4 conseils pour structurer son déploiement des médias sociaux

Structurer son déploiement des médias sociaux

L’étude que nous avons menée avec Hootsuite et Adetem (baromètre 2015 des médias sociaux medias-sociaux.net) a montré clairement un déficit en France dans la manière dont les entreprises s’organisent autour des nouveaux médias, qui peu à peu ont touché tous les compartiments de l’entreprise (communication, ventes b2b, relation client, parcours client, support et feed-back du terrain et les différentes business units). En touchant l’ensemble de l’entreprise ces nouveaux outils placent un niveau d’exigence supérieur sur l’entreprise qui doit s’organiser de façon plus systématique et plus professionnelle, en s’éloignant peu à peu des approches pragmatiques des débuts. Pour cela un certain nombre d’actions doivent être menées :

  • Structurer les processus pour éviter de redécouvrir les mêmes choses à chaque crise ou événement. Lien entre les services, liaison avec les RP, tactiques de réponse (ou de temporisation selon le cas) aux crises, réponses aux clients etc. Ces différents événements font le quotidien des medias sociaux en entreprises – avec des spécificités pour chaque entreprise et chaque secteur – et il n’est pas normal de voir encore de l’improvisation sur le terrain dans les moment critiques et même dans les actions les plus simples ;
stratégie digitale
Une démarche incitative de conduite du changement doit être initiée, pour déployer une stratégie cohérente et en faciliter le déroulement
  • Former les personnels et diffuser la culture médias sociaux dans l’entreprise pour favoriser la gestion décentralisée en étoile et répartir les responsabilités dans l’entreprise en fonction des localisations, des langues et aussi des domaines de compétences. A terme, les fonctions centrales seront essentiellement en charge de coordonner les équipes d’ « ambassadeurs de la marque« . Ces dispositifs de formations se devront d’être différenciés selon les publics et peuvent bien entendu passer par des événements internes (ou mixtes) destinés à promouvoir la culture digitale et l’innovation à l’instar de mes petits déjeuners du Web des années 2008-2010 chez Orange Business Services, qui ont débuté comme de petits événements internes et ont fini en larges rassemblements incluant les visiteurs externes ;

  • Structurer les usages autour de chartes de conduite incitatives et motivantes. Rappelons, toujours selon notre baromètre, que seuls 30% des répondants (vs. Près de 60% aux US sur un baromètre similaire) affirment disposer d’une charte des médias sociaux. La nécessaire structuration de leur usage dans l’entreprise devra se faire néanmoins dans le respect de l’innovation et de l’initiative locale ;

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Les enjeux du digital à l’international avec @businessfrance

J’ai eu la chance d’intervenir dans le cadre d’un panel sur les enjeux du digital à l’international lors d’une remarquable conférence organisée par Mohamed Khodja de Business France. Mohamed avait réuni un joli panel de connaissances de longue date, non seulement Michael Tartar et Hervé Kabla bien connus de nos lecteurs, mais aussi Boris Auché, un confrère de longue date avec qui je travaillais chez Unisys. Kieran Le Peron de Zebaz (transparence : pour qui j’ai eu la chance de travailler récemment) a eu la gentillesse de nous concocter un résumé de la table ronde. Vous trouverez celui-ci sur le blog de Zebaz et un bref extrait ci-dessous.

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Le panel de la session « enjeux du digital à l’international » De gauche à droite : Mohamed Khodja, Boris Auché, et à ma gauche, Michael Tartar et Hervé Kabla. Le panel était animé par Sophie Calliès

Conquérir le monde grâce au digital ? Oui mais… – Zebaz Infos

Le digital permet de faire tomber les barrières entre le B2C et le B2B, notamment dans le E-Commerce. A ce titre Yann Gourvennec, de Visionary Marketing, a expliqué qu’Amazon Web Services a réussi à entrer sur le marché du Cloud Computing, alors qu’il était surtout connu pour vendre des livres et de la musique en ligne. Pourtant, le chiffre d’affaires d’Amazon sur le B2B est estimé à près de 7 Milliards de dollars d’ici la fin 2015. Cela préfigure l’effacement des lignes de séparation entre le monde du B2C et du B2B. Pour Gourvennec, bientôt les comportements des acheteurs B2B se calqueront sur ceux du B2C. Et le digital, qui est le canal client par excellence en B2B, va accélérer ce phénomène de rapprochement. Les marketeurs B2B doivent donc considérer que le digital fait désormais partie de leur environnement.

