Transformation digitale en Europe : peut mieux faire #adobesummit

Dans le cadre de l’Adobe Summit 2014, j’ai rencontré Mark Phibbs (Photo ci-dessous), SVP EMEA d’Adobe, un Australien qui a une longue expérience du terrain, commencée dans la région Asie-Pacifique. L’occasion de ce salon était rêvée pour évoquer avec lui l’état des lieux de transformation digitale en Europe, qu’il connaît bien et peut donc comparer à d’autres régions.

La transformation digitale en Europe vue par un Australien

Mark Phibbs - Theaustralian.com.au

Adobe est bien placée pour parler de consommation digitale à ses clients. La suite marketing cloud est déjà en elle-même un élément de transformation ( cf. notre article sur la plénière du 14 mai ). Mais aussi et surtout, Adobe s’est appliquée à elle-même… ses propres recettes. « Alors que nous étions en train de racheter Omniture« , a expliqué Mark, « nous l’utilisions déjà pour nous-mêmes, et 74 % aujourd’hui de notre budget marketing est dépensé en ligne (contre 20 % à 30 % en moyenne en Europe selon le représentant d’Adobe). Je ne suis d’ailleurs pas convaincu par ce chiffre qui me paraît largement surévalué par rapport à ce que je connais du terrain. Je l’aurais placé environ 10 %, ce qui ne fait d’ailleurs que renforcer l’importance du chiffre d’Adobe. Un pourcentage impressionnant, dont on retrouve des équivalents chez d’autres sociétés fortement ancrées dans le digital comme Cisco par exemple.

Et pourtant « toutes les décisions des clients se prennent en ligne »

C’est bien là le hic ; le gouffre énorme pour la plupart des entreprises, notamment en France, entre l’adoption du Web et du Web social par les clients finals et l’apparente indolence des entreprises en réponse à ce changement de comportement. Audi, à l’opposé, l’a bien compris, avec son magasin de Mayfair, le digital « en magasin a permis d’augmenter les ventes d’accessoires de 25 %, grâce à une mise en scène digitale de ces produits ».

digital car show room Audi.png

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la plénière de l’Adobe Summit résumée par Michael Tartar

En attendant mon résumé de la plénière du 14 mai de la conférence internationale Adobe, que je publierai, si tout va bien, demain matin, je ne peux résister au plaisir de partager avec vous ce compte rendu circonstancié de notre ami Michael Tartar également présent ici à Londres. En attendant la version française vous pouvez toujours lire mon compte rendu sur la réinvention du marketing basé sur la même plénière sur mon blog anglais à l’adresse http://blog.visionarymarketing.com 

 

Adobe

Adobe Digital Summit EMEA : compte-rendu commenté de la première session plénière | Michaël Tartar

Quand Adobe organise une conférence dédiée au marketing digital, l’événement est vraiment impressionnant. Réunis à Londres pendant deux jours, 3800 personnes issues de 47 pays se passionnent pour un sujet : la transformation digitale, ou comment devenir une entreprise temps-réel en commençant par réinventer la fonction marketing.

Pour lancer la conférence, Brad Rencher (Senior VP et General Manager de la BU Digital Business) et Shantanu Narayen (CEO) ont campé le décor en insistant sur un point : à l’ère du digital, une entreprise moderne doit absolument tenir compte des nouveaux comportements des consommateurs. Comment ces nouveaux comportements changent l’entreprise ? Elle la contraint à adapter ses produits, adapter son modèle de distribution etc. L’adaptation de la fonction marketing la conduit-elle à changer en profondeur l’entreprise, ses processus, sa manière de recruter ? Plus que ça : la fonction marketing déborde largement de son périmètre traditionnel et tend à devenir hégémonique.

via Adobe Digital Summit EMEA : compte-rendu commenté de la première session plénière | Michaël Tartar.

En route pour le Adobe Summit 2014

En route vers le Adobe Summit de 2014 qui a lieu à Londres aujourd’hui et demain, j’ai interviewé Christophe Marée, directeur marketing de Adobe Europe du Sud, afin qu’il nous décrive l’événement : il s’agit d’une des plus grandes conférences sur le digital et elle regroupe 3500 inscrits. Les sujets y sont la consommation digitale, les usages du digital, comment réinventer son marketing et mieux engager avec ses clients, et tirer le meilleur parti de ces nouveaux canaux numériques.

On verra également dans cette conférence émerger les grandes tendances numériques dans les années à venir :

  • la vidéo omniprésente
  • l’anticipation sur les campagnes marketing
  • les nouveaux usages liés aux objets connectés y compris le célèbre iBeacon qui révolutionne le paiement en ce moment.

Restez donc en prise sur ce blog pour en savoir plus sur les événements et les interviews que je vais réaliser au cours de ces deux jours.

Transformation digitale : mythe et réalités au-delà du gadget

transformation digitale buzzword

La transformation digitale est à coup sûr un des “buzzwords » de l’année. Les sujets de l’entreprise et de la transformation numérique génèrent un bruit très important depuis plusieurs mois. Flairant le bon filon, de nombreuses officines de conseil se sont engouffrées dans la brèche. Chacune à leur façon. Si à peu près tout le monde s’accorde sur la nécessité de bâtir une stratégie globale, elles mettent cependant l’accent, en fonction de leur spécialisation, tantôt sur la technologie, tantôt sur le marketing ou encore sur la dimension RH. Force est de constater que l’engouement suscité autour de nécessité de voir l’entreprise se transformer est devenu très fort. Mais qu’en est-il exactement de ce phénomène, pourquoi faut-il s’y intéresser et quelles sont ses chances de le voir aboutir à de réelles success stories en entreprise ?

