Blog d’entreprise: mode d’emploi

Pour une entreprise qui souhaite contrôler son image et se rapprocher de ses consommateurs ou de ses salariés, le blog d’entreprise peut s’avérer très utile:

– Il lui ouvre un canal de communication direct avec sa cible

– Il  permet d’humaniser et d’améliorer l’image de l’entreprise

– Il facilite la remontée et la circulation de l’information

Cependant, mettre en place un blog d’entreprise n’est pas dénué de contraintes. 

Toute marque s’engageant dans cette aventure  doit au préalable en accepter les règles (tansparence et respect de la liberté d’expression) et les risques éventuels si la qualité de son produit, de son service ou de sa communication ne sont pas au rendez vous.

Pour ne pas s’engager à la légère, l’entreprise tentée par le blog doit respecter les étapes suivantes

 

1. Vérifier qu’elle remplit bien toutes les conditions pour que son blog ait des chances de fonctionner .

Une liste de questions permettant de faire le point sur ce sujet est proposée dans le post « Prêts pour créer un blog de marque ? »

2. Préciser les objectifs qu’elle souhaite assigner à ce blog.

Un blog peut en effet prendre des formes très différentes selon les finalités qu’on lui donne . Le post « les 1001 formes de blog d’entreprise » recense les formes les plus courantes en donnant à chaque fois des exemples concrets illustrant tous les cas de figure.

3. En fonction de la forme de blog choisie définir les règles pratiques de sa mise en oeuvre:

– Quel degré de proximité  ou d’indépendance vis à vis de la Marque ?

– Quel auteur (patron, salariés, rédacteur extérieur, consommateurs, fans) ?

– Quels contenus et quels formats (textes, vidéos, commentaires …) ?

– Quelle politique de modération ?

– Quels outils de mesures et quels critères de ROI ?

 Tout cela revient finalement à écrire le cahier des charges de ce nouvel outil qui, s’il est conçu sérieusement et en pesant bien le pour et le contre pour chacun des points à prendre en compte,  peut se révéler être un outil d’une grande efficacité pour l’entreprise.

Peut-on définir l’innovation? un contre-exemple par l’image

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Voici un article publié sur mon blog Anglais il y a quelques semaines et que je ne voudrais pas que vous ratiez. Je vous le soumets dans le texte original. Si j’ai le courage, je le traduirai un jour en Français …

image of a digital drawing board courtesy of Promothean FranceIn the following video presentation, you will discover the so-called MIT digital drawing board complete with geometrical recognition and simulation of movements. Everybody on the Internet or so seems to have seen this video, and a lot of bloggers have liked it and commented on it. Taken at face value, I must admit that this video is quite impressive and I even started to imagine what this could do to the world of design and Marketing. I suspected that there would still be a fair amount of development to do if one wanted to design a fully-fledged vehicle for instance with a tool like this, but if it existed, it sounded pretty clear to me that this kind of intelligent recognition technology is offering a lot of new possibilities to designers and engineers alike. Marketeers could have also been interested in order to test new ideas in front of potential clients. But is this video so impressive and besides, what did it have to do with the MIT altogether?

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Des risques liés à la démocratie participative et leur lien avec l’innovation

Tony BlairSi on croit comme moi – avec fermeté – que le Marketing baigne dans sa société et que le phénomène participatif est un signe des temps dont nous devons tenir compte, les déboires de la démocratie participative sont aussi riches d’enseignements, et nous ne pouvons feindre de de ne pas entendre ce qui se passe chez nos amis britanniques. Les soucis participatifs de Tony Blair sur son site sont relatés par les Echos dans un article publié mardi 20 février et miraculeusement encore disponible ce 21 février (dépêchez-vous, ça ne durera pas !). Le premier ministre a permis aux sujets britanniques de créer des pétitions sur Internet. Une liberté saisie immédiatement et en masse (le serveur a même ployé sous la charge) pour s’exprimer spontanément mais aussi pour créer des pétitions farfelues [y compris une qui propose de nous rendre les jeux Olympiques afin d’éviter l’embarras d’un fiasco économique et d’une course à la construction à la Grande Bretagne (scrap the Olympics petition)] ou pour y fustiger le nouveau projet de loi destiné à faire payer les automobilistes au km parcouru. Ce dernier projet a soulevé l’ire d’un grand nombre de citoyens de Grande Bretagne (voir no tolls, 7349 signataires). Mais il y a mieux car la pétition demandant la suppression des radars de contrôle de vitesse a remporté le ponpon des pétitions avec le score de 12481 (et encore 4 mois pour la signer). Car voilà le travers de la démocratie participative, c’est le danger de gouverner par l’opinion qui, loin s’en faut, n’est pas toujours raisonnable. Les mesures impopulaires dans une telle démocratie sont donc vouées aux gémonies, et on risque fort de se retrouver face à des suggestions ‘participatives’ connues d’avance – pour peu qu’on ait déjà lancé une phase d’écoute active directe. D’une certaine manière, démocratie participative peut vite rimer – si on n’y prend garde – avec démagogie1 c’est à dire à troquer l’écoute pour la compassion, ce qui revient à juger la plainte ou la revendication comme un élément central de la gouvernance et non le bon sens, le sens commun et l’intérêt général. On excluera aussi l’originalité et l’inventivité qui risquera d’être mise au rancart au profit de la résolution immédiate des problèmes (non hierarchisés, pris dans l’émotion et non replacés dans leur contexte).

