La promotion autour d’un secret

A l’heure du ‘Manger-Bouger’ signature promue par le Programme National Nutrition Santé, le consommateur exige la transparence sur l’étiquetage nutritionnel des produits et ne tolère donc aucun secret …

Or, le secret de la formule de Coca Cola a garanti le succès et le buzz autour de la marque … le dévoiler lui ferait perdre son charme mais également son goût inimitable et son caractère unique.

Et pourtant, la dernière publicité de Coca Cola se propose de faire la lumière sur la formule secrète… Mais en guise de secret, Coca Cola nous raconte l’histoire de cette formule élaborée par John Pemberton en 1886 et nous fait la promesse suivante : « Sans conservateur ajoutés et sans arômes artificiels », promesse qui figurera dès septembre sur les étiquettes.

Un site a même été créé afin d’alimenter le buzz autour de la formule secrète qui est plutôt bien gardée si l’on en juge la publicité espagnole de Coca réalisée par l’agence Santo Buenos Aires:

 

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la simplicité d’utilisation est-elle une recette marketing infaillible ?

Yann Gourvennec on user-friendlinessTrès souvent, j’entends évoquer qu’il faut simplifier la vie de l’utilisateur pour générer un succès marketing. L’intention paraît louable, et il va de soi que simplifier la vie de l’utilisateur est un argument marketing pour le développement commercial. Ceci cependant déclenche quelques réflexions que je vous livre ici en vrac:

Première réflexion, la vente est-elle liée au caractère de simplicité du produit ou du service ? Souvent, on avance la simplicité d’utilisation pour expliquer le succès des produits d’Apple. Cette explication cependant, reste assez discutable. Ce qui peut paraître simple pour un utilisateur, notamment du du fait du poids de l’habitude, peut sembler complexe pour un autre. Même sur des produits aussi bien conçus et développé s que les Macintosh ou les iPod. Par exemple, je me souviens avoir conseillé de nouveaux acquéreurs de portables Apple, qui se plaignaient de l’absence de clic contextuel (le clic droit de la souris) en leur démontrant que le clic contextuel se déclenchait quand on gardait le droit appuyé sur la souris quelques instants. Ce geste, ni plus ni moins compliqué que le clic droit d’une souris avec 2 boutons, peut paraître selon le cas inhabutel voire bizarre, ou au contraire tout à fait normal en fonction de l’habitude. Et Dieu sait que les spécificités des interfaces d’Apple sont nombreuses, notamment cette barre de menus très étrange qui apparaît quand on bouge la souris vers le bas et qui permet de naviguer dans le menu des applications. Peut-on conclure que ces spécificités de conception (géniales pour les uns, bizarres pour les autres) sont un argument de vente qui explique la réussite du produit ? Je n’en suis pas si sûr, au vu du nombre des utilisateurs qui les découvrent après l’achat, une fois que les problèmes se posent.

Deuxième remarque, la simplicité d’utilisation est-elle constante dans le temps ? Je suis d’avis que la simplicité d’utilisation se représente sur une courbe (similaire à la courbe dite de Hype Cycle de Gartner) qui explique l’évolution du rapport de l’utilisateur à la machine ou au logiciel. Au fur et à mesure de l’apprentissage et de l’habitude, l’utilisateur s’habituera aux fonctionnalités y-compris celles qui sont les plus exotiques, et verra son niveau d’exigence monter au fur et à mesure. Ainsi, telle fonctionnalité qui peut paraître inhabituelle voire inutile au début de l’utilisation, peut sembler indispensable au fur et à mesure que l’on utilise le produit et qu’on se sent de plus en plus à l’aise avec lui. Par exemple, au fur et à mesure de l’utilisation de mon pda HTC 7500 Advantage, la fonctionnalité de communication 3G qui me paraissait superflue au départ s’est révélée de plus en plus utile, jusqu’à en devenir indispensable, me forçant à rentrer de plus en plus dans la complexité des menus et des options. Ce qui me paraissait complexe et inutile au départ (configuration des menus pour se connecter, paramétrage proxy, etc.) est devenu subitement une nécessité absolue pour connecter ma machine à Internet, et me permettre d’en donner la pleine mesure.

