réseaux sociaux : menace ou opportunité ?

les réseaux sociaux
les réseaux sociaux

Alban Ondrejeck est consultant en sécurité. Il a produit 2 vidéos sur le sujet de la protection de l’individu dans les réseaux sociaux que je trouve absolument renversantes.  Il s’agit de la première partie de son étude en format vidéo, commentée avec démonstration à l’appui.  Son angle d’analyse est la sécurité et la protection des identités et a fortiori des informations des entreprises. En effet, la menace principale en matière de sécurité n’est pas forcément là où on croit. 80% des attaques de sécurité (mon chiffre date un peu, mes sources hypothétiques, je l’admets. Je me souviens juste d’un article de USA today qui citait ce chiffre il y a 5-6 ans mais on peut certainement trouver des chiffes similaires ailleurs) sont le fait de ce que l’on appelle en Anglais Social Engineering c’est à dire le travail sur l’humain à l’opposé de la recherche d’une faille de sécurité via des dispositifs techniques. Et cela se comprend aisément. Mettre 15 ordinateurs en parallèle pour craquer un mot de passe à la volée, c’est compliqué. Séduire un utilisateur pour qu’il installe un mouchard sur son PC aussi, lui payer un verre et emprunter son mot de passe car il vous fait « confiance » plus facile. Cela ne requiert pas de technique, juste de l’humain et de la psychologie. Et c’est surtout facile si la personne cible est basée dans la même entreprise : qui va se méfier d’un collègue ou d’un stagiaire ? La méthode décrite par Alban est exactement la même, mais appliquée aux réseaux sociaux.

Attention cependant ! n’allez pas croire qu’Alban essaie de vous dégoûter d’aller sur les réseaux sociaux et de maintenir votre identité numérique. Au contraire. C’est exactement l’inverse qu’il faut faire. Il faut investir les réseaux sociaux pour éviter les usurpations d’identité, maîtriser son profil, gérer ses informations… et présenter un profil avantageux et positif de soi-même. Cela est plus aisé si c’est vous qui maîtrisez l’information. Regardez donc bien ces 2 films, remarquables de virtuosité. Alban est un Mozart de l’informatique 🙂

Souvenez-vous de notre article du 24 novembre 2008 (http://blogs.orange-business.com/securite/2008/11/vive-les-rseaux.html)… Nous abordions les dangers liés aux multiples informations privées et professionnelles mises en ligne particulièrement par le biais des réseaux sociaux.

Le problème c’est que l’on a beau dire de ne pas mettre les doigts dans la prise car ça va faire mal, ou encore exposer de belles théories, mais temps que l’on n’a pas reçu notre premier choc électrique ou vu la démonstration des théories, nous restons sceptiques.

Nous vous proposons une démonstration vidéo en deux épisodes de deux parties chacun qui va vous mettre les doigts dans la prise. Rassurez-vous le courant est de faible intensité, le choc sera bien réel mais pas létal !

poursuivre votre lecture sur le blog de la sécurité

la « latence humaine » : trou noir de la productivité des entreprises

latence humaine
latence humaine

En procédant à une rapide tour de table, on s’apercevra vite que les entreprises qui prévoient d’augmenter leur budget informatique en 2009 ne sont pas légion. Cela fait maintenant plusieurs années que nous tentons de « faire plus avec moins », mais la conjoncture économique actuelle renforce de plus en plus cette tendance. Le problème, c’est que nous comptons sur l’ITIL, 6-Sigma, LEAN etc. depuis si longtemps qu’aujourd’hui nous sommes arrivés au point de ne plus rien pouvoir en tirer pour nos employés et nos processus, sans modifier radicalement notre façon de penser. C’est là qu’entre en jeu le concept de « latence humaine » (human latency en Anglais).

Ce terme apparait régulièrement dans la presse américaine depuis l’an dernier environ, et les nouveaux outils de collaboration disponibles permettent de se pencher réellement sur le problème. Dans le cadre de cet article, la latence humaine désigne la perte de productivité générée par les temps morts qui résultent de l’intervention humaine dans les processus d’entreprise. Un exemple simple permet d’illustrer dans quelle mesure la latence humaine peut provoquer des retards considérables et des problèmes de productivité. Imaginez que votre société soit un grand fabricant de gadgets.

poursuivre votre lecture ici …

Viadeo mise sur les partenariats pour fidéliser sa clientèle

http://www.viadeo.com

Viadeo, le réseau social, vient de conclure un partenariat avec Hotel Reservation Service (HRS), selon le site 01.net, une plate-forme de réservation hôtelière qui répertorie plus de 230 000 établissements, un peu partout dans le monde.

En terme de fidélisation, il me semble que les partenariats inter-entrerprise soit une option d’une très grande puissance. Voyons le cas Viadeo – HRS pour nous en rendre compte.

