Monétique : faire rimer paiement en ligne et en magasin

La monétique est le terme décrivant la mécanique informatique (IT) permettant de gérer les transactions effectuées par carte bancaire. Elle est née il y a environ 30 ans et n’a cessée d’évoluer depuis lors. Longtemps, les évolutions majeures dans ce domaine furent d’ordre technique (par exemple le paiement sans contact) et de sécurité (par exemple le cryptage des données). Aujourd’hui, l’évolution des habitudes d’un consommateur de plus en plus connecté impose un changement au niveau de la monétique afin d’offrir au client les mêmes services que celui-ci soit en ligne ou en magasin. Victor Antunès, responsable marketing digital  et cross canal chez Ingenico group, nous en dit davantage sur la monétique et les nouveaux services marketing associés que l’on devrait retrouver prochainement.

monétique
La monétique a évolué avec les habitudes des clients : nous voici prêts pour une nouvelle révolution où la frontière entre paiements en ligne et en magasin sont de plus en plus liés

Comment s’est transformée la monétique depuis sa création ?

La monétique est apparue il y a une trentaine d’années. Elle est née de deux inventions simples : un appareil pour lire une carte et la carte elle-même (d’ailleurs, il s’agit de deux inventions françaises). On est passé du système du fer à repasser où on lisait l’empreinte de la carte (voir ici ce documentaire des échos sur l’évolution des cartes), à un système de lecture de carte à puce qui a permis de simplifier le paiement bancaire pour les consommateurs et les commerçants. Ces dernières années, les évolutions se sont faites davantage sur des contraintes réglementaires et de sécurité. Chez le commerçant, il y a eu la mise en œuvre du paiement sans contact pour les petits montants mais au delà de cela, on est resté sur des bases techniques et sécuritaires : par rapport au consommateur, la monétique était restée en retrait, alors que ce dernier changeait, devenant connecté « anywhere, anytime, anydevice » (que l’on peut traduire en français par le terme de Mobiquité). Il a fallu revoir le fonctionnement de la monétique pour apporter de nouveaux services.

Comment s’adapter à ce client et transformer son parcours d’achat ?

Nous avons mis en place deux solutions : une pour le paiement en magasin, et une pour le paiement en ligne. A travers ces deux solutions, l’idée de créer une plateforme unique centralisée permettant de suivre les transactions a été une révolution. Cela permet de mettre en œuvre de nombreux parcours clients. Cette approche de parcours d’achat permet de fournir des services marketing novateurs et à forte valeur ajoutée, car le client habitué à avoir des promotions sur le Web va s’attendre à avoir les mêmes offres en magasin. Le Web a extrêmement bien su tirer parti de ces architectures pour mettre en œuvre de nouvelles stratégies, mais malheureusement, beaucoup d’enseignes physiques n’ont pas encore su les imiter. Aujourd’hui, à travers une solution qui fonctionne en ligne et en magasin, on est capable de proposer de nouveaux parcours d’achats et de nouveaux services marketing venus du web, en magasin.

Quels sont ces nouveaux services ?

Ils sont dédiés au recrutement et à la fidélisation des consommateurs. Parmi eux :

Le couponing : Toutes les bases de données gérées par des agences marketing sur le Web qui aujourd’hui peuvent avoir 5 à 10 millions de consommateurs enregistrés vont pouvoir cibler des consommateurs qui en fonction de leur comportement d’achat vont être susceptibles d’apprécier certaines offres… Ce qui équivaut aux cookies sur internet. On pourra ainsi le faire en magasin physique via la monétique. On va ainsi pousser du coupon auprès de consommateurs ciblés. Ces consommateurs présenteront leur réduction via un code barre envoyé sur leur smartphone. Ce code barre va permettre de suivre le consommateur de bout en bout, car à travers le coupon ciblé, on va créer un coupon unique. On sait quelle personne a utilisé ce coupon, pour acheter un type d’article précis à un moment donné, dans telle enseigne…

Le cashback : Le consommateur peut bénéficier de remises arrières qui vont être créditées sur son compte après son achat. Cela existe en ligne, et physiquement dans quelques pays comme les Etats-Unis et l’Angleterre sur des systèmes de relevés bancaires, où l’agence marketing va analyser ces relevés pour adapter ses offres en fonction du consommateur. Ici, on va plus loin car grâce à la monétique, on va permettre au consommateur de bénéficier de ces cashbacks en temps réel. Par exemple, un client inscrit sur un site effectuant un achat dans l’enseigne recevra un cashback quelques minutes plus tard. Ce sont de nouveaux services qui permettent de mettre à disposition à des enseignes physiques des solutions  d’affiliation de marketing web très performantes.

