Quand la téléphonie mobile fait du marketing communautaire

Calling for a cause

La téléphonie mobile surfe sur la vague de la génération participative mais étend également les usages du téléphone portable à des services de plus en plus pointus et adaptés aux besoins de leurs consommateurs :

 

  • Ello Mobile est un MVNO (mobile virtual network operator) Belge à but non lucratif puisqu’il reverse 100% de ses profits en offrant à ses clients la possibilité de contribuer à un projet humanitaire par le simple fait d’utiliser leur mobile pour appeler ou envoyer des sms : voilà qui donne un bon prétexte pour user et abuser de son téléphone portable.
  • SFR a récemment lancé un nouveau service à destination des malades du diabète : T+Diabète. Ce service permet aux patients équipés d’un téléphone 3G de lire et sauvegarder leurs glycémies mesurées avec un lecteur spécifique, de transmettre automatiquement ces données à leur médecin, de connaître la dose d’insuline optimale à s’injecter et de recevoir par SMS des conseils de leur médecin. Le marché des services liés à la santé intéresse aussi Orange qui, lui, propose un outil de localisation par mobile des malades d’Alzheimer égarés.

Ces ‘cas pratiques’ démontrent que le téléphone mobile peut se prévaloir d’être un ‘facilitateur de vie’ ce qui ‘humanise’ cet instrument jusqu’alors hautement rattaché à la ‘culture geekainsi qu’au ‘buzz’. Le marketing de l’Ego n’est donc pas incompatible avec le marketing communautaire.

Je vous invite à consulter les liens ci-dessous pour entrer dans les détails et/ou prolonger la discussion :

Marketing du tourisme: Un département se déch’Aisne

Publicité CG de l'AisneQui connaît vraiment le département de l’Aisne (02 à ne pas confondre avec l’Ain, 01) ? Voilà bien la question. Comment en effet donner une âme à un assemblage de régions plus ou moins hétéroclites qui vont du sud de l’Avesnois (vert et rural) dans le nord du département, le centre industriel (de Saint Quentin à Chauny), le sud parisien (de Soissons à Château Thierry) pour finir par le nord Est (Thierache et Ardennes avec Hirson, Guise) et l’Est champenois (de Laon à Château Thierry). Cette mosaïque de pays différents appartient en outre à une région, la Picardie, qui est elle aussi hétéroclite, car la différence entre la Picardie de l’Ouest et l’Aisne est – pour les connaisseurs – flagrante. Mais pour les béotiens, l’Aisne n’évoque probablement rien. Sans doute que le Parisien moyen ignore même où c’est. Au mieux, le féru d’histoire saura-t-il situer le chemin des dames sur la carte, à l’Est de Soissons, de bien sinistre mémoire, et pourtant si bucolique aujourd’hui, 100 ans après ce désastre humain. Or, c’est là justement que le marketeur du tourisme peut frapper. Un peu de photoshop, un concept dans le vent (la verdure, l’échappée vers la nature, sensibiliser le Parisien harassé par une journée de métro) et le tour est joué, pour la bonne cause, celle de la découverte d’une région injustement méconnue.

la campagne trash d’Eurostar

Les pubs de plus en plus trash de l'Eurostar

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les pubs de l’Eurostar sont de plus en plus trash. A la radio, 2 « amoureux » s’invectivent: « tu manges avec les doigts, c’est dégoûtant », et l’autre qui répond « je suis moins distinguée que la rousse que tu mates tout le temps ». Réponse: « ce n’est pas moi, c’est elle qui me mate », puis la chute « c’est normal, elle doit aimer les types avec les cheveux gras ». Accroche de la pub: « voyagez en amoureux » ou quelque chose du genre. Hier, en passant à la gare Montparnasse, je suis tombé sur le nouveau visuel et je n’ai pu m’empêcher d’éclater de rire en public. Le voici ci-dessus repiqué sur une pub que la sncf m’a envoyé dans son flot d’emails en masse pluri hebdomadaire (on appelle ça un courrier électronique ciblé il paraît). Et puis il y a aussi la pub radio où un homme d’affaires invective des collègues britanniques, mais où la traductrice essaie de limiter les dégâts. A la tv, c’est le squelette d’Hamlet qui fait l’article. Quelqu’un a-t-il une idée de l’efficacité de cette campagne, en dehors de l’aspect indéniablement humoristique?

