whirlpool joue les entremetteurs pour recruter de nouveaux consommateurs

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WhirlpoolEtre célibataire, divorcé – et de surcroît habiter dans une grande ville : autant de freins pour s’équiper en électroménager et plus particulièrement en machine à laver ce qui fait le bonheur des laveries automatiques.

Néanmoins, aux Etats-Unis, Whirlpool a su faire preuve d’audace en décidant de s’associer au site de rencontres Perfectmatch.com. Whirlpool joue ainsi les entremetteurs pour séduire la génération des trentenaires et organise des soirées rencontres autour de la lessive et de la quête de l’âme sœur avec des animations déconcertantes de créativité. Ces fameuses rencontres seront organisées dans des lieux peu conventionnels comme des bars, des restaurants, des lounges mais la marque ne perd pas son objectif de recrutement de nouveaux consommateurs en réservant toujours une place pour promouvoir ses produits. Le premier rendez-vous d’une longue série, était d’ailleurs fixé au 7 septembre au «Insperience Studio » à Atlanta, le showroom de la marque. Nuls doutes qu’une fois mariés, ces couples seront reconnaissant à la marque et s’équiperont chez elle.

Le constructeur coréen LG a néanmoins une longueur d’avance puisqu’il a ouvert un ‘Wash Bar’ dans le Xème arrondissement Parisien depuis avril 2006.

Il transparaît au travers de ces deux cas qu’une innovation nécessite un lien de proximité avec le consommateur pour pouvoir se développer et être adoptée. Egalement, le concept incarné par un produit importe plus que l’innovation et/ou la haute technologie de ce dit produit. Le succès d’une innovation dépendra donc de l’innovation déployée pour l’intégrer dans le quotidien du consommateur. Dans ces exemples, LG et Whirlpool donnent une nouvelle dimension au showroom et fidèlise leur cible qui était jusqu’à présent non consommatrice de produits électroménagers : un recrutement novateur et pertinent.

28% des lecteurs du JDN ne reconnaissent pas un site Web 2.0

Their Confusion - Anne Karin Glass Visual ArtsL’illustration ci-jointe est l’oeuvre d’Anne Karin Glass, et est intitulée « Their Confusion »

Dans un dossier récent le journal du Net dresse ce triste constat: près de 30% de leurs lecteurs ne sont pas capables de reconnaître un site Web 2.0. Et pour cause, il s’agit en effet d’un concept fourre-tout qui regroupe des réalités extrêmement disparates. Et Raphaëlle Karayan, auteure de cet article de nous fournir un décryptage en 5 points sur ce qui fait ou non un site Web 2.0. On y verra des choses aussi hétéroclites que le communautarisme, l’arrondi des logos, les noms bizarres en « o » ou en « r » (Flickr, Talkr, …) et … le moteur en Ajax. Pas étonnant qu’on s’y perde. Les lecteurs du JDN étant souvent des professionnels de ces domaines, ou du moins bien informés, on imagine la réponse à la même question posée dans le grand public. Au delà du simple (épi)phénomène Web 2.0 on peut se demander si ce qui est en cause, ce n’est pas cette surmédiatisation conceptuelle du monde des technologies qui relance indéfiniment le débat autour de vraies fausses questions afin de créer un mouvement perpétuel et relancer la machine à chaque fois qu’elle s’essouffle. Euro, An 2000, folie du CRM, folie de la bulle, fièvre du J2EE, champignonnage du middleware, etc. sont autant de modes lancées au fur et à mesure de marchés qui s’essoufflent. Au risque de perdre de vue la réelle finalité du concept en question et de jeter avec excès les bons côtés après en avoir indûment ignoré les mauvais. Car que le Web 2.0 soit un bon ou mauvais concept importe peu, à côté des bonnes idées qui peuvent en sortir et des concepts marketing basés sur la collaboration avec le client. On se moque donc de savoir s’il s’agit d’une « panacée » marketing (Badot, Coca & Bucci 2006), mais on se préoccupera plutôt de remettre le client au centre du marketing.

A se demander si finalement, la meilleure façon de décrire des web 2.0 serait de ne pas les décrire, et de partir du principe qu’il s’agit de sites marketing collaboratifs . Après tout, ce n’est déjà pas si mal.

L’article du JDN ici : http://www.journaldunet.com/0609/060901-qrweb2.shtml

Etudiants en Marketing de tous les pays … unissez vous !

Entraide Marketing pour les étudiantsSaluons dans ces pages l’initiative de quelques jeunes entrepreneurs qui viennent de lancer un nouveau site web qui promeut l’entraide entre étudiants sur les sujets du Marketing: http://www.marketing-etudiant.fr/. Le dossier de presse est disponible ici. Bravo encore à cette initiative qui ne manquera pas d’attirer les annonceurs dont la cible privilégiée se situe sur le banc de nos universités et de nos grandes écoles. Décidément, 2005-2006 signe le renouveau des initiatives de l’Internet collaboratif (alias Web 2.0) et remet les bons vieux concepts de partage et d’entraide à l’ordre du jour. (pour ceux qui auraient oublié, je les renvoie au résumé de Jérôme Delacroix [cooperatique] sur Bénéfices sur le Net ou Netgain de Hagel & Armstrong sur le site Miconos : accès au résumé ici. Nous souhaitons longue vie à cette nouvelle entreprise.

Pan dans les prix … et aussi dans les particularismes

Telemarket casse les prixTelemarket, filiale de Galeries Lafayette et pionnier du commerce en ligne (aux temps héroïques du minitel) ne nous avait pas habitués à être bon marché. Ils étaient même réputés pour être plus chers que monoprix, déjà environ 20% plus chers (selon les articles bien sûr) que la concurrence. Tout change car les voilà qui s’attaquent à nos petits pouvoirs d’achat rikiki. Afin de nous stimuler, la publicité du métro montre une superbe photo de Getty images (c’est marqué à gauche sur l’affiche) qui met en scène quelques américains moyens dans une file d’attente de supermarché. Encore un signe d’applatissement de la planète ?