Troisième remarque, il arrive, qu’à l’inverse d’une fonctionnalité paraissant simple et pratique, devienne à l’usage encombrante et irritante. Citons par exemple l’utilisation de la fonction du T9 sur les téléphones mobiles, fonctionnalité qui permet à un utilisateur ne disposant pas d’un clavier sur son téléphone et de taper un texte (SMS, note, calendrier etc.). Au départ, cette fonctionnalité semble lumineuse et très intéressante. On tape le début d’un mot, puis le système va chercher dans un dictionnaire et propose de compléter la saisie. Mais à l’usage, comme cela est relayé par Sylvie sur son blog Voyons Voir (La Galère du T9), cette fonctionnalité peut paraître bizarre, voire même générer des effets indésirables. Alors, la fonction destinée à simplifier l’utilisation devient vite encombrante, superflue, et même franchement énervante, jusqu’à suggérer à l’utilisateur de la désactiver définitivement, pour le peu qu’il arrive à naviguer dans les menus pour y arriver, et à en revenir à la saisie manuelle, voire au recours aux abréviations si prisées par les ados. Voilà donc un bon exemple de fonctionnalité qui paraît utile, et qui simplifie au premier abord l’usage pour l’utilisateur, mais qui ont fait dans complique sa vie, jusqu’à en devenir irritante.

D’autres exemples auront certainement venir à l’esprit, mais en conclusion en de ce bref article, on peut raisonnablement conclure que la simplicité est probablement ce qu’il est plus difficile en ce monde, car elle est d’une part subjective et personnelle (ce qui paraît simple pour untel, paraîtra complexe à un autre), qu’elle évolue dans le temps en fonction de l’usage du système, dans un sens ou dans un autre, et que selon les cas il peut s’agir d’un enfer pavé de bonnes intentions, où l’on vise la simplicité, et où l’on récolte l’irritation.

Et surtout, du fait du caractère subjectif de ce critère, il est sans doute illusoire de tenter de mesurer son effet sur les ventes, a posteriori ou a priori. A l’inverse, et même s’il est possible de trouver bon nombre d’exemples de produits ayant vécu des succès commerciaux remarquables avec un degré d’utilisabilité très moyen voire franchement mauvais (on se souviendra de ce téléphone Gigaset de Siemens qu’on a rencontré absolument partout en France il y a quelques années, alors que ses menus étaient franchement inutilisables, notamment la mise sur haut-parleur qui nécessitait d’appuyer sur la touche et INT et sur la touche « 8 ») il ne faut pas en conclure cependant, par pitié pour les utilisateurs messieurs les fabriquants, que plus les menus sont compliquées et les notices d’utilisation illisibles, plus le succès commercial augmentera. Ceci étant, il revient souvent sur la scène médiatique des articles et des analyses pour expliquer le caractère illisible de bon nombre de notices produits, mais il serait faut hélas de croire qu’il s’agit là d’un élément handicapant pour les ventes; on le déplorera.

10 commandements pour réussir son ebook !

réussir ses ebook

Suite à notre concours de conseils en marketing, nous avons avons le plaisir d’accueillir Diane Revillard de Di&mark (Enquêtes en ligne – Emailing). Diane nous explique ses 10 commandements pour Rédiger des Ebooks Efficaces et Conquérir de Nouveaux Clients !

En effet les décisionnaires du monde professionnel utilisent régulièrement les ebooks, pour s’informer et justifier d’une décision d’achat auprès de leur direction.
L’entreprise émettrice d’un ebook a ainsi toutes les chances d’être consultée en priorité pour proposer son offre, si le contenu a été jugé pertinent. Le dialogue acheteur/vendeur est alors initié sous les meilleurs auspices, la relation de confiance ayant déjà été établie via la lecture de l’ebook.

En résumé, les ebooks (les livres blancs généralement techniques, les guides plus marketing) sont ainsi un excellent outil pour accomplir les objectifs suivants :

– établir la confiance vis-à-vis de prospects,
– crédibiliser une position d’expert,
– générer des leads qualifiés et du buzz,
– simplifier le processus de vente,
– consolider la relation avec les parties prenantes
(clients, fournisseurs, collaborateurs et actionnaires…)

Cette stratégie marketing est d’ailleurs très largement utilisée avec succès par les sociétés américaines de tous secteurs et de toutes tailles. Elle est par contre encore peu ou pas assez usitée à bon escient par les entreprises françaises.
Sans exhaustivité, voici donc 10 conseils clés pour vous aider à rédiger un ebook percutant.

1. « Recherchez un Sujet Pertinent » : trouvez une véritable problématique d’entreprise, soyez si possible le premier à publier sur le thème ou sachez-vous démarquez par rapport à l’existant.
2. « Identifiez Précisément votre Lecteur » : secteur, âge, fonction … Ecrivez l’ensemble de votre ebook en fonction de ces caractéristiques.
3. « Définissez Clairement votre Objectif » : souhaitez-vous informer, vendre ou vous positionner comme le leader du marché ? De toutes les façons, votre ebook est à inscrire dans votre stratégie commerciale.
4. « Trouvez un Titre Accrocheur » : attirez l’attention de votre lecteur. Rédigez un titre et un sous-titre : votre lecteur doit immédiatement être en mesure de comprendre le sujet.

