Le digital révolutionne l’agriculture

Si certains domaines semblent résister encore et toujours à l’arrivée du digital, comme la comptabilité, sur laquelle nous avons écrit un article il y a quelques mois, d’autres sont en complète transformation. Il s’agit de secteurs qui ont le plus de contraintes (argent, temps, charge de travail très élevée) et qui ont recours au digital pour non seulement augmenter en productivité, mais également innover. Symbole d’un secteur où les professionnels sont de moins en moins nombreux et où ces derniers peinent à voir les retours des lourds investissements réalisés, l’agriculture a vu dans le digital un moyen de surmonter de nombreuses difficultés inhérentes à ce secteur. Si le développement d’un pays passe par une agriculture industrialisée, il est probable que ces prochaines années, il passera également par une agriculture digitalisée. Mais qu’est-ce qu’une agriculture digitalisée ? Comment le digital peut transformer l’agriculture ? Va t-on abandonner les engrais et les produits phytosanitaires ? A l’occasion d’un passage à Paris, Hervé Pillaud, “ageekulteur” vendéen et auteur du livre Agronumericus : internet est dans le pré, nous a dressé un état des lieux de l’agriculture d’aujourd’hui.

Agronumericus : de l'agriculture à l'ageekulture
Agronumericus : de l’agriculture à l’ageekulture

Quel est le but de ce livre ?

Ce livre a pour objectif de montrer l’impact du numérique dans l’agriculture : ce n’est pas un livre technique, il s’agit plutôt d’un essai. Le but est plus d’identifier les changements à venir que de délivrer des “recettes”. Je l’ai donc écrit certes pour les agriculteurs,  mais également pour l’ensemble des consommateurs. Il y a beaucoup d’idées reçues au sujet du digital au service de l’agriculture : par exemple, on assimile souvent le numérique à l’agriculture intensive. 

 

 

Peut-on faire un état des lieux de l’agriculture aujourd’hui en France et dans le monde ?

L’agriculture est la plus grande révolution du 20e siècle : nous sommes passés de 78% de la population active en 1900 à seulement 1% en 2010, en multipliant par dix la productivité. Il n’existe pas d’autres catégories professionnelles ayant fait une telle révolution. Nous arrivons à un point où les agriculteurs sont encore nombreux, mais l’on ne peut plus diminuer le nombre de producteurs, d’acteurs de l’agriculture. Aussi, l’agriculture a été énormément consommatrice d’intrants pour nourrir la terre, éliminer les mauvaises herbes et les maladies. Il devient nécessaire de  réduire cette utilisation, tout en continuant à produire davantage.  Nous devons passer d’une agriculture utilisatrice d’intrants à une agriculture utilisatrice de connaissances : c’est là où le numérique va nous aider à agréger ces connaissances.

Comment le digital peut-il transformer l’agriculture ?

Le digital peut transformer l’agriculture de plusieurs manières :

  • il génère chaque jour des milliers d’innovation. Que ce soit  en hardware, en software, en robotique, en capteurs…  certains sont des gadgets, d’autres resteront dans le temps. L’agriculture  est impactée par le digital comme toutes les professions. C’est ce que j’ai expliqué au Smart agri, les objets intelligents au service de l’agriculture.
  • Il y a également une évolution considérable au niveau de  la communication. Les agriculteurs peuvent communiquer différemment via les réseaux sociaux avec les consommateurs mais également avec les machines. La nouveauté c’est le dialogue entre les machines. L’information est fondamentalement modifiée dans la façon de l’émettre mais aussi de la recevoir, de la stocker, de la traiter. C’est d’ailleurs tout l’enjeu des Big Data.  C’est à travers ces connaissances que nous allons pouvoir évoluer,  car si les intrants seront moins disponibles demain, nous utilisons aujourd’hui  à peine 1% de nos connaissances.

C’est grâce à ces innovations et à ce développement de l’information  que l’on voit émerger les technologies du  biodesign et du biomimétisme.

Avez-vous des exemples deux cas où le digital transforme cet agriculture ?

Le Smart Agri est le plus visible.  Cela se traduit par exemple par la robotique, que l’on utilise depuis quelques années, par exemple pour enlever la plus grande  astreinte des agriculteurs qui est la traite  des vaches.  Aujourd’hui, cette tâche est robotisée  dans de nombreuses exploitations. Le numérique contribue ainsi largement à diminuer la pénibilité. On utilise également des robots pour arracher l’herbe dans des champs, et nous avons des logiciels pour nous accompagner dans le suivi de l’exploitation, des outils d’aide à la décision très nombreux. On constate aussi une présence de l’agriculteur sur les réseaux sociaux de plus en plus grande. Cela nous permet de commercialiser, discuter entre nous, avec le consommateur. on va donc ainsi un impact du numérique sur l’agriculture.