Le don : C’est un nouveau service que l’on vient de mettre en œuvre et qui permet de faire un don à une association caritative de son choix. Les Anglo-Saxons sont en avance sur ce genre de solution mais le font via leur système d’encaissement, ce qui comporte quelques difficultés puisque les coûts informatiques sont plus élevés. De plus, dans ce cas là, l’enseigne collecte et encaisse l’argent, ce qui génère des problèmes supplémentaires au niveau de la comptabilité. Nous avons simplifié la mise en œuvre de cette solution. La mécanique est simple : au moment où la carte est introduite, le lecteur arrondit la somme et va proposer l’arrondi au client au profit d’une association. Le consommateur a juste à appuyer sur une touche verte ou rouge pour valider ou non l’arrondi. L’argent est ensuite envoyé directement aux associations, sans aucun frais.

Comment sécuriser ces données ?

Les règles de sécurité sont de plus en plus importantes. Plus on offre de solutions, plus on sécurise derrière. Cette sécurisation permet en plus de mettre en œuvre des parcours d’achat très intéressants car comme les données sont cryptées et insensibles, on peut les utiliser pour analyser et suivre les consommateurs (anonymisés) dans le cadre d’un comportement d’achat. Un retailer sera capable de mieux appréhender les parcours d’achats des consommateurs et comprendre comment celui-ci se comporte sur le web et en magasin. Ces données manquaient au retailer : elles sont désormais à sa disposition.

Marketeurs : il est temps de vous former au Big Data !

C’est un cri du coeur que je pousse depuis quelque temps : les marketeurs n’ont pas développé une culture de la donnée suffisante. J’ai pu le vérifier encore il y a peu. Lors d’une conférence organisée par CCM Benchmark group sur la DMP (Data Management Platform) notre ami et confrère Christophe Bénavent est monté au créneau afin de pousser les marketeurs dans la salle à acquérir la culture de la donnée. La salle, forte de 100 personnes ce qui est un très beau score sur ce genre de sujets pointus, avait l’air de hocher la tête et j’en ai profité pour lui poser la question directement : “qui a selon lui/elle, dans la salle, une bonne culture de la donnée ?” ai-je demandé. 5 doigts se sont levés, fin de la démonstration. Il y a donc beaucoup de travail à réaliser et j’ai le plaisir, pour aller dans ce sens, à vous convier à un Webinaire gratuit que j’organise avec mon client Orange Cloud for Business et CloudWatt (les deux sociétés ont désormais fusionné) le 19 mai à 14:00 sur la plateforme Webikeo.Tests Big Data

Big Data Index d’IDC : des signes encourageants pour les départements Marketing

Le Big Data Index d’IDC a été publié récemment et celui-ci montre cependant une amélioration – a priori – de l’utilisation des données dans les entreprises. On en était resté à 90% (voire même 99% aux tout débuts des Big Data) et on en serait arrivé à 70% d’utilisation. Il y a de l’espoir. Est-ce dû à une amélioration réelle ? Certainement que cela est difficile à dire. Ce qui est indéniable cependant, c’est que les choses s’améliorent et que la curiosité des marketeurs a été éveillée. Voilà une bonne nouvelle.

J’ai l’idée de lancer un test Big Data mais comment faire ?

Vouloir lancer son test Big Data est une bonne idée, a priori, pour commencer (il y a des détracteurs des tests et des pilotes, il faut le savoir), mais avoir l’idée ne suffit pas. Comment lance-t-on son test ? Avec qui ? Comment ? Dans quel ordre ? Cela prend combien de temps ? Comment définir son besoin ? Autant de questions qui trouveront une réponse lors de ce webinaire que Visionary Marketing organise pour le compte d’Orange Cloud for Business et de Cloudwatt.

WEBINAIRE BIG DATA  AVEC ORANGE CLOUD FOR BUSINESS ET CLOUDWATT (19/05/15 à 14:00)Tests Big Data

Le hashtag de la session sera #obswebinr [https://tagboard.com/obswebinr/223549]

Comment réussir son test Big Data ?

