parle beaucoup de Bitcoins et on entend beaucoup de bêtises sur ces sujets”  a prévenu Gonzague Granval. Ce n’est pas seulement une monnaie, c’est un protocole qui va permettre beaucoup d’innovations. Le bitcoin permet de réaliser es transactions de pair à pair sans tiers de confiance et c’est la première fois qu’on peut faire ça ; c’est une  grande innovation. Paymium est la première place de marché régulée en Europe. C’est tout à fait naissant et 2014 est 2015 vont être des années de bascule pour que les marchands acceptent le bitcoins. C’est une technologie libre qui se répand comme un virus (on dit même que c’est plus viral que Facebook). Il faut juste du temps pour que ça se développe. “Il faut juste que les utilisateurs comprennent ce que ce moyen de paiement permet” a ajouté Gonzague.

Evernote Snapshot 20140320 092259

2. TEXMASTER    /   Thibault LOUGNON

C’est une agence de traduction et de rédaction de contenus web à la demande. Ils travaillent pour des sites de contenu et des emarchands, des PME et des grands comptes. On a le choix entre des solutions de traduction automatiques (pas chères mais mauvaises) ou de passer par des agences qui sont moins souples et chères. Ce que textmaster (NDLR : fondé par le créateur de Fotolia) propose c’est du service en ligne avec un chargement des textes en ligne via l’api, et de recourir à du Crowdsourcing et cela permet de la souplesse et des tarifs abordables. L’intermédiation avec les traducteurs se fait via Internet et le Crowdsourcing (60000 auteurs et traducteurs dans 40 domaines d’expertise). Textmaster revendique 5000 clients et 98% de satisfaction. Ils ont l’ambition de devenir la première agence de traduction au monde. Evernote Snapshot 20140320 093106

Lire la suite