Transformation digitale: pas de prêt-à-porter, du sur mesure

Qu’y a-t-il de commun entre le premier envol d’un papillon et la diffusion d’un nuage de vapeur ? A priori rien, si ce n’est que tous deux sont les résultats d’une transformation, d’une chenille dans le premier cas, d’une certaine quantité d’eau dans le second. Il ne viendrait sans doute pas à l’idée de quiconque de rapprocher les deux, tant leur nature, leur contexte, les conditions de départ et les mécanismes qui les régissent sont différents. Contre toute attente, c’est pourtant le genre d’amalgame régulièrement fait lorsque l’entreprise considère sa transformation digitale.

transformation digitale
Quel rapport entre le premier envol d’un papillon et la diffusion d’un nuage de vapeur ? Les deux sont le résultat d’une transformation (qui n’est pas pour le coup une transformation digitale).

La croyance selon laquelle la technologie, accompagnée par ce qu’on appelle pompeusement « gestion du changement », et qui généralement se résume à un mélange de communication (plus ou moins inspirée) et de formation (plus ou moins pédagogique), était censée entraîner la transformation en générant par elle-même de nouveaux usages, est enfin révolue. A témoin le tout récent changement de nom de l’Entreprise 2.0 Summit, l’une des plus importantes conférences en France sur le sujet de la transformation digitale interne, en Digital Enterprise Summit. Ce changement est l’aboutissement logique de la prise de conscience par ses organisateurs de la nécessité de ne pas considérer le développement des pratiques collaboratives dans l’entreprise comme une fin en soi, mais comme un élément clef d’une digitalisation impliquant les métiers, les processus, le delivery, voire la structure même de l’organisation.

Un autre indice, bien plus important encore, montrant que la transformation digitale est désormais l’affaire de tous les services et de toutes les fonctions de l’entreprise, est la tenue à Paris les 27 et 28 octobre prochains d’une conférence dédiée à la transformation digitale des ressources humaines: HR Tech World Congress, dont les précédentes éditions s’étaient déroulées à Amsterdam. Un événement d’importance, qui démontre que l’implication et la mobilisation d’une des fonctions traditionnellement -en France du moins- les plus réticentes à passer de la réflexion sur l’impact des technologies digitales sur les comportements à leur adoption par l’entreprise, et qui devrait attirer plus de 4 000 participants professionnels des ressources humaines.

Parallèlement, de plus en plus d’entreprises créent ou ont créé la fonction de Chief Digital Officer, prenant conscience, entre autres, de l’importance de transformer les canaux et les pratiques par l’intermédiaire desquels elles interagissent avec leurs clients. Mais que la prise en compte par l’entreprise des conditions nouvelles, fluctuantes, incertaines, et hyper-connectées de son environnement provienne de la pression externe de ses clients ou d’un besoin interne de repenser le travail, elle se traduit encore bien trop souvent par l’application de recettes « sur étagère ». Dans bien trop de cas, tout se passe comme si la technologie « aplatissait » le contexte dans lequel l’entreprise opère.

Le fait que, comme l’exprimait très récemment Gérard Mestrallet, PDG d’Engie, le digital ne soit pas une option, mais une nécessité, ne doit pas être un prétexte pour se jeter tête en avant dans la mise en place d’outils ou de stratégies à la mode. Il n’y a pas de prêt-à-porter en matière de transformation numérique; une entreprise se construit au fur et à mesure des années, développe une culture qui lui est propre dans le contexte qui est le sien, faite d’interactions humaines, de pratiques aux origines parfois obscures, de réseaux de compétence dont la configuration ne ressemble pas à celle de l’organigramme officiel. Chaque entreprise doit entreprendre SA transformation digitale, une transformation qui ne ressemble à aucune autre, et qui s’ancre bien davantage dans la créativité humaine que dans les sirènes de la technologie. Il s’agit d’une transformation fondamentale, qu’il s’agit d’entreprendre, ou de poursuivre, en s’engageant dans la bonne direction et en impliquant l’ensemble de l’entreprise, pour éviter bien des déboires.