Le marketing ethnique: vendre la culture en boîte ?

ST-PATSLA FRONTIÈRE DE L’AUTHENTICITÉ (Partie 1 de 3)

Par : Thomas Allard, Alexandre Forest Boucher, Stéphane Mailhiot et Nadia Uria Fernandez

Dans le cadre du cours d’anthropologie de la consommation du programme de M.Sc. Marketing à HEC Montréal, nous avions pour mandat de mener une étude ethnographique à Boston durant les célébrations de la Saint-Patrick. L’objectif initial était d’étudier la façon par laquelle les objets contribuent à la formation de l’identité irlandaise. Cette article est un sommaire de la première partie des résultats de nos recherche.

Les célébrations contemporaines de la culture sont des événements aux volets multiples qui permettent à leurs participants de prendre part aux activités de la façon dont ils l’entendent. La commercialisation et l’aspect populaires des festivités amènent souvent à questionner leur valeur en tant qu’événements authentiques. Partant du point de vue que la fête de la Saint-Patrick de Boston constitue une célébration « américaine », le cadre de l’authenticité se déplace. Nous considérons que l’authenticité a des frontières très ouvertes qui permettent à chacun de venir cueillir ce qu’il recherche. L’ethnicité irlandaise n’est en aucun cas compromise, mais plutôt mise en valeur par une multitude de réappropriations plus ou moins en ligne avec la tradition. Nous nous inscrivons en faux par rapport à l’approche opposant l’authentique et l’inauthentique. Les Irlandais, même les plus puristes, que nous avons rencontrés nous ont clairement indiqué que leur ethnicité n’était en pas menacée par les célébrations populaires, ils en retiraient même une grande fierté.

Nous préférons l’approche de l’appréciation culturelle à celle la réappropriation. En nous basant sur les stéréotypes culturels mis de l’avant par ceux qu’on pourrait qualifier de gardiens de cette culture, nous nous sommes intéressés aux échanges entre les différents groupes qui construisaient cette réalité culturelle. Le contexte des pubs de Quincy Market n’est pas le même que celui des croyants de la paroisse Saint-Vincent-de-Paul dans le Southie, mais il s’agit bien de deux façons valables de célébrer. Peu importe la manière: « On St-Pat’s Day, everybody’s Irish ».

Article complet : http://zestedesign.wordpress.com/2006/09/23/le-marketing-ethnique-vendre-la-culture-en-boite/

Pierre Kosciusko Morizet (Price Minister) : « Pour moi, le WEB 2.0, c’est le Web qui marche, même sur des sites qui ont 10 ans »

Les innovations de rupture. Conférence du 27/10/06 à Telecom ParisVoici un compte-rendu express pris lors d’une conférence à laquelle j’ai assisté hier soir à Telecom Paris (rue Barrault, 13ème arrdt) organisée par les anciens de cette école (ENST) et tournée autour de l’innovation de rupture. Quels exemples marquants ? Quelles sont les recettes et les principes de base ? et au milieu une présentation de Pierre Kosciusko Morizet qui livre quelques secrets de fabrication sur son site très médiatisé « priceminister« . Le site Priceminister est – selon les mots mêmes de son fondateur – positionné entre ebay et la Fnac. Il mélange produits neufs et d’occasion et les achats sont garantis par le site qui agit comme Tiers Payant Certificateur. A noter que le compte-rendu sur la présentation sur First Direct est tronqué du fait de mon arrivée tardive à la réunion.

Note: le compte-rendu est encore une fois le résultat de prises de notes en reconnaissance intelligente de caractères (ICR), c’est à dire, directment sur mon PDA en réunion.

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