De ce fait, il leur faut à la fois se familiariser avec les technologies, mais surtout les pratiquer au jour le jour.Selon Yann Gourvennec, « le marketing B2B doit se convertir à la culture de la donnée ». Comment ? Par une approche « Test & Learn » audacieuse. Il ne faut pas attendre que tout soit parfait pour se lancer. La transformation digitale va également forcer à la collaboration le couple Marketing/Sales. Les deux doivent s’aligner pour tirer pleinement parti des opportunités du digital. Les Sales vont être profondément impactés. Les clients B2B seront de plus en plus enclins à acheter en mode self-service, à se fier aux recommandations de leurs pairs sur les réseaux sociaux, sans forcément souhaiter passer par l’intermédiaire d’un commercial. Le marché s’oriente ainsi vers deux extrêmes, avec un modèle de vente « consultative » pour les grands comptes, et de la vente en mode « prise d’ordres » pour le bas de marché (PME). Un rapport de Forrester, Death of a B2B Salesman , fait le point sur cette question.

Source : Conquérir le monde grâce au digital ? Oui mais… – Zebaz Infos

Comment optimiser son activité e-commerce ?

Sur quels axes dois-je me positionner pour développer mon activité e-commerce ? Cette question qui revient souvent de la part des e-commerçants  fait écho à l’évolution de ce marché porteur et de la concurrence qui y existe. Pour l’année 2015,  le chiffre d’affaires du e-commerce est prévu à plus de 60 milliards d’€ (soit une augmentation de 10% par rapport à l’année précédente) et ceci  pour plus de 164 000 sites marchands (soit 13% de plus qu’en 2013) selon le dernier rapport de la FEVAD.

Cet Ebook sur le e-commerce permet d’y répondre en proposant 4 chapitres qui répondent aux questions suivantes :

  • Quels sont les pré-requis à connaître pour son e-commerce ?
  • Comment établir une stratégie de communication digitale ?
  • Comment maîtriser ses coûts logistiques ?
  • Quels sont les enjeux d’un développement à l’international ?

 

La plateforme logistique SupplyWeb a mis en place ce livre blanc qui regroupe dans chaque chapitre les enjeux de ces axes, des conseils, des recommandations mais également les témoignages de 4 experts du e-commerce : Ve France, Trusted Shops, ITinSell et Wizishop.

 

 

Quels sont les pré-requis à connaître pour son e-commerce ?

Ce premier chapitre n’aborde pas un axe stratégique mais les fondamentaux pour un e-commerce que ce soit au niveau de la législation qu’au niveau de la conversion sur son site mais aussi sur le taux d’abandon de panier. Ces éléments sont fondamentaux à une activité d’un e-commerce et représentent les pré-requis pour un bon développement.

taux moyen d'abandon de transactionLa loi Hamon mis en place en juin 2014 permet de régulé le marché du e-commerce en France mais répond également à la législation européenne. Ainsi connaitre ces réglementations et les implémenter à son site permettra de facilité l’internationalisation du site par la suite tout en protégeant le consommateur.

 

Egalement, le taux d’abandon de panier sur un site marchand, c’est-à-dire la non validation d’un panier par un client, est de l’ordre de 67,4%. Ce taux élevé peut être réduit en connaissant les raisons qui poussent un client en ligne à annuler sa transaction. Les connaître permet de trouver des solutions pour y faire face et faciliter le parcours client sur son site.

Comment établir une stratégie de communication digitale ?

Etablir une communication digitale représente un avantage compétitif pour un e-commerçant afin de développer sa visibilité et d’augmenter le trafic sur son site. Le but est de convertir les prospects en clients mais également que ceux-ci deviennent des ambassadeurs de la marque.

medias sociauxPour cela, un e-commerce doit connaître les rouages des réseaux sociaux et les enjeux face à chacun d’entres eux.  Le but n’étant pas d’être derrière sur tous les fronts mais de trouver la meilleure stratégie possible et le ou les meilleurs (s) réseaux(x) social (aux) répondant à ses besoins et à sa communauté.

La stratégie digitale ne se limite pas uniquement à la connaissance des réseaux sociaux mais aussi à la stratégie mise en place pour générer du trafic sur son site. Cela peut être mis en place par la diffusion de contenu tel que des articles via un blog mais également en ayant une stratégie pour son référencement. A noter que la diffusion de contenu impacte également le référencement de façon positive, ce cercle vertueux représente un axe stratégique pour la visibilité d’un e-commerce et ainsi la conversion.

Comment maîtriser ses coûts logistiques en e-commerce ?