Le content marketing boosté par les bloqueurs de publicités

Pourtant moteur d’un internet gratuit pour ses usagers, la publicité encombre et agace. De plus en plus intrusive pour contrer le phénomène de banner blindness, elle pousse les internautes à utiliser des bloqueurs de publicité, « plugins » bloquant tout contenu publicitaire. Ce rapport quasi conflictuel entre l’entreprise qui veut imposer sa publicité et l’internaute qui fait tout pour l’éviter n’est pas une bonne stratégie pour nouer un rapport de confiance entre l’entreprise et le consommateur. A l’inverse du content marketing, qui aspire à attirer le client en générant de l’intérêt par le contenu. 

Admettons que la gratuité de l’internet n’existe que grâce à la publicité. Admettons que sans cette publicité, la plupart des sites que nous utilisons pour faire une recherche, partager nos photos de vacances et lire les dernières nouvelles n’existeraient pas. Toujours est-il que la publicité est devenue un véritable problème, remettant en cause les fondements même d’un Internet gratuit et à disposition de tous.

La publicité : une aubaine qui pose problème

Test eye-tracking : lors de la lecture de la page, l'internaute évite instinctivement les espaces publicitaires
Test eye-tracking : lors de la lecture de la page, l’internaute évite instinctivement les espaces publicitaires (image : creative commons edkohler)

Pourquoi la publicité est-elle devenue un problème ? l’Internet n’est pas un média comme les autres. À la télévision, à la radio ou encore au cinéma, le spectateur est exposé à la publicité avant le film ou entre deux émissions. Un seul message lui arrive à la fois : une publicité pour une voiture, puis une autre sur une lessive, pour finir avec une promo pour le dernier chanteur à la mode. Sur Internet, une multitude de publicités se retrouvent côte à côte, en périphérie du contenu recherché par l’internaute. L’approche va donc être différente : on va chercher à attirer le regard de l’internaute pour optimiser le taux de clic. Les publicitaires ont donc créé dès le début des bannières colorées, clignotantes, animées. Le problème, c’est que ces bannières font tâche dans une page de contenu. L’internaute a donc naturellement développé un réflexe appelé banner blindness. Il consiste à ignorer de façon inconsciente tout contenu jugé parasite sur une page internet. Par habitude, l’internaute identifie ce contenu parasite et finit par les éviter. Cette « protection inconsciente » de la publicité a été rapidement détectée, puisque Jan Panero Benway et David M. Lane publiaient déjà en 1998, une étude (très édifiante) intitulée Banner Blindness: Web Searchers Often Miss « Obvious » Links.

Et la réaction des publicitaires à cette découverte a été… de faire des bannières plus voyantes. Ainsi sont apparues petit à petit des publicités intrusives : elles surgissent sur le contenu, recouvrent tout l’écran, forcent l’internaute à attendre une dizaine de secondes avant d’accéder au contenu… Ici, l’internaute est obligé de voir le contenu, et son réflexe naturel de banner blindness est vaincu par cette déferlante publicitaire qui s’invite sur son écran. Il a fallu trouver une solution à l’internaute pour contrer ces publicités peu agréables dans la navigation. Et les bloqueurs de publicité ont été vus comme la meilleure alternative.

Les AdBlockers sont-ils une solution ?

De plus en plus populaires, les AdBlockers, sont des extensions installées sur le navigateur (Chrome, Firefox et Safari), qui scannent la page Web pour repérer les emplacements publicitaires et les suppriment. Dans le rapport Adblocking goes mainstream édité en 2014 par Adobe et PageFair, on estime à 5% le nombre d’internautes utilisant une extension de ce type, soit 144 millions d’internautes. Et les AdBlockers connaissent une évolution exponentielle : 70% entre 2013 et 2014. De plus, la plupart des utilisateurs sont jeunes : 41% des américains âgés entre 18 et 29 ans utilisent ces extensions. Une cible qui échappe donc aux publicitaires et qui prend des habitudes de contournement des publicités.

Le problème est que si l’utilisation d’un AdBlocker permet de supprimer la publicité intrusive, elle supprime également les revenus des sites internet éditant des contenus gratuits et qui se rémunèrent par ce biais. Les sites diffusant de la publicité non intrusive pour se rémunérer sont punis de la même façon que d’autres utilisant des formats très intrusifs et qui sont généralement la cause du blocage par l’internaute de la publicité.