A y regarder de plus près, le terme de transformation digitale est employé pour parler de l’évolution des capacités techniques de l’entreprise (CRM, Social CRM, ERP, RSE, mobile, etc.) ou de la valorisation et du développement des compétences des salariés à utiliser les outils issus du web 2.0. Dans certains cas, la réflexion se limite même à un simple projet de refonte du site web pour y intégrer quelques gadgets en vogue. Partie frontale la plus visible de la transformation digitale, le site web est aussi la partie la plus évidente de ce que nous appelons transformation digitale. Cette évolution, obligatoire et récurrente, est un passage obligé de cette transformation, mais n’en est que la partie émergée d’un iceberg, bien plus grand dans sa portion non visible.

livre blanc transformation digitale

Pour aller plus loin : téléchargez notre livre blanc gratuit à http://eepurl.UoiHb ou http://visionarymarketing.com/transfo 

Adopter le digital dans l’entreprise : une nécessité stratégique

Il y a déjà 4 ans, Georges-Edouard Dias – alors Directeur e-Business chez l’Oréal – expliquait dans une conférence que la transformation digitale était un enjeu de survie pour l’entreprise. Le défi pour son groupe, leader sur le créneau de la beauté depuis une centaine d’année, était de demeurer parmi les leaders des cinquante prochaines années. La transformation digitale de l’entreprise bouleverse avant tout son business model dans des domaines aussi variés que les contenus, la manière de commercialiser en adoptant de nouvelles méthodes de commerce ou encore la manière de manager la relation-client. Risquant un parallèle avec le monde de l’IT, Georges-Edouard Dias synthétisait son propos en expliquant que l’Oréal devait en quelque sorte passer du statut d’entreprise telle que Microsoft à celui d’entreprise comme Apple. En clair une entreprise dont l’essence-même est de se tourner complètement sur l’expérience-consommateur et la valeur-consommateur.

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Web design: plus c’est simple, plus c’est beau !

La sélection du jour est ce conseil en Web design de l’agence Optimezely …

Web designQue j’ai choisi car je suis fatigué de voir le débat se figer sur l’apparence des sites Web alors qu’il devrait se déplacer sur l’expérience utilisateur et le contenu et parce que ni l’un ni l’autre ne sont affaire de html5 (et encore moins de Flash, Dieu nous en préserve !) mais sont en lien avec l’intérêt que l’on suscite chez l’utilisateur, la lisibilité, l’optimisation de la qualité intrinsèque du contenu et … l’optimisation des taux de clic (CTR ou click-through rate).

Avez-vous remarqué que la plupart des sites qui réussissent sont, en général, des cauchemars de designers ?eBay, Amazon, Yahoo!, Gmail, trip advisor, les sites de Schibsted (leboncoin.fr), Rakuten (priceminister.com) pour n’en citer que quelques uns, ne brillent pas par leur design, mais par leur efficacité. Yahoo!, au début de son existence et pour longtemps après sa création, fut même surnommé par les designers (et notamment David Siegel dans son fameux livre des années 90 Creating Killer Websites) le “cauchemar des typographes” car ils n’étaient pas capables d’ “antialiasser” leurs logo (NB pour les néophytes : “antialisser” consiste à créer des pixels intermédiaires pour éviter l’effet de “pixellisation » d’un graphique).

Si cela est donc vrai, pourquoi la plupart des sites d’entreprise se lancent-ils encore dans des délires graphiques et de navigation qui tentent vaguement de ressembler à des applications pour tablettes et qui ont un impact massivement négatif sur le référencement naturel de leurs contenus (alias SEO)

Allez-donc savoir … pour se faire plaisir peut-être ?

Les 6 meilleures pratiques tirées des expériences de 251 000 sites Web (et comment les mettre en œuvre) (article du 04 juin 2013 mais ses conseils sont éternels)

[…] extrait

En supprimant le champ optionnel “recherche”, Seamless a réussi à réduire le nombre de choix possibles et à créer une expérience sans couture (Sic ! Seamless signifie “sans couture”) pour ses visiteurs. Les résultats furent les suivants :

n°3 : focalisez-vous sur les CTA (Call to Action)
 
Profil : Une des sociétés de conseils juridiques en ligne qui a la plus forte croissance, Rocket Lawyer de San Francisco a mis en œuvre le conseil n°3 sur leur page d’atterrissage “INcorporate ».
  • Nom de départ du bouton : “Incorporate Now” (“Soyez incorporés maintenant”)
  • Nom après le changement : “Get started(NDLR : qu’en français on pourrait tenter de traduire par “Essayer !” ou “commencer aujourd’hui !” … où l’on voit qu’en français on souffre d’un mal supplémentaire : celui du manque de concision de la langue, le but ici étant d’utiliser un mot le plus court possible, le plus clair possible et le plus parlant possible …)

RocketLawyer-Variation

>> poursuivez votre lecture en ligne en anglais : 6 Best Practices from 251,391 Website Experiments (and how to apply them)