Les Big Data font parler d’elles tous les jours depuis au-moins 2 ans et les tests clients se multiplient ici et là. La promesse d’un marketing plus prédictif (analytique) et prescriptif (décisionnel) est en effet fort tentante pour les marketeurs qui voient enfin leur rêve d’un marketing plus personnalisé à leur portée. Les nouvelles technologies du cloud permettent en effet de mettre à disposition les outils qui permettent de rendre l’offre plus adaptable , et plus pertinente, à la manière de ce qu’on fait les grands du Web comme Amazon dès le début des années 2000, mais à des coûts nettement plus abordables. Cette bonne nouvelle est cependant à tempérer car nombre de marketeurs, dont beaucoup n’ont malheureusement pas encore acquis la culture de la donnée, se posent la question de savoir comment démarrer un test Big Data. Dans ce Webinaire, les experts d’Orange Cloud for Business remettent les Big Data dans leur contexte et expliquent aux marketeurs comment s’y prendre pour démarrer leur test Big Data et le réussir !

Présentateurs :

– Alexis Dupuydauby, responsable marketing Big Data chez Orange Cloud for Business ; – Jean-Paul Leroux, responsable de la Data Intelligence chez Orange Business Services ; – Alvin HEIB – Responsable produit Big Data chez Cloudwatt.

Webinaire est animé par Yann Gourvennec de Visionary Marketing

  • 1. Introduction a. les Big Data, info ou intox ? Ce qui change vraiment pour l’IT et le Marketing b. les bénéfices du Big Data c. cas d’application (dans certains secteurs, distrbution, …)
  • 2. Pourquoi faire un test Big Data ? a. améliorer la vue du client b. personnaliser des ventes à la volée c. capter des masses d’information et en sortir des corrélations d. analytique/prédictif/prescriptif
  • 3. Les grandes étapes pour mettre en place un test Big Data
  • a. les grandes étapes d’un projet
  • b. la mise en place d’un POC (Preuve de Concept)
  • c. déroulement d’un cas d’usage

Ce Webinaire s’adresse à tous les responsables marketing, Web, digital, e-marketing et décisionnel, qui désirent mieux comprendre les enjeux des Big Data et en tirer partie avantageusement pour leur entreprise et pour eux-mêmes.

 

Idc emc-big-data-index sur l’espace Slideshare de Visionary Marketing

 

Le télétravail plébiscité sur les médias sociaux et au-delà

Le télétravail en voie de « dédiabolisation » du moins sur les media sociaux

Petit à petit le télétravail fait son nid. En dehors des débats idéologiques sur la « flexibilité du travail » celui-ci fait son chemin et commence à imprimer des idées positives dans les esprits : meilleure efficacité, meilleur équilibre de vie (pro/perso), réduction des temps de transports, impact écologique (on parole bien ici de perceptions et non de faits ni de réalité)… Les arguments sont nombreux et reflétés dans cette étude réalisée par inférences et notre partenaire Zevillage.

Certes, le terme de télétravail ne recouvre qu’une des nombreuses réalités des nouvelles formes de travail : travail pendulaire (entre plusieurs sites fixes), nomades internes aux grands sites industriels, travail en sites partagés, espaces de coworking etc. … Les différentes formes de travail sont nombreuses et bien plus riches que le simple télétravail qui couvre stricto sensu  le travail depuis chez soi (ou en alternance depuis la maison). Mais le terme est évocateur et facile à retenir. Il sera difficile de s’en passer.

le télétravail dans tous ses états
Le télétravail est plus riche que ce que vous croyez

Certes dans ce baromètre Zevillage, l’analyse est très orientée Medias sociaux et influenceurs, donc un peu les “dindes qui votent pour Noël” du télétravail. Il faut donc rester prudent : l’inclination de la sphère geek étant naturellement positive vis à vis du télétravail et du travail en co-working que la plupart des intéressés pratiquent déjà assidument. Mais on remarquera aussi la prépondérance parmi les “influenceurs” de la presse en ligne – dont la presse gratuite, qui a un écho largement plus grand que les sources spécialisées et sont donc à même de convertir le plus grand nombre.

Une bonne initiative donc que ce baromètre qui va nous permettre de vérifier la progression du télétravail au travers de ces présences en ligne, et qui pourrait peut-être être avantageusement complété, un jour, par une analyse plus large auprès du public (managers / employés …). Ceci aurait le double avantage de mesurer également l’effet de l’influence en ligne (presse et hors presse) sur l’opinion.

