débat passionné sur le futur du Web au salon Online

C’était extraordinaire. Un débat sur le futur du Web qui avait lieu le 18 juin au salon online, porte de Versailles, à une heure où habituellement les visiteurs quittent les salons et rentrent manger leur soupe.  Le débat sur le futur du Web – bientôt sur http://techtoctv.com – a tellement passionné l’auditoire que non seulement ils sont restés malgré l’heure tardive, mais qu’en plus ils ont résisté au démontage du salon (très bruyant. A la fin du débat le salon était quasiment entièrement démonté), aux coupures d’électricité, aux pannes de micro … Nous avons tout eu, et le tournage aura été sportif, nous verrons cela en ligne.

A la fin du débat, sans micro, Vincent Berthelot a continué le débat en demandant aux visiteurs de venir au 1er rang, et croyez moi ou non, ils sont en effet venus au 1er rang. Grandiose ! Et ceci montre la passion déclenchée dans le public des professionnels par le nouveau Web et le Néo marketing aussi.

En photo, quelques un des participants au débat.

(de gauche à droite: Frédéric Bascuñana, David Sapiro, 1 personne non identifiée qui semble s’être incrustée dans l’auditoire et que personne n’a eu le courage de mettre dehors, ce qui montre notre ouverture), Marc de Fouchécour, Vincent Berthelot, Gilbert Réveillon)

Rendez-vous bientôt sur http://techtoctv.com

Posted via email from Yann A Gourvennec

Interview avec Tara Hunt : Mettez du « Whuffie » dans votre stratégie 2.0

note : cet article est la version originale et intégrale de l’interview originellement publiée sur Silicon.fr

(Pic Lane Hartwell, all rights reserved)
(Pic Lane Hartwell, all rights reserved)

Tara Hunt est un nom qui compte dans le microcosme des médias sociaux (alias 2.0), mais aussi au-delà. Et tout marketeur professionnel aguerri est – ou du moins devrait – être familier de ses tentatives antérieures de promotion d’une nouvelle philosophie du marketing, intitulée Pinko marketing – dont le but était de poursuivre le travail initié par les auteurs du cluetrain manifesto, à la fin des années 1990 il y a exactement 10 ans. Son implication dans le mouvement des Barcamps (forums collaboratifs du Web dont il existe des déclinaisons dans le monde entier) ou du « coworking » (espaces de travail partagés) ne l’a pas empêchée de s’investir dans un nouvel ouvrage intitulé – bizarrement – le « facteur Whuffie » (The « Whuffie Factor »).

le livre étant désormais disponible en anglais, j’ai demandé à Tara de répondre à ces quelques questions en exclusivité pour nos lecteurs de ZDnet.

YAG : Tara, j’ai aperçu un message dans Twitter et j’ai lu aussi sur ton blog que tu préparais un nouveau livre « The Whuffie Factor ». Pourquoi ce nom, et quel est le message derrière de choix ?

TH : c’est le résultat d’un long processus d’évolution initié par mon éditeur. Le titre de l’ouvrage au départ était « comment devenir un capitaliste social ? Faites du business avec les communautés en ligne ». L’éditeur a trouvé l’évocation du « capital social » trop vague et qu’on pouvait lui faire dire ce qu’on voulait. C’est alors que je lui ai raconté l’histoire du »Whuffie », issu du livre de l’auteur de science-fiction Cory Doctorow (référence du livre). John Mahoney, un des représentants de l’éditeur, a donc fait tourner la suggestion et a trouvé que beaucoup de gens réagissaient bien à ce terme. D’abord, ça les faisait rire, puis une fois le terme explicité, ils le retenaient facilement.

En toute simplicité, le « facteur Whuffie » signifie qu’il faut accorder une attention toute particulière à ses incursions dans les communautés en ligne.

YAG :  Et quel est le rapport entre médias sociaux et le marketing?