Adblock Plus ne bloque pas les publicités des sites versant une contrepartie financière
Adblock Plus ne bloque pas les publicités des sites versant une contrepartie financière : un système jugé mafieux par un bon nombre d’éditeurs de contenus

Plus pernicieux encore, AdBlock Plus, principal éditeur de solution de blocage de publicité, se rémunère… en supprimant sa censure sur certains sites internet, en échange d’une contrepartie. Un site internet disposant d’espaces publicitaires va payer cet éditeur pour annuler le blocage de ses publicités : le bloqueur de publicité se rémunère donc en annulant leur censure dans des sites Web qui le paient grâce à de l’argent gagné par la publicité… Un système qui s’apparente à du chantage pour certains éditeurs de contenus. Difficile de les contredire lorsque l’on réfléchit à ce système de rémunération… Et l’internaute dans tout cela ? Même avec cette solution radicale, il continue à voir de la publicité sur les pages Web de sites internet ayant payé l’AdBlocker.

Le content marketing comme solution

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Transformation digitale des banques : les anciens et les modernes

Les banques ne veulent pas être considérées comme des dinosaures

Pour les jugements à l’emporte pièce du style « les clients se font plumer par les banques », les participants au débat auquel j’ai assisté le 9 octobre à la maison des Arts et Métiers à l’initiative de la société de conseil Athling, n’ont pas eu beaucoup de considération, et j’ai une certaine sympathie pour cela. Le discours « banquier/voleur » est plus symptomatique de l’ignorance totale des français par rapport aux choses de l’argent que le reflet d’une vérité du terrain (86% des français s’avoueraient ignorants de ces sujets). Je suis dans ce contexte assez d’accord avec Didier Moaté de la banque postale qui a soulevé ce point. Pour le reste de l’évolution de la banque par contre, la table ronde a montré un clivage net entre les anciens et les modernes, avec une certaine propension à nier l’évidence et refuser de se préparer à l’évolution du secteur qui est, je suis d’accord avec Benoît Legrand d’ING, autant humaine que technologique sinon plus. Ce débat a été organisé par Athling à l’occasion de la sortie de son ouvrage « la banque reflet d’un monde en train de naître« , un ouvrage collectif rédigé par des auteurs non banquiers et auquel nous avons eu l’honneur de participer.

transformation digitale des banques
De gauche à droite : Nicolas Doze BFM, Benoît Legrand, Président d’ING, Guillllaume Rousseau DG du CA Brie Picardie, Didier Moaté Directeur de la banque de détail de la banque postale

Les participants à ce débat étaientNicolas Doze BFM, Benoît Legrand, Président d’ING, Guillllaume Rousseau DG du CA Brie Picardie, Didier Moaté Directeur de la banque de détail de la banque postale. Voici notre compte rendu :

« Au cœur du débat il y a les usages » (Didier Moaté, la banque postale)

Là où il y semble y avoir consensus c’est sur le fait que les fintech pourraient prendre rapidement 60% de la valeur des institutions bancaires (selon une étude de Mc Kinsey citée sur ce plateau). ING, au travers de son président Benoît Legrand, est d’accord sur le fait que cette révolution est « bien en cours et qui faut la prendre au sérieux ». Il tempère tout de même en ajoutant qu’il « ne s’agit pas d’une transformation digitale mais humaine et centrée sur les usages« .

Mise en pièce de quelques mythes de la transformation digitale

Sur la banque de demain qui serait entièrement basée sur les smartphones : Guillaume Rousseau de CA Brie Picardie pense qu’il y a un grand mouvement qui va nous renvoyer vite sur une distinction par la qualité et par l’atout relationnel et la compétence du conseil. Selon lui « les transactions se finissent toujours dans l’agence ».


https://twitter.com/mdialFR/status/652439284226629632

La banque par le conseil : ING rigole

Mais cela a fait bien rire le DG d’ ING car selon l’analyste Bain qu’il a cité, « 86% des visites en agences sont faites pour réaliser des opérations de base et non pour aller chercher du conseil ». Il n’est donc pas convaincu que le conseil « soit un véritable différenciant » ou alors avec de l’intelligence artificielle pour décrypter « les centaines de produits incompréhensibles conçus par les responsables produits ».

