paiements électroniques sécurisés : 3D Secure boome en Europe mais rame en France

A la faveur d’une discussion initiée sur le forum des paiements en ligne de Viadeo par Frédéric Loos, directeur de l’unité d’affaires e-commerce et VAD de l’opérateur de paiements électroniques bien connu Paybox, j’ai enfin pu compléter mes informations chiffrées pour la 2ème version du cours sur les paiements en ligne d’ESG quant à l’utilisation de 3D Secure (connu sous ses marques commerciales ‘Verified by Visa’ et ‘Mastercard Securecode’.

Qu’en retenir en quelques mots :

  • faible adoption du système par les marchands français: « 11% des transactions sont effectuées en mode 3D-Secure » seulement contre plus de « 90% au  Royaume-Uni et aux Pays-Bas par exemple » et  » 48% tous pays confondus » ;
  • « Ces paiements concernent des paniers dont les montants sont 50% plus élevés que les transactions standards (130€ contre 70€) ;
  • pourquoi la France est-elle en retard sur cette adoption ?
    1. temps de traitement des paiements multiplié par 2 par rapport à un paiement standard et aboutirait à un taux d’abandon plus élevé (mais c’est un argument qui ne tient pas en comparaison des autres pays),
    2. probablement un déficit d’information de la part des banques en direction des commerçants, des clients finals et aussi … des conseillers bancaires qui semblaient – nous l’avons signalé à e-commerce fin 2008 – bizarrement non informés de cette mesure (la difficulté de mise en oeuvre ne tient pas comme argument, encore une fois, comparativement au reste de l’Europe)
    3. en conclusion, rien à voir avec la technique, mais l’éducation du marché, ce qui paraît crédible.

M. Loos a également fourni des chiffres supplémentaires sur les abandons – chiffres issus des statistiques de Paybox à début décembre 2009 :

  • taux d’abandon (ou d’échec) observé sur la phase d’authentification d’environ 15 à 25% ;
  • mais … « ce taux d’abandon se réduit semaine après semaine, ceci démontrant une maturité grandissante des acheteurs » ;
  • De plus, ce chiffre recouvre beaucoup d’événements du fait que « [l’]ensemble des erreurs techniques associées au fait que 3DS est nouveau pour toute la chaîne de traitement et que les systèmes n’étaient pas eux-mêmes totalement mures et [entièrement]-disponibles » ;
  • rappel par M. Loos des différents acteurs du paiement sécurisé ainsi mis en oeuvre ;
    • « e-commerçant ;
    • opérateur de paiement du e-commerçant (Paybox / Atos / …) ;
    • [intégrateur de l’] application MPI (Merchant Plug In) permetant les échanges 3DS [côté site marchand] ;
    • Visa et Mastercard via ses serveurs d’annuaires (directory servers) ;
    • la banque de l’acheteur via son ses serveurs d’authentification (la page ou il faut signer sa transaction par un mot de passe ou une date de naissance)
    • et enfin les serveurs d’autorisation, autorisant ou pas au final la transaction ».
    • ouf !

autres informations ajoutées par Frédéric Loos dans son billet Viadeo :

  • la communication des banques est toujours très discrète (euphémisme) ;
  • le message de sécurisation faible (date de naissance) sera vite et progressivement remplacé par un SMS de confirmation en mode déconnecté (nous l’avions déjà signalé fin Octobre) ;
  • les marchands sont encore en round d’observation (déjà annoncé en Octobre, Atos nous ayant confirmé un chiffre de environ 70% de e-commerçants non équipés, et surtout les gros)

Voici pour l’actualité du paiement en ligne, il est fort à parier que ce round d’observation cesse progressivement et que le sempiternel sujet de la fraude en ligne finisse par s’estomper … jusqu’à l’invention du système de contournement suivant, ou tout bonnement l’intensification de la fraude hors ligne, qui est déjà de loin le problème le plus aigu de la fraude sur carte bancaire (gab, distributeurs, fraudes à la carte via ‘yes cards’, et notamment dans les pays où les cartes sont passées dans les « fers à repasser » et ne bénéficient pas de la sécurisation par puce).

Evénement Media Aces Conference 2009: comment les entreprises utilisent-elles les médias sociaux?

Hervé Kabla et moi-même sommes heureux de vous annoncer le grand événement Media Aces de cette fin d’année, la Media Aces Conference 2009.

Cette conférence est l’une des rares occasions de rencontrer des entreprises qui ont mis en oeuvre des démarches « médias sociaux », pour un usage professionnel: blogs d’entreprise, pages de fans, réseaux sociaux, communautés, plateformes collaboratives, etc.

Cette conférence aura lieu le 14 décembre 2009, à partir de 10h00, sous le Toit de la Grande Arche. L’inscription est gratuite pour les membres de l’association, et d’un coût modéré (10€ seulement !) pour celles et ceux qui ne souhaitent pas encore rejoindre l’association, mais souhaiteraient écouter les intervenants prévus.