TH : ce qu’il faut absolument saisir, c’est que dans « médias sociaux » il y a le mot « social ». Ni Facebook, ni Twitter, ni Flickr ne furent conçus comme un des plates-formes destinées à vendre la soupe des entreprises, mais comm des plate-formes dédiées aux interactions humaines : conversations, mises en relation, confiance, entraide etc. sont les valeurs fondatrices de ces plates-formes. Le « facteur Whuffie », c’est en quelque sorte l’indicateur de votre réussite dans ce milieu nouveau des médias sociaux. Quant à l’aspect « marketing » il viendra naturellement s’intercaler dans ce processus car dans les communautés les membres aiment à débattre de leur vie quotidienne, et ils recherchent également des conseils d’achat de la part de leur cercle rapproché d’amis en lesquels ils ont confiance. Si vous avez bâti de tels cercles relationnels sur la confiance, alors vous êtes en bonne voie. Tout le livre se propose de vous aider à atteindre ce niveau.

YAG : avant de rentrer dans le détail des médias sociaux, peux tu nous expliquer pourquoi les entreprises doivent changer leur façon de faire du marketing ?

TH : tout cela n’est pas nouveau, en somme, il y a belle lurette que l’Internet est au centre des conversations si je ne m’abuse 😉 mais certaines des voies traditionnelles ouvertes par l’Internet commencent à donner des signes de fatigue. Quelques études fort bien faites ont montré récemment (lien à insérer) que les recommandations par bouche-à-oreille entre amis et gens se ressemblant par leurs profils prenait de l’ampleur. De ce fait, les techniques de marketing traditionnel (bannières, search marketing etc.) font passer leurs clients à côté de grandes opportunités.

YAG : les médias sociaux peuvent donc nous aider à saisir cette opportunité de promouvoir produits et services différemment. Peux tu nous préciser ta pensée ?

TH : mettons le  terme de « marketing » de côté pour commencer. Et même le terme de « médias sociaux » est d’ailleurs impropre à donner une idée fidèle des échanges extraordinaires que je vis en ligne. Avant l’avènement des communautés en ligne à chaque fois que je rencontrais des amis, je me disais pas « tiens, on va se faire un face-à-face social ». La façon dont je peux aider les marketeurs, c’est en leur demandant d’enlever leur casquette de marketeur et de la remplacer par celle de leurs clients. Quand on est avec des amis, de quoi parle-t-on ? On est ouvert et honnête avec eux – j’en fais l’hypothèse – on partage les choses avec eux. On échange sur nos vies privées, on anticipe leurs besoins de telle façon qu’on les conseille comme des amis. Et … lorsque le moment s’y prête … on peut s’entraider. Tout ça, ce ne sont que des outils plus sophistiqués qui rendent possibles les échanges sur des échelles plus grandes. Voilà tout.

YAG : donc, les médias sociaux ne sont pas qu’un jouet pour techniciens, mais aussi un outil sérieux pour hommes d’affaire sérieux. Doit-on en déduire que le rôle de « Community manager » est le job du futur ?

TH : pour le coup, je suis divisée à ce sujet. D’un côté, la création du poste assure de l’intérêt porté au sujet. C’est comme si on envoyait un message de style : « les communautés, c’est important, regardez, nous avons même payé un employé pour s’en occuper ». Par ailleurs cependant, en confiant ce rôle à une seule personne, une entreprise passe à côté de beaucoup d’occasions d’échanges multiples entre clients et entreprises ».

YAG : devrions nous selon toi changer nos prix et les exprimer non plus en dollars ni en euro mais en « Whuffie » ?

TH : n’allons pas jusque là ! Et n’attendons pas de révolution à court terme, Cory Doctorow, qui a inventé le terme, nous a averti du danger inhérent à la mesure du « Whuffie », dans son livre « Down and Out In the Magic Kindom». Le principal problème c’est que quand on mesure le « Whuffie » celui-ci devient totalement échangeable (??)

YAG : et si tu avais juste un conseil à donner à nos lecteurs pour qu’il réussisse à monter dans l’échelle du « Whuffie Factor » ?

TH : Alors je leur dirais : imaginez-vous dans une fête. Comment faire pour rencontrer des gens et vous faire des amis ? Allez-vous rentrer dans le jeu sans discernement et juste tour les talons dès que vous avez obtenu ce que vous voulez ? Au contraire, vous allez progressivement vous intégrer à la discussion, en écoutant les gens, en intervenant lorsque vous avez une chose importante à dire, et en vous intéressant aux autres, voire même en échangeant des plaisanteries avec eux sur un ton léger ? La deuxième méthode paraît plus plausible n’est-ce pas ? voilà donc exactement comment il faut aborder les communautés en ligne si vous voulez faire progresser votre « facteur whuffie » !