Ici, tous les membres de Viadeo – environ 7 millions – vont pouvoir réserver aussi bien des chambres d’hôtel (pour une personne ou pour des groupes) que des salles de réunion ou de séminaire avec, à la clé, des tarifs négociés pour les entreprises (allant jusqu’à 20 % sur une sélection d’hôtels). Et ceci directement dans leur plateforme Viadeo. En direct, sans intermédiaire, sans perte de temps.

« Ce type de partenariat est un moyen de renforcer notre positionnement professionnel. Nos membres trouvent sur notre site des outils, des services et des moyens qui leur permettent d’optimiser leur business », explique Olivier Fécherolle, directeur général France de Viadeo.

De plus, grace à ce type de service, le sentiment d’utilité de Viadeo est renforcé auprès des membres du réseau social et leur propension à partir diminue. En effet, pourquoi quitter un réseau qui m’offre 20% de réduction sur des réservations d’hôtels ? Et sur d’autres produits et services également ? De quoi booster les abonnements payants et fidéliser ceux qui ont déjà opté pour cette formule.

L’accord avec HRS n’est pas le premier partenariat du genre. Le site compte au total 24 offres promotionnelles, allant des voyages à l’hébergement informatique, en passant par la formation ou les assurances. A terme, Viadeo veut multiplier les partenariats et surtout profiter de son importante communauté de membres pour améliorer ses services. Pourquoi ne pas imaginer, par exemple, recueillir sur le site les commentaires et les recommandations des membres sur les hôtels qu’ils ont fréquentés…

Finalement, en proposant des services supplémentaires, comme déjà indiqué dans d’autres notes, les trois parties sont gagnantes : Viadeo, qui garde et acquiert de nouveaux clients sans dépenser un sous puisque c’est HRS qui supporte le prix de la réduction de tarif. HRS, qui voit affluer une nouvelle masse de clients par « recommandation », c’est-à-dire sans campagne publicitaire, mais en faisant un effort financier sur leur prix et le client, qui gagne 20% sur ses réservations tout en ayant le confort de ne pas avoir besoin de chercher la solution puisque Viadeo la lui fourni sur un plateau, sans compter qu’il va faire venir de nouveau membres dans Viadeo, parce qu’il sera satisfait !

Alain Thys de Futurelab : en matière d’innovation « poser les ‘mauvaises questions’, c’est souvent mettre le doigt où ça fait mal »

Alain Thys: a relentless innovator and profit-tracker
Alain Thys: dénicheur d’innovation
et chasseur de marge

Le 4 mars 1009, j’ai eu la chance de pouvoir prendre un petit déjeuner, après bien des occasions ratées, avec mon confrère Alain Thys à Paris. Alain est l’un des partenaires de Futurelab, une société de conseil basée en Belgique (pays dont il est originaire). L’autre partenaire étant son collègue Stefan Kolle.

Je n’arrive plus très bien à me souvenir quand ni comment nous nous sommes rencontrés, mais il ne fait aucun doute que c’est certainement sur le Web, et c’est cela qui nous a amené à travailler ensemble sur le blog de Futurelab soit dit en passant.

Ce dont je me souviens cependant c’est qu’Alain est l’auteur d’une présentation marketing les plus importantes que j’aie jamais vue sur slideshare.net, et que j’utilise de façon répétée, dont le titre est la responsabilité du marketeur (marketing accountability); un accès direct à sa présentation est mis à disposition à la fin de cet article.

Mais le parcours personnel d’Alain Thys lui-même est également véritablement intéressant et novateur.  Alain se décrit lui-même comme un « boutiquier ». Son expérience en matière de publicité et de marketing sur le plan européen dans des compagnies comme Mexx et Reebok par exemple est conséquente. Il eut la charge un moment du marketing de Reebok Belgique, puis il fut décidé de fusionner cette entité dans sa filiale néerlandaise, au début des années 90, c’est à ce moment-là – aucun lien de cause à effet – que l’Internet est arrivé.

Et c’est aussi à ce moment-là qu’Alain a découvert ces « drôles d’ordinateurs » et les choses qu’il était possible de faire avec eux. Après trois ans passés aux Pays-Bas à la tête du marketing de Reebok, tout ceci finit malheureusement classiquement par une réorganisation et un peu moins classiquement par une année sabbatique au Mexique (le veinard !).

Au début 2000, il décida ensuite de rejoindre une start-up qui était une joint-venture dans laquelle AOL et LVMH (Louis-Vuitton) étaient impliqués. Leur projet était véritablement un projet de pionniers pour l’industrie du voyage en ligne. Ceux-ci étaient en effet « très en avance par rapport à ce qui se faisait à cette époque-là sur ce marché ». En fait, il s’agissait d’une sorte de packaging de vacances à la carte, qui est écrit communément aujourd’hui sous le vocable dynamic packaging (bien qu’en dehors du discours, on dénombre très peu de réelles initiatives sur le terrain, ce qui veut dire que probablement c’est encore trop en avance même  aujourd’hui).