Ne nous méprenons pas, je ne prône pas l’absence d’écoute, bien au contraire. Mais trop d’écoute passive peut aussi se transfomer en absence d’écoute. C’est ce que semble indiquer l’éditeur de Silicon dans son éditorial : « Les e-petitions sont-elles bonnes pour la démocratie ? Bien-sûr mais elles ont bien peu de chance d’infléchir la politique du gouvernement« .

Pour en revenir à l’innovation, voici un phénomène que j’ai déjà rencontré sur le terrain. La phase d’écoute, qu’on pourrait qualifier de ‘démocratique’ d’ailleurs sans trop prendre de risque, est indispensable dans un processus de création. Certes, il faut écouter pour prendre les bonnes idées, mais j’ai vu trop souvent ce genre de processus dégénérer en foires aux promesses où on accumule les demandes farfelues ou irréalistes et qui sortent de l’intérêt général. De plus, il est difficile de susciter un effort de créativité réel auprès d’un groupe d’utilisateurs dont ce n’est pas le métier. Il est plus facile, pour susciter la réelle participation utile, de faire réagir le public sur des propositions concrètes et nouvelles afin de bénéficier de leur feed-back et éviter les spécifications hors champ. Ceci me paraît fondamental. Sous couvert de démocratie participative, on favorise l’écoute passive et compassionnelle, non génératrice d’idées nouvelles, et qui finit par résulter en un catalogue de propositions peu innovantes ou peu réalistes ou les deux. La véritable écoute active est – paradoxalement – plus suggestive et plus concrète et donc aussi plus réellement participative. Tout en restant ouverte, elle se refuse à l’empathie démagogique.

C’est à mon avis ainsi que l’on génère le plus facilement et le plus efficacement le débat, c’est-à-dire sur des propositions qui sont partagées, puis reprises amandées et améliorées en commun, dans une démarche positive de conduite du changement progressive (apprendre à marcher en marchant).

note 1 : Étymol. et Hist. 1791 (BRISSOT, Société des amis de la Constitution, séante aux Jacobins, pp. 15-16 ds FREY, p. 106). Empr. au gr. « art de mener le peuple, en partic. « art de le conduire en le flattant pour avoir ses faveurs » (source: dictionnaire trésor de la langue française)

Gare au virus

Gare au virusJérôme Delacroix sur cooperatique s’est joint à une longue liste afin de faire circuler une liste virale de blogs français. Accès ici:

Ceci devrait avoir un impact non négligeable sur le ranking des sites inclus dans la liste (sauf si Google décide de les blacklister pour spamming aux moteurs de recherche 😉 )

Voici aussi ma F-liste. A vous !

Marketingrama, Marketing is dead, Marketing étudiant, jbouteiller.net, Le blog de Visionarymarketing, onesque , ramirou , bizfriz , 2RO Le bisounours Parisien BozarBlog Le blog de Xavier MisterDanilo BlastBlog Jerome Bouteiller Embruns N’ayez pas peur E-conomy Vinvin Entertainment Le Peuple des connecteurs AccessOWeb Le weblog de bleebot BingBlog Business Garden Chauffeur De Buzz CoopLOG Echos du Net FrenchStudioBlog Outils Froids IClectic Media-Tech ZorGloob Ecoms Ga Bu Zo Meu Loic Lemeur Patrick Amiel Adeline Julie Calmier La vie en Pro de Julio Corinne Dangas Raphael Gilmas Bloc Note de Bertrand Duperrin Presse Citron RMen’s blog NextModernity Altaïde (Jacques Froissant) Et si l’on parlait Marketing (Henri Kaufman) MyDataNews Marketing et Innovation Coopératique Fred Cavazza ActuIntelligence Social Computing William Peres Jean-Marie Le Ray