Merci d’avoir partagé ces réflexiosn avec nous Tara et bonne chance pour le lancement de ton nouveau livre le « Whuffie factor« .

marketing à l’Adetem: jusqu’au bout de la nuit

la nuit du marketing (02/07/09)
la nuit du marketing (02/07/09)

La nuit du Marketing 2008 fut un grand cru (j’y étais). Celle de 2009 est elle aussi très prometteuse (et j’y serai aussi).  Et le thème est des plus intéressants. Un thème à la François Laurent, comme on les aime bien 🙂

« le marketing responsable »

qui aura lieu – choix stratégique – à l’Usine, qui « a su allier positionnement haut de gamme, excellence professionnelle et responsabilité sociale « 

Avec 600 inscrits (Directeurs et Responsables marketing, études et communication, décideurs, chercheurs etc.) en 2008, la salle du musée des arts forains de Bercy était pleine à craquer, nul doute que cette fois ci encore l’événement saura attirer les responsables des meilleurs annonceurs et des meilleures agences.

Extraits du programme ci-après et lien vers l’inscription ici (dépêchez vous !) :

18h00 – 20h30 : Les Rencontres de l’ADETEM
Et si nous rêvions d’un monde plus responsable ?

Comment l’entreprise peut-elle contribuer à rétablir la confiance ?

Quel est le rôle du marketeur pour servir cette ambition ?

avec les interventions de :

Jean-Paul Bailly, Président du Groupe La Poste

Jean-Jacques Blanc, Président de Whirlpool France

Samira Djouadi, Secrétaire Générale de la Fondation TF1

Pierre Saglio, Président d’ATD Quart-Monde

Coup de coeur de l’ADETEM

Animateur : Pierre Kupferman – Rédacteur en Chef Adjoint – La Tribune

20h30 – Minuit : Fête et Grande Networking Party

Convivialité, benchmark, fête et, bien entendu, réseau : en 4 années, la Nuit du Marketing s’est bel et bien imposée comme le rendez-vous des professionnels du Marketing !

Découvrez cette année un festival d’animations interactives, une exquise gastronomie éthique, et une ambiance totalement festive avec DJ, percussions, etc…

Renseignements : ADETEM (L’association Nationale du Marketing)

Catherine Bougeois : 01 41 16 76 50 – catherine.bougeois « at » adetem.net

L’ADETEM, le site – La Nuit du Marketing, le blog

Lieu : L’usine 379, avenue du Président Wilson
93210 La Plaine Saint-Denis

Accès : C’est très simple et c’est à 5 minutes de Paris !

• 2 lignes de RER (B et D) : arrêt Stade de France

• 1 ligne de métro (ligne 13) : arrêt Saint Denis Porte de Paris, à 300 mètres de l’Usine

• Autoroute A1 : 1ère sortie : Stade de France – Parking sur place privé, gardé, sécurisé…

• Un système de co-voiturage mis en place par l’Adetem
-

• De 22h à 1h du matin : 3 voitures hybrides avec chauffeur pour vous raccompagner à la station de taxi parisienne la plus proche

• Et le réseau habituel de taxis qui viennent très facilement jusqu’à l’Usine

Sans plus attendre, je m’inscris !

Comment trouver un slogan vendeur ?

trouver un bon slogan

Dans le cadre de notre concours de conseils en marketing, , nous accueillons aujourd’hui Pierre Morsa. Pierre est le fondateur de Ideas on Stage, une société qui aide les Personnalités, les Dirigeants et les Hommes et Femmes Politiques à présenter leurs idées.

Powerlines

Qu’est-ce qu’une Powerline ? D’après le livre de Steve Cone, c’est un slogan si puissant qu’il a traversé l’épreuve du temps, a transformé des marques commerciales en piliers culturels et même parfois contribué à changer le monde.

Dans les deux articles sur les Powerlines précédents publiés sur mon blog, j’ai mis en avant mes slogans préférés.

J’ai également fait un petit quizz pour tester les slogans dont vous vous souvenez après de nombreuses années et ceux que vous n’avez même pas remarqués. Aujourd’hui, je voudrais répondre à la question
essentielle : comment créer un slogan puissant ? Pour cela, Steve Cone nous donne des éléments et des règles.