Cette aventure des start-ups des années 2000 s’est finie de façon hélas classique dans un épisode d’engloutissement de cash en et celle d’Alain n’a pas longtemps échappé à la règle : 130 $ de coût d’acquisition par client pour un revenu malheureusement bien maigre de 16 $; pas de quoi générer un bénéfice. Être visionnaire ne mène pas toujours à la profitabilité, mais il ya une chose qu’il ne faut pas oublier à propos des visionnaires, c’est qu’en général ils ne n’abandonnent jamais la partie. C’est exactement ce qu’Alain a décidé de faire, en passant à l’idée suivante.

Ainsi qu’il a démarré un nouvel incubateur pour une solution de paiement électronique en Irlande, dans le domaine du paiement mobile. Il admet lui-même avoir pris beaucoup de plaisir en créant cette start-up. Il est resté dans ce business pendant quelques années avant de rejoindre un groupe de médias en Belgique dans les années 2004 2005.

Ce groupe média, lui-même un pionnier en Belgique, a amené Alain à se « focaliser sur la création de nouveaux produits et la génération de nouveaux profits ». Il avoue volontiers ne pas être « très au fait de ce qui se passe dans le monde de l’Internet » mais cette lacune s’est bizarrement transformée en atout pour lui car selon lui « poser les ‘mauvaises questions’, c’est souvent mettre le doigt où ça fait mal ».

Alain a quant à lui assez de chance pour avoir été au coeur de l’Internet au moment de sa création, il a en quelque sorte grandi avec lui (on ne peut pas dire qu’il fasse vraiment partie de la génération Y cependant). Et il a appris au fur et à mesure. En fait, soyons francs, tout le monde apprend au fur et à mesure sur ce marché (certainement un domaine peuplé d’ aveugles et où les borgnes sont rois).

Il créera ensuite Futurelab en 2005, et Stefan le rejoindra dans la transition. Futurelab est une société de conseil qui travaille pour la « génération de nouveaux profits issus du marketing et de l’innovation ». Cette société de conseil travaillant sur la base du bouche-à-oreille, c’est ce qui lui permet de s’étendre en Europe, alors qu’elle fait très peu voire pas de prospection. Mais dans ce cas, on parle de bouche-à-oreille le plus sophistiqué, recourant de façon intensive à l’Internet.

Leur travail est principalement basé autour du conseil marketing stratégique, où il est question de « générer des bénéfices en partant de l’innovation centrée sur le client ». L’objectif étant de « fournir un résultat qui soit générateur de valeur pour le client ». Il décrit l’innovation comme étant « le fait de faire les choses d’aujourd’hui différemment, ou les choses de main qui n’existent pas aujourd’hui ». Mais, le retour sur investissement est bien l’objectif ultime.

Alain Thys déclare qu’en effet, selon lui, « dans 80 % des projets qu’il observe, le marketing de l’innovation échoue lamentablement ». Si on lui demande les raisons pour lesquelles ce ROI qui paraît pourtant indispensable n’est pas pris en compte, bien que ceci paraisse incompréhensible, il nous répond :

  1. premièrement : il s’agit soit de personnes qui oublient tout bêtement que l’innovation n’est pas une fin en soi et qu’elle doit fournir une sorte de retour financier;
  2. deuxièmement : la deuxième raison pour laquelle l’innovation échoue est que la plupart des innovateurs  « oublient le client ».

Ainsi Alain ajoute-t-il que « très souvent, ce dont  les clients ont besoin, c’est d’un angle de vue différent, et c’est alors que les consultants deviennent véritablement utiles ».

La part la plus importante du chiffre d’affaires de Futurelab est réalisé grâce aux opérations de bouche-à-oreille, en utilisant leur site Internet et leur blog, qui est en référentiel incroyable des sources les plus autorisées de l’Internet et des blogs sur l’innovation. Ce blog est disponible à l’adresse http://blog.futurelab.net. A mettre dans ses favoris, sans coup férir.

Je recommanderais également les présentations powerpoint d’Alain sur Slideshare.net qui qui peuvent être téléchargées sans droits et librement grâce à leur licence ‘creative commons‘.

Orange Business Services à l’heure du Social Media

Orange Business Services à l'heure du Social Media
Orange Business Services à l'heure du Social Media

Il y a quelques semaines, j’étais invité par Hervé Kabla pour le compte de decideurstv.com afin de décrire notre stratégie Orange Business Services en termes de social media au cours d’une interview filmée. Il est vrai, que les blogs d’entreprise ont pris une ampleur importante chez Orange business Services depuis environ un an. Notre présence au Blog Council a été notamment remarquée par Forrester et nous avons il est vrai la chance de figurer parmi les blog de confiance désignés par le blog council. Bien sûr, tout ceci n’est pas un hasard, mais le résultat d’un travail acharné non seulement réalisé par toute l’équipe Web mais aussi et surtout – c’est là l’intérêt principal de la chose – par l’ensemble des experts impliqués sur les sujets de la sécurité et de l’impact et l’usage des TIC.