Le télétravail sur le baromètre de Zevillage et inférences

La transition numérique de l’économie, des territoires et des entreprises transforme, peu à peu le travail en laissant émerger des formes nouvelles comme le télétravail et lses formes modalités associées de « smart working » transforment peu à peu nos pratiques. Zevillage et Inférences publient le premier Baromètre du télétravail. Son objet : comprendre les enjeux et les représentations du télétravail sur le web social et éditorial.

#Faits et chiffres :

  • les principaux résultats 10 K conversations, 2 mois d’écoute, 2 millions de mots
  • Une e-opinion massivement favorable : 70,9% d’avis positifs versus 29,1% d’avis négatifs
  • Top 5 des valeurs les plus souvent associées au télétravail : mobilité, productivté, qualité, performance, bien-être
  • 8 thèmes sont identifiés dans les conversations :
  • management, entreprise et RH (48,8%),
  • transport et mobilité (13,8%),
  • vie privée et personnelle (11,2%),
  • technologies et infrastructures (9,3%),
  • gestion du temps et de l’espace (6,9%),
  • territoire et aménagement (5,1%),
  • environnement et écologie (4,9%),
  • genre et famille (4,6%).
  • Le télétravail est donc d’abord un enjeu d’emploi et de management, ensuite un enjeu sociétal avec la transformation des territoires, des usages, des impacts environnementaux et des rôles sociaux, liée à la transition numérique. Paris et la RP restent les zones géographiques les plus activement citées.
  • Certaines régions sortent du lot (Bretagne, Midi-Pyrénées…), d’autres restent à la traîne (Bourgogne, Auvergne…).

 

Un influenceur se lasse des médias sociaux et alors ?

Un influenceur se lasse des médias sociaux …

Il n’est pas seul. Est-ce grave et que faut-il en conclure ?

Chris Brogan est un des plus grands influenceurs et blogueurs américains et l’auteur de plusieurs ouvrages sur le marketing et notamment celui intitulé “Trust Agents” qui établissait l’importance de la confiance dans le commerce et l’économie et Dieu sait qu’il avait raison. Sa confiance dans les médias sociaux – dans un cadre professionnel – s’est justement largement effritée récemment, au point d’avoir écrit il y a un temps que “les médias sociaux n’étaient pas morts, mais qu’ils étaient devenus ennuyeux ». Il va un cran plus loin avec cet article écrit le 1er mai. Doit-on s’alarmer et quitter la partie parce qu’un “influenceur” a perdu ses illusions ?

Véritable star de l’internet dans les milieux marketing et com il était accueilli par les houras du public il y a 5 ans à Exeter (voir la vidéo ci-dessous) où j’étais également un des présentateurs. Ah la belle époque des médias sociaux, quel enthousiasme, quelle envie de changer le monde. Et maintenant … la publicité. Et en plus même pas de la publicité innovante, juste de l’hyper ciblage peu intéressant et même pas forcément efficace. Doit-on s’en alarmer ? Ce n’est pas mon avis.

Cet avis – et je l’ai déjà exprimé sur ce blog et ailleurs maintes et maintes fois – c’est que d’une part la publicité est un mal nécessaire – elle peut même être enthousiasmante – mais que les médias sociaux ne se prêtent pas à une démarche de mass medias. Après, on peut se lamenter sur le changement du paysage (pour être honnête et sans vouloir me vanter, c’est quelque chose que nous avions anticipé avec Hervé Kabla il y a déjà 3 ans) mais il vaut mieux se ressaisir et revenir aux fondamentaux du content marketing et du marketing du bouche à oreille, sans rester obsédé par des plateformes qui après tout ne sont que des outils.

Des influenceurs qui s’ennuient ou qui nous ennuient ?

Medias sociaux influenceurs Chris brogan

Cette antienne est entendue fréquemment dans le milieu des stars des médias sociaux et elle ne date pas d’aujourd’hui. « J’utilise Facebook pour l’entreprise, mais qu’est-ce que c’est ennuyeux”. Mais est-ce grave ? Il faut faire de la publicité  pour “passer l’algorithme onéreux et complexe” de Facebook, mais n’existe-t-il pas d’autres méthodes ? Certains utilisateurs de Twitter sont en pilote automatique mais ne puis-je pas faire autrement ?

