En route vers la TV 2.0

tv 2.0La révolution numérique a profondément changé la Télévision et nos comportements à son égard.

Au cours des dernières années, L’offre de chaînes s’est considérablement enrichie et les canaux de diffusion se sont multipliés ( câble, satellite, ADSL, TNT et bientôt DVB-H pour la téléphonie mobile broadcast).

Parallellement, on a pu constater une fragmentation de la consommation entre chaînes généralistes et chaînes thématiques et le développement de nouveaux usages de consommation (achat de programmes en VOD par exemple) mais cela n’est rien encore au regard des changements qui se profilent à l’horizon.

Comme on le soulignait dans un récent colloque sur la télévision, « Jusqu’ici, la télévision reposait sur un choix de chaînes limité, une diffusion en flux linéaire, une audience collective et passive. » Tout cela est entrain de changer.

Finie la « Télévision de Papa, place à la Tv 2.0 ».

– La consommation audiovisuelle s’individualise

– La télévision devient de plus en plus interactive et participative

– Le programme audiovisuel n’est plus figé: les contenus s’échangent, s’enrichissent, se transforment par la volonté et l’action des téléspectateurs.

– Pour les acteurs traditionnels, il devient de plus en plus difficile de maîtiser l’ensemble de la chaîne, de la création à la diffusion.

Pour avoir la preuve et l’illustration par l’exemple de tous ces changements, il suffit de faire l’inventaire de tous les nouveaux projets audiovisuels en cours de lancement.

– Catch up TV: la télévision de rattrapage: Cette offre permet de visionner gratuitement à tout moment et pendant une période limitée (de 7 à 30 jours selon les offres) les programmes phares d’une chaîne de télévision après leur diffusion à l’antenne.

– La TV « à la carte » et la TV « enrichie »: Grâce à l’IPTV (Internet Protocol Television) et aux multiples fonctionnalités qui en découlent, les « webspectateurs » peuvent désormais bénéficier d’une expérience télévisuelle de qualité, enrichie par des services interactifs et personnalisés, inexistants sur la télévision traditionnelle.

TV perso, la télévision participative produite par les internautes: Pour les producteurs de contenus audiovisuels, les chaînes et même les opérateurs , il ne fait désormais plus aucun doute que les téléspectateurs vont jouer un rôle de plus en plus actif dans la conception et la diffusion des programmes. Il faut donc accompagner le mouvement et imaginer tous les moyens possible de les associer à la programmation. Les Opérateur Télécoms surfent aussi sur la tendance pour booster leurs offres triple play et faire la différence avec leurs concurrents de l’audiovisuel.

– La télévision communautaire

– L’ego casting

– La télévision mobile …

Même si toutes ces nouvelles façons de consommer la télé rencontrent un succès croissant, la Télévision broadcast traditionnelle reste, aujourd’hui encore, le modèle dominant mais pour combien de temps ?

Pour en savoir plus sur le toutes ces nouvelles formes de télévision à travers des exemples de projets antuellement en cours de développement, lire le post consacré à ce sujet sur Marketing & Convergence et si le sujet vous interesse allez visiter le blog toujours très intéressant et bien renseigné de la Télévision 2.0 et de la vidéo numérique .

Crowdsourcing: la wikinomie appliquée

innovation conjointe sur Internetl’innovation conjointe passe à la vitesse supérieure. Un article des échos du 19/10/2007 dresse un panorama du crowdsourcing, nouveau vocable pour désigner l’innovation conjointe qui fait appel aux créatifs sur Internet.

Cela fait suite à notre article sur le système IBM Thinkplace, que nous avons posté sur ce blog il y a peu. Le système Eli Lily Innocentive est lui aussi souvent cité. Mais on pensera également aux nombreux exemples de Procter & Gamble à Goldcorp donnés par Don Tapscott dans son célèbre et récent ouvrage wikinomics.

S’il s’agit à la base de la généralisation du concept de foule intelligente (smart mobs, Howard Rheingold) à l’innovation conjointe, il faut remarquer avec la journaliste les questions ouvertes qui sont autant de freins au développement de ce type de créativité : Identification et vérification des compétences, rétribution et propriété intellectuelle, voire contrôle des fuites sont autant d’obstacles à lever avant de généraliser le développement de ces approches.

Nul doute qu’il s’agit là d’un apprentissage, mais le défi mérite d’être remarqué et si possible relevé.

Livre gratuit : Pourquoi mettre en place un logiciel de CRM ?