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5. « Ecrivez un Contenu de Grande Qualité » : lisez le maximum d’articles, interviewez des experts. Décrivez des bénéfices et non pas des caractéristiques. Soignez particulièrement la première page.

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7 idées préconçues sur les emailings à éviter absolument !

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Comment Améliorer Significativement vos Campagnes d’Emailing en Evitant 7 Idées Préconçues ? Voici ce que vous propose Diane Revillard de Diemark, agence de Web Marketing spécialisée dans les études de marché et l’emailing.

Dans une stratégie de marketing online, l’emailing est et reste un outil incontournable. Véritable révolution silencieuse, il constitue un moyen hors pair pour :
– prospecter,
– informer,
– vendre …

Néanmoins, il se définit comme un média complexe aux nombreuses idées préconçues. Pour optimiser au mieux vos campagnes, voici 7 pièges à éviter.

1. « Le Consentement Est Eternel»
Le consentement est accordé sous certaines conditions, pour certaines préférences. Il évolue aussi avec le temps. Un nouvel abonné à une newsletter a un degré d’exigence différent d’un lecteur assidu depuis 3 ans par exemple. La permission ou le consentement sont remis en question à chaque nouvel envoi.
La solution : Privilégiez la pertinence, interrogez régulièrement (au moins une fois par an) le destinataire sur ses préférences (fréquence, type de contenu …).

2. « Le Message Doit Etre le Plus Court Possible »
Cette affirmation est à vérifier selon certaines caractéristiques du message et du destinataire. La longueur d’un message dépend de 3 facteurs essentiels:

– l’offre – le nombre de bénéfices et la longueur varient dans le même sens,
– l’audience – un client fidèle est plus facile à convaincre qu’un prospect,
– le but – un abonnement de 24 mois et une inscription pour recevoir un guide nécessitent des niveaux d’information différents.

Le prix, la nouveauté et/ou la connaissance de l’offre influencent aussi sur la quantité du contenu à fournir.
La solution : la connaissance de la cible et les objectifs de l’email sont les meilleurs atouts pour déterminer la longueur optimale de votre email. L’utilisation de landing pages ou de pages d’atterrissage constitue un autre élément afin de disposer pour l’ensemble des destinataires de l’information jugée indispensable.

3. « La Rédaction d’un Seul Email est Amplement Suffisante »
Le test de plusieurs emails pour un même objectif implique un surcoût quasiment nul. Profitez de l’immense potentiel de l’emailing et faites des tests. Pour identifier avec succès les meilleurs paramètres, faites évoluer un seul paramètre à la fois : la longueur, l’objet, l’accroche …
La solution : utilisez des outils comme Google Optimizer, vous automatisez et suivez ainsi facilement les résultats de vos différents tests.

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l’audit marketing en B2C et en B2B

Réaliser un audit financier, technique ou organisationnel est chose compréhensible et somme toute relativement aisée pour peu qu’on suive une méthodologie sérieuse. La même prestation en Marketing peut quant à elle se révéler beaucoup plus piègeuse, notamment du fait du caractère ‘mou’ du marketing et de la communication, dont la propensité à résister aux modèles établis d’avance est bien connue. Sébastien Heuclin, élève d’ESC Toulouse nous propose de relever ce défi, en dévoilant dans un intéressant document de recherche réalisé pour le compte de son école et au sein d’une branche de Thalès.

« Ayant réalisé un audit de communication interne et externe, dans le cadre d’une mission opérationnelle pour THALES CRYOGENICS, une entreprise évoluant dans le domaine de la cryogénie sur le modèle d’affaire B-To-B (Business To Business) et B-To-A (Business To Administration), j’ai souhaité au travers cet exercice développer mon savoir et apporter ma contribution en isolant une méthodologie pour réaliser un audit marketing spécifique à l’univers B-To-B.
La problématique discernée au terme de cette réflexion est la suivante : Quelles méthodologies et règles suivre pour réaliser un audit Marketing adapté aux modèles d’Affaires B-To-C et B-To-B ?

J’introduirai ma réflexion en présentant les fondements de l’audit marketing. Dans une seconde partie, je m’attacherai à rassembler et synthétiser les méthodes mises en application dans le monde du Business-To-Customer (B-To-C) pour ensuite présenter les spécificités du milieu B-To-B. Je conclurai cet écrit en proposant une formule d’audit adaptée au monde des affaires d’entreprise à entreprise.

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