Les outils ne sont que des outils

Pour bien utiliser un outil, il faut bien le connaître. Plus on le connaît, plus on est capable d’en minimiser l’importance et de le relativiser. Dans une conférence où je présentais à Atlanta à la fin de 2009 je disais déjà que Facebook et Twitter ne seraient peut-être plus là un jour. On me regardait un peu comme un Martien. Je ne voulais pas dire que ces outils n’avaient pas d’importance, mais qu’ils n’étaient que des outils, et que s’ils venaient à disparaître (ou à être dénaturés, c’est le cas aujourd’hui) ce ne serait pas une si grave affaire. On se mettrait à utiliser d’autres techniques, d’autres outils, on inventerait d’autres stratégies. Et tant mieux !

Je ne pense pas que les médias sociaux soient morts ou plutôt on s’en moque complètement. Ce qui compte ce sont les stratégies digitales que nous pouvons mener avec nos clients, et les dispositifs de contenus qui peuvent être montés autour de leurs sujets, des passions qu’ils peuvent partager avec leurs écosystèmes et de l’engouement que l’on peut générer autour de ces initiatives avec ses clients, ses employés, ses partenaires … la liste est infinie.

NewImage

D’une part, comme l’a démontré l’étude Pew d’Avril, la “fatigue Facebook” comme on la nomme habituellement est très largement exagérée (voir les chiffres à gauche). Même chez les adolescents et ce malgré les articles rageurs postés par certains d’entre eux et à intervalles réguliers (cette année c’était Andrew Watts au Texas).

Ensuite, il faut noter que les médias sociaux ne sont qu’un rouage dans l’ensemble de la communication digitale. Et ce n’est pas nouveau. J’ai toujours refusé de les considérer comme un sujet à part (cela était écrit noir sur blanc dans “les médias sociaux expliqués à mon boss” et ce qui se passe aujourd’hui démontre que j’avais raison.

En conclusion, je dirais comme l’affiche célèbre de la 2ème guerre mondiale en Angleterre : “keep calm and carry on!” Les outils ne sont que des outils. Quand l’un d’entre eux est usé … Il faut le remplacer, pas la peine de d’énerver sur le fait qu’il soit émoussé.

C’est aussi pour cela que je sens de plus en plus revenir l’engouement pour les communautés en propre. Reste qu’il faut bien comprendre comment cela fonctionne.

Comment j’utilise les médias sociaux aujourd’hui

01/05/15 Par Chris Brogan (influenceur marketing américain)

Cet article ne va pas changer votre vie. N’importe, je voulais partager avec vous ma vision des transformations nombreuses dans le paysage du Web et des médias sociaux. Une partie de ces constats m’attriste. Le reste ne fait que montrer l’affaiblissement et la diminution de l’efficacité des diverses plateformes en tant qu’outils pour le business. Il est possible que vous soyez en désaccord. Ça ne me dérange pas.

Les réseaux sociaux comme outils de business

Il faut déjà que j’avoue que mon opinion sur le sujet a changé radicalement (à 180°) dans les derniers mois. Mes avis sont basés sur le business que je fais et non sur le fait que j’aime ou n’aime pas telle ou telle plateforme (sauf si je le précise).

Twitter est en train de mourir

J’ai près de 309 000 abonnés. Je vois de moins en moins d’engagement sur cette plateforme. Je vois aussi de plus en plus de gens qui bourrent Buffer de contenu et qui s’arrêtent là. Je ne suis pas opposé aux flux automatisés si les utilisateurs rebondissent sur eux pour créer de l’engagement. Mais cela ne se passe pas ainsi. Twitter est en train de devenir rapidement l’équivalent du fil d’actu en bas de l’écran d’ESPN [NDLR : chaîne de Sports TV aux USA]. Presque. Presque intéressant à regarder du coin de l’œil. C’est tout.

Facebook : il faut payer

Cela ne me met pas en colère comme certains. Si vous voulez amener du trafic hors de Facebook il faut payer. Si vous voulez passer à travers de leur algorithme onéreux et sophistiqué et “forcer” les gens à lire vos posts, il faut aussi payer. OK, ça me va. Je vois un peu d’activité sur Facebook. Mais en toute franchise, je l’utilise “principalement” pour moi-même.