Livre gratuit SageCRM a publié l’année dernière un livre blanc sur la mise en place d’une solution de CRM. Ce document de 24 pages contient des informations très intéressantes pour toutes les PME qui veulent mettre en place une solution de CRM et qui veulent savoir quels en sont les tenants et les aboutissants. Cet ebook explique comment un logiciel de CRM permet :

– de gérer efficacement un SAV ou une hot line (gestion des tickets, base de connaissances…)
– de suivre plus finement les affaires en cours: date de clôture, argumentaires…
– d’optimiser sa base prospects et clients: vente de produits accessoires, newsletter, emailing…
– de simplifier les tâches administratives: partage d’agendas, rapports automatiques…
– de dépenser mieux son budget marketing: segmentation des clients, analyse des opérations marketing…
– …

 

On retrouve quelques informations qu’il est toujours bon de rappeler :
– « Les clients ne partent pas forcément pour une raison spécifique, mais souvent parce que rien ne les motive à rester » !
– « Fidéliser un client coûte 3 fois moins cher que de le conquérir »
– « Le gain de temps estimé est du même ordre que celui que peut apporter un outil d’automatisation des tâches dans d’autres disciplines. Les entreprises déjà équipées l’évaluent en moyenne à 17 %« .

 

Mais le plus intéressant ce sont les chiffres sur la mise en place d’un logiciel de CRM…

 

Les entreprises associent le CRM aux actions commerciales (prospection, devis…), de gestion de la base clients, de gestion des opérations commerciales et dans une moindre mesure du SAV.image 1

 

Les entreprises sont à la recherche d’une solution pour optimiser leurs coûts et processus, car elles estiment qu’un logiciel de CRM pourrait leur faire gagner du temps et du chiffre d’affaires.
Et les résultats semblent à la hauteur, car dans 75% ils sont conformes aux espérances, voir plus :

 

 


Sont également cités les principales difficultés pour mettre en place un logiciel de CRM, et l’on peut voir que le management de l’intégration d’un CRM doivent être absolument à surveillées (30 % entre le changement d’organisation et la collaboration des autres départements).

 


Pour finir voici les bénéfices apportés pour chaque acteur de l’entreprise par une solution de CRM:

 

– La direction générale accède à une vue unifiée de l’activité commerciale de l’entreprise : tableaux de bord commerciaux, indicateur de prise de commande, taux de résiliation…L’outil de CRM structure la mémoire commerciale de l’entreprise. Il permet à l’entreprise de s’organiser et de prévenir les risques liés à l’évolution de sa structure commerciale (départs de commerciaux, réorganisation des portefeuilles commerciaux…).

 

– La direction commerciale dispose d’une vision globale du client (historique de l’ensemble des requêtes et des interactions avec les autres départements). La centralisation des informations au sein d’un seul outil permet de suivre le portefeuille d’affaire en temps réel et de piloter l’activité avec un maximum de visibilité.

 

– La direction marketing gère une base de données unique afin de proposer des opérations marketing ciblées de conquête et de fidélisation. Les outils CRM permettent également d’organiser les plannings des campagnes, d’automatiser le reporting, de suivre et de mesurer l’efficacité des campagnes.

 

– Le service technique / Après vente : gestion des réclamations et des demande automatisées pour assurer un service personnalisé, améliorer la qualité des réponses et intervenir plus rapidement. Des indicateurs de performance permettent d’évaluer l’efficacité des opérations et de mettre en place les actions correctives nécessaires pour satisfaire le client.

 

Téléchargez l’intégralité du Livre Blanc « Le CRM et les PME en France » pour obtenir toutes les informations sur la mise en place d’une solution de CRM.

TNT, ADSL, Télévision Mobile Personnelle: nouveaux terrains de concurrence pour la télévision à péage

TV Payante cansat etc.Après le rachat de son principal concurrent TPS, le groupe Canal + Canalsatellite pouvait espérer souffler un peu et envisager l’avenir sous un jour plus que favorable.

 

Terminée la surenchère ruineuse sur l’achat de droits sportifs, finie la lutte pour arracher l’exclusivité des blockbusters , adieu la guerre commerciale à coût de promotions et de subventions pour conquérir ou retenir les abonnés … une ère nouvelle, profitable et tranquille, allait s’ouvrir !

 

Pour saluer ces nouvelles perspectives, le groupe annonçait d’ailleurs des chiffres prometteurs: 5.1 millions d’abonnés pour la nouvelle offre, un objectif de 250 millions d’euros d’économies pour la première année, un coût d’achat de programmes en forte baisse… tous les indicateurs semblaient au vert.

 

Làs, le repit n’aura finalement duré que quelques mois.

 

A peine réalisée la fusion des équipes, des contenus et des portefeuilles clients des deux groupes, et voilà que la bagarre recommence alimentée cette fois par les gros acteurs de Télécoms, France Télécom en première ligne, et entretenue par les petites chaînes et les opérateurs indépendants, déterminés à ne pas se laisser avaler par le nouveau géant né du rapprochement des deux frères ennemis de l’audiovisuel payant.