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content marketing : 5 conseils pour travailler avec son juriste (3/5)

Résumé des épisodes précédents : Il était une fois dans une galaxie très lointaine, un jeune chef de projet motivé et plein de confiance accompagné de son pada… stagiaire, qui se retrouve confronté au département juridique dans le cadre d’un projet de Content Marketing auquel il participe. Alors que le projet semblait bien avancé, celui-ci découvre de nouvelles règles juridiques à suivre et après une réunion très intense, il prend la mesure de la tâche qui lui a été déléguée. Par la suite, il comprend que la nature du travail d’un juriste est différente de celle d’un chef de projet Marketing. Par conséquent, la communication doit également en tenir compte afin que le projet se déroule bien notamment en terme de planning et de respect des dates de rendu.

> Lire l’épisode 1

> Lire l’épisode 2 

Episode N°3 – Dans la tourmente de ton projet, avec ton juriste équipe tu feras

Le projet avance, vous commencez à être bien entrainé. Votre juriste, enfin calmé, suit l’avancement du projet grâce à la réunion que vous avez mise en place. Ça y est, vous êtes dans la place ! et cela avance. Il fait beau, votre boss est en réunion de comité de direction jusqu’à 13h, vous lui avez envoyé un compte rendu de situation du projet en béton armé hier, vous allez pouvoir aller déjeuner en terrasse ce midi l’esprit serein !

Soudain, alors que vous vous apprêtiez à aider le stagiaire à débourrer l’imprimante, votre téléphone sonne :

content marketing et mojitoVotre boss vous dit qu’il est en réunion et qu’on vient de lui apprendre que pour le projet de content marketing, vous deviez obtenir des validations de l’équipe Brand & Trademark et qu’une implémentation par l’équipe DSI était nécessaire pour le nom canonique du nom de domaine qui a été validé et pour l’enregistrer auprès des DNS primaires. De plus, il vous demande de lire en urgence le mail qu’il venait de vous envoyer à ce sujet.

Hein ? DSI ? nom canonique ? DNS primaire ? de quoi s’agit-il ? … quelques Dolipranes plus tard, et après avoir dit à votre stagiaire d’arrêter de vous faire du vent avec le Strategor qui vous sert de presse papier, vous reprenez vos esprits.

DSI ? Ahhhh c’est l’équipe qui met un siècle pour réparer votre ordinateur quand il tombe en rade sans raison et qui vous demande de leur envoyer un ticket par mail lorsque votre logiciel de messagerie ne fonctionne plus !

Nom canonique ? Ah, d’accord c‘est la forme simplifiée ou naturelle d’un nom de domaine qui permet de le référencer dans l’annuaire mondial du web appelé serveur DNS primaire. Là-dessus vous ouvrez le mail de votre boss qui explique toute la procédure à suivre pour faire ces vérifications.

Par réflexe, à la vue de la longueur du mail explicitant les deux procédures vous contactez votre juriste. Après plusieurs heures de lecture et donc de temps passé en moins à rédiger vos contrats, celui-ci vous explique alors que pour contacter l’équipe chargée des marques et de la procédure à suivre, il peut effectivement vous aider. Mais en revanche, la partie DSI n’est pas du tout de son ressort ! Lire la suite

Notre environnement : une bulle d’innovation ?

On constate qu’il existe un buzz sur la thématique de ‘bulle d’innovation’, sujet sur lequel tout le monde n’est pas toujours d’accord. J’ai trouvé intéressant de partager un article à propos de ce sujet, que met en avant si bien Joanne Jacobs dans son article ‘Are we in a disruptive bubble?‘. Dans ce dernier, elle explique le rôle de l’innovation de rupture (ou innovation disruptive) dans les marchés d’aujourd’hui : 

En examinant de près ce que l’on peut lire à propos de la stratégie de rupture (ou de disruption), je remarque que le buzz généré par ce phénomène s’amplifie.
Celui-ci provoque :

Cette analyse laisse entendre aux observateurs qu’ils se trouvent dans une bulle d’innovation. Et que les attentes qu’ils ont envers cette innovation de rupture sont démesurées par rapport à ce qu’elle peut leur apporter. C’est pourquoi, ils risquent de délaisser cette stratégie.

Stratégie de disruption : pas un « buzzword »

En réalité, la stratégie de disruption n’est pas une tendance.  Ce n’est ni un « buzzword » que l’on utilise lors d’une réunion, ni une façon de positionner une marque sur le marché.

Cette rupture découle de la convergence de trois éléments :

  • les technologies émergentes,
  • le changement du besoin client,
  • la disponibilité des ressources.

Ce groupe d’éléments permet de développer un nouveau produit et de faire contrebalancer les affaires.

Être disruptif ne se fait pas sans audace, quitte à jouer parfois avec les interdits.
Être disruptif ne se fait pas sans audace, quitte à jouer parfois avec les interdits.

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