Et il y aura du beau monde, de grandes entreprises comme des PME, des acteurs B2B comme B2C. Parmi les participants d’ores et déjà confirmés:

Musée de l'informatiqueConseil Web Social

Bref, un panel varié, avec des interventions de Dassault Systèmes, HighCo DATA et de la Société Générale.

  • Christelle Alexandre, Manager Communication, HighCo DATA
    • Christelle Alexandre anime le blog de HighCo DATA, et collabore à de nombreux autres blogs sur le marketing et les nouveaux médias.
  • Jacques Bidault, Online Business Manager, Dassault Systèmes
    • Jacques Bidault est responsable de la PLM Marketplace, plateforme ecommerce et e-marketing destinée aux partenaires et aux revendeurs de solutions Dassault Systèmes.
  • Franck La Pinta, Responsable Marketing Marque Employeur, Société Générale
    • Franck La Pinta est en charge, au sein de la Direction des Ressources Humaines Groupe, de développer le marketing des ressources humaines et construire l’image employeur du Groupe, notamment via les nouveaux médias.

La conférence sera suivie d’un repas (réservé aux membres de Media Aces), qui pourront se retrouver dans le cadre feutré du o110, pour des discussions plus poussées.

Inscrivez-vous vite, le nombre de places est limité!

MMA rejoint l’association Media Aces

MMA Logos

le père Noël a été généreux avec Media-Aces en cette fin d’année avec la nouvelle qui vient aujourd’hui même de tomber sur nos téléscripteurs : MMA rejoint le chapitre français de Media-Aces.

Et en attendant la prochaine conférence de Media-Aces ouverte à tous, le 14 Décembre 2009 à la Grande Arche de la Défense (suivie du déjeuner et de la réunion privée des membres de l’association), je vous invite à rejoindre les « fans » de la page Facebook de MMA à l’adresse http://www.facebook.com/MMA.

Un bon blogueur travaille avec de bons outils…

Dans cet article nous allons vous présenter un résumé de la conférence “Comment gagner du temps en temps que télétravailleur” lors du Web2Connect, et dans une seconde partie nous vous présenterons quelques autres outils très utiles en tant que Blogueur. En effet les besoins d’un blogueur sont souvent très proches de ceux du télétravailleur...

Il est important de noter que cet article est tout à fait complémentaire à notre précédent billet “Plus de 50 outils pour gagner du temps en tant qu’eMarketeur” que nous avions publié il y a quelques mois de cela… Vous y retrouverez la liste des outils que nous utilisons très régulièrement pour ConseilsMarketing.fr

Partie 1 : Quels outils pour les télétravailleurs ?

 

Tout d’abord un constat : en région parisienne en moyenne les salariés passent 45 minutes pour se rendre à leur lieu de travail, soit une perte de temps d’une heure trente par jour. Tout ce temps perdu pourrait être mieux utilisé en faisant du télétravail soit de manière ponctuelle, soit à 100%

En France le télétravail n’est pas encore rentré dans les mentalités puisque seulement  7% des travailleurs font du télétravail,  alors que le télétravail concerne 15% de la population active en Europe et 25 % aux USA.

Pour être efficace en travaillant chez soit, Jean François Ruiz nous livre quelques bons conseils :

1 – Mettre en place 2 écrans pour son ordinateur afin d’augmenter sa zone de visibilité et pouvoir faire du multi-tâches. Cela permet de gagner jusqu’à 30% de productivité pour des gros utilisateurs du multi-fenêtrage comme les développeurs. L’idéal étant d’avoir deux écrans de même taille pour retrouver les mêmes repères.

Voici un exemple du double écran à domicile chez ConseilsMarketing.fr, avec côte à côte un PC portable et un grand écran plat :

pc de blogueur

2 – Utiliser tous les outils de la Mobilité.
Même les télétravailleurs doivent de temps en temps voir des clients, rencontrer leurscollègues, partir en weekend… et pour ne pas perdre de temps lors des déplacements il faut utiliser des outils de communication nomades.
Les 3 outils principaux outils à utiliser sont
– Le mini PC portable que l’on peut transporter sur soit dans un sac à dos ou à ranger sans sa valise
– La carte 3G qui permet d’accéder en permanence à ses emails et au Web
– L’iPhone (voir notre Blog spécial iphone) qui permet de noter immédiatement ce qui vient à l’esprit et de lire ses emails sans devoir utiliser un PC.

3 – Communiquer via des outils de Web Conférence.
En effet voir les personnes reste essentiel, même pour des télétravailleurs. Pour cela il faut investir dans une bonne Web Cam (minimum 640×480) et un bon micro casque :

micro sans fil

Au niveau du logiciel de Web Conférence, une des références reste Skype qui offre un très bon rapport qualité prix, et surtout c’est un outil utilisé par de nombreuses personnes.
Il y a également Adobe Connect Pro qui permet de faire du partage d’écran avec un beau design (gratuit jusqu’à 3 utilisateurs en simultané).