 

ADSL, TNT, Télévision mobile … pour tous ces acteurs, bien décidés à en découdre quelle que soit leur taille, les terrains d’affrontement ne manquent pas.

 

l’ADSL constitue certainement le premier des dangers pour le groupe Canal+. Pour attirer de nouveaux prospects, les fournisseurs d’accès internet sont en effet prêts à tout Leur rève serait de pouvoir commercialiser directement les chaînes comme ils le souhaitent Malheureusement, face à cette menace, Canal+ reste ferme:sa stratégie consiste à garder coûte que coûte la maîtrise totale de son bouquet en exigeant l’exclusivité des chaînes qu’elle distribue.

 

La TNT qui touche aujourd’hui plus de 5 millions de foyers (constitue un autre sujet d’inquitétude pour Canal+ . En effet, les 8 chaînes thématiques gratuites (BFM TV, NRJ 12, W9, Direct 8, TMC, France 4, Gulli, I Télé) dont la part d’audience progresse de mois en mois viennent sérieusement chahuter les deux bouquets payants commercialisés par la filiale de Vivendi et pour ne rien arranger, d’ici quelques mois, 3 nouveaux acteurs devraient faire leur apparition sur le marché de la TNT payante. beaucoup.

 

Enfin, comme si tous ces sujets ne suffisaient pas à occuper l’esprit des dirigeants de Canal+, voici que le paysage s’assombrit encore avec le lancement programmé pour fin 2008 de la TMP (Télévision Mobile Personnelle).

 

Qui va prendre à son compte le financement (coûteux) du réseau de diffusion et, en contrepartie, pourra se faire rémunérer par le client final ? C’est toute la question qui oppose aujourd’hui les acteurs potentiels de ce nouveau marché.

 

Pour en savoir plus sur les enjeux de la concurrence pour la télévision à péage et sur la position des différents acteurs, lire le post « Canalsat: attention un concurrent peut en cacher un autre »

Comment réagir lorsque l’on est injurié ou diffamé sur le net !

comment réagir quand on est insulté sur InternetVisionary-Marketing accueille dans ses colonnes Jérôme Le Coeur du blog sur le droit Decryptages.

Jérôme explique dans cet article comment réagir quand on est insulté, diffamé ou injurié sur un site internet (Blog, Forum..), que l’on soit une entreprise ou un particulier. En effet, contrairement à ce que l’on pourrait penser les restrictions de la Loi sont très précises et peuvent vous jouer un mauvais tour si vous n’êtes pas vigilant…

 

Le cas d’un particulier qui se fait diffamer sur un blog ou un forum…

 

Beaucoup de sites, forums, blogs regorgent de commentaires peu amènes envers des sociétés ou des particuliers. Il n’est pas rare que la ligne rouge soit franchie et que les propos tenus constituent une infraction. Il peut s’agir soit de diffamation (allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne) soit d’une injure (expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait). La victime de l’une de ces infractions peut bien sûr poursuivre l’auteur de ces propos.

Néanmoins, elle ne dispose que de très peu de temps pour ce faire. En effet, la prescription qui est le délai qu’a la victime pour agir n’est que de 3 mois (art. 65 de la loi du 29 juillet 1881). En d’autres termes, passés 3 mois, une victime d’injure ou de diffamation ne peut plus agir contre l’auteur des propos. Cette prescription, extrêmement courte, ne favorise bien sûr pas les victimes qui peuvent avoir connaissance de l’infraction bien après l’expiration du délai de prescription.

Sont responsables des faits, dans l’ordre, les directeurs de publications (site Internet, forum, blog) puis, à défaut, les auteurs du texte puis l’hébergeur. C’est à eux de prouver que la publication est antérieure à 3 mois et que la prescription leur est acquise. C’est la solution qu’a retenu la Chambre Criminelle de la Cour de Cassation le 30 janvier 2001.

L’attitude à adopter en cas de découverte de textes potentiellement injurieux ou diffamatoires est la suivante :

  • prendre contact avec le webmaster du site sur lequel figure le texte et lui demander de retirer les textes. Attention toutefois à ne pas se rendre coupable de dénonciation calomnieuse, ce qui serait contre-productif;
  • vérifier la date de publication du texte et si elle est inférieure à 3 mois, mettre en cause la responsabilité du webmaster s’il n’a pas retiré le texte injurieux ou diffamatoire;
  • si le texte date de plus de 3 mois, il n’est hélas plus possible d’agir juridiquement ;

    entreprise-marketing

Le cas des entreprises qui se font injurier ou diffamer…

La Chambre Criminelle de la Cour de Cassation a répondu par l’affirmative dès 1937, que les personnes morales comme les sociétés étaient susceptibles d’être injuriées ou diffamées (Crim. 10 juillet 1937, Bull. crim. n°147, DP 1938, 1, 41). Lire la suite