Fabriquer le futur : le retour

imaginer le futur 2èmeLa version 2 du livre d’Eric Seulliet, Laurent Ponthou et Pierre Musso est désormais disponible dans toutes les bonnes librairies. A noter qu’Eric Seulliet viendra nous présenter l’ouvrage lors d’une réunion Miconos qui aura lieu le 16 avril 2007 à Paris. Nous relayons ci-après le texte de la de la 4ème page de couverture :

Fabriquer le futur 2,L’imaginaire au service de l’innovation par Pierre Musso, Laurent Ponthou, Éric Seulliet

Postface de Bernard Charlès, directeur général de Dassault Systèmes

Comment inventer de nouveaux produits et services que les consommateurs adopteront durablement ? La conception traditionnelle de l’innovation, principalement fondée sur les développements technologiques, a montré ses limites. Face à ce constat, les auteurs proposent d’intégrer à la stratégie d’innovation la notion d’imaginaire.

En effet, explorer l’imaginaire, et notamment celui du consommateur, va permettre de mieux répondre à ses aspirations et d’introduire de nouveaux profils. Aux côtés des ingénieurs et techniciens, on trouvera des co-acteurs en provenance des univers les plus variés. Qu’ils soient utilisateurs, médias, membres d’autres services de l’entreprise ou prestataires, voire concurrents, tous seront impliqués, l’innovation quittant le laboratoire de R&D pour devenir un phénomène transversal et pluridisciplinaire, combinant les fonctions R&D, marketing et design, et sollicitant l’ensemble des partenaires de l’entreprise. Pour certaines entreprises, ce phénomène est déjà réalité. Ainsi IBM, reconstitue les environnements professionnels de ses clients pour anticiper avec eux l’avenir, Décathlon introduit des équipes pluridisciplinaires sur les lieux de vente pour être au plus proche des clients, ou Dassault Systèmes utilise la simulation virtuelle, pour inventer les produits de demain.

Cette nouvelle édition entièrement revue et augmentée, introduit des notions émergentes comme l’éco-conception, l’innovation ascendante, la révolution numérique 3D, la prospective appliquée, l’innovation en mode projet,… et s’appuie sur une centaine d’interviews et témoignages.

« Créer ce qui n’existe pas nécessite d’imaginer le futur (…) Et ceci afin que notre monde, bien réel lui, évolue grâce à des produits meilleurs pour l’homme et meilleurs pour l’environnement. » Bernard Charlès

Pierre Musso est professeur de sciences de l’information et de la communication à l’université Rennes-II.
Avec Laurent Ponthou, ingénieur ENSEEIHT et diplômé de l’ESSEC et Directeur Insight et Expérience Clients du Centre d’Exploration du Groupe France Télécom, ils ont conçu et développé le Studio créatif de France Télécom R&D.
Éric Seulliet, diplômé de HEC, est directeur d’e-Mergences, société de conseil en prospective et innovation (www.e-mergences.net) et président de l’association La F@brique du Futur (www.lafabriquedufutur.org).

 

Avec des témoignages exclusifs

« Fabriquer le futur 2 » a donné lieu à un vaste travail d’enquêtes. Plus de 90 personnes ont été rencontrées, venues d’horizons très divers : experts, consultants, agences de design, agences de communication, universitaires, PME, Grands groupes.

Air Liquide, RATP, SNCF, 3M, Samas, Arc International, Smoby, Butagaz, IFF, Google, IBM, Faurecia, EDF, France Télécom, Décathlon, GE Healthcare, Dassault Systèmes, La Poste, Legrand, Alstom Transport, Siemens, etc.

Michel Maffesoli, Anne-Marie Sargueil, Jean-Jacques Wunenburger, Brigitte Borja de Mozota, Langdon Morris, François Denieul, Elsa Francès, François Laurent, Maryline Passini, Bertille Toledano, Bernard Werber, René Duringer, Raphaële Bidault-Waddington, André Cayol, Sauveur Fernandez, Jean-Pierre Quentin, Monica Fossati, etc.