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Agoravox : à vot’ bon coeur m’sieurs-dames

image http://antimuseum.online.fr
image http://antimuseum.online.fr

On nous l’annonce depuis des années déjà. La presse va mal, la presse est mourante. Nous sommes donc prêts à tout, les fermetures vont arriver. Le Monde souffre (Eric Fottorino en témoignait lors de cette journée des universités d’été du Medef) mais ce n’est pas Le Monde qui ferme. Le NYT licencie mais il ne disparaît pas. le Washington ?? ferme ses portes, mais il ne s’agit pas d’un quotidien majeur. Libération renaît de ses cendres, le roseau plie, ils ne se rompt pas.
C’est alors que le week-end dernier on nous annonce la fermeture du quotidien en ligne espagnol Soitu.es (l’info m’est venue du Monde d’ailleurs, un comble !). Bâti sur le modèle Ohmynews coréen, ce journal n’a pas réussi à atteindre l’équilibre, malgré des visites honorables. Une hirondelle ne fait pas le printemps cependant. Rue 89 rassure immédiatement ses lecteurs nous dit Le Monde. Ouf ! rien à craindre…

Un instant ; la série continue. Il y a quelques jours, je recevais un courrier électronique d’Hervé Revelli, le patron d’Agoravox – et rappelons-le – un des pionniers de l’Internet à la fin des années 90, acolyte de l’excellent Joël de Rosnay, dont nous admirons les écrits depuis les années 70 (Le Macroscope, 1976). Dans ce courrier, Carlo nous apprend que le site participatif et citoyen, malgré un grand nombre de visiteurs et une distinction européenne, est en grande difficulté. J’inclus ici le courrier électronique du fondateur d’Agoravox cas où d’aucuns voudraient participer à son refinancement.

Si la presse traditionnelle souffre et que la presse Internet, soi-disant l’origine de la disparition de la première, disparaît aussi, doit-on mettre cela sur le dos du hasard, ou plutôt sur le fait d’une transformation profonde des habitudes de lecture, ou même de non lecture, des fameux citoyens en question. Tous écrivains donc, mais peut-être plus lecteurs du tout ?

Ne nous y trompons pas, ce qui arrive n’est pas seulement une crise de la lecture, mais bien une crise de modèle économique, que je prédis d’ailleurs depuis 3 ans – avec force répétition de l’adage qui veut que les erreurs de la nouvelle économie ne devraient pas être reproduites – car le modèle uniquement publicitaire est un modèle fragile. Et il le restera. Ce modèle, basé uniquement sur la visibilité, est hautement sensible aux variations économiques et aux pressions des annonceurs qui font marcher les prix à la baisse en arguant des difficultés économiques mentionnées ci-dessus, et aussi  de la fragmentation des audiences. Il faut donc trouver d’autres modèles économiques : partenariats, sponsoring, événmentiel, souscription partielle, contenus à valeur ajoutée, produits dérivés, relais avec d’autres médias, affiliation. L’imagination fixera la limite.

(retour en arrière avec la véritable nouvelle économie, un article que j’écrivais en mai 2001, avant l’éclatement de la bulle)

—– MESSAGE D’AGORA VOX —-
From: AgoraVox le média citoyen <redacteurs@agoravox.fr>
To: nospamform@visionarymarketing.com
Sent: Mon, 2 November, 2009 17:53:04
Subject: Pourquoi il faut aider la Fondation AgoraVox
Bonjour,

Comme vous le savez la presse est en pleine crise. Le constat n’est pas nouveau, mais la situation s’aggrave et touche désormais Internet. Le marché de la publicité s’effondre. Où en est le média AgoraVox ? Pourquoi avons-nous besoin de votre aide ?

AgoraVox est le seul média d’information généraliste sur Internet qui soit 100 % participatif, 100 % citoyen.

AgoraVox est devenu, au fil du temps, le lieu de rendez-vous de tous les citoyens avides de débats, d’échanges et de polémiques, passionnés d’information et souvent insatisfaits de ce qu’en ont fait les médias traditionnels. AgoraVox permet de vous informer autrement. AgoraVox permet de vous exprimer et de vous faire écouter. Votre parole peut avoir un impact car AgoraVox est souvent lu par des hommes politiques, des journalistes, des professionnels ou autres décideurs qui parfois font même partie de nos rédacteurs ou commentateurs.

AgoraVox est aujourd’hui en danger. Le modèle publicitaire ne permet plus d’assurer la survie du média, bien que l’audience du site soit toujours au rendez-vous avec plus d’un million de visiteurs par mois. Nous pensons que l’information ne doit pas dépendre de sociétés d’investissement ou d’industries, qu’elle ne doit pas dépendre non plus de l’Etat.

Comme nous sommes convaincus qu’AgoraVox doit poursuivre son aventure et même se développer, nous devons imaginer des solutions de solidarité et de coopération pour en préserver l’indépendance.

AgoraVox est devenu une Fondation en 2008 dans ce but. Le Ministre de la Justice belge a récemment signé l’arrêté qui reconnaît le caractère d’utilité publique de la Fondation AgoraVox.

Dans ce souci d’indépendance, AgoraVox initie un réseau de solidarité basé sur le don.

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A bientôt

Carlo Revelli
Fondation AgoraVox