Les trois éléments de base d’un bon slogan

Pour être valable, tout bon slogan doit au minimum intégrer trois éléments :

  • Raconter une histoire qui a un effet durable sur un lieu, une personne, un événement ou un produit.
  • Être crédible. La pire erreur que l’on puisse commettre en écrivant une powerline, c’est d’en faire trop ou de promettre des choses irréalistes.
  • Avoir une sonorité mémorable. Trouver le bon rythme, la bonne rime, le bon style sonore, c’est s’assurer que la powerline rappellera instantanément le produit et les idées qui y sont associées. Le son
    joue sur l’émotion et est vendeur. Par exemple les vendeurs de voiture savent bien que le son que fait la portière d’une voiture en s’ouvrant et en se fermant est un indicateur de qualité immédiat pour l’acheteur potentiel.

Un exemple ? Veni, vidi, vici. Histoire, crédibilité, sonorité : les trois éléments sont parfaitement intégrés par Jules César en trois mots.

Les règles de création d’une powerline

Ces trois éléments sont le minimum syndical pour construire une «Powerline », mais ils ne sont pas suffisants. Il faut également respecter plusieurs règles. Je les ai un peu retravaillées, car certaines me semblaient redondantes.

  1. Rappel : une marque est une promesse qui doit faire vivre une expérience, de préférence unique. Le slogan doit décrire cette promesse.
  2. Originalité : un nouveau slogan ne doit pas ressembler aux milliers de slogans déjà sur le marché. Utilisez une tournure qui n’a pas encore été utilisée par d’autres, et utilisez un style adapté à l’industrie. Évitez les platitudes.
  3. Émotion : soyez sûrs que vos employés et vos clients opineront de la tête en signe d’agrément. Il est amusant de voir que les émotions sont un des facteurs les plus importants dans une communication
    efficace, alors que depuis l’école jusqu’en entreprise, tout nous pousse à les masquer au maximum.
  4. Pas de création en « focus group ». Aucune powerline valable n’est née en travaillant en comité. D’ailleurs, aucun design génial n’est jamais né d’un travail en comité.
  5. Bénéfice : assurez-vous que la powerline répond à la question : qu’est-ce que ce produit ou service peut faire spécifiquement pour moi ?
  6. Présence : pour avoir une chance de devenir un élément différenciateur, arrangez-vous pour qu’elle soit visible sur la publicité et sur le Web, et qu’elle soit audible à la radio et à la télévision.
  7. Immuabilité : ne changez pas un bon slogan. Les gens n’aiment pas le changement et ne lui font pas confiance.
  8. Personnalité : n’ayez pas peur de donner de la personnalité et un caractère fort au slogan, surtout si celui-ci représente une destination, un produit de luxe ou un produit qui est novateur dans sa
    catégorie.

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Lancement de produit : promotion vs discussion

Aux Etats-Unis, pour le lancement de Trop 50, un jus d’orange dont la promesse est celle des ‘bienfaits du jus d’orange avec 50% de calories et de sucre en moins’, Tropicana vient de créer ‘The Juice’, un espace comparable à une table de discussion digitale sur le bien être et l’équilibre alimentaire. Ce réseau social est accessible sur http://www.blogher.com/thejuice.

Cette démarche illustre que la Promotion – l’un des 4P du marketing mix fait aujourd’hui place à la discussion et à l’écoute. Néanmoins, pour y parvenir, une marque doit auparavant fédérer une communauté, ce qui n’est pas si simple : dans ce cas présent, Tropicana s’est notamment appuyé sur Blog Her, la communauté des femmes qui bloguent, réseau social qui à priori ne manquera pas d’affinité avec le profil des consommatrices recherchées par la marque : un choix pertinent qui évitera tout risque de suspicion et d’authenticité des témoignages, Blog Her bénéficiant d’une bonne e-réputation.

En résumé, les marques doivent aller à la rencontre de leurs consommatrices en dehors des linéaires mais également de leur sphère traditionnelle de communication (site internet, rp, communiqués de presse) pour démarrer de véritables discussions. Enfin, en ces temps de crise où bien des questions sont posées aux marketeurs sur le réel R.O.I des stratégies 2.0, Tropicana a même prévu un coupon de réduction à télécharger.

tropicana

Source : Promomagazine

C@