Source : How I Use the Social Networks These Days – chrisbrogan.com

La transformation digitale des sociétés de taxis est en marche

Le conflit entre les VTC et les taxis a alimenté la presse en France et à l’étranger. La législation a encore un temps de retard, et le point d’équilibre entre les deux modèles n’a toujours pas été trouvé. Devant une telle confrontation où l’on a du mal à entrevoir une issue, on peut s’interroger sur la capacité de l’économie traditionnelle à évoluer pour tirer parti de la technologie face aux entreprises « digital natives ». En vérité, il n’y a pas bataille entre l’économie traditionnelle et l’économie numérique : l’économie dite traditionnelle doit savoir se renouveler avec le numérique si elle veut survivre à la concurrence des nouveaux venus. Cet apport de concurrence est donc bénéfique aux entreprises traditionnelles pour peu qu’elles accélèrent leur transformation digitale et deviennent à la fois plus innovantes et productives. Toutefois, lorsque l’on dit « se renouveler avec le numérique », il ne s’agit pas de considérer la technologie comme un aboutissement : elle doit permettre à l’entreprise de faire évoluer son modèle économique pour être plus efficace, et non en rester au stade du gadget… Dans cette optique, les Taxis Bleus ont choisi de réagir et de lancer une innovation qui a fait parler d’elle : des boutons, disponibles dans de nombreux points (hôtels, commerces, accueil d’entreprises…) permettent d’appeler un taxi en moins de 10 minutes. Une innovation un peu surprenante, tant nos yeux sont fixés sur les smartphones, tablettes et autres objets connectés, mais qui pourrait s’avérer payante pour cette entreprise transportant 13 millions de passages par an … à condition d’être capable de déployer cette innovation de façon suffisamment large et rapide pour que la mayonnaise prenne. Un défi, on le voit, qui n’est pas que digital. Pour nous en parler, Yann Ricordel, le directeur général des Taxis Bleus a accepté de répondre à nos questions.

Vous annoncez une innovation étonnante pour une compagnie de taxis…

Il s’agit d’un bouton connecté : on le propose à tous les restaurants, commerçants, hôteliers etc. Cela permet en une pression de commander son taxi. Le taxi le plus proche arrive en moins de 10 minutes : il est automatiquement sollicité sans intervention humaine.

Voici le bouton que vous allez bientôt voir fleurir dans les lieux publics
Voici le bouton que vous allez bientôt voir partout dans les lieux publics : une trouvaille simple et efficace, qui prouve qu’il n’y a pas besoin d’être une startup pour innover

Il n’y a pas besoin de smartphone et de logiciel pour appeler un taxi : peut-on parler de rétro-innovation ?

C’est la consécration de la simplicité. Les usages avec le smartphone sont plutôt enrichis : on rend internet riche et accessible, mais il faut s’enregistrer et utiliser des services additionnels. On est dans un monde qui se complexifie et on a tous besoin de revenir à quelque chose de moins compliqué. La technologie doit être au service de la simplicité d’usage et les objets connectés doivent amener cette simplicité dans la consommation. Appeler un taxi en appuyant sur un simple bouton, c’est ce que demandent 80% de nos clients.

Comment est branché ce bouton ?

Il y a une microsim embarquée. L’alimentation se fait par pile ou par un câble USB qui peut être connecté au secteur. On peut pré-paramétrer ce bouton selon l’adresse, mais aussi la configuration de l’endroit : par exemple dans un salon, on va préciser au taxi de se garer devant la porte E pour faciliter sa rencontre avec le client.

Dans ce domaine, on attend l’innovation chez Uber, un peu moins chez les compagnies comme la vôtre. Est-ce la crainte de l’Uberisation qui vous a poussé à innover ?

On oppose souvent trop souvent l’économie traditionnelle à l’économie numérique. Nous avons les mêmes clients, les mêmes fournisseurs. Les cultures sont parfois différentes, mais mélanger celles-ci a du bon : les startups amènent une fraîcheur, une volonté et un rythme d’innovation soutenu. Mais l’économie traditionnelle n’est pas dépourvue d’imagination, d’outils et de moyens technologiques. Nous mettons tout en œuvre pour être en avance technologiquement. Mais la technologie est un moyen, pas un aboutissement : le plus compliqué est de faire évoluer son modèle économique.

L’urgence de l’innovation est dictée par un environnement de plus en plus concurrentiel : vous n’êtes pas le dernier à intervenir dans les médias pour dénoncer cette situation.