Benoît Legrand, DG d’ING et auteur de « changeons la banque » pense qu’il y a conscience dans les banques d’un monde en mouvement mais il n’est « pas sûr que les banquiers ont compris comment répondre aux enjeux de cette crise ». Notre modèle est très différent de ce qui se passe ailleurs en Europe et notamment aux Pays Bas nous a-t-il dit, et cela prendra du temps, mais cela bougera. Il a trouvé notamment assez « ridicule » qu’on propose de remette le client au centre des préoccupations de la banque. Il en effet naturel, c’est notre avis également, qu’il soit en tout temps au centre de nos préoccupations, car « c’est bien lui qui paie notre salaire ». [MAJ du 16/10/2015 : cette phrase a été légèrement modifiée pour en préciser le sens]

Cette saillie n’a pas manqué de provoquer des réactions. Et notamment celle de Didier Moaté qui s’est un peu offusqué de la vision des banquiers comme des dinosaures par la salle (ou du moins telle était sa perception). Il a cependant convenu que « les choses vont plus bouger dans les 10 ans qu’elles n’ont bougé dans les 10 ans qui précèdent ».

Les agences bancaires pourraient elles disparaître ? Avis divergents

Guillaume Rousseau, interrogé sur le futur des agences bancaires et notamment sur leur possible disparition, a un peu essayé de noyer le poisson en disant qu’il fallait absolument se recentrer sur des offres orientées client et moins sur la banque (ce qui nous renvoie à la remarque précédente).

Interpellés sur le fait que les « banques pourraient être des taxis qui s’ignorent », les deux banquiers traditionnels sont restés un peu en retrait. Le représentant du CA, sans vraiment répondre aux questions et celui de la Banque postale d’insister sur l’historique de la banque publique et sa solidité. Tout le monde a cependant reconnu l’importance du digital mais sans vraiment admettre, sauf le patron d’ING, que le métier allait vraiment changer profondément. Et d’affirmer mordicus que « ce modèle là est là pour durer et exister« .

ING n’est pas d’accord

Benoît Legrand, qui a avoué être client dans beaucoup de banques ce qui lui permet de comparer, a fustigé quant à lui les mythes « le physique c’est bien » et « le digital c’est moderne ». tout cela est en passe d’être dynamité selon lui et le paiement passera sûrement par de nouveaux acteurs comme Amazon, Apple et Google. Il y a aussi des sociétés comme Welend à Hong Kong qui « ne vous demande qu’une chose : l’accès à votre smartphone, et en quelques minutes ils vous accordent un crédit ». Lire la suite

Livre blanc médias sociaux : 4 défis pour 2015

Livre blanc médias sociaux : 4 défis pour 2015

Livre blanc des médias sociaux en entreprise 2015

Ça y est ! Il est enfin disponibleLe baromètre Hootsuite des médias sociaux a été conçu en partenariat avec l’Adetem et Visionary Marketing. L’objectif était de faire un état des lieux sur l’utilisation des médias sociaux dans les entreprises françaises. On connaît la vitesse d’évolution de l’Internet (dont on peut dire que les années d’existence sont, comme pour les canidés, égales à 7 années), mais malgré cela on ne peut s’empêcher de ressentir une impression de vertige en regardant derrière soi, 10 années en arrière : Facebook et Twitter n’existaient pas, on utilisait MySpace… Les choses ont aujourd’hui bien changé et les entreprises doivent saisir cette opportunité de se rapprocher du client et de mieux le comprendre, faire de la veille, ou encore interagir avec des influenceurs, en utilisant les médias sociaux. D’où la question de savoir si les médias sociaux sont effectivement présents dans les entreprises, dans quel objectifs, et pour répondre à quels enjeux ? Nous sommes heureux de vous donner les réponses à ces interrogations au travers du livre blanc sur l’utilisation des médias sociaux dans les entreprises françaises, téléchargeable sur le site medias-sociaux.net. Enfin, dans cette petite vidéo introductive réalisée avec Hootsuite il y a quelques jours, vous trouverez aussi l’annonce du futur lancement du baromètre 2016 des médias sociaux en entreprise, dans lequel nous innoverons, comme à notre habitude.

téléchargez-le livre blanc des médias sociaux

Ce livre blanc d’une vingtaine de pages  détaille et commente les résultats obtenus d’un sondage réalisé auprès de marketeurs français. Il est agrémenté d’un travail en profondeur réalisé avec des responsables des médias sociaux en entreprise, interviewés au cours d’un focus group. Nous avions vu précédemment ces résultats dans une infographie publiée en juillet. Cette étude est à télécharger gratuitement sur le site medias-sociaux.net : Lire la suite