Je ne dénonce pas la concurrence, mais la nécessité d’avoir des règles équitables. Concernant le débat Taxis/VTC, on a une réglementation en transition. On n’a pas encore trouvé le point d’équilibre, mais avant d’atteindre ce point d’équilibre, le marché est difficile pour les uns comme pour les autres. C’est une zone de méconnaissance de l’avenir où les décisions sont plus difficiles à prendre. La concurrence permet  néanmoins d’avancer plus vite car elle stimule. Aussi, l’accès à l’Internet en mobilité à moindre coût permet d’avancer au quotidien. C’est cela que nous avons essayé de mettre en place depuis quelques années avec une application mobile et une offre de prix plafond sur les courses, l’enrôlement de la carte bancaire du client… Ce sont des services additionnels que nous ne pouvions pas proposer hier avec une technologie plus ancienne.

Pour éviter le naufrage, une entreprise doit savoir naviguer sur les eaux tumultueuses du numérique...
Pour éviter le naufrage, une entreprise doit savoir naviguer sur les eaux tumultueuses du numérique…

L’économie n’est donc pas un jeu à somme nulle : plutôt que de se plaindre de l’Uberisation, il faut voir cette concurrence comme un moyen d’élargir ce marché et le développer.

Il faut aller de l’avant, trouver des moyens de s’adapter, de la croissance. Un marché comme le nôtre longtemps très figé doit évoluer. Dans cet écosystème où il est nécessaire de se développer pour survivre, la technologie joue un rôle essentiel. Il faut donc se réjouir du développement technologique plutôt que de s’en plaindre.

Pouvez-vous nous en dire plus sur le développement de ces fameux boutons ?

Nous avons commencé le déploiement avec des commerciaux sur le terrain qui rencontrent le client et lui présentent  le produit. Si l’objet est simple, la commercialisation doit l’être également. Il est distribué gratuitement, le mode d’emploi fait 6 lignes, le chargement est simple. Nous espérons pouvoir ensuite envoyer les boutons par colis pour assurer un déploiement plus rapide.  Nos clients sont organisés en réseau : lorsque l’on touche un hôtel, on s’adresse à un franchisé ou un propriétaire qui possède plusieurs hôtel, de même pour les restaurants. Le bouche-à-oreille se répand très rapidement car les clients sont souvent intéressés à l’idée de pouvoir simplifier ce service.

Quel est l’objectif du déploiement ?

On espère atteindre le millier de bouton d’ici la fin de l’année. Nous commençons par un rythme lent, mais on pourra par la suite solliciter les prospects en envoyant directement le bouton avant de les appeler pour leur expliquer son fonctionnement.

Ce bouton est fabriqué par une société finlandaise. Rien n’interdit aux concurrents de récupérer cette innovation. Est-elle protégée ?

Rien n’interdit de récupérer ce contrat, j’espère au contraire que l’idée va faire son chemin et que les concurrents nous suivront. Être tout seul pour démocratiser un nouvel accès est compliqué. Si plusieurs concurrents s’y mettent, cela devient une norme parmi d’autres. Comme c’est un outil qui nous fait gagner en productivité, cela se traduit par une augmentation du volume de courses. Il faut donc que le marché évolue dans ce sens. Si cela peut faciliter l’accès au transport de personnes, tant mieux.

La différenciation va se faire sur la vitesse de déploiement.

Effectivement. On accumule également de l’expérience lorsque l’on se lance en premier. Nous sommes donc indéniablement avantagés.

Pensez-vous qu’un patron doit savoir maitriser le digital ?

Absolument. Il faut s’immerger dans cet écosystème technologique, même si cela n’est pas toujours facile. Par exemple, se mettre aux réseaux sociaux est peut-être une évidence pour certains, mais lorsque l’on est patron d’une entreprise ce n’est pas si simple d’être sur un compte twitter où l’on peut être interpellé publiquement par ses clients et ses partenaires. Je pense qu’au contraire, c’est une grande richesse car on arrête d’être coupé du monde du fait de ses fonction, et on s’immerge davantage auprès de sa clientèle.

Visionary Marketing pourra t-il un jour avoir son bouton ?

Bien sûr, il n’y a pas de liste d’attente : une de nos cibles est l’accueil des entreprises où l’on a souvent besoin de taxis. Il suffit d’envoyer une demande sur notre site pour s’en procurer un.